Depuis 40 ans, les classes moyennes payent et vont payer encore la note !

« Le sentiment de déclassement des classes moyennes a toutes les chances de s’aggraver sans une révolution fiscale et sociale »

Tribune

Lucas Chancel Economiste

L’ économiste Lucas Chancel rappelle, dans une tribune au « Monde », que depuis quarante ans, les classes moyennes françaises ont vu leurs revenus et leur part du patrimoine global diminuer.

Publié le 25 novembre 2022 à 14h00 Mis à jour le 26 novembre 2022 à 09h54  Temps de Lecture 3 min.  https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/11/25/le-sentiment-de-declassement-des-classes-moyennes-a-toutes-les-chances-de-s-aggraver-sans-une-revolution-fiscale-et-sociale_6151607_3232.html

Aucune statistique ne peut définir à elle seule la « classe moyenne ». Pour autant, une manière simple de suivre son évolution dans le temps est de s’intéresser au groupe de la population compris entre les 50 % les plus pauvres et les 10 % les plus riches. Il existe, bien entendu, des critères plus fins (diplôme, profession, capital relationnel…) qui recoupent au moins en partie la délimitation retenue ici.

La classe moyenne fait véritablement son apparition au XXe siècle, grâce à la forte croissance des salaires des professions intermédiaires, dans un contexte de déclin du rendement du capital des classes aisées sous l’effet des chocs des deux guerres mondiales, mais aussi et surtout des politiques sociales des années 1930 et 1950. Au début du XXe siècle, les 40 % du milieu de l’échelle des revenus ne possédaient en France que 15 % du patrimoine total, les 10 % du haut tout le reste (actifs financiers, immobilier, entreprises, terres…). Alors que le patrimoine des 50 % les plus pauvres a plafonné à moins de 5 % du total, celui de la classe moyenne progresse à partir de 1910 pour atteindre 25 % dans l’immédiat après-guerre et croît encore pendant les « trente glorieuses » pour atteindre environ 40 % au début des années 1980.

La situation s’est retournée depuis quarante ans : le patrimoine et les salaires de la classe moyenne ont crû moins rapidement que ceux des plus aisés. Par exemple, le salaire d’entrée des professeurs de collège avoisinait 2,2 fois le salaire minimum en 1980 contre seulement 1,2 aujourd’hui. Sur la même période, la part du patrimoine de la classe moyenne est redescendue à 35 % du total en France, au profit des 10 % du haut.

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Le patrimoine des classes moyennes est constitué, typiquement, d’un bien immobilier complété par de l’épargne, voire du patrimoine professionnel (petit commerce), le tout à hauteur de 220 000 euros en moyenne par adulte, net de dettes. Les 10 % du haut possèdent, en plus de biens immobiliers, un capital financier très important (actions, titres, etc.). Du fait de cette appétence de la classe moyenne pour l’immobilier, la flambée des prix des logements a contribué à contenir son déclin relatif, mais les jeunes générations issues des classes moyennes et populaires ont en revanche des difficultés très grandes à accéder à la propriété.

« Sandwich » au goût amer

Mais le patrimoine historique de la classe moyenne, c’est aussi le service public. La démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur lui a largement bénéficié, tout comme les grands programmes de construction de logements directement, ou indirectement en détendant le marché immobilier. En retour, les 40 % du milieu de la distribution reversent de 50 % à 55 % de leurs revenus en taxes et en cotisations sociales. Ce taux est plus élevé pour les classes moyennes que pour les classes aisées, ce qui est contraire au principe de progressivité fiscale. La récente baisse des impôts sur le patrimoine financier et ses revenus n’a fait que renforcer ce phénomène, et vient compliquer le consentement à l’impôt.

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Ce « sandwich » fiscal et social dans lequel se retrouvent les classes moyennes a un goût d’autant plus amer que de nombreux ménages ont des revenus trop faibles pour s’établir au cœur des pôles urbains. Les dépenses d’accès aux services publics augmentent à mesure que les services de soins, les administrations et les gares ferment dans les bourgs. Idem pour l’accès à l’université : la location d’une chambre d’étudiant et ses dépenses associées représentent plus de 6 000 euros par an en moyenne.

Ces dynamiques contribuent au sentiment de déclassement, qui a toutes les chances de s’aggraver sans une révolution fiscale et sociale. Les pistes ne manquent pas : revalorisation des salaires dans les professions basses et intermédiaires, à commencer par les secteurs essentiels ; prise en charge des dépenses d’accès aux services publics pour tous, à commencer par l’éducation (des fournitures scolaires aux résidences étudiantes) ; investissements massifs dans le logement et le réseau ferré régional pour faire baisser la pression immobilière ; prise en charge de la dépendance, afin de renouer avec le progrès social tout au long de la vie.

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En période de faible croissance économique, de tels coûts ne peuvent être financés sans mettre davantage à contribution les 10 % les plus aisés, par un impôt progressif sur le patrimoine financier et ses revenus. C’est le prix à payer pour assurer la prospérité de la classe moyenne au XXIe siècle.

Lucas Chancel, professeur associé à Sciences Po et chercheur associé à l’Ecole d’économie de Paris et à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), est codirecteur du World Inequality Lab.

Fractures sociales françaises

Les classes moyennes, pilier du progrès social et de la croissance partagée, voient depuis quarante ans l’écart se creuser vis-à-vis de l’élite politico-économique. Au risque d’un rejet de la démocratie.

Lucas Chancel(Economiste)

*« Le divorce entre le Parti socialiste et la fraction des classes moyennes dont le cœur penchait à gauche est consommé »

Tribune

Mathieu Fulla Historien

L’historien Mathieu Fulla explique comment le virage social-libéral du PS lui a aliéné les fonctionnaires, tentés désormais par les extrêmes.

Publié le 25 novembre 2022 à 12h00 Mis à jour le 26 novembre 2022 à 09h54  Temps de Lecture 4 min.  https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/11/25/le-divorce-entre-le-parti-socialiste-et-la-fraction-des-classes-moyennes-dont-le-c-ur-penchait-a-gauche-est-consomme_6151588_3232.html

Pour surmonter les nombreuses crises de son histoire, le socialisme français s’est appuyé sur deux piliers longtemps inébranlables : ses mairies, qui lui ont permis de tisser des réseaux locaux compensant en partie son incapacité à construire un parti de masse, et les agents de l’Etat. Si les dernières élections municipales ont rappelé la robustesse du premier pilier, les scrutins présidentiels et législatifs depuis 2017 ont mis en lumière l’effondrement du second. Le divorce entre le Parti socialiste (PS) et cette fraction des classes moyennes dont le cœur penchait traditionnellement à gauche est consommé. En 2012, plus de 45 % des enseignants, par exemple, avaient apporté leurs voix à François Hollande. Ils ne sont plus que 19 % à soutenir Benoît Hamon en 2017 et 3 % Anne Hidalgo en avril 2022.

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Ce phénomène touche l’ensemble des partis socialistes et sociaux-démocrates européens depuis le début des années 2000. Mais la perte des agents de l’Etat est particulièrement lourde pour le socialisme français qui, contrairement à ses homologues allemand, autrichien ou d’Europe du Nord, n’a jamais pu compter sur une assise ouvrière solide. En revanche, sa capacité à traduire politiquement une culture républicaine, laïque et de protection des « petits » par l’extension et le renforcement de l’Etat social lui a permis de rallier très tôt une fraction non négligeable de la fonction publique. A la veille de la première guerre mondiale, les instituteurs représentaient un quart des adhérents de la jeune SFIO. En 1951, une enquête interne estime la part des fonctionnaires au sein du parti à 25 %, parmi lesquels une part importante de travailleurs du secteur public dont le nombre a considérablement augmenté avec les nationalisations de la Libération. Les socialistes subissent toutefois sur ce terrain la rude concurrence d’un Parti communiste, beaucoup mieux implanté dans les milieux ouvriers.

Relais syndicaux

Dans les années 1970, la stratégie de conquête du pouvoir impulsée par François Mitterrand induit des transformations organisationnelles et sociologiques majeures au sein du PS. Sa professionnalisation lui permet d’apparaître comme une alternative gouvernementale crédible au gaullisme et au centre droit et de pénétrer les sommets de l’Etat, ce que la SFIO n’avait jamais réussi à faire. Entre 1979 et 2000, la proportion des cadres et des professions intellectuelles supérieures issues de la haute fonction publique augmente régulièrement dans ses instances dirigeantes. La part des fonctionnaires et des travailleurs du secteur public – dont une portion croissante de retraités – fait plus que doubler entre 1973 et 1986 et se stabilise autour de 55 % dans la décennie suivante. Comme au temps de la SFIO, le parti peut compter sur des relais syndicaux dans la fonction publique – Force ouvrière, Fédération de l’éducation nationale, CFDT – bien que la relation avec ces organisations ne soit jamais simple.

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L’exercice régulier du pouvoir instaure une relation de dépendance mutuelle entre le PS et l’Etat. Si le premier est parvenu, après des décennies d’insuccès, à acquérir une stature gouvernementale aux yeux de la haute administration, cette conquête s’est accompagnée d’une dépendance accrue à l’égard des financements publics et d’une moindre capacité à saisir les préoccupations de son électorat populaire. Les réformes administratives des socialistes au pouvoir remettent en cause sa réputation de protecteur de l’Etat social et de ses personnels. Elles convergent assez largement avec celles de la droite, comme l’a montré l’historien Emilien Ruiz dans Trop de fonctionnaires ? Histoire d’une obsession française (XIXe-XXIe siècle) (Fayard, 2021).

La stabilisation, voire la décrue, du nombre de fonctionnaires et la modération salariale, au nom de l’impératif de maîtrise des finances publiques et de compétitivité des entreprises, transcendent les clivages partisans. Convergence ne rime cependant pas avec homothétie. Dans les années 2000, la radicalisation des attaques de la droite contre le nombre excessif de fonctionnaires et le gel du point d’indice décidé en 2010 par Nicolas Sarkozy ont nourri de fortes attentes à l’égard du candidat Hollande. Si elle stabilise les effectifs, la « modernisation de l’action publique » que ce dernier met en œuvre ne convainc ni les électeurs ni les adhérents du PS… d’autant que le point d’indice reste gelé.

Sentiment d’injustice

Dès les années Mitterrand (1981-1995), l’acceptation de la mondialisation libérale et d’un approfondissement de la construction européenne suivant les mêmes logiques a nui à la réputation du socialisme dans des milieux plus hostiles que la moyenne au libéralisme économique et plus attentifs à la redistribution des richesses. Si le gouvernement Ayrault (2012-2014) interrompt la trajectoire de baisse de la fiscalité sur le capital et les très hauts revenus, impulsée par la droite dans les années 2000 (et depuis reprise par Emmanuel Macron), il n’engage pas la révolution fiscale promise dans l’opposition. A l’instar de toutes les composantes des classes moyennes, une large majorité des agents de l’Etat se perçoit comme victime de l’injustice fiscale.

Une forte dimension sociétale joue enfin dans la rupture des liens entre les élites roses et la petite et moyenne fonction publique. Le « libéralisme culturel » des premiers tranche avec les positions plus conservatrices des secondes. Le politiste Luc Rouban remarque que les fonctionnaires de catégories B et C se sont détournés du PS, car ses gouvernants ont donné l’impression de perdre toute autorité sur des questions essentielles comme la laïcité. Leur difficulté à prendre clairement position sur des thèmes tels que la place de l’islam dans la société ou la question migratoire contribue également à l’éloignement.

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Quelque chose s’est donc brisé entre le socialisme et les agents du public. La mise à distance de l’Etat par le PS a non seulement affecté leurs conditions de vie matérielles, mais également participé à la dévalorisation de l’image qu’ils se font de leur métier. Lorsqu’ils ne se réfugient pas dans l’abstention, ils se tournent vers La France insoumise, les écologistes et, dans une moindre proportion, vers les droites conservatrices et radicales. Quant aux couches supérieures de la fonction publique, qui donnaient au PS son visage de « parti des diplômés », elles ont pour la plupart rallié le macronisme.

Mathieu Fulla est chercheur au Centre d’histoire de Sciences Po

**« Les fortunes de taille moyenne sont distancées par la croissance des très grosses fortunes »

Tribune

Jean-Laurent Rosenthal Economiste

L’économiste Jean-Laurent Rosenthal démonte, dans une tribune au « Monde », le mécanisme financier qui a accru à partir des années 1990 les inégalités entre petits épargnants et élites actionnariales et entrepreneuriales.

Publié le 25 novembre 2022 à 13h00 Mis à jour le 26 novembre 2022 à 09h54  Temps de Lecture 3 min. https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/11/25/les-fortunes-de-taille-moyenne-sont-distancees-par-la-croissance-des-tres-grosses-fortunes_6151599_3232.html

La courbe de l’inégalité des richesses a connu deux pics dans les pays occidentaux, l’un à la fin du XIXe siècle, l’autre aujourd’hui. Dans les deux cas, on a assisté à la constitution de très grandes richesses familiales. Ce sont deux périodes de mondialisation qui ont permis à beaucoup d’entreprises d’atteindre des tailles impensables si elles s’étaient limitées à un périmètre national. De 1914 aux années 1990, la période est en revanche beaucoup moins favorable : le commerce international est restreint, les marchés des capitaux aussi. Malgré les revers économiques et les guerres, on assiste à la création de beaucoup de fortunes de taille moyenne. Celles-ci demeurent, mais depuis trois décennies elles sont distancées par la croissance des très grosses fortunes.

Pour posséder de grandes fortunes, il faut être propriétaire de parts dans de grandes entreprises. La mondialisation a bien sûr joué un rôle primordial pour cela, mais pas seulement. En particulier, les taux d’intérêt dans ces deux périodes sont arrivés à des minima séculaires. Pendant ces quarante dernières années, le coût du capital a eu tendance à baisser. Les économistes affirment que cette baisse favorise les moins riches, parce qu’ils peuvent ainsi emprunter à moindre coût. Mais elle a d’autres conséquences, qui ont plus à voir avec les inégalités… entre riches.

D’un côté, ceux qui détiennent un actif rare et ont besoin de capital pour le faire fructifier. Appelons-les des entrepreneurs. De l’autre, les investisseurs et épargnants qui veulent placer leur argent. La part des revenus de l’entreprise qui doit rétribuer les prêteurs varie selon le taux d’intérêt, c’est-à-dire selon le coût de l’emprunt. Quand le coût du capital est bas, la part des revenus restant à l’entrepreneur est plus grande, et quand le coût du capital est élevé cette part est moindre.

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Si l’entrepreneur choisit, pour investir, de vendre une part de l’entreprise – sous forme d’actions – plutôt que de soustraire des revenus la même somme, des taux faibles élèvent la valeur financière de l’entreprise. L’entrepreneur devra donc vendre moins d’actions, et il lui en restera une plus grande part. C’est ce phénomène qui explique en grande partie la constitution de très grandes fortunes dans les technologies. Les Jeff Bezos et autres Elon Musk peuvent construire de grandes entreprises mondiales tout en en conservant de très grandes parts, et bien souvent tout le contrôle.

Agir à très grande échelle

On pourrait penser que ce lien entre coût du capital et inégalités est un phénomène d’outre-Atlantique lié aux nouvelles technologies, et qu’il ne concerne donc pas l’Europe. Il n’en est rien. Tout individu qui possède une part importante d’une entreprise bénéficie de taux d’intérêt bas quand l’entreprise lève des fonds pour grandir – même si cette entreprise est « traditionnelle » et orientée vers l’économie du luxe (François Pinault, Bernard Arnault…). Les actionnaires principaux de ces entreprises profitent tout autant que ceux du high-tech de la possibilité d’agir à très grande échelle avec une clientèle mondiale, des sites de production dispersés et un coût du capital très faible.

Une des caractéristiques de ces très grandes et souvent très jeunes fortunes est leur rapport particulier aux pouvoirs publics. Cela découle en partie du désir des personnalités politiques de s’associer à des « gagnants », mais aussi à des raisons plus individuelles – pantouflage ici, attrait du lucre là… Les très grandes fortunes, quant à elles, ont intérêt à obtenir une optimisation fiscale, des subventions ou une liberté maximale d’agir. Cela les incite à engager leurs entreprises dans des activités politiques. Les exemples abondent aux Etats-Unis quand les entreprises déplacent leur siège d’un Etat à un autre pour obtenir des avantages, ou qu’elles interfèrent dans les procédures politiques pour contrer une législation indésirable, comme ça été le cas pour Uber et Lyft en Californie. En France, la discussion récente sur les jets privés relève de démarches analogues.

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Le retour brutal de l’inflation depuis le printemps 2021 et la nécessité pour les banques centrales d’abandonner leur politique de taux bas menée depuis 2008 vont marquer un arrêt temporaire de cette dynamique. Mais il ne faut pas se leurrer, nos économies sont globalement riches, et le capital est et va rester abondant. A long terme, le partage des revenus des entreprises entre entrepreneurs et investisseurs restera très favorable aux premiers. La prochaine vague de grandes fortunes a toutes les chances d’être associée à la transition écologique. Pour que ce tournant réussisse, il doit en effet être mondial et allier des investissements massifs à de nouvelles technologies, ce qui revient à répéter ce qui s’est passé dans l’économie numérique. Tant que cette transition se fait dans une économie de marché, elle impliquera une nouvelle éclosion de multimilliardaires.

Peut-on réduire l’intensité de cette concentration de richesse ? Il y a bien sûr la fiscalité, mais, en l’absence de régulation mondiale du capital, l’exercice est assez vain. La meilleure solution est en fait de retourner à un taux d’intérêt réel situé entre 3% et 5 %. Certes, les investissements perdront de la valeur, mais, pour les classes moyennes, qui constituent leur patrimoine à partir de l’épargne, l’accumulation restera nettement supérieure à ce qu’implique un taux nul ou négatif.

Jean-Laurent Rosenthal est professeur d’économie au California Institute of Technology.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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