« đ„𝐬𝐭-𝐜𝐞 đšÌ€ đ„â€™đ„đ­đšđ­ 𝐝𝐞 đ©đ«đžđŹđœđ«đąđ«đž le 𝐬𝐹𝐱𝐧 𝐣𝐼𝐬𝐭𝐞 ? – 𝐐𝐼𝐚𝐧𝐝 đ„đš 𝐇𝐀𝐒 𝐬𝐞 𝐯𝐞𝐼𝐭 đ­đžđ§đ­đšđœđźđ„đšđąđ«đžâ€Š »CommuniquĂ© du Printemps de la psychiatrie du 4/05/2026.

Le communiqué de Printemps de la Psychiatrie

https://lnkd.in/e-ssp-Ub

Commentaire de GeneviÚve Hénault.

Plus que jamais, avec l’offensive des anti-psychanalystes qui rĂȘvent de traĂźner les praticiens devant les tribunaux (1) (2) dans le champ de l’autisme d’abord, avec une extension Ă  prĂ©voir rapidement Ă  tout le champ psychiatrique (3), il faut s’interroger avec le Printemps de la psychiatrie sur l’installation insidieuse d’une psychiatrie d’Etat.
 
Extraits :
 
❝ Dans le champ de la psychiatrie et de la pĂ©dopsychiatrie, l’impartialitĂ© revendiquĂ©e semble Ă©cartĂ©e. Toutes les donnĂ©es disponibles ne semblent pas avoir Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©es, ou alors diffĂ©remment. Comment sont examinĂ©s les dossiers ? Ă  partir de quelles Ă©tudes scientifiques et avec quelles vĂ©rifications ? Rappelons Ă  ce titre le guide de pratique clinique sur le diagnostic et le traitement des troubles dĂ©ficitaires de l’attention avec ou sans hyperactivitĂ© (TDAH) chez les enfants et les adolescents, dont les biais et le manque d’objectivitĂ© ont Ă©tĂ© soulignĂ©s dans un article de la revue « Prescrire » (4).
 
Des dĂ©cisions sont prises en lieu et place des professionnel.les qui se voient dĂ©possĂ©dé·es de leurs compĂ©tences, avec maintenant le risque d’une opposabilitĂ© des RBPP, en complĂšte contradiction avec leur code de dĂ©ontologie professionnelle. La HAS dĂ©clare entendre les points dissonants, mais quand a-t-elle entendu l’appel rĂ©current d’une grande partie des professionnel.les sur la question de l’autisme, des troubles de l’attention et de l’hyperactivitĂ© et des « troubles neuro-dĂ©veloppementaux » ?
Ce problĂšme du manque de contradictoire est clairement relevĂ© dans le rapport annuel 20254 du dĂ©ontologue de la HAS, M. Robert Gelli. Celui-ci pense en effet « utile de mettre en place un groupe de travail interne pour essayer de dĂ©finir une doctrine » sur les potentiels liens intellectuels des experts auxquels la HAS fait appel. Il estime que le lien intellectuel « peut ĂȘtre susceptible de constituer un conflit d’intĂ©rĂȘts lorsqu’il est de nature, par son intensitĂ©, sa rigiditĂ© ou son lien prĂ©cis des travaux Ă  compromettre l’impartialitĂ© rĂ©elle de la personne ».
 
Dans notre secteur du soin psychique, elle pĂȘche par son mĂ©dico-centrisme, finalement loin des directives de l’OMS qui prĂŽnent la prise en compte de contexte de vie des populations dans les questions de santĂ© publique.
 
(
) le Conseil d’État dans une dĂ©cision du 7 juillet 2021 rappelle : « une recommandation de bonne pratique [
] ne dispense [pas] le professionnel de santĂ© de rechercher pour chaque patient la prise en charge qui lui parait la plus appropriĂ©e ».

Comment alors ces recommandations, rĂ©digĂ©es pour aider le praticien Ă  exercer son art, tendent-elles Ă  la crĂ©ation d’un modĂšle unique, qui serait le seul reconnu par les autoritĂ©s de contrĂŽle et de tarification ?
Parce que la HAS, organe de l’État, fait surtout des choix politiques, et non des choix scientifiques.❞
 
 
(1) https://lnkd.in/eyr2HujX
(2) https://lnkd.in/eB5Xg9Vq
(3) https://lnkd.in/evCXi68n
(4) https://lnkd.in/enhbm6Zz

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hÎpital public et l'accÚs au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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