La logique profonde des Etats va à rebours de l’impératif climatique, au moment pourtant le plus crucial.

Le dangereux recul de la mobilisation pour le climat

Éditorial

Le Monde

Non seulement l’écologie, qui devrait être la matrice de toutes les politiques publiques, est aujourd’hui devenue trop souvent un habillage rhétorique, mais la logique profonde des Etats va à rebours de l’impératif climatique, au moment pourtant le plus crucial.

Publié le 12 mai 2026 à 11h30 https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/05/12/le-dangereux-recul-de-la-mobilisation-pour-le-climat_6688225_3232.html?lmd_medium=email&lmd_campaign=trf_newsletters_lmfr&lmd_creation=larevuedumonde&lmd_send_date=20260515&lmd_email_link=la-revue-du-monde_nos-abonnes-ont-lu_titre_titre_3&M_BT=53496897516380

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L’année 2026 devrait compter parmi les plus chaudes jamais enregistrées, et 2027 pourrait même battre le record historique de 2024. En cause : la conjugaison du phénomène naturel El Niño avec un réchauffement généralisé qui continue à s’amplifier. Cet avertissement formulé, mardi 12 mai, par plusieurs scientifiques et agences internationales s’ajoute à une longue liste de rapports et de conférences internationales.

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Pourtant, la mobilisation mondiale contre le réchauffement climatique s’étiole. Non parce que la menace recule, mais parce que l’attention collective est happée par des catastrophes plus immédiates, plus spectaculaires, plus violentes : la guerre au MoyenOrient, le conflit en Ukraine, leurs prolongements régionaux et leurs conséquences énergétiques et alimentaires.

Ces conflits ont, au moins, le mérite de révéler une vérité que personne ne voulait s’avouer : nous n’avons jamais vraiment amorcé la transition. Malgré des décennies de discours solennels, nous consommons toujours davantage d’énergies fossiles. Pire, les guerres exacerbent la peur des pénuries, l’obsession de la sécurisation des approvisionnements et la ruée vers les hydrocarbures. Le charbon, la source d’énergie la plus polluante qui soit, redevient une solution acceptable dans l’urgence. Les investissements pour diversifier les voies d’acheminement du pétrole et du gaz se multiplient, au détriment des choix structurants qui permettraient une transition indispensable mais sans cesse remise à plus tard.

Une agricultrice devant l’une de ses parcelles, à Campo, au Colorado, le 9 mai 2026, alors que sévit la pire sécheresse de l’histoire de l’Etat.
Une agricultrice devant l’une de ses parcelles, à Campo, au Colorado, le 9 mai 2026, alors que sévit la pire sécheresse de l’histoire de l’Etat.  MARK MAKELA/GETTY IMAGES/AFP

Ce recul des préoccupations environnementales ne concerne plus seulement les conservateurs climatosceptiques. Une partie du camp progressiste, en difficulté électorale, cède désormais à la tentation de mettre en sourdine ses convictions. L’écologie, qui devrait être la matrice de toutes les politiques publiques, devient trop souvent un habillage rhétorique, un vernis pour se donner bonne conscience. Clairement insuffisant face à l’ampleur des enjeux.

Un coût incommensurable pour tous

Plus inquiétant encore, la logique profonde des Etats va à rebours de l’impératif climatique. La compétition stratégique, les conflits ouverts ou larvés, la captation de territoires et l’accès aux ressources naturelles structurent les relations internationales. Or, lutter sérieusement contre le changement climatique suppose précisément l’inverse : ralentir, partager, coopérer, accepter une forme de sobriété collective. Il y a là une incompatibilité profonde entre l’exacerbation des rapports de force et l’impératif climatique.

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Les nations se préparent à la guerre, mobilisant des ressources économiques, industrielles et humaines considérables. Autant de moyens qui ne seront pas mis au service du climat, au moment pourtant le plus crucial. Ces arbitrages seront lourds de conséquences. Se démobiliser face au réchauffement climatique, ce n’est pas seulement accepter des étés plus chauds ou des catastrophes plus fréquentes. C’est la certitude de voir se multiplier l’insécurité alimentaire, les déplacements de populations, les conflits, à un coût incommensurable pour tous.

L’aggravation des dégâts ne renforce pas la prise de conscience, elle alimente l’instabilité, les inégalités, la spéculation et les affrontements. Par ailleurs, le spectacle des horreurs infligées en de nombreuses régions de la planète conduit à relativiser une urgence environnementale dont les effets peuvent semblerencore lointains – mais qui ne sont pas moins existentiels pour l’avenir de l’humanité.

Le Monde

Climat : alors que 2026 s’annonce extrême, des scientifiques s’alarment de voir le réchauffement « relégué au second plan »

Plusieurs experts et agences internationales lancent un nouvel avertissement, mardi 12 mai, d’autant que le retour annoncé du phénomène naturel El Niño va aggraver une crise climatique déjà en accélération. 

Par Audrey GarricPublié le 12 mai 2026 à 06h00, modifié le 12 mai 2026 à 11h57 https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/05/12/climat-alors-que-2026-s-annonce-extreme-des-scientifiques-s-alarment-de-voir-le-rechauffement-relegue-au-second-plan_6688187_3244.html

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Des brumisateurs dans une rue lors d’un épisode caniculaire à Varanasi (Inde), le 27 avril 2026.
Des brumisateurs dans une rue lors d’un épisode caniculaire à Varanasi (Inde), le 27 avril 2026.  NIHARIKA KULKARNI/AFP

Jour après jour, catastrophe après catastrophe, un constat dramatique se dessine avec toujours plus de précision : 2026 pourrait entrer dans l’histoire climatique comme l’une des années les plus extrêmes jamais observées. Les premiers mois ont déjà vu s’accumuler records de chaleur océanique, canicules précoces, incendies géants et pluies diluviennes. Mardi 12 mai, plusieurs scientifiques et agences internationales lancent un nouvel avertissement, alors que le retour annoncé du phénomène naturel El Niño va aggraver une crise climatique déjà en accélération.

Ces chercheurs se disent « très préoccupés » par une lutte contre le réchauffement « reléguée au second plan ». Plusieurs gouvernements et entreprises ont revu à la baisse leur ambition climatique, tandis que le président américain, Donald Trump, multiplie les attaques contre la transition écologique. « Nous subissons des impacts déjà dévastateurs, alors que nous n’avons pas encore tout à fait atteint le seuil d’alerte de 1,5 °C de réchauffement [la limite la plus ambitieuse de l’accord de Paris], rappelle Friederike Otto, climatologue à l’Imperial College de Londres, qui se joint à cet appel à l’action. Il faut agir, car la situation va empirer et les populations les plus vulnérables seront les plus touchées. »

Partout sur le globe, les indicateurs virent toujours plus au rouge. Les températures de surface des océans atteignent des niveaux proches des records absolus, tandis que la banquise arctique a connu l’un de ses pires hivers.

Les canicules se multiplient dans les deux hémisphères. En Inde, les températures ont atteint 46 °C dès le printemps ; en Australie, elles ont dépassé les 40 °C. Aux Etats-Unis, une vague de chaleur exceptionnelle a frappé une large partie du territoire en mars, dans des proportions que les scientifiques estiment impossibles sans l’influence du changement climatique. Le Groenland a connu son mois de janvier le plus chaud jamais mesuré.

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La France connaît aussi des anomalies. Des records de chaleur ont été battus dès février, avec des températures évoquant une fin de printemps, juste après un hiver marqué par une succession de tempêtes, de crues et de précipitations majeures. Avril s’est ensuite avéré exceptionnellement chaud et sec. « Nous vivons désormais de manière très concrète la perturbation du cycle de l’eau, entre sécheresses et fortes précipitations, exacerbée par le réchauffement », observe le climatologue Christophe Cassou, directeur de recherche au CNRS.

L’année 2026 marque également une aggravation spectaculaire des feux de forêt. Entre janvier et avril, plus de 150 millions d’hectares ont brûlé dans le monde, soit 50 % de plus que la moyenne récente pour cette période, explique Theodore Keeping, chercheur à l’Imperial College de Londres. L’Afrique paye le plus lourd tribut, avec des records en Gambie, au Sénégal ou en Mauritanie. L’Asie (Japon, Chine, Inde, Birmanie, etc.), les Etats-Unis, le Canada et l’Australie, ainsi que l’Amérique du Sud (Chili, Argentine) connaissent aussi de graves incendies.

Dans ce contexte déjà alarmant, le retour d’El Niño devrait encore accentuer ces dérèglements. Ce réchauffement du Pacifique équatorial, qui survient tous les trois à sept ans, tire en effet vers le haut la température moyenne mondiale et favorise les événements extrêmes – sécheresses et incendies en Australie ou Indonésie, pluies diluviennes et inondations dans certaines régions d’Amérique du Sud et dans la Corne de l’Afrique.

Cocktail redoutable

Les prévisions jugent toutes très probable le retour de l’« enfant terrible du Pacifique » dès cet été. L’agence européenne Copernicus le considère même comme certain à partir de juin. Une majorité de modèles anticipent désormais un El Niño fort, voire très fort. Il devrait culminer entre décembre et janvier, avant un reflux probable au printemps 2027.

Combiné au réchauffement dû aux émissions humaines de gaz à effet de serre, il forme un cocktail redoutable. Le précédent épisode avait contribué à faire de 2024 l’année la plus chaude jamais enregistrée et la première à franchir ponctuellement le seuil de 1,5 °C. De nombreux scientifiques anticipent désormais que 2027 détrône 2024 et dépasse de nouveau cette limite de réchauffement. L’année 2026, quant à elle, pourrait s’établir comme la deuxième la plus chaude jamais enregistrée.

Pour les climatologues, toutefois, El Niño ne doit pas masquer l’essentiel. « Même s’il pourrait entraîner des conditions extrêmes, voire sans précédent, plus tard dans l’année, ce n’est pas une raison pour paniquer. El Niño est un phénomène naturel, qui va et vient, rappelle Friederike Otto. Le changement climatique, en revanche, ne fait qu’empirer tant que nous continuons à brûler des combustibles fossiles. C’est lui qui justifie de paniquer. » Les émissions liées à la combustion d’énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) et à la déforestation continuent, en effet, d’augmenter à l’échelle mondiale, plaçant la planète sur une trajectoire proche de 3 °C à la fin du siècle.

La climatologue allemande dirige le World Weather Attribution, un réseau scientifique international chargé d’évaluer la responsabilité du réchauffement climatique dans la probabilité et l’intensité des événements extrêmes. Depuis sa création, en 2014, ce consortium a étudié 124 canicules, sécheresses, inondations ou incendies. « Dans la grande majorité des cas, l’influence du changement climatique d’origine humaine apparaît bien plus déterminante que les cycles El Niño/La Niña », poursuit Friederike Otto.

Sociétés affectées durablement

Ces catastrophes affectent durablement les sociétés et les économies. Elles aggravent les pertes de production agricole, l’insécurité alimentaire, les déplacements de populations, la mortalité et les maladies. Elles ont engendré 224 milliards de dollars (190 milliards d’euros) de pertes économiques en 2025 dans le monde, selon le réassureur Munich Re.

Comment, dès lors, éviter le pire ? « Les solutions sont claires : passer plus rapidement à une énergie propre et moderniser les réseaux électriques. Chaque dollar investi dans l’adaptation au changement climatique rapporte plus de 10 dollars », répond Simon Stiell, le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.

« L’action climatique n’est pas un coût mais un investissement », complète sa prédécesseure Patricia Espinosa. Elle appelle les pays à accroître et à respecter leurs engagements climatiques, à augmenter les financements et à sortir des énergies fossiles. Si la guerre au Moyen-Orient a rappelé la vulnérabilité des économies aux hydrocarbures, la communauté internationale ne parvient toujours pas à franchir ce cap.

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Audrey Garric

L’Europe, épicentre du réchauffement climatique, à l’épreuve de ses contradictions

Analyse

Audrey Garric

Que ce soit au fond des mers ou au-delà du cercle polaire, le continent se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale. Mais les politiques d’adaptation européennes au changement climatique sont insuffisantes.

Publié le 11 mai 2026 à 06h00, modifié le 11 mai 2026 à 15h16  https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/05/11/l-europe-epicentre-du-rechauffement-climatique-a-l-epreuve-de-ses-contradictions_6687948_3232.html

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Parler de la crise climatique en Europe n’est plus une affaire de projections. C’est un constat. Brutal, massif, et désormais impossible à reléguer dans le futur. Le dernier rapport de l’Organisation météorologique mondiale et du service Copernicus sur le changement climatique, élaboré par une centaine de scientifiques et publié le 29 avril, le confirme sans détour : l’Europe est l’épicentre du réchauffement mondial.

Ce continent est celui qui se réchauffe le plus vite sur la planète, deux fois plus que la moyenne mondiale. Plusieurs facteurs expliquent cette sombre performance : sa situation géographique, des cercles vicieux climatiques, des modifications de circulation atmosphérique, mais aussi une amélioration de la qualité de l’air qui, en réduisant les particules réfléchissantes, accentue le réchauffement. Un paradoxe qui implique de réduire encore davantage les émissions de gaz à effet de serre pour poursuivre la lutte contre la pollution, enjeu majeur de santé publique.

L’année 2025 a multiplié les records. Elle figure parmi les trois plus chaudes jamais enregistrées en Europe. Un chiffre est particulièrement éloquent : au moins 95 % du continent a connu des températures supérieures à la normale. La chaleur a atteint jusqu’à l’Arctique, avec des pointes dépassant 30 °C au-delà du cercle polaire, des seuils auparavant impensables. A l’inverse, le froid recule. Les glaciers fondent partout, et le Groenland a perdu 139 milliards de tonnes de glace – l’équivalent de 100 piscines olympiques chaque heure. Or la disparition des surfaces blanches accroît l’absorption de chaleur : le système s’autoalimente.

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Un autre basculement se joue au fond des mers européennes. La température de surface a atteint une valeur inédite et 86 % des zones maritimes ont subi des vagues de chaleur fortes ou extrêmes, nuisant à la biodiversité. Preuve d’un climat déstabilisé, l’Europe s’assèche tout en restant exposée aux inondations et aux pluies diluviennes. Avec la chaleur et la sécheresse vient le feu. Plus d’un million d’hectares de forêts ont brûlé, un record. Les incendies détruisent des puits de carbone et émettent du CO: là encore un cercle vicieux s’installe.

Ces indicateurs recouvrent un lourd bilan pour les sociétés européennes. Plus de 24 000 personnes sont mortes de la chaleur à l’été 2025, et plus de 62 000 l’année précédente. Entre 2021 et 2024, les catastrophes climatiques ont engendré entre 40 et 50 milliards d’euros de pertes économiques par an, selon l’Agence européenne pour l’environnement. Ces extrêmes pourraient faire perdre à l’Union européenne (UE) cinq points de produit intérieur brut d’ici à 2030.

Double handicap

La situation est amenée à s’aggraver. L’humanité rejette toujours davantage de gaz à effet de serre, principalement en raison de la combustion d’énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz). A cela s’ajoute une surchauffe attendue en 2026 et 2027 en raison du retour probable du phénomène naturel El Niño.

La vulnérabilité européenne est parfois perçue comme injuste. Le Vieux Continent est celui qui a le plus réduit ses émissions depuis 1990 et ne pèse désormais plus que 6 % dans les rejets mondiaux. Cette lecture occulte une responsabilité historique majeure. Les pays européens, qui ont bénéficié très tôt des énergies fossiles pour accroître leur richesse, représentent le deuxième pollueur mondial depuis 1850 – derrière les Etats-Unis, mais devant la Chine.

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Le barrage de Yovkovtsi à sec, près de la ville d’Elena, en Bulgarie centrale, le 8 novembre 2024.
Le barrage de Yovkovtsi à sec, près de la ville d’Elena, en Bulgarie centrale, le 8 novembre 2024.  NIKOLAY DOYCHINOV/AFP

L’Union européenne (UE) doit accélérer ses efforts. Elle s’est fixé un objectif parmi les plus ambitieux au monde : réduire ses émissions de 90 % d’ici à 2040 par rapport à 1990 – avec des flexibilités qui en amenuisent la portée. Reste à savoir si elle se donne tous les moyens d’y parvenir.

Car, ces derniers mois, une partie du pacte vert européen a été remise en cause. Assouplissements sur la fin des voitures thermiques neuves en 2035, exemptions sur la taxe carbone aux frontières… la Commission européenne a multiplié les concessions pour donner des gages à l’extrême droite et à une partie de la droite qui font de la transition un bouc émissaire.

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La guerre au Moyen-Orient a mis en lumière le double handicap européen. L’UE est non seulement très exposée aux chocs climatiques, mais également à la flambée des prix de l’énergie. Elle importe 95 % de son pétrole et près de 90 % de son gaz. Les énergies renouvelables progressent – elles ont produit 46 % de l’électricité en 2024, contre 28 % pour les fossiles – mais le véritable défi réside désormais dans l’électrification des transports, des bâtiments et de l’industrie. Le plan d’électrification de l’économie, que la Commission doit présenter en juin, pourrait amorcer cette accélération. Décarboner n’est plus seulement une nécessité climatique : c’est plus que jamais une question d’indépendance.

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Réduire les émissions ne suffira pas. Le réchauffement produit déjà des dégâts irréversibles qui vont s’aggraver. L’UE doit donc prendre des mesures pour résister davantage aux chocs. Or actuellement, ses politiques d’adaptation au changement climatique sont insuffisantes, selon le Conseil scientifique consultatif européen sur le climat, l’équivalent du Haut Conseil pour le climat français. Elles se révèlent réactives et fragmentées, plutôt que préventives et systématiques.

Dans ce domaine, comme dans celui de la réduction des émissions, l’UE progresse mais les impacts climatiques s’accélèrent encore plus vite. Elle court après la crise climatique, alors que toutes les études le montrent : l’inaction coûte bien plus cher que l’action. Désormais, la question n’est plus de savoir s’il faut agir, mais à quelle vitesse l’Europe est capable de se transformer pour préserver sa souveraineté et la sécurité de ses habitants. Un enjeu pour aujourd’hui et non pour demain.

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Audrey Garric

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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