Enquête en cours sur la précarité parmi les étudiants en médecine

Une nouvelle enquête pour évaluer la précarité des étudiants en médecine 

Par Marion Jort le 24-01-2023 https://www.egora.fr/etudiants/vie-etudiante/78787-une-nouvelle-enquete-pour-evaluer-la-precarite-des-etudiants-en#xtor=EPR-3-1%5BNews_En_Bref%5D-20230124-%5B_1%5D

L’enquête :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScu1SUOmvirb-otDzgYbBWoxk5nXCj11j_ifldAI_NJArevmA/viewform

Quatre ans après la publication de sa grande enquête précarité, l’Association nationale des  étudiants en médecine de France a décidé d’actualiser ses chiffres et lance, à cette occasion, une grande consultation à destination de tous les carabins.

En 2019, les résultats de la grande enquête précarité de l’Anemf *avait fait l’effet d’une bombe. Selon son constat, 1 étudiant sur 4 avait déjà pensé à arrêter ses études pour des raisons financières, notamment à cause de l’impact direct sur la réussite.  La grande majorité (93%) d’entre eux ne pouvaient pas non plus poursuivre leurs études sans un soutien financier de la part de leurs proches. Par ailleurs, selon l’enquête de l’époque, 1 étudiant sur 5 avait des difficultés à payer son loyer et plus d’1 étudiant sur 2 ne se chauffait pas convenablement l’hiver. 

Dans un contexte inflationniste, quatre ans après son premier volet, l’Anemf a donc décidé de relancer sa grande enquête. “Entre conditions financières, conditions de logements, accès à la santé, à la restauration étudiante, ou encore impact des études sur les ressources des étudiants, les facettes de la précarité sont nombreuses. Tous ces sujets sont abordés dans cette enquête qui a pour but de recueillir des données actualisées afin de mieux défendre les étudiants en médecine sur ces sujets, et porter vos revendications”, précise l’association représentative dans un message posté sur ses réseaux sociaux. 

Tous les étudiants en médecine, quel que soit leur niveau, sont donc invités à remplir un grand questionnaire, accessible en cliquant ici. La participation prend une quinzaine de minutes, selon l’Anemf. 

* Enquête de 2019 – Dix signes qui montrent que les étudiants en médecine sont précaires   

Par Marion Jort le 31-10-2019 

Un étudiant en médecine sur quatre a déjà pensé à arrêter ses études pour des raisons financières, s’alarme l’Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf) dans une enquête sur la précarité des étudiants dévoilée ce jeudi 31 octobre. Un phénomène grandissant et inquiétant.   

Près d’un étudiant sur deux ne recommanderait pas médecine à des proches, selon une nouvelle enquête de l’Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf), dévoilée ce jeudi 31 octobre. Réalisée sur un échantillon d’étudiants de premier et deuxième cycle, cette enquête* révèle que l’anxiété financière et la précarité statutaire des étudiants est la cause d’un mal-être profond chez une grande majorité de carabins.  

L’association pointe notamment du doigt l’augmentation annuelle du coût de la rentrée, la flambée du coût de la vie, l’achat de référentiels, la souscription à des organismes de préparation privés pour la préparation des ECNi, l’impossibilité pour la grande majorité de cumuler études et emploi ; mais aussi le non-respect de certaines règles par les UFR ayant un impact direct sur la précarité et la protection des étudiants en médecine.  

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A l’heure actuelle, les stages des externes sont rémunérés à hauteur de 129,60 € brut mensuel en quatrième année, 251,40 € en cinquième année et 280,89 € brut mensuel en sixième année, à raison de cinq demi-journées de stage par semaine sur 36 mois.  

Egora.fr a retenu les 10 principaux chiffres de cette enquête qui démontrent la précarité grandissante de ces étudiants : 

Abandon des études de médecine pour un motif financier  

D’après l’Anemf, 1 étudiant sur 4 a déjà pensé à arrêter ses études pour des raisons financières, notamment à cause de l’impact direct sur la réussite.  

Dépendance financière aux proches 

92,6 % des étudiants ne peuvent pas suivre leurs études sans un soutien financier de la part de leurs proches. Un état de dépendance qui…

persiste pendant tout le cursus à cause de la longueur des études ; et qui est également lié au fait que les étudiants tardent à devenir indépendants, relève l’Anemf.  

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Précarité alimentaire 

43,2 % des étudiants ne mangent pas à leur faim. L’enquête révèle aussi qu’un tiers des étudiants sautent des repas tous les mois, toujours à cause de difficultés financières.  

Difficulté à se restaurer pendant les stages  

Plus d’un quart (25,8 %) des étudiants n’ont pas accès à une offre de restauration pendant les stages. Par ailleurs, 14 % des CHU ont des lignes de gardes ne fournissant pas une offre de restauration alors que celles-ci durent toute la nuit. A l’issue de cette enquête, l’Anemf demande ainsi une garantie d’accès à un service de restauration hospitalier pour les étudiants, à un tarif équivalent à celui d’un ticket de restaurant universitaire (3,30 euros).  

Difficulté à payer le loyer 

1 étudiant sur 5 a des difficultés à payer son loyer, révèle l’Anemf. Près d’un étudiant sur trois a d’ailleurs été contraint de s’éloigner de son lieu d’étude pour un motif financier et 23 % des étudiants logent encore chez leurs parents, dont les trois quarts par obligation financière. 

Privation de chauffage l’hiver 

Plus d’un étudiant sur deux (53,6 %) ne se chauffe pas convenablement pendant l’hiver pour des raisons économiques.  

Fraude aux transports en commun 

Plus d’un étudiant sur 5 (22,6 %) a reconnu avoir déjà fraudé dans les transports en commun pour des raisons financières. Pourtant, près de 40 % des étudiants les utilisent pour aller à la faculté et 47 % pour aller au CHU, pointe l’Anemf.  

Organisation de gardes les veilles d’examens  

25,9 % des étudiants ont reconnu avoir déjà effectué des gardes la veille des examens…

En plus de leurs stages, les externes doivent effectuer au moins 25 gardes durant le deuxième cycle. 

Pas de droit au repos de sécurité  

Les UFR sont directement mises en cause dans cette enquête. L’Anemf relève ainsi que 42, 9 % des UFR n’ouvrent pas le droit au repos de sécurité et que les trois quarts des UFR n’autorisent pas de récupérer une demi-journée d’astreinte en cas de samedi matin travaillé.  

Non-respect par les UFR du versement de l’indemnité transport pendant les stages  

17 % des UFR ne versent pas non plus l’indemnité mensuelle de transport de 130 € aux étudiants pour les stages situés en périphérie de la ville universitaire. Ainsi, pour plus de 60% des étudiants, la distance constitue un frein au choix de ces terrains de stage. Des chiffres que regrette l’Anemf, qui estime que les stages en périphérie peuvent représenter une solution à la problématique de l’accès aux soins.  

 
*Enquête précarité diffusée parmi les étudiants de premier et deuxième cycle du 26 février au 26 avril 2019. 

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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