Exploitation des internes et accès aux soins : arrêtons le massacre !
La réforme de la quatrième année d’internat de médecine générale devrait bientôt entrer en vigueur ; les derniers arbitrages viennent d’être rendus. Il a ainsi été confirmé récemment que les futurs internes en quatrième année de médecine générale seront payés au forfait s’ils participent à la permanence de soins ambulatoires. Une déception pour de nombreux représentants d’internes qui s’ajoutent à de nombreuses autres, face à une réforme dont beaucoup déplorent qu’elle ait été imposée sans réelle concertation. C’est notamment le constat amer de la présidente du syndicat Jeunes Médecins, le Dr Anna Boctor et de Stéphane Petitclerc, interne en médecine générale qui dans cette tribune regrettent l’absence totale de dialogue social et le caractère contre-productif de la réforme.
Par Anna Boctor – Pédiatre, Présidente de Jeunes Médecins et Stéphane Petitclerc – Interne en médecine générale
En 2023, une loi a ajouté une quatrième année d’internat de médecine générale sous couvert de formation à la médecine libérale dans les zones sous-dotées. Une réforme imposée contre l’avis des principaux concernés.
Depuis, les décrets sont publiés au compte-goutte, précisant progressivement les contours d’un dispositif qui devrait être mis en œuvre dès novembre prochain. Derrière les annonces politiques se dessine pourtant une réforme improvisée, dénoncée par une large partie des internes et des syndicats médicaux.
Où est le dialogue social ?
Le comité de suivi de la quatrième année, coordonné par Gaëtan Casanova, ancien président de l’ISNI, n’a jamais constitué un véritable espace de dialogue social. Il s’agit essentiellement d’une instance chargée de définir les modalités pratiques de mise en œuvre d’une réforme déjà décidée, malgré les nombreuses réticences exprimées par les organisations syndicales représentatives.
Face à cette situation, Jeunes Médecins et la FMF ont choisi de se retirer des concertations afin de boycotter cette quatrième année imposée sans réel consensus avec les premiers concernés.
Une réforme du troisième cycle sans les internes
Cette réforme poursuit un objectif politique désormais assumé : répondre à la crise d’accès aux soins en promettant davantage de médecins traitants dans les territoires en difficulté.
Le volet pédagogique avancé pour justifier cette quatrième année relève pourtant largement du discours d’affichage. Les internes de médecine générale exercent déjà en autonomie au cours de leur cursus, notamment dans le cadre des SASPAS et des remplacements réalisés dès la fin de l’internat. Après neuf années d’études et plusieurs années de pratique clinique, ils sont déjà des professionnels formés et responsabilisés.
Présenter cette réforme comme une nécessaire “professionnalisation” revient donc à créer artificiellement un besoin qui n’existe pas sur le terrain.
Si une année supplémentaire devait malgré tout être maintenue, elle devrait alors répondre à un véritable objectif pédagogique, construit avec les internes eux-mêmes, et non devenir un simple outil de gestion des pénuries médicales.
La polémique autour des internes “offerts” par l’ARS Nouvelle-Aquitaine a profondément choqué la profession et confirme le regard utilitariste porté sur les futurs médecins.
Une crise structurelle ignorée
Les déserts médicaux ne s’expliquent pas seulement par la baisse de la démographie médicale ou la perte d’attractivité de l’exercice libéral. Le principal frein à l’installation reste souvent l’isolement professionnel, économique et social dans certains territoires où il devient difficile pour un jeune médecin de construire durablement une vie familiale et professionnelle.
La réponse du gouvernement consiste pourtant à envoyer des internes dans ces territoires déjà fragilisés, souvent sans tissu médical solide, avec un encadrement incertain et dans des conditions qui risquent davantage de décourager l’installation future que de la favoriser.
Paradoxalement, face au manque prévisible de terrains ambulatoires et de maîtres de stage universitaires, certains internes pourraient finalement être maintenus à l’hôpital faute de mieux.
Cette réforme ne répond en rien aux causes structurelles des déserts médicaux. L’accès aux soins suppose une véritable politique d’aménagement du territoire, d’investissement dans les services publics, les transports, le logement, l’emploi et les conditions de vie, afin de rendre ces territoires attractifs pour les soignants comme pour l’ensemble de la population.
Une génération qui refuse désormais la résignation
Si on les interroge, les internes rejettent massivement cette réforme, tant sur le fond que sur la méthode.
Beaucoup ont longtemps espéré que ce projet finirait par être abandonné tant ses incohérences paraissaient évidentes. Mais après avoir présenté cette réforme comme une solution aux déserts médicaux, le gouvernement semble désormais davantage préoccupé par la nécessité de maintenir le cap politique que par celle de reconnaître les limites du dispositif.
Les internes ont le sentiment de devoir réparer, sous contrainte, les dégâts causés par des années de gouvernance ayant progressivement fragilisé le système de santé. Après plus de dix années d’études, dans un contexte d’épuisement hospitalier croissant, beaucoup vivent cette réforme comme une charge supplémentaire imposée à une génération déjà fragilisée.
La colère qui monte aujourd’hui chez les jeunes médecins traduit aussi une évolution plus profonde : les nouvelles générations acceptent de moins en moins les réformes imposées sans concertation et les conditions d’exercice dégradées.
C’est dans ce contexte que Jeunes Médecins a été contacté par un collectif d’internes indépendant de toute organisation syndicale afin d’envisager des actions communes.
Le recours juridique et la cagnotte
Le principal levier juridique consiste à contester les textes d’application publiés progressivement depuis l’été 2025. Une suspension de ces textes pourrait permettre de décaler la mise en œuvre de la réforme afin d’ouvrir enfin un véritable travail de fond.
Néanmoins, seule une question prioritaire de constitutionnalité pourrait remettre en cause le principe même de la loi.
Le temps est désormais compté. Avec un collectif d’internes mobilisés sur le terrain, Jeunes Médecins a lancé une cagnotte destinée à financer les recours nécessaires et permettre la saisine de notre avocat.
Cette mobilisation dépasse aujourd’hui le seul cadre corporatiste : elle concerne la qualité des soins, les conditions de formation des futurs médecins et le respect même du dialogue démocratique.
On ne résoudra pas la crise de l’accès aux soins en maltraitant davantage une génération déjà fragilisée.
La qualité des soins et l’accès aux soins dépendent directement des conditions d’exercice des soignants, de leur formation et de leur capacité à construire durablement leur avenir professionnel.
Fragiliser les futurs médecins aujourd’hui, c’est fragiliser durablement le système de santé de demain.
Anna Boctor – Pédiatre, Présidente de Jeunes Médecins
Stéphane Petitclerc – Interne en médecine générale
Quatrième année de médecine générale : l’Isnar-IMG met fin à la grève des internes
[INFO Egora] Le mouvement de grève avait débuté fin janvier,lors du congrès de l’Isnar-IMG, après une prise de parole de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. Le syndicat souhaitait notamment une publication rapide des textes relatifs à la réforme de la quatrième année d’internat de médecine générale.
26/05/2026 httpse://www.egora.fr/etudiants/actus-etudiants/quatrieme-annee-de-medecine-generale-lisnar-img-met-fin-la-greve-des?utm_source=Newsletter&utm_medium=gms_egora&utm_campaign=En_bref___mardi_26_mai_2026_
Par Alexis Vignais
Elle est terminée. Depuis la fin du mois de janvier, l’Isnar-IMG appelait les internes de médecine générale à une grève illimitée, chaque premier lundi du mois. Un mouvement qui avait pris forme fin janvier, lors du congrès de l’Isnar-IMG, après une prise de parole de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. Le syndicat souhaitait notamment la publication des textes législatifs relatifs à la réforme de la quatrième année de médecine générale.
Des textes qui ont été dévoilés il y a une dizaine de jours. En effet, un décret et un arrêté ont été publiés jeudi 14 mai pour définir la rémunération des futurs docteurs juniors (DJ) qui participeront à la PDSA. Un autre arrêté a, lui, défini une nouvelle compensation financière pour les maîtres de stage. « Concernant nos revendications liées à la grève, les sujets ont tous été abordés […] donc la grève devient caduque », indique Atika Bokhari, présidente de l’Isnar-IMG. Pour autant, le résultat obtenu après plusieurs rounds de négociations semble laisser un goût amer.
Une rémunération « pas du tout adaptée »
« Il y a certaines choses qui allaient dans notre sens, d’autres pas », confirme la syndicaliste. Parmi les « points noirs » figure notamment la rémunération de la PDSA. « Ça ne va pas du tout inciter les DJ à faire de la PDSA et, par extension, [les] médecins généralistes diplômés à en faire, car c’est une rémunération qui n’est pas du tout adaptée à la responsabilité portée et à ce qu’un médecin généraliste pourrait gagner en tant que remplaçant », tonne l’intéressée qui déplore également le manque d’ouvertures de postes pour les professeurs des universités en médecine générale.
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Parmi les bons points, la présidente du syndicat relève toutefois « le plafond de consultations [effectuées par les DJ] au-delà duquel l’agrément [du MSU] sera systématiquement réévalué » et « le nombre maximum d’internes par MSU ». Deux éléments qui devraient être mentionnés dans une instruction devant être prochainement rendue publique.
Pour autant, malgré la fin de la grève, le syndicat reste sur le qui-vive. « Il va falloir être très vigilant au fait qu’il faut des encadrants formés dans les MSP et dans les centres de santé. Même si elles ont un agrément en tant que structure, il faut absolument qu’il y ait une transparence sur la responsabilité pédagogique et que la personne responsable soit formée. »
Par ailleurs, l’Isnar-IMG portera un regard attentif à la proposition de loi Garot, qui doit revenir au Sénat le 11 juin. Le syndicat s’était associé, mi-mai, à plusieurs autres pour dénoncer une réforme qualifiée de « contre-productive ».
La réforme de la quatrième année de médecine générale enfin finalisée : ce document qui livre tous les détails
Une instruction émanant du ministère de la Santé et de celui de l’Enseignement supérieur vient d’être rendue publique. A l’intérieur, tous les détails de la mise en place de la quatrième année de médecine générale, des modalités de rémunération aux conditions d’exercice. Parmi les nouveautés, on trouve notamment une compensation financière pour les MSU et l’encadrement du nombre de docteurs juniors par maître de stage.
Par Alexis Vignais
Les derniers détails sont désormais connus et officiels. L’instruction interministérielle relative « à la mise en œuvre de la quatrième année du diplôme d’études spécialisées (DES) de médecine générale », vient d’être publiée. Une instruction émise par le ministère de la Santé et par celui de l’Enseignement supérieur qui souligne les objectifs de cette réforme à savoir « renforcer la formation pratique et théorique » via « une immersion prolongée dans l’exercice de ville », « permettre une autonomie progressive et encadrée » avec la possibilité de participer à la PDSA, et enfin « améliorer l’attractivité du territoire. »
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Sur une douzaine de pages, le document rappelle surtout comment est censée se dérouler cette quatrième année. Concernant le docteur junior, le document indique qu’il devra effectuer ses deux semestres de stage au même endroit. Mais pour certaines raisons (difficultés rencontrées sur le premier stage, projet professionnel nécessitant un autre terrain de stage…), il sera possible d’effectuer son second stage ailleurs. De plus, « ces stages sont réalisés en secteur ambulatoire, en cabinet de médecine générale, en centre de santé ou en maison de santé pluriprofessionnelle », ajoute le document. Toutefois, les DJ qui le souhaitent pourront demander une dérogation afin d’effectuer ces stages en milieu hospitalier ou extra-hospitalier.
Concernant l’emploi du temps, les semaines seront composées de dix demi-journées. Parmi elles figureront une demi-journée consacrée au temps de formation universitaire et une demi-journée consacrée au temps personnel de consolidation des connaissances et compétences, même si les modalités de cette dernière font encore débat entre les différentes parties prenantes.
Mais attention, comme promis par Stéphanie Rist lors du congrès de l’Isnar-IMG en janvier dernier, « les agréments des terrains de stage sont réexaminés dès lors que l’activité constatée des docteurs juniors dépasse un seuil moyen persistant de 2 400 consultations par semestre. » Par ailleurs, la ministre avait annoncé vouloir fixer un « nombre maximum d’étudiants ou d’internes » par maître de stage. L’instruction va également en ce sens « [puisqu’] un praticien agréé maître de stage des universités (PAMSU) peut encadrer, au plus, deux étudiants de troisième cycle simultanément, si les stages sont à temps plein, à condition de disposer du temps nécessaire pour assurer un suivi pédagogique de qualité. »
Validation de la thèse
Comme évoqué plus haut, il sera possible de participer à la PDSA, mais de manière volontaire. « L’étudiant bénéficie d’un repos de sécurité immédiatement à l’issue de chaque garde ou plage de régulation », indique le document. La présence physique du MSU n’est pas requise, mais « il doit être joignable par téléphone à tout moment ». Pour participer à la régulation téléphonique de l’accès à la PDSA, une formation sera toutefois nécessaire. Le DJ ne pourra pas être seul, ni à distance, pour effectuer cette régulation téléphonique.
Mais pour participer à tout ça, il faudra avoir validé le passage de sa thèse. Le document rappelle bien que « la thèse doit être soutenue avant la fin de la phase d’approfondissement. Mais que des dérogations sont possibles pour les trois premières promotions de la réforme (2026, 2027 et 2028) qui « peuvent soutenir leur thèse jusqu’à la fin de la phase de consolidation ». Ce délai supplémentaire est toutefois octroyé par le président de l’université sur proposition du directeur d’UFR. Ces derniers peuvent donc s’y opposer comme le relatait Egora.
Concernant l’encadrement, le document souligne ainsi le principe « [d’] autonomie supervisée » sous lequel va exercer le DJ. Concrètement, « le docteur junior gère ses consultations, participe à l’organisation du cabinet et développe sa capacité à prendre des décisions médicales de manière indépendante. » Mais celui-ci restera « sous la responsabilité d’un praticien agréé maître de stage des universités. »
Lire aussi : Quatrième année de médecine générale : où en est-on du recensement des terrains de stage ?
Des PAMSU qui auront donc obtenu un agrément en amont. Le document rappelle d’ailleurs que les centres de santé (CDS) et les maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) peuvent solliciter un agrément pour accueillir des étudiants. Mais celles-ci doivent également « être liées par une convention avec le CHU de la subdivision », « être constituées – uniquement pour les MSP – en société interprofessionnelle de soins ambulatoires (SISA) », et « identifier un responsable médical sous l’autorité duquel l’étudiant sera placé ». En ce sens, le document précise que « la présence d’un médecin d’ores et déjà agréé au sein de la structure peut être un élément favorisant l’obtention de l’agrément, mais n’est pas juridiquement obligatoire. »
Présence du MSU
À noter que l’instruction précise un point important : la présence ou non du MSU sur place (hors PDSA). Le document ouvre la voie à une non-présence du maître de stage. Mais celui-ci devra être joignable par téléphone et être en capacité d’intervenir à tout moment. Cela « impliquant une distance du cabinet du PAMSU accessible dans des délais raisonnables et acceptables. »
Lire aussi : « Tinder des docteurs juniors » : comment se déroulera le matching des stages de quatrième année en médecine générale
Après l’agrément vient l’appariement ! Egora vous détaillait juste ici tous les détails de cette procédure qui a pour objet de faire « matcher » les terrains de stage et les DJ. Mais pour résumer : quatre tours vont se dérouler sur la plateforme SIIMOP. Les DJ vont classer les terrains de stage via des cœurs et les PAMSU vont classer les candidats reçus (au moins dix s’ils ont reçu plus de 10 vœux).
Concernant la rémunération des DJ et des MSU, Egora vous avait également fait un joli résumé ici, mais on vous en redonne les grandes lignes. Pour les MSU :
- La totalité des montants des tickets modérateurs liés à l’activité du DJ, quelle que soit la modalité de paiement par le patient, est au bénéfice du PAMSU. « Ces modalités s’appliquent également à l’activité de garde de PDSA, les sommes perçues au titre des tickets modérateurs étant reversées au PAMSU de rattachement (si différent, le PAMSU supervisant l’activité de garde de PDSA du DJ-MG ne perçoit pas les tickets modérateurs, mais la prime de supervision de la PDSA). »
- 600 € bruts par mois de stage et par étudiant, d’honoraires pédagogiques
- 800 € bruts par mois de stage et par étudiant en cas d’exercice dans une ZIP, une ZAC ou un QPV
- 400 € brut par mois de stage et par étudiant sera accordée si le praticien agréé-maître de stage des universités participe à la supervision du docteur junior dans le cadre de la PDSA
- Une compensation forfaitaire est également prévue si la part de la patientèle du praticien agréé-maître de stage des universités bénéficiant d’une exonération à la participation dépasse un certain seuil : 300 € bruts par mois et par étudiant si la part des patients exonérés (sur la patientèle totale) est comprise entre 50 % et 63 % ; 600 € bruts/mois/étudiant si cette part est égale ou supérieure à 63 %.
- 550 € brut par mois lors de l’accueil d’un Docteur junior pour le praticien agréé-maître de stage dont le cabinet principal est situé dans les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin ou de la Moselle. »
Par ailleurs, l’instruction introduit une nouvelle compensation permettant d’ajouter un filet de sécurité pour les MSU. En effet, « en cas d’interruption totale non prévisible du stage du DJMG (longue maladie, maternité…), versée par l’ARS », il est prévu une compensation s’élevant à 1 200 € bruts/mois à partir d’un mois calendaire complet d’absence.
Concernant la rémunération des DJ :
- 2 375 € bruts d’émoluments mensuels
- 5000 € bruts d’autonomie supervisée par an, soit environ 415 € bruts par mois
- 1000 € bruts d’indemnité mensuelle en cas de stage ambulatoire en zone d’intervention prioritaire (ZIP)
- 300 € bruts par mois d’indemnités forfaitaires d’hébergement (IFH) et/ou 130 € bruts par mois de transport (IFT)
- En cas de participation à la PDSA : 422,03 € bruts pour une durée de référence de douze heures, tous les jours de 20 heures à 8 heures et les dimanches et jours fériés de 8 heures à 20 heures ; et à 211,01 € bruts pour les débuts de soirée jusqu’à minuit et les samedis de 12h à 20h. Ces indemnités s’élèvent à 50 € bruts par heure de régulation médicale. Pour rappel, le minimum légal est de 100 euros bruts pour un médecin libéral senior.
Attention : on apprend ici que l’indemnité de 1000 € bruts n’est pas cumulable avec les indemnités forfaitaires d’hébergement et de transport. Toutefois le document précise que l’indemnité est valable sur toute la durée de la phase de consolidation même si, au cours de celle-ci, la commune n’est plus considérée comme ZIP du fait de l’actualisation du zonage. Elle sera également maintenue pour les MSU.
Concernant la prime selon le nombre d’actes réalisés, le document précise que « les données d’activité du DJ-MG, notamment le nombre d’actes réalisés, sont transmises au CHU de rattachement qui rémunère le docteur junior de médecine générale. »
Pour des raisons pratiques, « le docteur junior ne peut, en aucun cas, facturer des actes avec la carte CPS du PAMSU », indique le document. Ainsi, les DJ recevront une carte CPF / CPS différente de celle reçue durant les phases d’internat. Une procédure de réception des cartes sera transmise aux étudiants « avant l’été 2026 », affirme le document.
La date de début de cette quatrième année est toujours la même, la première promotion débutera officiellement son premier stage le 2 novembre 2026.
Auteur de l’article
Journaliste de la rubrique « étudiants »