« Ma santé , ma région » un dispositif gagnant.

Quatre ans après la mise en place d’un « service public d’accès aux soins primaires » en Occitanie, quel bilan pour le dispositif « Ma santé, ma Région » ?

L'un des centres a été ouvert à Aspet, en Haute-Garonne.
Anne-Laure de Chalup
  • L’un des centres a été ouvert à Aspet, en Haute-Garonne. Photo Léo Arcangeli – Région Occitanie   

Publié le 23/06/2026 à 18:10

Article rédigé par Anne-Laure de Chalup

JournalisteLa Dépêche du Midi

Carole Delga et Vincent Bounes, son adjoint à la Santé, ont dressé un bilan, quatre ans après l’ouverture du premier centre de santé du dispositif « Ma santé, ma Région », mis en place en Occitanie pour lutter contre les déserts médicaux. 

Au départ, il y avait une problématique : des zones sinistrées sans médecins, des patients renonçant à se soigner faute de professionnels de santé, et des médecins affolés par l’installation en zone rurale et la charge administrative à assurer seuls. 

Pour y répondre, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, a eu l’idée de recruter directement des médecins, leur offrant un cabinet doté d’un secrétariat pour retirer la charge administrative de leur quotidien déjà bien chargé.

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C’était il y a quatre ans. Depuis, un demi-million de consultations ont été effectuées par 133 professionnels de santé, dans 26 centres répartis dans toute la région, ce qui a permis à 38 854 personnes de retrouver un médecin traitant. 

Une belle réussite dont Carole Delga a voulu dresser un premier bilan, entourée de son vice-président à la Santé, Vincent Bounes, et de professionnels de santé salariés de la Région. 

Travail en équipe

Parmi eux, Béranger Irondelle, jeune médecin généraliste, installé dans le tout premier centre « Ma santé, ma Région » à avoir vu le jour, à Sainte-Croix-Volvestre, en Ariège. « J’ai entendu parler du projet et je me suis dit que c’était ma façon de travailler », raconte-t-il. 

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Accompagné d’un autre médecin, il fait alors savoir qu’il irait où sont les besoins, ce que les gens ont d’abord pris pour une plaisanterie, de son propre aveu. Il faut dire que la commune de 650 habitants venait de perdre son médecin historique.

Outre le travail en équipe permis par ce centre pluridisciplinaire, Béranger Irondelle a été séduit par la promesse de pouvoir se consacrer « à 100 % aux soins », lui qui ne portait pas l’administratif dans son cœur. Ce temps libéré lui permet aussi de mener des actions de prévention, ô combien importantes dans les territoires les plus isolés d’Occitanie. 

En contrepartie, le médecin, comme tous les professionnels salariés de la Région, a l’obligation d’effectuer des visites à domicile et d’assurer des permanences de soins. « C’est là qu’on voit l’importance des médecins de famille », glisse-t-il, ravi de son choix.

Les familles reviennent dans les anciens déserts médicaux

L’ouverture du centre a permis de revitaliser ce territoire, comme l’analyse Nathalie Iglesias, sa secrétaire médicale. Elle, qui a connu le départ du médecin libéral, observe depuis quelques mois le retour des familles dans ce coin du Volvestre. 

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D’autres spécialistes se sont installés dans les différents centres, avec un accent mis sur la santé des femmes. Catherine Llinares-Trape s’est ainsi installée en qualité de sage-femme dans le petit village ariégeois des Cabannes, où aucune offre de la sorte n’existait. 

La Région emploie aussi depuis peu une vingtaine de médecins spécialistes exerçant directement à l’hôpital et poursuit ses efforts dans le domaine, comme l’a détaillé Vincent Bounes. Fier d’appartenir au conseil régional « qui a été le plus loin dans la démarche », alors que cela n’est pas une prérogative de la Région, Vincent Bounes s’est satisfait, aux côtés de Carole Delga, de la réussite de ce « service public d’accès aux soins primaires ». 

La suite du projet s’écrit dès ce jeudi avec l’ouverture d’un centre à Saint-Gaudens et des projections de centres urbains, pour permettre de désengorger encore davantage les urgences. 

* « Une belle réussite »: Carole Delga séduite par l’ex-halle au gras transformée en centre de santé gersois

Le centre de santé territorial a ouvert ses portes dans la halle au gras en avril.

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  • Le centre de santé territorial a ouvert ses portes dans la halle au gras en avril. Photo DDM – Sébastien Lapeyrère

Santé,  Gers,  Fleurance

Publié le 22/10/2025 à 18:35 , mis à jour à 19:17

Article rédigé par Lucie Lespinasse

La Dépêche du Midi

En visite à Fleurance, la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, a souligné la réussite du Centre territorial de santé ouvert en 2022 et installé depuis le printemps dans l’ancienne halle au gras.

« La santé est l’une des principales préoccupations des citoyens actuellement. » En déplacement dans le Gers, où elle a rencontré les maires de Fleurance et d’Auch, Carole Delga a, ce mercredi 22 octobre, visité le Centre territorial de santé (CTS), installé depuis le mois d’avril dans l’ancienne halle au gras de la commune de Lomagne. « Une belle réussite » pour la présidente de la région Occitanie, qui n’a pas manqué de remarquer l’emplacement central et la rénovation moderne des lieux.

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« Cela fait plaisir que la halle au gras continue à exister et qu’elle reste un lieu social. Le site patrimonial est respecté tout en étant fonctionnel », a poursuivi Carole Delga. Depuis le printemps, les professionnels de santé salariés par le conseil départemental, qui étaient installés depuis 2022 dans l’ancienne école privée, ont investi les lieux. Le centre fleurantin fonctionne avec une équipe de trois médecins généralistes en rotation, soutenus par des renforts venus du CTS de Vic-Fezensac. Sont aussi présentes dans les locaux, une ergothérapeute, une orthophoniste et une infirmière en formation, toutes en libérales.

902 patients rattachés à un médecin traitant

« Le fait que ces professionnels soient installés dans un lieu unique permet une fluidité de la prise en charge », a souligné la présidente, en échangeant avec les soignantes et les nombreux élus présents. Depuis son ouverture, le CTS affiche en effet une activité soutenue : 20 300 consultations médicales ont été réalisées (sur les 74 000 consultations des trois centres territoriaux réunis) et 902 patients sont désormais rattachés à un médecin traitant du centre.

Les élus locaux ont visité le CTS ce mercredi 22 octobre.

Les élus locaux ont visité le CTS ce mercredi 22 octobre. Photo DDM – Sébastien Lapeyrère

« En août 2020, il y avait, sur la commune, 1,5 médecin », a rappelé Ronny Guardia-Mazzoléni, maire de Fleurance, qui se réjouit que le premier CTS ait été installé sur son territoire. D’autant plus, que « partout où on s’est installé (Vic-Fezensac et Plaisance-du-Gers ont accueilli les deux autres CTS gersois, NDLR), nous avons remarqué que d’autres professionnels ont ensuite fait le choix de s’établir à proximité », a noté Jérôme Samalens, conseiller départemental en charge de la lutte contre la désertification médicale. « Parce qu’ils ont trouvé un territoire qui n’était pas en déshérence. »

Un manque de paramédicaux

Pour autant, si le centre territorial de santé permet de combler un manque évident de professionnels pour les 13 000 habitants du bassin de vie, les « paramédicaux sont peu présents avec des besoins énormes. Il n’y a que quatre ergothérapeutes dans le Gers, a indiqué Ronny Gardia-Mazzoleni. Arrivée en début d’année, la professionnelle fleurantine a déjà une liste d’attente… » Infirmiers et kinésithérapeutes sont aussi recherchés sur le territoire.

Carole Delga a échangé avec les professionnelles de santé.

Carole Delga a échangé avec les professionnelles de santé.Photo DDM – Sébastien Lapeyrère

Un cinquième médecin devrait venir renforcer les équipes du CTS d’ici la fin de l’année. « Mais il reste des salles de consultation libre », ont finalement rappelé, à quelques minutes d’écart, le maire et Philippe Dupouy, président du conseil départemental. Un appel du pied bien saisi par Carole Delga, qui a retracé le soutien de la région (195 000 €) « dans l’émergence de ce projet, afin qu’il puisse se développer ».

***Un Centre Territorial de Santé tout neuf pour le bassin de Fleurance et ses 13 000 habitants

Le Centre Territorial de Santé a ouvert ses portes jeudi matin.
  • Le Centre Territorial de Santé a ouvert ses portes jeudi matin. DDM – Ysabel

Santé,  Gers,  Fleurance

Publié le 19/04/2025 à 16:43 , mis à jour à 18:39

Correspondant du Gers

La Halle au Gras restaurée accueille désormais une équipe de médecins salariés au service des habitants.

Un Centre Territorial de Santé est une infrastructure de proximité qui regroupe des professionnels de santé salariés par le département. L’offre de santé à Fleurance était devenue insuffisante pour un bassin de vie de 13 000 habitants. C’est la raison pour laquelle, la Ville de Fleurance a été choisie par le Conseil Départemental du Gers pour accueillir ce dispositif.

De septembre 2022 à début 2025, la Halle au gras a été restaurée afin d’accueillir le nouveau Centre Territorial de Santé. L’architecture de l’édifice, si emblématique du paysage fleurantin, a été préservée avec un parti pris visant à faire entrer à nouveau la lumière en ces lieux. Cette structure est désormais adaptée aux personnes à mobilité réduite, accessible grâce aux différents parkings qui l’entourent, et toujours à proximité de l’hypercentre.

Un espace accueillant

Le lieu est vaste, élégant, très clair, un grand hall traverse l’établissement de part en part, assurant la distribution des bureaux de chaque côté. Seuls les bureaux d’un côté sont fonctionnels à l’heure actuelle. Une partie des aménagements intérieurs a été réalisée par les services techniques de la ville afin de faire baisser la facture, mercredi soir ils étaient encore à l’œuvre. Les finitions, déco, fleurissement, arriveront par la suite.

Le lieu se compose de 10 Cabinets de consultation, l’espace accueil secrétariat et un bureau secrétariat, une salle d’attente, une salle de réunion, un local technique et un local petit matériel, un bureau de soins infirmiers, 1 salle du personnel salle de repos, et les sanitaires.

Les médecins qui ont déménagé depuis Pasteur sont salariés par le Département. Il s’agit des Docteurs Amélie Boué, Sophie Sonneville et Laura Beauvois – médecins généralistes, le Dr Sophie

Blesson assure des permanences en pédiatre.
Les médecins libéraux et médecins spécialistes sont bien entendu les bienvenus pour rejoindre le CTS.

Le financement

Montant total : 1 050 068,38 € HT. DSIL 2022 – 319 890,00 € – 31 %, Région Occitanie – 195 000,00 € – 19 %, CCLG – FCC – 140 922,51 € – 13 %, Ville de Fleurance – 394 255,87 – 37 %.

****Le plus difficile, c’est de recruter le premier médecin » : Carole Delga visite le 1ᵉʳ centre de santé Ma Région ouvert dans le Tarn-et-Garonne

Carole Delga chaleureusement accueillie à Verdun-sur-Garonne par les élus locaux, départementaux et régionaux.

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  • Carole Delga chaleureusement accueillie à Verdun-sur-Garonne par les élus locaux, départementaux et régionaux. DDM – PIERRE-JEAN PYRDA   

Publié le 10/01/2026 à 09:00

Article rédigé par Pierre-Jean Pyrda

Pierre-Jean Pyrda

ResponsableLa Dépêche du Midi

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by majelan X

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Carole Delga était en visite vendredi 9 janvier 2026 à Verdun-sur-Garonne où a ouvert, il y a trois mois, le premier centre de santé Ma Région du Tarn-et-Garonne. Une première médecin généraliste et une secrétaire médicale y ont été embauchées, mais d’autres professionnels y sont espérés.

Pluie, vent tempétueux, bouchons sur la route : il en fallait davantage pour empêcher la présidente de Région Carole Delga d’honorer le rendez-vous fixé ce vendredi 9 janvier 2026 à Verdun-sur-Garonne. Une commune du Tarn-et-Garonne que la Commingeoise connaît bien : son frère Nicolas y est sapeur-pompier.

Lors de sa dernière venue à Verdun, en avril 2025, Carole Delga était allée au chevet de l’agriculture. Ce vendredi, c’est la santé qui a été au cœur de son déplacement. Stéphane Tuyères, le maire de la commune, le président du conseil départemental Michel Weill ; les élus tarn-et-garonnais membres de la majorité à la Région Marie Castro, Isabelle Laveron, Patrice Garrigues et Rodolphe Portoles et la présidente de la communauté de communes Grand Sud Tarn-et-Garonne Marie-Claude Nègre l’attendaient au centre de santé Ma Région, le premier ouvert dans le Tarn-et-Garonne.

La présidente de Région a dévoilé la plaque du centre de santé avec Michel Weill, président du conseil départemental.

La présidente de Région a dévoilé la plaque du centre de santé avec Michel Weill, président du conseil départemental.DDM – PIERRE-JEAN PYRDA

Idéalement situé route de Toulouse, à proximité de la pharmacie, ce centre géré par le GIP « Ma Santé Ma Région » met à disposition trois cabinets médicaux. Le Dr Gaëlle de Coligny est la première à y exercer, depuis le 13 octobre. Elle espère y être rejointe par d’autres professionnels… mais tout près de là, « il y a le centre municipal de santé où on a installé un autre médecin généraliste depuis le début de cette année 2026 ainsi qu’un psychologue », précise le maire de Verdun qui « espère que la dynamique va se poursuivre ».

« Le plus difficile, c’est de recruter le premier médecin, après, on le voit dans les 26 centres de santé déjà ouverts sur le territoire, les choses évoluent positivement », lui répond Carole Delga.

La présidente de Région a pris beaucoup de plaisir à échanger avec le Dr de Coligny et sa secrétaire médicale, Zoé Charbonnier qui sont donc les deux premières salariées du centre de santé de Verdun. « D’où venez-vous, Docteur ?

– Je suis originaire du Beaujolais, mais j’ai terminé mes études de médecine à Toulouse, il y a deux ans. Je consulte trois jours ici et je fais un jour par semaine aux urgences de l’hôpital de Montauban.

– Merci de donner un coup de main à l’hôpital, on en a besoin », la félicite Michel Weill.

Un échange très riche entre Carole Delga et les deux premières salariées du centre de santé, le Dr Gaëlle de Coligny et Zoé Charbonnier, secrétaire médicale.

Un échange très riche entre Carole Delga et les deux premières salariées du centre de santé, le Dr Gaëlle de Coligny et Zoé Charbonnier, secrétaire médicale. DDM – PIERRE-JEAN PYRDA

Sur les trois premiers mois, la nouvelle généraliste verdunoise a déjà effectué plus de 400 consultations. « Près de 250 patients médecin traitant sont déjà enregistrés ici, le chiffre grossit chaque jour. Certains viennent de Montauban. Ils étaient soignés pour des affections de longue durée mais leur médecin est parti à la retraite. »

Une patientèle qui « apprécie aussi de retrouver une figure humaine à l’entrée du cabinet », notamment les personnes âgées qui ont du mal à prendre un rendez-vous sur ordinateur. Cette figure humaine, c’est celle de Zoé Charbonnier, jeune Parisienne installée à Montauban. Un visage qui sera bientôt familier à de nombreux Verdunois.Le centre de santé Ma Région de Verdun, situé au 65 avenue de Toulouse, assure des consultations sur rendez-vous, des soins non programmés ainsi que des visites à domicile. La médecin peut être consultée aux horaires suivants : le lundi et le mardi, de 8 h à 13 h et de 14 h à 17 h, le vendredi de 8 h à 13 h et de 14 h à 16 h.

**ENTRETIEN. Carole Delga : « Pour la santé, on ne peut pas laisser nos concitoyens sans solutions »

"La Région est le premier partenaire de l’emploi de proximité", rappelle Carole Delga.
  • « La Région est le premier partenaire de l’emploi de proximité », rappelle Carole Delga. Photo Région Occitanie © Lydie Lecarpentier – Lecarpentier Thomas Lydie

Politique,  Tarn-et-Garonne,  Santé

Publié le 11/12/2024 à 07:30

Article rédigé par Pierre-Jean Pyrda

Pierre-Jean Pyrda

ResponsableLa Dépêche du Midi

Le soutien à la jeunesse et au développement des territoires, en particulier dans la ruralité, est au centre du déplacement de la présidente de Région, ce mercredi 11 décembre à Valence-d’Agen et à Montauban. À cette occasion, Carole Delga a accordé un entretien à « La Dépêche ». L’occasion d’évoquer avec elle les sujets d’actualité qui ont une forte résonance dans le Tarn-et-Garonne : colère agricole, démographie médicale, crise du BTP, accès des jeunes aux études supérieures et à la formation.

Carole Delga est en déplacement dans le Tarn-et-Garonne ce mercredi 11 décembre. Première étape à Valence-d’Agen en fin de matinée pour inaugurer, aux côtés du maire Jean-Michel Baylet, le City stade et les équipements sportifs (skatepark et pumptrack) du jardin de Pontus, nouveau poumon vert de la cité des Deux-Rives.

En début d’après-midi, la présidente de Région est attendue à Montauban pour inaugurer l’école de la 2e chance (ER2C). À cette occasion, Carole Delga a accordé un entretien à « La Dépêche ». L’occasion d’aborder les sujets d’actualité : colère agricole, pénurie médicale, crise économique avec un secteur du BTP au ralenti ou encore éducation.

Votre visite en Tarn-et-Garonne intervient à un moment de tension sociale dans le pays. Ici, ce sont les agriculteurs, inquiets pour l’avenir de leur métier, qui ont exprimé ce mal-être le 26 novembre à Montauban. Quelles mesures est-il urgent de prendre pour leur permettre de vivre plus dignement et aider les jeunes à s’installer ?

Je connais bien nos agriculteurs, ce qu’ils vivent et ce qu’on leur doit. Dans cette grande région agricole et viticole qu’est l’Occitanie, nous avons toujours été à leurs côtés pour les soutenir et préparer l’avenir. C’est vrai avec la première foncière agricole de France qui est un choix politique, qui est née ici et pas ailleurs. Sur l’installation, nous avons lancé l’an passé un plan dédié de 190 M€ sur 5 ans. En 2024, la Région a mobilisé près de 6 M€ pour les agriculteurs du Tarn-et-Garonne avec près de 110 projets d’installation soutenus, dont 34 % portés par de jeunes femmes. J’agis également pour offrir des revenus dignes à travers notre centrale d’achat pour la restauration collective, Occit’Alim. Ainsi, plus de 140 produits provenant du Tarn-et-Garonne sont servis dans nos lycées.

Nous avons accompagné la création de 8 centres et maisons de santé dans le Tarn-et-Garonne. La Région va également, pour la première fois, participer à la reconstruction de l’hôpital de Montauban à hauteur de 23 M€.

La pénurie de médecins est un gros sujet de préoccupation en Tarn-et-Garonne, le département de la région qui compte le moins de médecins généralistes. Pouvez-vous faire le point sur les projets déjà concrétisés dans le département ou ceux qui vont être lancés ?

Il faut écouter les Français. Tous les jours, sur le terrain, les gens me parlent de leurs difficultés à trouver un rendez-vous chez un médecin généraliste ou un spécialiste. De leur inquiétude de ne pas pouvoir être soignés. La santé ne fait pas partie du champ d’action de la Région mais on ne peut pas laisser nos concitoyens sans solutions. J’ai donc décidé de faire de la lutte contre les déserts médicaux une priorité politique de l’Occitanie. Tout d’abord en salariant des médecins dans les territoires sous-dotés : 100 ont déjà été recrutés ces deux dernières années par la Région, en partenariat avec les collectivités. Ça marche, ça représente plus de 200 000 consultations ! En parallèle, nous soutenons également les médecins libéraux pour faciliter leur implantation sur le territoire : ainsi, nous avons accompagné la création de 8 centres et maisons de santé dans le Tarn-et-Garonne comme à Savenès ou Montpezat-de-Quercy. La Région va également, pour la première fois, participer à la reconstruction de l’hôpital de Montauban à hauteur de 23 M€.

La Région est le premier partenaire de l’emploi de proximité.

La crise touche durement l’économie, notamment le bâtiment. La Région, comme acteur de la commande publique ou comme partenaire financier des collectivités locales, a un rôle crucial à jouer. Sur quels leviers peut-elle agir et avez-vous quelques exemples de projets tarn-et-garonnais soutenus par la Région ?

Pourquoi je me bats, en tant que présidente de Régions de France, auprès des gouvernements successifs, pour que nos collectivités gardent des marges financières d’action ? Parce que nous représentons 60 % de l’investissement public en France. Nous soutenons nos entreprises, face aux crises qui se multiplient et à l’augmentation du coût des matériaux et des taux d’emprunt. Depuis le lancement de notre grand Plan BTP en 2016, la Région Occitanie a investi 5 milliards d’€ dans la construction. Dans le Tarn-et-Garonne, cela se concrétise, par exemple, par d’importants travaux au lycée Norman-Foster à Beaumont-de-Lomagne, par un soutien à la commune de Lafrançaise qui crée dix logements individuels pour accueillir des personnes âgées autonomes, ou encore par une aide au club de rugby de Montauban pour créer de nouvelles infrastructures sportives.
Il y a un an, j’ai également souhaité renforcer notre soutien au secteur du bâtiment avec l’adoption du premier acte de notre Plan Habitat Durable doté de 150 M€. Nous voterons l’acte II la semaine prochaine. La Région est le premier partenaire de l’emploi de proximité.

À Montauban, depuis le 1er octobre, la SNCF a décidé de faire payer l’accès au parking de la gare, ce qui mécontente fortement les usagers du train mais aussi les riverains du quartier. Vous vous êtes exprimée sur ce sujet. Y a-t-il eu des avancées ?

Le parking de la gare de Montauban appartient à la SNCF. La Région n’est donc en rien responsable de la fin de sa gratuité qui relève d’un désaccord manifeste entre l’Agglomération et la compagnie ferroviaire. Dès cet été, j’ai demandé à la SNCF de conserver la gratuité du parking pour les abonnés liO afin de favoriser l’usage du train pour les trajets du quotidien, position également rappelée par mon vice-président Jean-Luc Gibelin le 23 septembre. Un travail est en cours, je ne lâche pas.

Pour les jeunes en difficulté, nous proposons les écoles régionales de la deuxième chance qui sont là pour les ramener vers une formation ou un emploi. Et les résultats sont là : 80 % d’entre eux sortent de l’école avec une solution.

Ce mercredi, vous allez inaugurer l’école de la 2e chance à Montauban. Selon l’INSEE, le Tarn-et-Garonne est le 7e département de France métropolitaine où les jeunes sont les moins diplômés. On sait que beaucoup d’entre eux, issus de milieu modeste, renoncent d’eux-mêmes à se lancer dans des études supérieures. Comment remédier à cette situation ?

Venant d’un milieu très modeste, je sais ce qu’apporte l’école de la République dans la capacité à s’élever, à s’émanciper. Les inégalités scolaires n’ont cessé de se creuser en France ces dernières années et sont avant tout le reflet d’inégalités sociales. C’est pourquoi nous avons fait le choix, en Occitanie, d’assurer la rentrée la moins chère de France pour les familles, avec loRdi, les manuels scolaires et les transports gratuits. Pour les jeunes en difficulté, nous proposons les écoles régionales de la deuxième chance qui sont là pour les ramener vers une formation ou un emploi. Et les résultats sont là : 80 % d’entre eux sortent de l’école avec une solution. J’ai aussi souhaité agir pour lever les freins sociaux à l’entrée en études supérieures et lutter contre les phénomènes d’autocensure : 187 projets ont été accompagnés depuis 2022, dont 14 dans le Tarn-et-Garonne comme au lycée Antoine-Bourdelle avec la mise en place d’un parcours dédié aux métiers de la santé. Je le dis avec force et gravité, dans cette période troublée : l’Éducation doit redevenir une priorité nationale pour notre pays.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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