Cancers: une augmentation de 77% d’ici 2050,

« Cancer : le nombre de nouveaux cas va augmenter de 77% d’ici 2050, alerte l’OMS »

Date de publication : 2 février 2024

https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=fe06846b6b555c095952e22b08dbeb48&id_newsletter=19583&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=19583&from=newsletter

Le Parisien indique que « c’est un sombre scénario que dessine le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Quelque 35 millions de nouveaux cas de cancer devraient être détectés en 2050, soit 77% de plus qu’en 2022 ».
L’agence de l’OMS fait savoir : « L’augmentation rapide de la charge mondiale du cancer reflète à la fois le vieillissement et la croissance de la population, ainsi que les changements dans l’exposition des personnes aux facteurs de risque ».
Le quotidien souligne que « le tabac, l’alcool, l’obésité et la pollution de l’air sont des « facteurs clés de l’augmentation de l’incidence ».


Il explique ainsi que « selon des données issues de 185 pays, le CIRC anticipe une hausse de 50% du nombre annuel de nouveaux cas diagnostiqués entre 2022 et 2040 (environ 30 millions), et de 77% entre 2022 et 2050 (35 millions anticipés). En moyenne, une personne sur cinq développera un cancer durant son existence, anticipe le Dr Freddie Bray, chef de l’unité surveillance du cancer du CIRC ».
Le Parisien rappelle qu’« en 2022, une large étude publiée dans The Lancet avait dévoilé que près de la moitié des cancers mondiaux sont attribuables à un facteur de risque donné. Le tabac est de loin le principal élément ayant favorisé un cancer (33,9%), suivi par l’alcool (7,4%) ».
Le journal remarque qu’« une grosse moitié de cancers ne sont pas attribuables à un facteur de risque donné, ce qui montre que la prévention ne suffit pas. Celle-ci, selon les auteurs, doit donc s’accompagner de deux autres piliers : un diagnostic suffisamment précoce et des traitements efficaces ».
Le quotidien précise en outre que « le CIRC estime à 19,96 millions le nombre de cancers diagnostiqués à l’échelle mondiale en 2022. L’Asie concentre près de la moitié des cas détectés […] (9,8 millions). […] L’Europe (au sens large, Russie incluse) concentre à elle seule près du quart des diagnostics (4,5 millions) ».
Le Dr Bray évoque « des taux d’incidence record pour des cancers répandus comme ceux de la prostate et du sein dans de nombreux pays européens ».


Le Parisien note enfin que « le cancer frappe principalement les plus âgés : les trois quarts des diagnostics concernent les plus de 55 ans. Le nombre de morts du cancer a été évalué à 9,74 millions pour l’année 2022 par le CIRC. Le cancer tue davantage les hommes que les femmes : sur 100 décès, en moyenne 56 sont des hommes pour 44 femmes ».

Les taux de cancer devraient augmenter de 77 % d’ici à 2050

Un oncologue pratique une intervention chirurgicale sur un patient dans un hôpital de Minna, au Nigeria.

©OMS /Blink Media/Etinosa Yvonn

Un oncologue pratique une intervention chirurgicale sur un patient dans un hôpital de Minna, au Nigeria.

Santé

https://news.un.org/fr/story/2024/02/1142847

Les cas de cancer dans le monde devraient augmenter d’environ 77 % d’ici le milieu du siècle, a déclaré jeudi l’agence sanitaire des Nations Unies, soulignant le fardeau croissant de la maladie. 

Selon les derniers chiffres du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une branche spécialisée de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il devrait y avoir plus de 35 millions de cas de cancer en 2050, contre 20 millions estimés en 2022.

Cette augmentation reflète à la fois le vieillissement et la croissance de la population, ainsi que l’évolution de l’exposition des individus aux facteurs de risque. Le tabac, l’alcool et l’obésité sont des facteurs clés, de même que la pollution atmosphérique.

Des schémas différents 

Les pays riches devraient connaître la plus forte augmentation absolue du nombre de cancers, avec 4,8 millions de nouveaux cas supplémentaires prévus en 2050. 

Toutefois, les pays à revenu faible ou intermédiaire devraient connaître une augmentation proportionnelle plus importante du nombre de cancers, alors que la mortalité devrait presque doubler.

Les estimations de l’Observatoire mondial du cancer du CIRC sont basées sur les meilleures sources de données disponibles dans 185 pays et couvrent 36 formes différentes de cancer. 

Elles ont été publiées parallèlement à une enquête de l’OMS portant sur 115 pays, qui a montré que la majorité d’entre eux ne financent pas suffisamment les services prioritaires de lutte contre le cancer et de soins palliatifs dans le cadre de la couverture sanitaire universelle. 

Les cancers les plus répandus dans le monde 

Selon le CIRC, dix types de cancer représentaient collectivement environ deux tiers des nouveaux cas et des décès dans le monde en 2022. 

Le cancer du poumon est la forme de cancer la plus répandue dans le monde, avec 2,5 millions de nouveaux cas.  Il représentait plus de 12% de tous les nouveaux cas et 18,9% des décès, soit 1,8 million, ce qui en fait la principale cause de décès par cancer. 

Le cancer du sein chez la femme arrive en deuxième position, avec 2,3 millions de cas dans le monde, soit 11,6%, mais il est à l’origine de 6,9% des décès. 

Les autres cancers les plus fréquents sont le cancer colorectal, le cancer de la prostate et le cancer de l’estomac. 

Le cancer colorectal est la deuxième cause de décès par cancer, suivi par le cancer du foie, du sein et de l’estomac. 

Le cancer du col de l’utérus était le huitième cancer le plus fréquent dans le monde, la neuvième cause de décès par cancer et le cancer le plus fréquent chez les femmes dans 25 pays, dont un grand nombre en Afrique subsaharienne.

Des mammographies régulières peuvent aider à détecter le cancer du sein à un stade précoce.

© Unsplash/National Cancer Institute

Des mammographies régulières peuvent aider à détecter le cancer du sein à un stade précoce.

Inégalités et investissements 

Les estimations du CIRC, publiées à l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, le 4 février, révèlent également des inégalités frappantes, notamment en ce qui concerne le cancer du sein.

Dans les pays riches, une femme sur 12 recevra un diagnostic de cancer du sein au cours de sa vie et une sur 71 en mourra, selon le CIRC. En revanche, dans les pays pauvres, une femme sur 27 seulement recevra un diagnostic positif de cancer du sein, mais une sur 48 en mourra.

Ces femmes « courent un risque beaucoup plus élevé de mourir de la maladie en raison d’un diagnostic tardif et d’un accès insuffisant à un traitement de qualité », a déclaré le Dr Isabelle Soerjomataram, cheffe adjointe de la branche Surveillance du cancer au CIRC. 

L’enquête de l’OMS a également révélé d’importantes inégalités dans les services de cancérologie au niveau mondial. Par exemple, les pays à revenu élevé étaient jusqu’à sept fois plus susceptibles d’inclure des services liés au cancer du poumon dans leurs prestations de santé. 

« L’OMS, notamment dans le cadre de ses initiatives de lutte contre le cancer, collabore étroitement avec plus de 75 gouvernements pour élaborer, financer et mettre en œuvre des politiques visant à promouvoir les soins contre le cancer pour tous », a dit le Dr Bente Mikkelsen, Directeur du département Maladies non transmissibles de l’OMS, soulignant ainsi la nécessité d’investir davantage dans ce domaine.

Le cancer, première cause de mortalité en France, en 7 chiffres

https://www.lesechos.fr/industrie-services/pharmacie-sante/le-cancer-premiere-cause-de-mortalite-en-france-en-7-chiffres-2073824#:~:text=A%20travers%20le%20monde%2C%20le,de%20la%20Santé%20(OMS).

Nombre de cas, cancers les plus répandus, importance du dépistage… Tour d’horizon, à l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, pour mieux comprendre la maladie et ses enjeux de santé publique.

Paris

Santé et hôpitaux

Avec 157.000 décès chaque année, le cancer reste la première cause de décès en France.
Avec 157.000 décès chaque année, le cancer reste la première cause de décès en France. (LOIC VENANCE/AFP)

Par Tifenn Clinkemaillié

Publié le 4 févr. 2024 à 8:31Mis à jour le 4 févr. 2024 à 14:00

Le cancer reste à travers le monde une cause majeure de mortalité. Tous les ans, 10 millions de personnes décèdent de la maladie. Pour lutter contre ce fléau, la recherche bat son plein.

Chaque année a lieu, le 4 février, la Journée mondiale contre le cancer. L’occasion de promouvoir les moyens de faire reculer la charge de morbidité imputable à cette maladie. Tour d’horizon, en chiffres clés.

· 433.000 nouveaux cas chaque année

Avec 157.000 décès annuels, le cancer reste la première cause de décès en France. Chaque année 433.000 nouveaux cas sont enregistrés. Depuis 1990, ce chiffre a doublé. En cause notamment, le vieillissement de la population et l’amélioration des méthodes diagnostiques. Par ailleurs, le maintien, ou l’augmentation de certains comportements à risque dans la population favorise cette tendance.

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Ainsi, les chiffres du cancer du poumon chez les femmes augmentent depuis que le tabagisme s’est installé dans leurs habitudes. Au global, on estime que 3,8 millions de personnes vivent en France aujourd’hui avec un diagnostic de cancer.

A travers le monde, le cancer constitue la deuxième cause de décès avec près de 10 millions de morts par an, derrière les maladies cardiaques. Quelque 35 millions de nouveaux cas de cancer devraient être détectés en 2050, soit 77 % de plus qu’en 2022, affirme l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

· 57 % d’hommes

Les hommes (57 %) sont légèrement plus touchés que les femmes. Toutefois, après une augmentation jusqu’en 2005, le taux d’incidence « tous cancers » a diminué et semble se stabiliser depuis 2012.

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Pour les femmes, la tendance est à la hausse : +0,9 % par an depuis 1990. Autre enseignement : l’évolution de l’incidence de l’ensemble des cancers diffère selon le sexe.

· 2.200 enfants

Les adultes ne sont pas les seuls à être touchés par le cancer. Les plus jeunes le sont aussi. Chez les enfants et les adolescents, le cancer touche chaque année, en moyenne, 2.200 nouvelles personnes (1.843 chez les moins de 15 ans et 440 chez les adolescents de 15 à 17 ans en 2023).

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Bonne nouvelle toutefois : la survie à cinq ans des enfants et adolescents atteints de ces cancers s’est améliorée de manière très significative ces dernières décennies. Elle dépasse aujourd’hui 80 %. Chez les moins de 15 ans, les principales localisations cancéreuses sont les leucémies (28 % des cas). Chez les 15-17 ans, les principales localisations sont les lymphomes (27 % des cas).

· 60.000 cancers du sein

Le principal cancer féminin est celui du sein. Il représente un tiers des cancers qui touchent les femmes, soit près de 60.000 cas par an, et 12.000 décès chaque année. Ce cancer fait partie de ceux qui se soignent le mieux : cinq ans après un diagnostic précoce 99 femmes sur 100 sont encore en vie. Viennent ensuite les cancers du poumon (9 %), et ceux du côlon et du rectum.

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Le principal cancer qui affecte les hommes est celui de la prostate (61.000 cas). Ils sont ensuite 21.370 à être touchés par des cancers du côlon et du rectum et 19.339 à souffrir de cancer du poumon.

· 6.600 décès évitables

Le dépistage peut pourtant sauver des vies. « Si l’adhésion au principe du dépistage organisé est élevée au sein de la population française (94 % des femmes se déclarent favorables au dépistage du cancer du sein et 94 % des hommes et femmes au dépistage du cancer colorectal), le passage à l’acte demeure insuffisant », déplore l’Institut national du cancer.

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Actuellement, le dépistage du cancer colorectal qui enregistre 34 % de participation. S’il atteignait 65 %, 5.700 cancers colorectaux et 6. 600 décès pourraient être évités chaque année, estime l’organisme. Pour atteindre ces chiffres, l’Assurance maladie souhaite réaliser 1 million de dépistages supplémentaires d’ici 2025. Cette année, 13,6 millions d’invitations à réaliser un dépistage du cancer colorectal seront ainsi envoyées, ainsi que 10,4 millions pour le dépistage du cancer du col de l’utérus et 5 millions pour le cancer du sein. A travers le monde, on estime que 3,7 millions de vies supplémentaires pourraient être sauvées chaque année en mettant en oeuvre des stratégies de prévention adaptées.

Par ailleurs, plus de 40 % des décès du cancer (4,4 millions) dans le monde sont causés par des facteurs de risque modifiables. En clair, ce sont donc des cancers que l’on peut prévenir en réduisant le facteur de risque, comme la consommation d’alcool et de tabac.

· 6 personnes sur 100.000

Sarcome, mélanome uvéal, lymphomes… au-delà des cancers les plus courants, 70.000 personnes sont touchées chaque année par un cancer rare. Moins de 6 personnes sur 100.000 en France sont ainsi touchées par un cancer rare. Au global, ils représentent toutefois 22 % des cancers enregistrés en France.

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Et la recherche continue de s’y intéresser, à l’Institut Curie notamment. L’une des difficultés réside dans les formes multiples de ces cancers. Il existe ainsi plus de 100 types de sarcome, et 70 types de lymphomes. Ces cancers sont donc difficiles à diagnostiquer, surtout pour un médecin qui ne les aurait jamais rencontrés.

En France, des réseaux nationaux de référence sont en place pour optimiser la prise en charge des patients. Ils permettent d’accéder à une véritable expertise médicale et aux dernières innovations thérapeutiques. Et cette organisation fait avancer la recherche. « Des études ont démontré que, dans les sarcomes par exemple, lorsque la chirurgie est menée dans un centre expert, le pronostic des patients est meilleur », explique ainsi Sarah Watson, oncologue et chercheuse à l’Institut Curie.

· 16,1 milliards d’euros

Chaque année, l’Assurance maladie consacre 16,1 milliards d’euros à la prise en charge des cancers en France, soit 10 % des dépenses totales. Le coût des traitements est important. Il représente 3,2 milliards d’euros. Et il devrait croître encore. En cause, le prix des traitements innovants qui devrait alourdir la facture de 1 à 1,2 milliard d’euros par an.

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A travers le monde, le coût économique total du cancer a été estimé à 1.160 milliards de dollars. Perte de productivité, de revenu des ménages, réduction de la qualité de vie, handicap et, décès prématurés sont comptabilisés.

Tifenn Clinkemaillie

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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