La France se classe toujours en queue du triste classement de la mortalité infantile en Europe.

« “Ce n’est pas une fatalité” : la mortalité infantile ne cesse d’augmenter en France malgré la chute des naissances »

 Date de publication : 8 juillet 2026 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=498c930814348f51df81abd18346d969&id_newsletter=24052&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&midn=24052&from=newsletter&slnk=10

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Véronique Hunsinger constate dans Le Parisien qu’« avec 2690 décès de bébés de moins de 1 an en 2024, la France se classe toujours en queue du triste classement de la mortalité infantile en Europe. Pire, le taux de 4,08 décès pour 1000 naissances vivantes (soit le 21e rang sur les 27 pays de l’Union) est même en progression constante depuis 2014 ».


« Et ce, dans un contexte où le nombre de naissances est en chute libre sur la même période : 660.000 enfants ont vu le jour en 2024, soit 160.000 de moins qu’en 2012 », relève la journaliste.


Elle fait savoir que Santé publique France « publie ce mercredi un bilan de l’évolution de la santé périnatale sur les dix dernières années. Car pour percer le mystère de cette hausse de la mortalité infantile et espérer inverser la tendance, l’agence a analysé les causes possibles du phénomène en s’appuyant sur des bases de données exhaustives ».

https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2026-07/ER1378_Mortalité_périnatale_MEL.pdf


Véronique Hunsinger retient que « tout semble se jouer autour de la santé de la mère, y compris avant la grossesse. En effet, c’est surtout la mortalité néonatale, c’est-à-dire dans le mois suivant la naissance, qui est en augmentation. Et dans la moitié des cas, le décès est provoqué par des affections en lien avec la grossesse ».


Élodie Lebreton, épidémiologiste au sein de l’unité périnatalité de SpF, précise que « le surpoids et l’obésité touchent désormais près de 38% des femmes en âge de procréer, c’est 10 points de plus qu’en 2010. Par ailleurs, 1% des femmes enceintes en 2024 étaient diabétiques avant même leur grossesse ».


Véronique Hunsinger ajoute que « le diabète gestationnel (…) a, quant à lui, doublé en 12 ans, passant de 7,5 à 15%.

Un quart de cette hausse s’expliquerait par une amélioration du dépistage précoce des femmes enceintes. La moitié est attribuée au surpoids et à l’obésité et le reste l’âge des femmes ».


Michel Vernay, responsable de la direction des maladies non transmissibles de SpF, observe que « plus d’une femme sur quatre a 35 ans ou plus au moment de la naissance, contre moins d’une sur cinq en 2012. C’est probablement l’élément le plus important car l’âge modifie le profil du risque ».


La journaliste poursuit : « Les anomalies congénitales représentent autour d’un décès sur cinq. Les plus fréquemment diagnostiquées sont les anomalies génétiques, comme la trisomie, dont le risque est multiplié par 8 après 40 ans, ainsi que les anomalies des bras, des jambes, des reins et de l’appareil urinaire ».


Véronique Hunsinger note que « certains facteurs de risques sont en recul, en particulier le tabagisme. La part de fumeuses au troisième trimestre est ainsi passé de 17,1 à 12,2% entre 2016 et 2021. Mais des marges de manœuvre existent encore, quand on sait que seulement trois femmes enceintes sur dix sont vaccinées contre la grippe, 27% prennent une supplémentation en acide folique et à peine 15% ont reçu des conseils pour éviter les infections à cytomégalovirus ».


Le Figaro note également que « la mortalité périnatale a atteint 11,2 décès pour 1000 naissances en France en 2024, son niveau le plus élevé depuis plus de dix ans, avec 7398 enfants nés sans vie ou décédés durant leur première semaine ».


Le quotidien souligne aussi que « l’âge gestationnel, le type de grossesse (grossesse unique ou multiple) et l’âge de la mère ont un impact notable sur la mortalité périnatale. Elle est ainsi plus élevée en cas de prématurité (84% des morts périnatales sont issues d’un accouchement prématuré) ou de naissances multiples, ou lorsque la mère est âgée de moins de 20 ans (18,1 pour 1000) ou de 40 ans et plus (17,6 pour 1000) ».
« La région de résidence et les conditions socio-économiques pèsent aussi. Le taux de mortalité périnatale s’est ainsi élevé à 12 pour 1000 en 2024 dans les communes rassemblant le cinquième de la population la plus défavorisée, contre 9,5 dans celles regroupant les moins défavorisés », ajoute Le Figaro.

on@lemonde.fr


La santé périnatale continue de se dégrader en France

Quentin Haroche

09 juillet 2026 https://www.jim.fr/viewarticle/santé-périnatale-continue-se-dégrader-france-2026a1000nb0?ecd=wnl_all_260709_jim_daily-doctor_etid8492009&uac=368069PV&impID=8492009&sso=true

Les derniers chiffres sur la mortalité infantile publiés par Santé Publique France (SPF) sont peu reluisants.

Ces données semblent en effet indiquer que notre système de santé manque à son devoir de protection des tout-petits. Ce mardi, c’était la Drees (le service des statistiques du ministère de la Santé) qui nous apprenait que la mortalité périnatale (mort avant une semaine) était en hausse. Et ce mercredi, c’est au tour de Santé Publique France (SPF) de publier un panorama inquiétant de l’évolution de la santé périnatale en France entre 2012 et 2024.

Premier enseignement de cette analyse : après avoir connu une chute vertigineuse au XXe siècle, la mortalité infantile, soit le taux de mortalité avant un an des enfants nés vivants, est en hausse depuis plusieurs années en France. Il a ainsi atteint en 2024 4,08 décès pour 1 000 naissances vivantes, contre 3,49 en 2014. Cette hausse concerne essentiellement les décès dans les quatre premières semaines de vie (mortalité néonatale), alors que la mortalité entre 28 et 364 jours de vie (mortalité post-néonatale) est stable.

Deux fois plus de risque de décès avant un an qu’en Suède ou en Finlande 

Si le taux de mortalité infantile de la France était resté stable ces dix dernières années, ce sont près de 400 décès de nourrissons qui auraient été évités chaque année. La France est désormais le 7e pays de l’Union européenne avec le taux de mortalité infantile le plus élevé, les enfants nés en France ayant un risque de décéder avant un an deux fois supérieur à celui des enfants suédois ou finlandais.

Dans l’Hexagone, le taux de mortalité infantile varie entre 2,83 et 4,9 décès pour 1 000 naissances vivantes selon les régions. Il est en revanche bien plus élevé en outre-mer, atteignant même 10 pour 1 000 à Mayotte. Parmi ces décès, 52 % sont liés à des affections d’origine périnatale et 19,5 % à des anomalies congénitales. Signe par ailleurs que la surveillance épidémiologique de la mortalité infantile n’est peut-être pas encore optimale en France, 10 % des décès d’enfants de moins d’un an sont de causes inconnues.

SPF avance plusieurs éléments pour expliquer cette hausse de la mortalité infantile. En premier lieu, l’âge des mères continue à augmenter ces dernières années, pour atteindre 31,1 ans en moyenne (au 12ème rang européen). Ce sont ainsi 26 % des mères qui sont âgées de plus de 35 ans en 2024, contre 19 % en 2012, mais cette tendance est la même chez nos voisins. L’état de santé des mères s’est également dégradé : en 2024, 37 % des mères étaient obèses ou en surpoids (contre 27 % en 2012), 0,9 % étaient diabétiques (0,5 % en 2012) et 1,6 % souffraient d’hypertension artérielle chronique (1,5 % en 2012). Cela a conduit à une forte hausse de la prévalence du diabète gestationnel, qui est passée de 7,5 % chez les femmes enceintes en 2012 à 15 % en 2024. Une bonne nouvelle en revanche : en 2021, seulement 12 % des femmes enceintes déclaraient continuer à fumer durant leur troisième trimestre de grossesse, contre 17 % en 2010. 

Le suicide, première cause de mortalité post-partum

SPF note également que sur de nombreux points, le suivi des femmes pendant la grossesse et les politiques de prévention sont insuffisantes. Ainsi, seulement 27 % des futures mères prennent de l’acide folique et 16 % reçoivent des conseils sur la prévention de l’infection à cytomégalovirus (CMV). Bien qu’il soit en principe obligatoire depuis 2022, l’entretien postnatal précoce ne concerne sur le terrain qu’une jeune mère sur quatre en 2024.

Ces différents éléments expliquent en partie la hausse des complications obstétricales. Le taux de femmes victimes d’une déchirure du périnée a ainsi doublé entre 2012 et 2024, tandis que le pourcentage de femmes hospitalisées pour une hémorragie du post-partum a atteint 7,3 % en 2024, contre 4,3 % en 2012. En revanche, le taux de naissances prématurées recule légèrement : 6,7 % des enfants nés vivants en France en 2024 ont passé moins de 37 semaines dans le ventre de leur mère, contre 7,3 % en 2012 et ce malgré l’augmentation de plusieurs facteurs de risque de prématurité (obésité, diabète, HTA, âge maternel élevé…). La prématurité est plus élevée en outre-mer (11,3 % en Guyane, 10 % à la Réunion, 9,9 % en Guadeloupe).

Enfin, en cette année où la santé mentale a été érigée grande cause nationale, SPF s’est penchée sur celle des mères. Une femme sur huit rapporte avoir mal vécu sa grossesse et une sur trois dit avoir ressenti de la tristesse durant la grossesse. Deux mois après le réputé plus beau jour de leur vie, 17 % des jeunes mères présentent des symptômes dépressifs et 27,5 % des troubles anxieux. Chaque année, une quinzaine de jeunes mères se suicident dans l’année suivant leur accouchement : il s’agit de la première cause de mortalité maternelle lors du post-partum en France.

« Ces travaux scientifiques plaident en faveur de quatre axes prioritaires : renforcer les mesures de prévention déjà engagées, approfondir les recherches sur les causes de la hausse de la mortalité infantile, mobiliser collectivement les acteurs de la prévention et de la surveillance épidémiologique face aux risques liés à l’augmentation de l’âge maternel et à la détérioration de la santé pré-conceptionnelle des femmes et poursuivre et améliorer la surveillance épidémiologique » conclut SPF. 

Une nouvelle « Grande Cause Nationale » à proposer aux candidats à l’élection présidentielle ? 

Mortalité périnatale : des chiffres toujours inquiétants, et des causes encore à explorer

En 2024, le nombre d’enfants nés sans vie ou morts au cours des sept premiers jours, a atteint 11,2 pour 1 000 naissances, contre 10,8 l’année précédente, selon une note de la direction statistique des ministères sociaux. 

Par Mattea Battaglia et Camille Stromboni

Publié aujourd’hui à 00h01, modifié à 15h37 https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/07/08/mortalite-perinatale-malgre-des-chiffres-toujours-inquietants-les-causes-restent-encore-a-explorer_6721555_3224.html

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Une salle d’accouchement à la maternité de l’hôpital d’Ajaccio, le 18 janvier 2024.
Une salle d’accouchement à la maternité de l’hôpital d’Ajaccio, le 18 janvier 2024.  PASCAL POCHARD-CASABIANCA/AFP

L’alerte était déjà donnée, mais de nouvelles statistiques viennent l’étayer. La mortalité périnatale (autour de la naissance) poursuit sa tendance haussière, selon les données rendues publiques par la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), mardi 7 juillet.

https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2026-07/ER1378_Mortalité_périnatale_MEL.pdf

Dans la foulée, l’agence sanitaire Santé publique France a communiqué sur la mortalité infantile (jusqu’à 1 an), mercredi 8 juillet, pour tenter d’en définir les causes sur dix ans.

En 2024, le taux de mortalité périnatale (soit le nombre d’enfants nés sans vie ou morts au cours des sept premiers jours, rapporté à l’ensemble des naissances, à partir de 22 semaines d’aménorrhée) atteint 11,2 pour 1 000, selon des données hospitalières reprises par la Drees. Une augmentation qui a commencé dès 2021 (ce taux se situait alors à 10,6 pour 1 000), mais « particulièrement » marquée entre 2023 et 2024 (+ 0,4 point).

Voilà plusieurs mois que le sujet s’est installé dans le débat public, la France empruntant une trajectoire défavorable par rapport à ses voisins européens, sans que les scientifiques et les politiques s’accordent pour l’expliquer. Dans le champ politique, le gouvernement a lancé une mission sur le sujet de la périnatalité, dont de premières préconisations ont été dévoilées mardi. Le Parlement a, lui, adopté en première lecture, en mai 2025, un moratoire de trois ans sur les fermetures de maternités, sauf si celles-ci présentent un danger pour les patients, afin de répondre à la hausse de la mortalité infantile. Pour comprendre le phénomène, la mise en place d’un « registre des naissances et des décès » a été annoncée par le gouvernement, en mars 2025.

En attendant, 7 398 enfants sont nés sans vie, ou vivants mais morts dans leurs sept premiers jours de vie, sur un total de 661 822 naissances, précise la Drees, qui met en relief différents enseignements. « La mortalité périnatale est très dépendante de l’âge gestationnel [elle est 63 fois plus élevée en cas de prématurité], du nombre de fœtus et de l’âge de la mère », peut-on lire dans la note diffusée mardi. Elle peut aussi varier fortement selon la région de résidence et les conditions socio-économiques de la mère. Le taux de mortalité périnatale s’est ainsi élevé à 12 pour 1 000 en 2024 dans les communes rassemblant le cinquième de la population la plus défavorisée, contre 9,5 dans celles regroupant la moins défavorisée.

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Mais, en affirmant que « ces facteurs de risque et leurs évolutions n’expliquent toutefois que partiellement l’augmentation de la mortalité périnatale depuis 2021 », la direction statistique reconnaît que des inconnues demeurent.

Cas de « causes manquantes »

En 2024, une part majoritaire de ces décès (82 %) est rattachée à la « mortinatalité », soit des enfants nés sans vie du fait d’une mort fœtale spontanée ou d’une interruption médicale de grossesse – qualifiée de « principale contributrice de l’augmentation récente ». La mortalité dans les sept premiers jours de vie représente donc quant à elle à 18 % des morts.

L’autre focale posée par Santé publique France, à l’échelle d’une décennie, concerne la mortalité infantile (jusqu’à 1 an). Elle a atteint, en 2024, 4,08 décès pour 1 000, contre 3,49 pour 1 000, dix ans plus tôt. Une hausse principalement portée par celle des morts néonatales intervenant au cours du premier mois (0 à 27 jours).

Ce chiffre de 4,08, déjà connu, a été diffusé par l’Insee en avril 2025. Arrondi, dans le débat public, à 4,1 pour 1 000, il a marqué les esprits. Livre, tribunes, rapports… On ne compte plus les appels à réagir de la part de médecins, de journalistes, de députés, qui ne sont pour autant pas toujours sur la même ligne quant aux réponses à apporter. La France, longtemps citée en exemple, se positionne, en 2024, au 21e rang sur les 27 Etats de l’Union européenne, selon Santé publique France. Elle se classait à la troisième place en 2012.

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Au titre des causes, l’agence sanitaire distingue les affections d’origine périnatale (comme les complications de grossesse), à l’origine de près de 50 % des décès, les anomalies congénitales (20 %) ou encore des causes subites, comme la mort inattendue du nourrisson (20 %). Mais elle acte aussi, dans près de 10 % des cas, des « causes manquantes » en augmentation depuis 2020.

Parmi les points préoccupants, les experts notent des « disparités régionales », ou encore les « vulnérabilités » avant même la grossesse, avec une détérioration de la santé des femmes (surpoids, obésité, diabète préexistant, hypertension…). Ils évoquent dans le même temps les progrès obtenus dans la baisse du tabagisme des femmes enceintes, ou la réduction de la prématurité. Sur le plan de la recherche, pour améliorer la compréhension du phénomène, ils plaident pour une optimisation de la qualité des certificats de décès, la généralisation de l’accès à l’« entrepôt de données » en cours de constitution, ou encore la reconduction des grandes enquêtes populationnelles.

Mission sur la périnatalité : le gouvernement reporte les conclusions sur l’offre de maternités

Le ministère de la santé a présenté, mardi 7 juillet au soir, les premières recommandations d’un comité d’experts sur la santé périnatale, constitué en février, alors que bien des indicateurs, sur le sujet, clignotent au rouge. Mais il a ajourné à octobre ses conclusions sur le sujet le plus sensible : l’offre de maternités sur le territoire.

Les préconisations rendues publiques se déclinent autour de trois axes : la gouvernance de la politique périnatale, la qualité et la sécurité des soins, l’égalité et l’accès à l’offre de soins. La mission plaide, entre autres, pour la création d’une « instance nationale de la périnatalité », rassemblant professionnels, usagers et administrations. Elle recommande aussi de revoir la législation encadrant le secteur, jugée largement obsolète – puisque les décrets remontent à 1998 – ; ce que la ministre de la santé, Stéphanie Rist, s’est engagée à faire dans le cadre de recommandations de la Haute Autorité de santé, attendues pour la fin 2026.

Concernant l’offre de soins obstétricale, la mission devrait pouvoir continuer ses travaux jusqu’en octobre, a fait savoir le ministère ; une façon de reporter ses conclusions à plus tard, alors que la problématique oppose depuis plusieurs années les élus locaux (vent debout contre la fermeture de petites maternités) et les sociétés savantes et représentants des médecins (attachés à un seuil minimal d’activité pour garantir la sécurité des prises en charge).

Mattea Battaglia et  Camille Stromboni

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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