« Hôpitaux : 2300 lits fermés en 2024 en France, la baisse continue de s’accentuer »
Date de publication : 9 juillet 2026 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=3e392557a7a92bce947a3f6004b683a6&id_newsletter=24058&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=24058&from=newsletter&slnk=8
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Le Parisien constate qu’« à la fin 2024, les 1330 hôpitaux publics, 977 cliniques privées et 655 établissements privés non lucratifs totalisaient 367.100 lits d’hospitalisation complète et 91.000 places d’hospitalisation partielle, selon [un] panorama des services statistiques des ministères sociaux (Drees) ».
Le quotidien précise ainsi que « 2300 lits ont été fermés (-0,6%), une diminution cependant «moindre que celle des trois années précédentes (-1,2% en 2023, -1,8% en 2022, et -1,4% en 2021)» mais aussi qu’avant la crise sanitaire née du Covid (-0,9% en moyenne annuelle entre 2013 et 2019) ».
Le Parisien ajoute que « 2600 places d’hospitalisation partielle ont été ouvertes en 2024 (+2,9%), «à un rythme plus soutenu qu’avant la crise sanitaire (+2,5% par an de 2013 à 2019). Contrairement à un lit, une «place» de jour peut généralement accueillir plusieurs patients quotidiens. Les capacités de prise en charge en hospitalisation à domicile ont aussi continué d’augmenter (+5,5%), permettant de prendre en charge 25.400 patients simultanément sur le territoire ».
Le journal ajoute que « si l’activité [s’est] accrue «fortement» en hospitalisation partielle en 2024 (+5,7%), bien au-delà du niveau d’avant Covid, elle a augmenté «plus modérément» en hospitalisation complète (+1,4%), où le nombre de séjours est resté nettement inférieur à l’avant-pandémie, selon l’étude. Quant à l’activité d’hospitalisation à domicile, elle s’est accentuée (+10,4%, après +8,4% en 2023) ».
Le quotidien relève enfin qu’« après avoir diminué en 2023, le nombre de passages aux urgences a bondi en 2024 (+2,5%) pour atteindre 21,3 millions sur l’année ».
Le Parisien observe que « ces chiffres sont publiés alors qu’une troisième canicule frappe la France en moins de deux mois, et que la deuxième a déjà mis les soignants hospitaliers et les patients à rude épreuve, entre manque de climatisation, épuisement et sous-effectifs ».
Santé
Hôpitaux : 2 300 lits d’hospitalisation complète fermés en 2024
La trajectoire suivie depuis deux décennies se poursuit, alors que les capacités d’hospitalisation de jour et à domicile ont continué de progresser, selon des données officielles consolidées publiées ce jeudi.

ParLibération
Publié aujourd’hui à 8h54 https://www.liberation.fr/societe/sante/hopitaux-2-300-lits-dhospitalisation-complete-fermes-en-2024-20260709_4LVRJRLJF5D7ZCCHCTJ5AI46WQ/
Voilà vingt ans que les hôpitaux et cliniques perdent des lits d’hospitalisation complète – c’est-à-dire lorsque le patient est hébergé au moins une nuit dans l’établissement. La tendance s’est poursuivie en 2024, selon les données publiées ce jeudi 9 juillet par la Drees, la direction statistique des ministères sociaux : 2 300 lits ont été fermés en 2024. Soit une baisse de 0,6 %. Elle est toutefois «moindre que celle des trois années précédentes (-1,2 % en 2023, -1,8 % en 2022, et -1,4 % en 2021)» et qu’avant la crise du Covid (-0,9 % en moyenne annuelle entre 2013 et 2019).
NOMBRE DE LITS À L’HÔPITAL : LE DOUBLE LANGAGE DU GOUVERNEMENT
Dans le même temps, les capacités d’hospitalisation de jour et à domicile ont continué de progresser. Illustration du «virage ambulatoire» au centre des politiques publiques des dernières années – le transfert des soins dispensés à l’hôpital vers la médecine dite de ville.
Croissance de la demande de soins
A la fin 2024, les 1 330 hôpitaux publics, 977 cliniques privées et 655 établissements privés non lucratifs totalisaient donc 367 100 lits d’hospitalisation complète et 91 000 places d’hospitalisation partielle. Ces dernières ont progressé de 2,9 %, avec 2 600 places en plus, soit un «rythme plus soutenu qu’avant la crise sanitaire (+ 2,5 % par an de 2013 à 2019)».
Détail important à garder en tête : contrairement à un lit, une «place» de jour peut généralement accueillir plusieurs patients quotidiens. La trajectoire est la même pour l’hospitalisation à domicile (+ 5,5 %) : 25 400 patients ont été soignés chez eux simultanément sur le territoire.
L’activité, elle, a cru pour tous les types de prise en charge, reflet d’une croissance de la demande de soins. Mais à un rythme différent. Elle a «fortement» augmenté en hospitalisation partielle (+ 5,7 %), bien au-delà du niveau d’avant Covid, mais «plus modérément» en hospitalisation complète (+ 1,4 %) avec un nombre de séjours nettement inférieur à l’avant-pandémie. Le recours à l’hospitalisation à domicile est aussi en hausse (+ 10,4 %).
Hausse du recours aux urgences
Autre donnée mise en avant par ce panorama : le nombre de passages aux urgences. Il a bondi de 2,5 % en 2024, pour atteindre 21,3 millions sur l’année. «Cette hausse a lieu en dépit de la généralisation en cours du service d’accès aux soins (Samu-SAS), parmi d’autres mesures mises en place pour limiter l’afflux de patients ou en raison d’un manque de personnel», note la Drees.
Hasard du calendrier, ces chiffres sont publiés dans un contexte particulier : un troisième épisode de chaleurs intenses frappe la France en moins de deux mois, et la deuxième a déjà mis les hospitaliers ainsi que leurs patients à rude épreuve, entre manque de climatisation, épuisement et sous-effectifs.
D’autant que les urgentistes critiquent régulièrement les fermetures de lits, le principal problème dans leur service selon eux, puisqu’elles compliquent la sortie de ceux qui nécessitent une hospitalisation. Lesquels restent aux urgences le temps de trouver une solution, notamment sur des brancards, et mettent les équipes sous pression.
En 2024, 2 300 lits d’hospitalisation complète fermés dans les hôpitaux et cliniques
Cette diminution, de − 0,6 % en un an selon des données officielles, est « moindre que celle des trois années précédentes » (− 1,2 % en 2023, − 1,8 % en 2022, et − 1,4 % en 2021).
Le Monde avec AFPPublié aujourd’hui à 11h40 https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/07/09/en-2024-2-300-lits-d-hospitalisation-complete-fermes-dans-les-hopitaux-et-cliniques_6722066_3224.html#:~:text=Les%20hôpitaux%20et%20cliniques%20ont,consolidées%2C%20publiées%20jeudi%209%20juillet.

Les hôpitaux et cliniques ont perdu 2 300 lits en 2024, une baisse continue depuis plus de vingt ans mais un peu ralentie ces dernières années, tandis que les capacités d’hospitalisation de jour et à domicile ont continué de progresser, selon des données officielles consolidées, publiées jeudi 9 juillet.
A la fin de 2024, les 1 330 hôpitaux publics, 977 cliniques privées et 655 établissements privés non lucratifs totalisaient 367 100 lits d’hospitalisation complète et 91 000 places d’hospitalisation partielle, selon ce panorama des services statistiques des ministères sociaux (Drees). En 2024, 2 300 lits ont été fermés (− 0,6 %), une diminution cependant « moindre que celle des trois années précédentes (−1,2 % en 2023, − 1,8 % en 2022, et − 1,4 % en 2021) » mais aussi qu’avant la crise sanitaire née du Covid (− 0,9 % en moyenne annuelle entre 2013 et 2019).
Parallèlement, 2 600 places d’hospitalisation partielle ont été ouvertes en 2024 (+ 2,9 %), « à un rythme plus soutenu qu’avant la crise sanitaire (+ 2,5 % par an de 2013 à 2019) ». Contrairement à un lit, une « place » de jour peut généralement accueillir plusieurs patients quotidiens.
Les capacités de prise en charge en hospitalisation à domicile ont aussi continué d’augmenter (+ 5,5 %), permettant de prendre en charge 25 400 patients simultanément sur le territoire.
Lire aussi | Canicule : à l’hôpital, une hausse des passages aux urgences et une inquiétude croissante
Troisième canicule
Si l’activité a crû « fortement » en hospitalisation partielle en 2024 (+ 5,7 %), bien au-delà du niveau d’avant-Covid, elle a augmenté « plus modérément » en hospitalisation complète (+ 1,4 %), où le nombre de séjours est resté nettement inférieur à l’avant-pandémie, selon l’étude. Quant à l’activité d’hospitalisation à domicile, elle s’est accentuée (+ 10,4 %, après + 8,4 % en 2023).
Après avoir diminué en 2023, le nombre de passages aux urgences a bondi en 2024 (+ 2,5 %) pour atteindre 21,3 millions sur l’année.
« Cette hausse a lieu en dépit de la généralisation en cours du service d’accès aux soins (Samu-SAS), parmi d’autres mesures mises en place pour limiter l’afflux de patients ou en raison d’un manque de personnel », a noté la Drees.
Ces chiffres sont publiés alors qu’une troisième canicule frappe la France en moins de deux mois, et que la deuxième a déjà mis les soignants hospitaliers et les patients à rude épreuve, entre manque de climatisation, épuisement et sous-effectifs. Les soignants critiquent régulièrement les fermetures de lits, qui selon eux saturent les services d’urgences, incapables de trouver des « solutions d’hospitalisation » pour leurs patients, et mettent les équipes sous pression.
Le Monde avec AFP
Le virage ambulatoire de l’hôpital se confirme
Quentin Haroche
Le nombre de lits d’hospitalisation complète a baissé de 11 % ces dix dernières années, tandis que les capacités d’hospitalisation partielle ont progressé d’un tiers sur la même période.
Depuis une vingtaine d’années, les pouvoirs publics français ont fait le choix résolu, comme la plupart des pays occidentaux, de mener au sein du système hospitalier un virage ambulatoire, à la fois pour le confort des patients mais aussi pour des raisons économiques. Les derniers chiffres de la Drees (le service des statistiques du ministère de la Santé) sur les capacités d’hospitalisation de notre pays, publiés ce jeudi, confirment cette appétence grandissante pour l’ambulatoire.
Selon la Drees, la France comptait en 2024 très exactement 2 962 établissements de santé, en baisse de 5 % depuis 2013. Ils se répartissent entre 1 330 établissements publics (- 6 % depuis 2013), 977 cliniques privées (- 4 %) et 655 établissements privés à but non lucratif (-4 %). Cette baisse du nombre d’établissements de santé est liée aux politiques de restructuration et de regroupement conduites ces dernières années.
Baisse de 15 % du nombre de lits d’hospitalisation en MCO en onze ans
Au sein de ces établissements de santé, on comptait en 2024 plus de 367 000 lits d’hospitalisation complète, soit 11 % de moins qu’en 2013. Sur l’année, la baisse n’est que de 0,6 %, soit un recul plus faible que sur les années précédentes (- 1,2 % en 2023 et -1,8 % en 2024). Si tous les secteurs sont concernés par cette baisse du nombre de lits en hospitalisation complète, elle est particulièrement notable en médecine, chirurgie et obstétrique (MCO), où les capacités ont reculé de 15 % depuis onze ans (- 0,8 % sur un an). « Des innovations en matière de technologies médicales et de traitements médicamenteux (notamment en anesthésie) ont rendu cette évolution possible, en permettant de réaliser en sécurité un nombre croissant de prises en charge en dehors du cadre traditionnel de l’hospitalisation avec nuitée » explique la Drees.
Corollaire de cette chute du nombre de lits d’hospitalisation complète, les capacités d’hospitalisation partielle des hôpitaux sont en forte augmentation. Les hôpitaux français comptabilisaient 91 000 places d’hospitalisation partielle en 2024, soit 34 % de plus qu’en 2013. Sur l’année 2024, la hausse est de 2,9 %, soit légèrement moindre que lors des années précédentes (+ 3,7 % en 2023 et + 3,3 % en 2022). Là encore, tous les secteurs (MCO, psychiatrie, moyen séjour…) sont concernés par ce recours accru à l’hospitalisation partielle. Toujours dans le cadre du virage ambulatoire, on compte désormais près de 300 établissements de santé possédant une offre d’hospitalisation à domicile, pouvant prendre en charge jusqu’à 25 400 patients, en hausse de 5 % par an depuis 2013.
L’activité hospitalière en hausse, surtout en hospitalisation partielle
Malgré ce virage ambulatoire, ce sont 10,8 millions de séjours et 97,2 millions de journées d’hospitalisation complète qui ont été comptabilisés en 2024, soit une hausse de l’activité de 1,4 % sur un an, avec des dynamiques différentes selon les secteurs (+ 1,5 % en MCO mais -1,8 % en psychiatrie). Malgré ce léger rebond, l’activité d’hospitalisation complète reste nettement inférieure à ce qu’elle était avant la pandémie de Covid-19. La baisse du nombre de lits couplée à la hausse de l’activité conduit logiquement à une hausse du taux d’occupation des lits, qui atteint 80,7 % en 2024 (et même 85,6 % en psychiatrie), en hausse de 0,9 point sur un an.
Logiquement, l’activité d’hospitalisation partielle connaît-elle une dynamique bien plus importante. Les hôpitaux français ont enregistré 20,5 millions de journées d’hospitalisation partielle (sans nuitée), soit une hausse de 5,7 % sur un an et de 16,7 % depuis 2019, juste avant que la crise sanitaire ne provoque un effondrement de l’activité d’hospitalisation partielle (-23,7 % en 2020). Ce sont également 328 700 séjours d’hospitalisation à domicile qui ont été pris en charge en 2024 (+ 10,4 % sur un an), correspondant à 7,7 millions de journées (+ 6,1 %).
Enfin, la Drees s’est intéressée à un sujet qui a, durant la crise sanitaire, régulièrement fait la une des médias, mais dont la population s’est logiquement quelque peu désintéressée depuis : le nombre de lits de soins critiques. Au total, au 31 décembre 2024, la France comptait 19 700 lits de soins critiques, soit une hausse de 1,5 % sur un an, répartis entre 5 700 lits de réanimation, 7 600 de soins intensifs et 6 500 de surveillance continue. La France compte ainsi 5 % de lits de réanimation de plus que fin 2019 avant la crise sanitaire, mais 8 % de moins que fin 2020, lorsque l’épidémie de Covid-19 avait forcé les hôpitaux à augmenter rapidement leurs capacités en réanimation.
Voir aussi:
Nombre de lits à l’hôpital : le double langage du gouvernement
Emmanuel Macron avait promis «d’augmenter massivement nos capacités d’accueil». Pourtant, une étude publiée ce mercredi montre que 5 700 lits d’hospitalisation complète ont été fermés en 2020.

Publié le 30/09/2021 à 16h41
Qui croire ? Une étude publiée ce mercredi par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) souligne que le Covid-19 n’a pas interrompu la diminution du nombre de lits hospitaliers. La crise sanitaire l’a même amplifiée : plus de 5 700 lits d’hospitalisation complète ont été fermés en 2020 ; en écho, près de 1 400 places d’hospitalisation partielle ont été créées. En 2021, la France comptabilise un peu moins de 3 000 hôpitaux et cliniques. «Sous l’effet des réorganisations et des restructurations, vingt-cinq établissements publics et privés ont fermé l’an dernier», indique l’étude. Une baisse plus marquée que les années précédentes.
Diminution historique
Selon la Drees, les raisons sont multiples : des chambres doubles ont été transformées en chambres simples pour limiter les risques de contagion au Covid, mais il y a eu aussi des déprogrammations massives d’interventions pour réaffecter les personnels soignants dans les services de soins critiques. Quant aux lits de réanimation, leur nombre est en hausse, avec, fin 2020, 6 200 places. Ce qui n’a pas enrayé la fameuse et très à la mode tendance au «virage ambulatoire» : 1 369 places «d’hospitalisation de jour» ont été ouvertes en 2020, portant ainsi leur nombre total à plus de 80 000.
Cette baisse du nombre de lits pourrait paraître logique …(suite abonnés)