« Solidarité territoriale » des médecins : les derniers chiffres de la ministre
Lors d’une audition sur sa « feuille de route » devant la commission des Affaires sociales du Sénat, mercredi 29 avril, Stéphanie Rist a été interpelée sur le bilan, à date, du dispositif de « solidarité territoriale » des médecins et sur l’inscription au calendrier de l’Assemblée nationale de l’examen de la PPL Mouiller, qui le rend obligatoire.
Par Aveline Marques
Capture d’écran du Sénat.
Le dispositif de la « solidarité territoriale » est loin d’être enterré, si l’on en croit la ministre de la Santé Stéphanie Rist. « C’est un dispositif que nous continuons à porter et que les agences régionales de santé continuent à porter », a-t-elle assuré mercredi devant les sénateurs de la commission des Affaires sociales, qui l’auditionnaient sur sa « feuille de route » et le bilan des mesures de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. « On est à 15 000 consultations sur une cinquantaine de lieux actuellement », a-t-elle précisé, alors que les ARS ont identifié 151 « zones rouges ».
En février dernier, un précédent bilan faisait état de 6500 consultations réalisées depuis octobre par « plus de 300 médecins ». Bien loin de l’objectif des « 30 millions » de consultations réorientées vers les territoires les plus sous-dotés affiché par l’ancien Premier ministre François Bayrou.
Le dispositif reste basé sur le volontariat des médecins. Adoptée en mai 2025 au Sénat, la proposition de loi Mouiller, qui vise à le rendre obligatoire, n’a pas encore été inscrite à l’agenda de l’Assemblée nationale. Le temps parlementaire est en effet « contraint », a répondu Stéphanie Rist, qui a indiqué qu’elle ne le maitrisait pas le calendrier. « Je ne sais pas aujourd’hui vous dire ce qu’il en est de cette proposition de loi. »
La ministre a par ailleurs rapporté que l’association Médecins solidaires avait de son côté permis la prise en charge de « plus de 10 000 patients », dans 12 centres.« Beaucoup de jeunes médecins réclament ces mesures de volontariat et je crois qu’il faut absolument les accompagner dans ce sens », a-t-elle affirmé.
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