Déserts médicaux : deux centres de santé vont ouvrir en Haute-Garonne avec 7 à 9 médecins salariés
ABONNÉS
Vincent Bounes. DDM – DDM – NATHALIE SAINT-AFFRE
Santé, Toulouse, Haute-Garonne
Publié le 07/11/2022 à 13:24
l’essentiel
Deux centres de santé, financés par la région Occitanie dans le cadre du plan « Ma Santé, Ma Région », verront prochainement le jour en Haute-Garonne, selon Vincent Bounes, le vice-président de la région Occitanie chargé de la santé.
60 à 70 nouveaux centres de santé pour lutter contre la désertification médicale en Occitanie. Tel est l’un des objectifs du projet de la région Occitanie « Ma santé, Ma Région », qui prévoit la création de centres de santé dans des zones sous dotées du territoire. Ces établissements seront pourvus de médecins généralistes, d’infirmiers et de sages-femmes, tous salariés de la région. Depuis le début du mois de juillet, trois centres de santé ont déjà vu le jour : à Sainte-Croix-Volvestre en Ariège, à Salviac dans le Lot et à Millas dans les Pyrénées Orientales, et ont permis de salarier huit médecins au total.
En Haute-Garonne, des projets sont en cours. Le département devrait, « d’ici à 3 ou 4 mois » accueillir deux centres de santé « dans le sud du Comminges », confie Vincent Bounes, le vice-président de la région Occitanie chargé de la santé et directeur du SAMU 31. 7 à 9 praticiens seront recrutés. « Nous avons identifié les médecins, les contrats ont presque tous été signés », indique l’élu.
Dans les jours et semaines à venir, deux nouveaux centres ouvriront leurs portes : un dans le Tarn, et un dans les Hautes-Pyrénées, près de Tarbes. « L’objectif est d’avoir ouvert, à la fin de l’année, 7 nouveaux centres en 6 mois », rapporte Vincent Bounes.
Pour rappel, la région Occitanie envisage de recruter 200 professionnels de santé d’ici à 2026 en ouvrant « une dizaine de centres de santé par an ».
A lire aussi : Haute-Garonne : les internes ne veulent pas faire une année de plus dans un désert médical
La quatrième année d’internat « n’est pas une solution au désert médical »
Un projet de loi visant à lutter contre les déserts médicaux, très controversé, a été adopté dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale 2023, passé de force avec un recours au 49.3, la semaine dernière. Il s’agit de l’ajout d’une quatrième année d’internat pour les étudiants en médecine générale, laquelle devrait s’effectuer dans « une zone sous dense en médecins généralistes ». Pour le vice-président de la région Occitanie chargé de la santé, cette mesure n’est absolument pas » une solution au problème des déserts médicaux ». Elle s’avère même « impossible » à mettre en place. « Les internes ont besoin d’un tuteur pour être encadrés. Nous ne pouvons donc pas les mettre dans des endroits où il n’y a pas de médecins installés. Nous ne pouvons pas les lâcher seuls », explique Vincent Bounes. « Cela peut, en revanche, être intéressant d’un point de vue pédagogique, tout dépend comme c’est tourné », lance-t-il.
Charlotte Benatti
Decazeville dans 10 ans : « La Région est mobilisée pour un accès aux soins de proximité », dit Vincent Bounes
Lors d’une réunion du GIP santé à la Région Occitanie. DR – DR
Publié le 27/10/2022 à 09:15 , mis à jour le 28/10/2022 à 08:09
l’essentiel
Vincent Bounes est vice-président de la Région Occitani, président de la commission santé et Pascal Mazet, conseiller régional, membre de la commission santé, élu decazevillois, secrétaire départemental CGT santé, et salarié du CH Decazeville.
Decazeville dans 10 ans, sur le volet santé ?
La population de Decazeville aura un meilleur accès aux soins de proximité que dans d’autres Régions, notamment grâce à l’implantation des centres de santé de la Région. Avec certaines difficultés qui sont déjà présentes aujourd’hui, car le nombre de médecins va continuer à diminuer pendant 5 ans au moins, pour remonter après 10 ans. L’incendie du centre hospitalier sera oublié, le bâtiment sinistré aujourd’hui sera reconstruit. Il y aura toujours le bloc opératoire en activité, un service d’urgence 24h/24h comme aujourd’hui., un service de médecine spécialisée, et un service de rééducation performant. Grâce au développement des filières de soins, des médecins spécialistes viendront consulter au centre hospitalier. Évidemment, il y aura eu beaucoup de dialogue et de nombreuses manifestations pour arriver à conserver tous ces services, notre souhait étant d’augmenter l’offre de soins sur le bassin, avec pourquoi pas une maternité au centre hospitalier,..
Concernant la médecine de ville, la maison de santé et le centre de santé seront une offre d’accès de proximité pour la population et nous nous battrons pour les conserver. Aujourd’hui il manque des dentistes et des spécialistes comme des ophtalmos, demain ce manque sera résolu nous l’espérons, même si dans ce cas il s’agit d’une responsabilité de l’état, c’est donc à l’état de se mobiliser fortement pour la santé spécialisée. Il faut d’ores et déjà préparer l’avenir et se concentrer sur la prise en charge de nos aînés. Le prochain contrat local de santé (CLS) que je demande depuis maintenant près de trois ans devra avoir cette mission en priorité.
Comment la Région interviendra sur ce dossier ?
La Région Occitanie se mobilise pour un accès aux soins de proximité, comme notre engagement à créer un centre de santé avec des médecins salariés de la région pour que la population de la vallée du Lot ait un accès aux soins médicaux. Nous intervenons partout où c’est nécessaire, avec la création du GIP « Ma santé, Ma Région ». La Région Occitanie a un objectif clair, c’est de lutter contre la désertification médicale, avec une volonté de fournir aux citoyens un service public régional de santé de proximité, pour toutes et pour tous et en particulier pour les plus fragiles d’entre nous.
Un autre point où nous intervenons fortement est aussi la rénovation et la reconstruction des hôpitaux. Carole Delga a déjà annoncé 133 millions d’investissement dans l’hôpital public en Occitanie. Par exemple, ici à Decazeville, nous mobilisons des fonds Européens pour réaménager le service des urgences et permettre la création de trois lits post-urgence.
Des inquiétudes ?
Elles sont liées au vieillissement de la population et au nombre d’habitants qui baisse. C’est aussi une des missions de la Région que de se mobiliser pour l’emploi et l’attractivité dans les territoires. Je suis aussi inquiet concernant le maintien à domicile des personnes âgées, vu le manque de personnel actuel proposant des services à la personne, dont le salaire n’est pas très attrayant. Nous avons été très volontaristes à la Région, en augmentant de plusieurs milliers les places en institut de formation (pour des places d’infirmier(e) s, d’aides soignant(e) s par exemple, ou pour former des travailleurs sociaux).
Bernard-Hugues Saint-Paul
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Déserts médicaux : dans le Tarn-et-Garonne, les Ehpad également concernés
https://www.ladepeche.fr/2022/11/11/deserts-medicaux-les-ehpad-egalement-concernes-10795799.php#=
A la Maison de retraite Saint-Orens, Vincent Bounes a rencontré Serge Berrier, président de la Mutualité Française en présence de Catherine Bourdoncle, vice-présidente du GIP, José Gonzalez et Patrice Garrigues.. DDM Manu Massip
Publié le 11/11/2022 à 05:09
l’essentiel
En visite à Montauban, Vincent Bounes, chargé de la santé à la Région, a fait un état des lieux dans deux maisons de retraite. Le manque de médecins se fait cruellement ressentir.
Ehpad et Maisons de retraite n’emploient pas de médecins et les résidents sont suivis par leur propre praticien quand ils en ont un. C’est dire que la problématique des déserts médicaux touche de plein fouet les personnes âgées et dépendantes. Jeudi, Vincent Bounes, vice-président de la Région et du Groupement d’Intervention Public (GIP) « Ma santé ma région », par ailleurs patron du Samu 31, a visité deux Maisons de retraite montalbanaises, « L’Ange gardien » et « Saint-Orens » pour évaluer les besoins du territoire chez les personnes âgées et dépendantes. « Il y a de gros besoins dans le Tarn-et-Garonne, c’est le département le plus mal doté d’Occitanie en médecins généralistes et on déplore un taux de renoncement aux soins de 15 %. Les besoins sont aussi énormes dans les Ehpad. Beaucoup de résidents n’ont plus accès à un médecin, et encore moins à un médecin traitant. Ils ne se déplacent plus dans les Ehpad. En partenariat avec le Département et la Région, il nous faut réfléchir à l’implantation d’un futur centre médical, sachant que sept territoires ont postulé (1). »
« On ouvrira un centre médical en Tarn-et-Garonne en 2023 »
Vincent Bounes a notamment découvert la Maison de retraite de Saint-Orens à Villebourbon, où il a été accueilli par Serge Berrier, président de la Mutualité Française, qui gère Saint-Orens, mais aussi trois autres maisons de retraite à Beaumont-de-Lomagne, Caylus et Monclar. « A Montauban, 34 médecins visitent nos 90 résidents et il n’y a pas de problème, mais c’est beaucoup plus compliqué en zone rurale… », a confirmé le patron de la Mutualité. Le développement des centres médicaux est venu sur le tapis.
Grâce au GIP initié en juillet dernier, cinq centres médicaux ont déjà ouvert en Occitanie et deux autres doivent être inaugurées prochainement. Ces structures financées au départ par la Région avant que la CPAM ne prenne le relais, emploient des médecins salariés en CDI qui ne paient pas de loyer, de charges et peuvent se concentrer sur le médical sans s’astreindre aux tâches administratives, gérées par le GPI.
« On ouvrira un centre en Tarn-et-Garonne en 2023. Le plus dur est de trouver des médecins, confirme Vincent Bounes. Pour créer un centre médical, il en faut au moins deux, sachant que la cible se situe plutôt entre 3 et 8. À raison d’un centre par mois, on espère en ouvrir une centaine d’ici à 2026. »
Le vice-président de la Région a également évoqué le maintien à domicile, un autre cheval de bataille. « Nous avons un grand projet régional pour détecter la fragilité, faire en sorte que les forts ne deviennent pas fragiles et que les fragiles ne deviennent pas dépendants. L’objectif est de diminuer le nombre d’entrées en Maison de retraite de 16 000 personnes par an. » (1) Communauté de communes Quercy Rouergue et Gorges de l’Aveyron, commune de Verdun-sur-Garonne, Laguépie (Fusionné avec la candidature de la communauté de communes QRGA), Association Canal à Laronne (Castelsarrasin, La Ville Dieu du Temple et St Porquier), EHPAD Ange Gardien, commune de Cazes-Mondenard, communauté de communes du Pays Lafrançaisain.
E.T.
Gers : le fonctionnement des Ehpad menacé par le manque de personnels
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Les Ehpad ne parviennent pas à recruter de personnels qualifiés. DDM – ARCHIVES NEDIR DEBBICHE
Publié le 20/10/2022 à 07:03
l’essentiel
Les Ehpads du Gers peinent à recruter. Faute de personnel, ils ont recours à des non-diplômés, ou à des intérimaires qui font exploser les budgets.
Dans le Gers, comme dans l’ensemble de la Région, les EHPAD doivent fonctionner en dépit d’une pénurie d’infirmiers et d’aides-soignants sans précédent. Pénurie qui menace de s’accentuer encore avec l’approche des fêtes de fin d’année, le contexte sanitaire et l’obligation vaccinale, estime l’ARS. Cette absence de personnel, et tout particulièrement d’infirmiers, pourrait même conduire certains établissements à fermer.
« Ce n’est pas spécial au Gers, mais il est devenu très difficile de recruter, dit Christian Cavallero, le directeur de l’Ehpad de Masseube. Nous parvenons à recruter, mais les diplômés sont rares. » La réglementation autorise les établissements à embaucher des personnes non qualifiées pour tenir des postes d’aides-soignants. À Masseube, on peine à renforcer les plannings : il manquerait une bonne dizaine de personnes, pour soulager les salariés et apporter le confort nécessaire aux 80 résidents. « Si demain je pouvais embaucher, j’aurais du travail pour 10 personnes au minimum. Pour les infirmiers, on est obligé de prendre des diplômés d’Etat. »
Selon l’ARS 32, il manque entre 120 et 140 salariés, tous métiers confondus, dans les Ehpad du département.
Chers intérimaires
Les capacités de recrutement des Ehpad, déjà handicapées par le manque de candidats, souffrent aussi des coûts de l’intérim. « Nous avons beaucoup de soignants qui préfèrent l’intérim : ils sont mieux payés, et sont libres de leur planning », dit Christian Cavallero.
Maryse, après 10 ans en Ehpad, a choisi de démissionner… pour devenir infirmière libérale. Aujourd’hui, elle travaille toujours en Ehpad. Ce changement de statut a été pour elle une libération. « Je n’ai plus à m’inquiéter en me demandant si on va me rappeler pendant des repos, des congés… Ça me laisse du temps pour moi, et pour ma famille. » Et ça paie mieux. Maryse a pu fixer son salaire, nettement supérieur à celui qu’elle touchait comme salariée.
Gestion du manque
« L’intérim rend les choses compliquées, note Jean-Marc Pinaud, qui dirige l’Ehpad du Houga. On assiste à une concurrence entre établissement. Et les intérimaires savent jouer des salaires comme des horaires de travail. » En moyenne, un intérimaire est payé entre 2,3 et 2,5 fois plus qu’un salarié permanent, un tarif lié aussi la marge des entreprises d’intérim, ce qui pèse sur les budgets des Ehpad. Et embaucher des gens non qualifiés revient à faire courir plus de risques aux résidents comme aux professionnels diplômés.
« Il faut former, améliorer, pour éviter la volatilité, très préjudiciable quand on travaille avec des personnes âgées… » Jean-Marc Pinaud est favorable à la montée en compétences au sein des Ehapd. « On a des gens qui veulent passer infirmières, etc. Et ce sont des gens qui sont là depuis des années, et moins susceptibles de partir. »
À l’ARS Occitanie, on espère beaucoup d’un appel au volontariat auprès des étudiants en santé, en novembre, ainsi que des professionnels à la retraite de la Région. Didier Pier Florentin, directeur de l’ARS 32, voit « une inflexion se dessiner sur les moyens, la formation ou la reconnaissance du travail ». Mais « on s’accommode de modes dégradés, dit Jean-Marc Pinaud. Il faut en finir avec la gestion du manque où on est enfermés. »
Marc Centene
Colomiers : quatre médecins pour les soins d’urgence
Les docteurs Véronique Coste, Sophie Merchet, Aurélie Munos et François Escat consultent à tour de rôle, sans rendez-vous, au centre médical Allégorie./ DDM
Publié le 10/11/2022 à 10:46
https://www.ladepeche.fr/2022/11/10/colomiers-quatre-medecins-pour-les-soins-durgence-10794145.php
l’essentielLe centre médical Allégorie connaît une étape décisive de son installation aux abords de la mairie de Colomiers avec l’arrivée de quatre généralistes, titulaires de la capacité en médecine d’urgence.
Depuis lundi, il n’est plus nécessaire d’aller aux urgences hospitalières à Toulouse suite à une fracture en faisant du sport ou à cause d’une lame de couteau qui dérape sur un doigt en cuisinant. Le centre médical Allégorie, face au nouveau laboratoire Airbio de Colomiers, dispose désormais de quatre médecins dédiés aux soins de premier recours qui consultent, chaque jour, à tour de rôle.
« Nous avons déjà pris en charge deux personnes victimes d’accidents du travail », explique le docteur Véronique Coste. « Notre rôle est d’améliorer le service à la personne avec cette offre de soins non programmés. Il s’agit de répondre à une prise en charge rapide, souvent liée à des accidents sportifs ou domestiques. L’objectif est aussi de désengorger les urgences ».
Bientôt ouvert 7 jours/7
Actuellement, l’unité de soins en pathologie traumatique et accidentelle du centre médical Allégorie fonctionne du lundi au vendredi de 9 h 30 à 19 h 30, sans rendez-vous. Un fonctionnement qui sera amené à évoluer dans les prochaines semaines.
« Avec l’ouverture du cabinet de radiologie, prévue en janvier prochain, notre centre fonctionnera sept jours sur sept », ajoute le docteur Aurélie Munos. « En lien avec la plateforme de régulation SAS 31, des créneaux de rendez-vous rapides seront aussi disponibles pour des consultations de médecine générale à caractère urgent, en cas d’impossibilité de prise en charge par le médecin traitant habituel ou en l’absence de médecin traitant ».
Conventionnés de secteur 1, ces quatre nouveaux médecins complètent l’offre médicale d’Allégorie qui connaîtra son aboutissement début 2023 avec l’arrivée de la radiologie, d’un nouveau cardiologue, d’urologues et d’une psychiatre spécialisée dans l’adulte et la personne âgée.Centre médical Allégorie (19, allée du Roussillon). Tél. 3966 ou 15.
Jean-Luc Martinez
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Sainte-Croix-Volvestre (Ariège). Centre médical : le travail du Dr Pichan salué
M. Pichan lors de la campagne électorale des départementales sur le marché du village.DDM.
Politique, Sainte-Croix-Volvestre, Santé, Social
Publié le 01/11/2022 à 05:11
https://www.ladepeche.fr/2022/11/01/centre-medical-le-travail-du-dr-pichan-salue-10775221.php
« Merci monsieur Pichan ». C’est par ces mots que Pierre Fauroux, ancien maire du village et ancien conseiller général, tient à rendre hommage au nouveau conseiller départemental, représenté régulièrement sur le territoire par madame Auriac lors des divers évènements.
« Avec le nouveau centre médical, je dis un grand merci à de nombreux décideurs, avec en prime la présidente d’Occitanie. Je ne peux pas oublier le docteur Pichan, conseiller départemental des portes du Couserans et maire de Saint-Lizier, qui a obtenu de la région la venue rapide de nouveaux docteurs. C’est une promesse électorale tenue », met en avant Pierre Fauroux.
Au-delà, personne ne doit être oublié dans cette formidable action. Le conseil régional qui rémunère les salariés médecins et la communauté de communes du Couserans, propriétaire des lieux. « Je tiens également à remercier, Yvan Gros, maire de Mérigon, ancien président de la communauté de communes du Volvestre Ariégeois pour avoir fait acheter le terrain avec la construction d’un atelier. Que de grandes critiques pour ces dépenses inutiles avons nous entendus ! Sans cette ancienne structure intercommunale, les médecins et les professionnels du secteur paramédical ne seraient pas là ».
Correspondant
Maisons médicales de garde : la Haute-Garonne en comptera 14 au début de l’année 2023
La Haute-Garonne compte actuellement 8 maisons médicales de garde. A Purpan, derrière l’Hôpital des enfants, un nouveau site est en attente d’ouverture. DDM août 2022 – NATHAN BARANGE
Santé, Toulouse, Haute-Garonne
Publié le 29/10/2022 à 05:50
l’essentielUrgences saturées, parfois fermées, manque de médecins généralistes : comment soigner la population en Haute-Garonne ? Depuis un an, l’Agence régionale de santé (ARS Occitanie) travaille sur le nouveau cahier des charges de la permanence des soins. Au cœur du dispositif, la redéfinition géographique des secteurs de gardes et l’ouverture de six nouvelles maisons médicales de garde.
La Haute-Garonne, malgré une présence relativement importante de médecins et d’établissements hospitaliers, n’échappe pas aux difficultés d’accès aux soins des patients. Et c’est en dehors des heures d’ouverture des cabinets médicaux que la situation se tend avec un flux d’activité encore trop dirigé vers les urgences.
Comment fluidifier les accès, désengorger les urgences dont l’activité ne cesse d’augmenter depuis plusieurs années ? L’information à la population a été le premier ressort et il continue à être utilisé. Mais éduquer les patients, en les incitant à ne pas attendre que leur pathologie s’aggrave pour consulter un médecin proche de chez eux ou, au contraire, en leur demandant d’attendre parfois qu’un cabinet médical soit ouvert, ne suffit pas. On le sait, la démographie médicale est défavorable et la situation va rester compliquée encore une dizaine d’années, le temps de former davantage de professionnels.
A lire aussi : Crise de l’hôpital : en Occitanie, les médecins cherchent des solutions pour les urgences
Il n’y avait que 3 maisons médicales en 2021
Depuis la fin de l’année 2021, les équipes de Haute-Garonne de l’Agence régionale de santé (ARS Occitanie) travaillent avec le Conseil départemental de l’ordre des médecins (CDOM 31) sur le nouveau cahier des charges de la permanence des soins ambulatoires (PDSA) dont la publication est prévue pour le premier trimestre 2023. Il s’agit de l’organisation médicale permettant de répondre aux besoins de la population en dehors des heures habituelles d’ouverture des cabinets médicaux. « Notre volonté est d’agir en amont, d’expérimenter des organisations et de revoir le maillage territorial. Les médecins ont travaillé à redéfinir les secteurs de gardes pour qu’ils se rapprochent des zones de couverture des Communuautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS) », explique Thierry Cardouat, directeur départemental Haute-Garonne de l’ARS Occitanie.
Ainsi, en Haute-Garonne, le nombre de secteurs de gardes est passé de 32 à 19. Il s’appuie actuellement sur huit Maisons médicales de garde. Les deux de Toulouse (Cité de la santé à l’hôpital La Grave ; La Faourette) et celle de Saint-Gaudens étaient déjà ouvertes en 2021. Depuis cette année 2022, il faut y ajouter les maisons médicales de garde de la Saudrune (Frouzins), Peyssies, Lespinasse, Colomiers (clinique des Pyrénées) et Villefranche-de-Lauragais (centre de santé de la clinique Monié). Les patients ne peuvent s’y rendre directement, ils doivent passer par un appel téléphonique au 39 66 ou au 15 où des médecins les orientent. À Toulouse, l’offre est complétée par deux lignes de garde de l’association SOS Médecins.
A lire aussi : À Toulouse, une nouvelle maison médicale de garde est prête à ouvrir à Purpan
À Purpan, un site toujours en attente de médecins
Au début de l’année 2023, cinq autres sites ouvriront à Gragnague, Lagardelle-sur-Lèze, Cornebarrieu, Saint-Orens et Balma pour porter à 13 le nombre de maisons médicales de garde en Haute-Garonne. Une quatorzième, très attendue, doit ouvrir dans l’enceinte de l’hôpital Purpan à Toulouse. Les locaux, de 200 m2, situés à l’arrière de l’Hôpital des enfants (CHU de Toulouse), sont prêts depuis le mois de février 2022. Mais sans médecins pour les gardes, la maison médicale n’a toujours pas ouvert. « C’est un travail de fond que nous menons avec le président du Conseil de l’ordre des médecins de Haute-Garonne. L’ouverture est actée pour avant la fin de l’année 2022 », glisse Thierry Cardouat. Le site est très attendu, notamment par les pédiatres de l’Hôpital des enfants, où l’activité aux urgences reste très forte alors que l’épidémie de bronchiolite débute à peine. « Les effectifs médicaux sont encore trop justes aux urgences, mon équipe est épuisée depuis l’hiver dernier. Nous aurions besoin de l’aide de médecins libéraux, pédiatres ou généralistes, pour prendre des lignes de garde » expliquait en début de semaine le Pr Isabelle Claudet, cheffe des urgences pédiatriques et du pôle Enfants au CHU de Toulouse.
Soirs, nuits, week-ends et jours fériés : conseils pratiques
Si vous avez besoin de consulter, n’attendez pas et essayez d’abord de contacter votre médecin traitant ou le pédiatre de votre enfant si vous en avez un.
En dehors des heures d’ouverture des cabinets médicaux, la nuit à partir de 20 heures, le week-end et les jours fériés, le bon réflexe est toujours de téléphoner avant de se déplacer. Composez le 39 66 où la réponse médicale est assurée par des médecins généralistes libéraux en coordination avec les urgentistes du SAMU (allo 15). Des conseils pourront vous être fournis ainsi que des propositions de rendez-vous dans une des 8 maisons médicales de garde en fonctionnement en Haute-Garonne où l’accès ne se fait pas directement.
À Toulouse et dans l’agglomération proche vous pouvez également contacter SOS Médecins, Tel. 05 61 33 00 00
Pour les urgences vitales, composez le 15.
Emmanuelle Rey
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Pamiers. Désert médical : ils en parlent
DDM, A.P.C.
Publié le 02/11/2022 à 05:10
https://www.ladepeche.fr/2022/11/02/desert-medical-ils-en-parlent-10776951.php
L’association Pamiers citoyenne a organisé le 14 octobre dernier à la salle Espalioux une réunion publique sur l’offre de santé à Pamiers et répondre au défi de la baisse de la démographie médicale. Si Frédérique Thiennot, Alain Rochet ou le député Laurent Panifous n’y ont pas participé, Bénédictine Taurine était présente tout comme des délégues syndicaux CGT du Chiva.
Pour Pamiers Citoyenne, la réponse passe par la création de centre de santé que l’Etat soutient de ses vœux et financièrment. Sans oublier le dispositif mis en place par le conseil régional.
L’association envisage de créer une antenne locale de l’association citoyenne contre les déserts médicaux (ACCDM). Elle espère ainsi aboutir « sans esprit partisan à ce que la majorité locale réponde positivement aux propositions du conseil régional et enfin engager Pamiers vers un retour à la normale ».
Pamires
Salles-sur-l’Hers. Le grand soir des médecins (Aude)
L’hommage à l’ancienne équipe : le Dr Eisterlehner, le Dr Sabater et le Dr Balaresque.
Publié le 07/11/2022 à 05:11
https://www.ladepeche.fr/2022/11/07/le-grand-soir-des-medecins-10787231.php
l’essentiel
Une nouvelle équipe remplace l’ancienne au centre médical. L’occasion de revenir sur les péripéties du recrutement et de saluer tous les praticiens.
Promesse tenue, la municipalité a organisé une bien plaisante réception pour présenter le nouveau corps médical et souhaiter le meilleur à l’ancienne équipe. Plus d’une centaine de convives habitants, professionnels, élus voisins et de collectivités – dont certains, à leur grand regret, n’ont pu participer – a investi la grande salle d’En Gauzy dans une ambiance toute d’émotion et de gaieté. Pour lancer les festivités, le maire Robert Batigne, depuis l’estrade, en véritable maître de cérémonie, a rappelé les incertitudes et péripéties de ce recrutement, par annonce conventionnelle d’abord.
Huit mois de rencontres
C’est Benoit Lauret, chirurgien-dentiste, qui, en y répondant, a éveillé l’intérêt d’autres candidats. Et le temps filant trop vite, contact a été pris avec le Dr Eisterlehner, « imaginant une prise de relais par des urgentistes ».
Face à la concurrence avec nombre de territoires, une réflexion a été simultanément menée sur les atouts de la zone pour faire la différence et attirer les professionnels de santé. Durant huit mois de rencontres, la mise en commun de quelques 60 habitants a permis d’avancer, appuyée par les personnels médicaux et paramédicaux. Afin de faciliter leur installation, la mairie a mis Sylvie, secrétaire de mairie, à la disposition des médecins pour les assister le temps de connaître le territoire, et un cabinet dentaire a été créé au sein du centre médical.
Robert Batigne a aussi remercié la MSA, le conseil et le personnel municipaux pour leur soutien « après de grands moments de solitude, ne sachant où et comment progresser ». Les hommages rendus aux anciens praticiens, le Dr Balaresque, dentiste, le Dr Esterleiner et le Dr Sabater, généralistes, ce fut au tour de ces derniers « d’ouvrir leur cœur aux patients, les remercier de leur confiance et sympathie » durant plus de 10 ans, et de rendre hommage aux infirmières. Les « nouveaux », le Dr Charlot, le Dr Liberge et le Dr Salles n’ont pas tari d’éloges sur le territoire, l’agréable patientèle et l’aide de la mairie. La suppléante du député s’est ensuite exprimée, puis le sénateur, Sébastien Pla, se réjouissant de la dynamique de ce territoire, a félicité et remercié médecins et infirmières, avant de tous se rassembler autour d’un appétissant buffet.
Correspondant
Conférence sur la santé mentale
ABONNÉS

- Conférence sur la santé mentale
Publié le 10/11/2022 à 10:40
https://www.ladepeche.fr/2022/11/10/conference-sur-la-sante-mentale-10794197.php
Le Contrat Local de Santé d’Ouest Aveyron Communauté a fait de la santé mentale une de ses priorités. En partenariat avec l’UNAFAM et le Centre Hospitalier Sainte-Marie de Rodez une conférence-débat tout public « Quand ça ne tourne pas rond dans ma tête, tout va de travers autour de moi… » est organisée le 15 novembre à 20h à la communauté de communes.
Lorsque l’on parle de santé, on pense d’abord à la santé physique et souvent, on oublie la santé mentale. La santé mentale est un état de bien-être, indispensable pour être en bonne santé « tout court ». Mais, quand la santé mentale se dégrade ou quand un trouble psychique s’installe, ce n’est pas seulement la tête qui va mal. Les conséquences sur la vie quotidienne, l’accès à une activité professionnelle ou à des relations sociales agréables s’en trouvent bouleversés. Quel regard portons-nous sur les personnes atteintes de tels troubles ? Et si la stigmatisation aggravait le quotidien ? Comment mieux connaître et comprendre ces troubles « mystérieux » au premier abord ?
Pour aider à faire la lumière sur ces questions, le Dr Valérie SABRAN, psychiatre au C.M.P. de Decazeville (CH SainteMarie de Rodez) propose une information simple et claire sur les troubles psychiques, leurs répercussions au quotidien, mais aussi les soins possibles, les ressources qui peuvent être mobilisées. Son propos sera illustré d’observations recueillies auprès d’usagers des hôpitaux de jour de Decazeville et Villefranche-de-Rouergue. La conférence sera suivie d’un débat et d’échanges avec la salle.
Rendez-vous le mardi 15 novembre 2022 à 20h à la communauté de communes, chemin de Treize Pierres en salle de conférences au rez-de-chaussée. Participation gratuite, inscription conseillée (nombre de places limité).
Pour mieux vous informer, comprendre, vous orienter et agir sur la santé mentale, rendez-vous sur des sites de référence : Psycom.org ; UNAFAM ; Viapsy.
Information : Mélodie LASSMANN, Coordinatrice du CLS au 05 65 65 13 20 ou contratlocaldesante@ouestaveyron.fr.
Le Villefranchois
Crise des vocations : le nombre de pédiatres devrait augmenter de 30 à 40% d’ici 2040 selon l’Ordre des médecins
Le Dr Mourgues, vice-président du conseil national de l’Ordre des médecins. / Photo DR Conseil national de l’Ordre des médecins
Santé, Occitanie, Lot-et-Garonne
Publié le 04/11/2022 à 07:57
l’essentiel
Des parents qui font 45 km pour lui amener leur enfant, le Dr Mourgues, médecin généraliste dans le Lot-et-Garonne, en voit régulièrement à son cabinet, ce qui en dit long sur les problèmes de démographie médicale, notamment dans les départements ruraux. Raison pour laquelle il s’intéresse au sujet depuis longtemps au sein de l’Ordre national des médecins dont il assure la vice-présidence. Son point de vue sur l’avenir.
Les pédiatres ne courent pas les rues dans la région, même si leur nombre est passé de 284 à 313 en Midi-Pyrénées entre 2010 et 2022, tandis qu’il passait de 249 à 301 en Languedoc-Roussillon. Un problème de démographie médicale qui intéresse particulièrement le Dr Mourgues et qu’il suit donc de près, au conseil national de l’Ordre des médecins dont il assure la vice-présidence.
Préférant voir le verre à moitié plein que le verre à moitié vide, dans un contexte de crise, il indique la situation s’améliore pour les pédiatres qui sont aujourd’hui 8 774 en France, soit 20,8 % de plus qu’en 2010. Au total, car en réalité, les intermittents – que certains considèrent comme des mercenaires, tant leurs piges reviennent cher à l’hôpital – ont beaucoup plus augmenté que les actifs dont la hausse se limite à 14 %. Mais le Dr Mourgues veut redonner espoir aux pédiatres en activité, en particularité dans la région Occitanie où, pour l’année universitaire 2022-2023, il y avait seulement 11 postes ouverts en pédiatrie à Toulouse et 12 à Montpellier, sur un total de 345 au niveau national.
« Pour ce qui est des études médicales, le numerus apertus prévoit 51 000 entrées en 2e année au niveau national et autant d’étudiants formés dans les cinq prochaines années, soit 10 200 par an. C’est 20 % d’étudiants en plus formés dans les facs françaises, auxquels il faut ajouter les médecins étrangers, donc 12 000 par an environ », poursuit le Dr Mourgues. Il concède qu’il y a encore une décennie difficile. « Mais ça remontera progressivement. Et, en 2040, on devrait avoir une densité médicale supérieure de 35 % à la densité actuelle. » Un bémol toutefois, le temps de travail. « Un médecin il y a 30 ans travaillait plus que des médecins qui arrivent sur le marché maintenant ; c’est une évolution sociétale dont il faudra tenir compte dans l’offre de soins. »
La pédiatrie en chiffres
- 69,9 % des pédiatres sont salariés en 2022 (contre 61 % en 2010). Ils sont passés de 25 à 20,5 % dans le libéral, pendant ces 12 ans, tandis que le nombre de praticiens ayant choisi un mix des deux passaient de 14 à 10%.
- Le métier se féminise. Les femmes représentaient 63,5 % des pédiatres en 2010, 75 % en 2022.
- C’est également une profession qui se rajeunit. La moyenne d’âge des pédiatres est passée de 49,3 ans en 2010 à 46,6 ans en 2022.
Béatrice Dillies
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Dr SCHEFFER:
Voilà un membre de Conseil National de l’Ordre des médecins bien optimiste. Qu’il jette un oeil sur la récente carte interactive de la fracture sanitaire publiée par l’UFC Que choisir (https://www.quechoisir.org/carte-interactive-fracture-sanitaire-n21245/)
1/4 des enfants sont à plus de 45KM d’un pédiatre (https://www.quechoisir.org/action-ufc-que-choisir-l-ufc-que-choisir-devoile-la-carte-de-l-intolerable-fracture-sanitaire-les-pouvoirs-publics-vont-ils-engin-agir-pour-la-resorber-n103835/?dl=107451)
D’ici 2030 le nombre de médecins en France va continuer à diminuer. Il est probable que ce pédiatre n’a pas envie que s’appliquent aux jeunes médecins libéraux une régulation des installations !
Saramon (Gers) a inauguré son pôle médical et son lotissement écoresponsable
ABONNÉS
Le ruban est coupé. DDM M. R.
Urbanisme – Aménagement, Saramon, Gers
Publié le 25/10/2022 à 16:31
l’essentiel
Saramon a inauguré samedi dernier à la fois son nouveau pôle médical et son lotissement écoresponsable.
Ce samedi 22 octobre, Eric Balducci, maire de Saramon, a inauguré la maison médicale et un nouveau lotissement. Le préfet du Gers, Xavier Brunetière, a coupé le ruban en présence du président du conseil départemental Philippe Dupouy, des députés Jean-René Cazeneuve et David Taupiac, des sénateurs Alain Duffourg et Franck Montaugé, de Séverine Carchon, représentant la présidente du conseil régional, du président et des maires de la communauté de communes Coteaux Arrats-Gimone, du président départemental de l’Ordre des médecins, du directeur départemental de l’Agence régionale de santé (ARS) et du président du syndicat départemental d’énergie du Gers et du secteur.
Au pôle médical

Les participants ont visité les différents espaces et apprécié le haut niveau d’équipements des cabinets. La mise en place du pôle a ainsi permis d’ouvrir la porte à une médecin généraliste, un chirurgien-dentiste, un ostéopathe, 5 infirmiers, une infirmière Alzheimer, une psychologue psychothérapeute et une pédicure-podologue.
Ce regroupement optimise le fonctionnement du pôle et permet aux patients de trouver en un même lieu un ensemble de services de soins. Cet ensemble immobilier représente par ailleurs un atout majeur de revitalisation du centre bourg de Saramon, à proximité de la pharmacie. Il a permis à la fois la réhabilitation d’un bâtiment communal laissé vacant suite à la fermeture du Trésor public et également la réfection d’une maison mitoyenne rachetée par la commune. Le projet aura duré 6 ans.
Au lotissement

Puis, tous se sont rendus sur le nouveau lotissement. Sa superficie est de deux hectares et demi, comprenant 28 lots allant de 550 à 800 m2. Il dispose d’une placette centrale prévue pour favoriser le lien social et les échanges et d’un aménagement végétalisé paysager respectueux de l’environnement.
Le lotissement est relié au centre bourg par un cheminement doux permettant aux futures familles de le rejoindre paisiblement à pied ou en poussette. Saramon devient une commune dynamique, attractive, riche de propositions, d’activités, de services, il était important de pouvoir accueillir de nouvelles familles intéressées par le cadre de vie offert.
Et il devenait nécessaire, en l’absence de réserve foncière communale, de pouvoir offrir des possibilités d’accession à la propriété ou à la location. De ce fait, la création d’un lotissement écoresponsable s’est imposée comme la solution la plus apte à garantir un cadre de vie agréable et à s’engager dans la lutte pour l’environnement.
La rédaction.
Sémalens (Tarn). La Maison de santé inaugurée
Le ruban vient d’être coupé.Photo DDM P.R
Publié le 24/10/2022 à 05:09
https://www.ladepeche.fr/2022/10/24/la-maison-de-sante-inauguree-10758840.php
l’essentiel
La municipalité vient d’inaugurer trois nouvelles structures dont la Maison de Santé Pluriprofessionnelle, très attendue par les habitants.
En supplément de l’aire de jeux pour enfants et du city-stade dont nous parlerons prochainement, l’inauguration de la Maison de Santé Pluriprofessionnelle (MSP) aura été le point d’orgue de cette fin de semaine dernière en présence de nombreux élus dont le député Jean Terlier, Catherine Rabou, représentant le président du conseil départemental, et Geneviève Parmentier, représentant le sénateur Bonnecarrère.
Dans son allocution, la maire Annette Veith a rappelé que cette MSP était une fierté pour la commune et qu’elle est le résultat du travail accompli entre la municipalité et les professionnels de santé. « Elle appartient à ceux qui la font vivre. À eux d’assurer la pérennité des services sur la commune et au-delà ». Le bâtiment accueille trois médecins, dix infirmiers et infirmières, trois kinésithérapeutes, un orthophoniste et un psychologue.
Annette Veith a également rappelé que ce projet communal a vu le jour sous l’ancienne municipalité et qu’il a pu se concrétiser grâce aux aides de l’Etat, de la Région, du Département et de la communauté de communes Sor et Agout (CCSA). La commune a autofinancé le projet à hauteur de 58 %. Alain Pagès, médecin sur la commune, a rappelé la genèse de ce projet, qui au départ, était une constatation des déserts médicaux, projet devenu communal grâce à l’achat du bâtiment existant par la municipalité et en projetant un aménagement et une extension.
« La municipalité a compris que ce projet était un intérêt pour la commune ». Le docteur Pagès a insisté sur le fait « qu’il ne faut pas mettre le projet architectural avant les professionnels de santé. Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Le plus important ce sont les hommes et les femmes qui y travaillent ». Le docteur Michel Dutch, président de la FORMS (Fédération Occitanie Roussillon des Maisons de Santé) était aussi présent et a confirmé les propos tenus par Alain Pagès. « Il faut d’abord une équipe, puis un projet ».
Avec de nouveaux professionnels qui sont attirés par cette Maison de Santé, on peut dire que ce projet est bien abouti.
Correspondant
Lot : face aux déserts médicaux, 80 professionnels de santé vont s’unir et coopérer
C’est avec beaucoup de volonté et la conviction chevillée au corps qu’ils ont donné le coup d’envoi de la CPTS. DDM LaeB
Publié le 09/11/2022 à 20:31
l’essentiel
Se fédérer et coopérer pour pallier les carences de santé du système, c’est tout l’enjeu du CPTS Sud Lot qui se met en place. Une première réunion de réflexion a eu lieu, mardi soir à Cahors, réunissant 80 professionnels de santé lotois.
Près de 80 professionnels de santé réunis dans une même salle, voilà de quoi faire rêver nombre de patients Lotois au parcours de santé en souffrance. C’est justement pour cela que médecins, infirmiers, pharmaciens,kinésithérapeutes, représentants de l’hôpital de Cahors, etc. se sont retrouvés, mardi soir à l’Espace Valentré. Car l’objet de cette rencontre était de présenter le projet d’un CPTS Sud Lot.
Depuis plus de 6 mois, ils sont quelques-uns à œuvrer en faveur de la création de cette communauté professionnelle territoriale de santé du Grand Cahors, de Lalbenque à Limogne, et jusqu’au sud du Lot. » Elle n’aura de sens que si nous nous unissons pour engager ensemble une réflexion sur notre organisation, nos liens et notre façon de communiquer. Et si nous œuvrons en faveur de l’accès aux soins et de la prévention », soulignait Olivier Bories, vice-président de l’association porteuse du projet. Animés par la même volonté, tous insistaient sur la nécessité d’un exercice coordonné, pour une meilleure efficience du réseau local de santé et afin de rassurer aussi les jeunes praticiens désireux de s’installer.
« La prise en charge se dégrade de façon exponentielle »
« Nous sommes inquiets pour la population confrontée à un manque de médecins et de soignants. La prise en charge se dégrade de façon exponentielle », constatent Patricia Van Kaam, infirmière IPA et présidente de l’association préfigurant le CPTS Sud Lot.
Pour eux, aucun doute le CPTS apportera des réponses alternatives à une partie de ces difficultés, notamment par la possibilité de mettre rapidement des protocoles en place qui garantiront plus d’efficacité. « Il s’agit de décloisonner nos compétences et de travailler différemment les uns avec les autres », prêchait Patricia Van Kaam, avec conviction. « On ne peut plus exercer seul dans son coin, ce temps-là est révolu ».

L’objectif d’un CPTS est justement de faire appel aux forces vives d’un territoire pour que d’une réflexion collective émergent des propositions adaptées aux besoins de sa population. « Nous ne nous regroupons pas dans un but corporatiste mais bien dans l’intérêt des patients, pour sortir de ce marasme médical », insistaient Patricia Van Kaam et Olivier Bories.
Pour Arthur Contenssou, chargé de mission au guichet CPTS Occitanie : « L’enjeu des communautés professionnelles territoriales de santé est justement de se concerter pour mieux se coordonner face aux grands besoins d’un territoire donné. Ce sont les professionnels qui identifient les thématiques majeures et travaillent sur les réponses à apporter ».
« Nous avons des ressources sur le territoire, nous pouvons proposer des solutions »
Parmi celles-ci : retrouver du temps d’exercice médical, retrouver des pratiques efficientes et purement de santé. » En s’organisant, il y a un gain de temps indéniable qui se fait à l’échelle du territoire. Nous avons des ressources sur le territoire, nous pouvons proposer des solutions », assurent les partenaires.
Ils trouveront à leurs côtés l’ARS, la MSA ou encore la CPAM qui ont donné un avis favorable à la création de ce CPTS Sud Lot. En suivant, une coordinatrice de territoire va être engagée, puis un accord conventionnel interprofessionnel signé qui précédera le déblocage de fonds financiers pour que ce CPTS lance sa stratégie, en s’appuyant sur des réunions de travail et beaucoup de concertation.
Carcassonne. Carcassonnais : des solutions pour faciliter l’accès aux soins pour tous avec la CTPS du Carcassonnais
ABONNÉS
Les solutions envisagées visent notamment l’amélioration de la prise en charge des soins non programmés. NATHALIE AMEN-VALS
Publié le 21/10/2022 à 05:12
l’essentiel
Alors que 40 % de la population du territoire se retrouvera sans médecin traitant d’ici la fin de l’année, la toute jeune communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) du bassin carcassonnais s’est déjà mise au travail pour mettre sur pied des initiatives afin d’éviter aux patients un déficit d’accès aux soins. Présidente de la CPTS, le Dr Anne Mandonnaud détaille les multiples pistes lancées autour de ce véritable enjeu local de santé publique.
A l’heure où de nombreux médecins traitants s’apprêtent à partir à la retraite et où, dans d’autres régions, des services d’urgences limitent leurs taux d’activité, le spectre des déserts médicaux n’a jamais autant plané sur le pays. Le secteur du Carcassonnais n’y échappe pas : pour anticiper et contrecarrer le phénomène, les professionnels de santé (dentistes, kinés, infirmiers, pharmaciens, médecins…) ont décidé de se constituer en communauté professionnelle territoriale de santé, baptisée CPTS du bassin Carcassonnais (englobant Carcassonne et 17 communes voisines). Et si le 8 décembre prochain, l’assemblée générale de la structure permettra de désigner conseil d’administration et bureau, les 120 adhérents actuels se sont déjà mis au travail. Plusieurs missions prioritaires au programme, convergeant toutes vers le même objectif : la préservation locale du service de santé.
L’accès aux soins
Présidente de la CPTS du bassin carcassonnais, le Dr Anne Mandonnaud résume la situation en une simple phrase : « D’ici la fin de l’année, 40 % de la population du territoire se retrouvera sans médecin traitant ». Voilà, on en est là. Face à ces prévisions, et au constat réaliste qu’on « ne peut pas faire venir en quelques mois un nombre équivalent de nouveaux médecins qualifiés », la CPTS cherche à « améliorer la prise en charge des soins non programmés, nécessitant de voir un médecin dans les 24 ou 48 heures ». Outre le dispositif « SAS » (service d’accès aux soins), fruit d’une coopération avec l’hôpital et le centre 15, la communauté réfléchit aux meilleures options pour « donner aux médecins libéraux davantage de temps pour honorer des rendez-vous ». Cela passerait notamment par le recours à des professionnels venant soulager les médecins, tels que les assistants médicaux, les infirmiers en pratique avancée (IPA) ou les infirmières Asalée. « Ces dernières sont par exemple habilitées à assurer les consultations de patients chroniques, en les recevant au cabinet ou en se rendant au domicile, explique Anne Mandonnaud. Les assistants médicaux, pour leur part sont des sortes de super secrétaires ». Les statuts de chacun étant différents, il s’agira cependant de voir quelle alternative conviendrait le mieux.
« Nous souhaitons aussi développer des coopérations et protocoles pluriprofessionnels, poursuit la présidente. Le principe ici consiste à diriger le patient vers un professionnel spécifique en fonction de la pathologie. Un pharmacien pourrait traiter une infection urinaire, un kiné prendrait en charge une lombalgie… » Un souci de simplification et d’efficacité, afin que les patients ne doivent pas systématiquement passer en amont par la case « médecin traitant ». Ces derniers, à terme, pourront aussi avoir recours à un « logiciel de gestion des soins non programmés », offrant la possibilité de « prendre rendez-vous avec un radiologue dans les 48 heures ». L’avantage pour les professionnels : moins de temps perdu au téléphone.
Le parcours de soins
« L’idée, c’est de le rendre le plus fluide possible », précise le Dr Mandonnaud. Quatre catégories de patients sont spécialement ciblées sur le territoire : les personnes âgées fragiles, les personnes touchées par des problèmes de santé mentale, les patients atteints d’insuffisance cardiaque, et les situations post AVC. « Dans ce dernier cas notamment, des parcours de prises en charge ont déjà été développés, et nous voulons les renforcer ».
La prévention
« La première étape consiste à identifier les réseaux de prévention existants », indique la responsable. Suivra par la suite un « plan de communication adapté à toutes les populations du territoire, à la fois patients et professionnels de santé ». L’accent sera mis cependant sur deux catégories d’habitants. « Les personnes âgées bien sûr, mais aussi les jeunes de 0 à 20 ans. Nous y tenons car nous estimons qu’ils ont été mis pas mal de côté alors qu’il s’agit souvent, également, d’une population potentiellement en grande difficulté ». Les informations transmises cibleront ici différents domaines, de l’accès aux professionnels à la santé sexuelle en passant par l’obésité, les conduites addictives ou la santé bucco-dentaire.
Les autres missions de la CPTS
La communauté du bassin carcassonnais travaille aussi à mieux « répondre aux crises sanitaires ». Au départ optionnelle, cette mission est finalement devenue obligatoire (on se demande bien pourquoi).« Nous allons dans un premier temps lister les crises que l’on connaît, puis mettre en place une réponse adaptée aux différentes situations. Comment les gérer, faire circuler l’information… » Et ce, que la crise soit virale ou encore médicamenteuse.La CPTS mène aussi deux missions facultatives : le développement de « la qualité et la pertinence des soins » (« Identifier les compétences de chaque professionnel, et les mettre en avant pour qu’elles soient mieux utilisées »), et surtout l’attractivité du territoire. Elément clé de la lutte contre les déserts médicaux. « D’un côté nous accompagnons les professionnels de santé déjà installés ici, en écoutant leurs problématiques afin de les aider à rester sur notre secteur. De l’autre, nous sommes aussi en contact avec les professionnels de santé à venir : les étudiants, les internes en médecine… » Dans le cadre de leurs stages, la CPTS contribue ainsi à mettre à leur disposition des logements « quasi gratuits », et a déjà organisé en juin une « demi-journée interprofessionnelle de présentation du territoire ».
Lionel Ormières
Decazeville dans 10 ans : « Renforcer et consolider la dynamique actuelle à l’hôpital »
Vincent Prévoteau, directeur, et Franck Becker, président de la commission médicale. DDM – BHSP
Publié le 27/10/2022 à 09:11 , mis à jour le 28/10/2022 à 08:15
l’essentiel
Vincent Prévoteau est directeur de l’hôpital de Rodez et de Decazeville, président du groupement hospitalier de territoire. Franck Becker est président de la commission médicale d’établissement.
« Nous voulons donner une place essentielle à l’hôpital de Decazeville pour répondre aux besoins de santé de la population sur le territoire ; mais aussi pour le lien et le fonctionnement entre les établissements publics de santé au sein du groupement hospitalier de territoire en général et avec l’hôpital de Rodez en particulier. Soulignons la place importante que l’hôpital a connue pendant la crise Covid, avec notamment le déploiement d’un centre de vaccination. C’est aussi par la solidarité et les liens entre Rodez et Decazeville que nous avons pu ouvrir un certain nombre de dispositifs à Rodez grâce à l’engagement aussi des professionnels de Decazeville, notamment du bloc opératoire sans lesquels nous n’aurions pas pu ouvrir tous les lits de réanimation.
A lire aussi : Decazeville dans 10 ans : « La Région est mobilisée pour un accès aux soins de proximité », dit Vincent Bounes
Nous avons depuis 4 ans adapté l’offre de soins à Decazeville pour d’une part renforcer l’accès aux soins de la population et offrir de nouvelles consultations et de nouveaux services. Nous avons connu ce dramatique incendie du 21 mai. Il y a eu un engagement remarquable de toutes les équipes puisque le soir du 21 mai ne restaient ouverts sur le site de l’hôpital même, que les lits de SSR, et que nous avons très rapidement rouvert les urgences, le laboratoire, des lits de médecine et remis en place des consultations avancées.
À ce jour, tous les services fonctionnent, avec la réouverture de la chirurgie ambulatoire le 2 novembre qui est confirmée et des patients programmés. Nous avons 15 lits de médecine ouverts, avec une projection dans quelques jours à 20 lits. Les urgences sont ouvertes ; le laboratoire fonctionne. Je souligne l’engagement extrêmement fort de tout le monde à l’hôpital de Decazeville, tous les professionnels, les élus du Bassin, et des praticiens ruthénois, des équipes qui se sont largement déployées pour garantir cet accès aux soins. Autre point important : le développement de la radiologie avec le plateau technique à Decazeville et une organisation territoriale qui est en train d’être mise en place avec le plateau d’imagerie médicale mutualisé. »
Comment voyez-vous l’hôpital de Decazeville dans 10 ans ?
« Il est confirmé que sera confortée et stabilisée la situation actuelle d’une offre de soins pérenne, adaptée, de proximité, en chirurgie ambulatoire, en chirurgie, en consultations avancées, aux urgences un accès et un accès SMUR. C’est le socle. C’est conforter ce que nous avons mis en place aujourd’hui. Le deuxième point est que l’hôpital n’est pas seul ; il y a un lien fort avec la médecine de ville, avec le conseil de l’ordre des médecins. Dans 10 ans, ces liens seront encore plus forts avec la médecine de ville.
Troisième point : la question architecturale de l’hôpital de Decazeville après l’incendie qui l’a meurtri dans ses murs. Les activités ont été réorganisées et rouvertes. Des parties de bâtiments ont été mises en sécurité progressivement : les urgences ont retrouvé leurs locaux ; il y a des travaux au laboratoire pour donner plus d’espace. Prochaine étape : nous allons recourir à un programmiste pour suivre les travaux de reconstruction, pouvoir installer les unités avec un programme architectural, avec une réflexion sur le parcours patient. »
Quid du recrutement de praticiens ?
« L’attractivité des professions, qu’elles soient médicales et paramédicales est un enjeu majeur. Nous œuvrons dans ce sens-là. Nous avons mis en place un certain nombre de dispositifs pour recruter des médecins et des professionnels paramédicaux avec la mise en place du contrat d’allocation d’étude. À Rodez, depuis début 2022, nous avons un solde positif de 15 médecins (23 sont arrivés pour 8 partis). On recrute aussi avec une volonté de dimension territoriale. Par exemple en néphrologie, la chef de service m’avait dit souhaiter s’engager pour Decazeville une fois son équipe stabilisée. C’est chose faite depuis septembre. On a aussi un renforcement de la cardiologie, c’est une volonté forte à la fois d’une double équipe qui fonctionne bien avec des libéraux privés qui vont se déployer sur Villefranche et une équipe publique qui se déploie sur Decazeville. Nos recrutements s’inscrivent aussi dans cette dynamique territoriale.
Nous sommes soutenus : nous avons une agence régionale de santé qui est très à l’écoute, que ce fut Mr Ricordeau ou actuellement Mr Jaffre qui est venu dans les quelques jours qui ont suivi l’incendie, avec beaucoup d’attention. Nous avons une volonté partagée de conforter et développer l’offre de soins ; avoir des équipes stables, médicales, paramédicales et d’ingénierie (on a recruté un ingénieur travaux à Rodez, on va recruter deux ingénieurs informatiques), on a une équipe de physique médicale renforcée qui intervient à Decazeville et Villefranche. Le service SSR sera rénové.
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On a une offre de médecine qui est structurée et adaptée. La médecine est de plus en plus spécialisée et requiert des compétences. Les équipes correspondent aux prises en charge avec trois niveaux : post-urgence à développer au service des urgences avec une sortie de patients ou un transfert vers Rodez si besoin. On a rouvert des lits cet été à Rodez, avec une zone tampon. L’hôpital fonctionne à plein en permanence. On a des patients qui peuvent être pris en charge à Decazeville en post-urgence puis ensuite être transférés à Rodez ou sortir.
Deuxième point : les soins palliatifs, avec cinq lits qui fonctionnent très bien. C’est un dossier que nous avions déposé avec le soutien de l’ARS. Je souligne que l’ARS nous a beaucoup accompagnés sur les investissements (par exemple un échographe en cardiologie). Dernier point : les lits de gériatrie en médecine, une unité de gériatrie aiguë. Nous avons un dimensionnement du secteur de médecine et de prise en charge de patients dans ces lits qui correspondent aux besoins et aux liens ensuite avec les spécialités du CH de Rodez notamment. »
Aux urgences
Pour Franck Becker, « l’énergie insufflée par notre directeur a changé énormément le paradigme à Decazeville dont l’hôpital était près de s’éteindre progressivement et de ne pas offrir les soins nécessaires à la population du Bassin. Actuellement, la dynamique est en cours et en phase ascendante et on continue sur cette lancée. On a réussi à mettre des consultations avancées et cela continue à se développer. Dernièrement, les cardiologues et les néphrologues avec une offre qui est au-delà de mes espérances puisqu’on espérait une vacation hebdomadaire, et nous en sommes à cinq. Si on continue sur cette dynamique, on aura consolidé dans dix ans tout ce qui est mis en place actuellement et on pourra offrir des soins équivalents à ceux de Rodez hormis la chirurgie avec hospitalisation sur place. Mais la chirurgie ambulatoire fait la preuve de son efficacité et c’est d’ailleurs l’avenir de la chirurgie en elle-même.
Concernant les urgences, j’avais des inquiétudes afin de pouvoir maintenir deux lignes de soins ; mais l’évolution actuelle avec toujours un médecin aux urgences même si un autre part en SMUR est rassurante. Nous avons à Decazeville dix lits de médecine en post-urgence. Nous avons des urgentistes formés à la médecine intensive, et qui s’occupent de patients qui n’ont pas encore la possibilité d’être transférés en réanimation ou en surveillance continue. Des locaux sont en cours d’aménagement pour le matériel nécessaire pour la surveillance. J’ai aussi de bonnes nouvelles avec des candidatures pour venir travailler aux urgences de Decazeville. Une dynamique se met aussi en place avec des collègues qui prennent des responsabilités. Elle s’inscrit dans la durée. C’est une dynamique positive. J’ai grand espoir que dans dix ans tout cela sera consolidé. Avec aussi d’autres projets. »
Consultations avancées
« Nous avons amplifié les consultations avancées que nous avons largement développées depuis plusieurs années . Qu’il s’agisse de la partie chirurgicale (viscérale, orthopédique), ou qui existaient (vasculaire, neurologie, maladies infectieuses). Nous avons rajouté des consultations : en chirurgie avec le corollaire de la chirurgie ambulatoire à Decazeville ; des consultations au sein du centre périnatal de proximité dont le fonctionnement est amplifié ; des consultations en cardiologie, en pédiatrie, en néphrologie ; un projet en hématologie nous a été soumis. »
Maurice Andrieu : « Redevenir attractif pour de nouvelles générations de médecins »

Maurice Andrieu est élu municipal et président du conseil de surveillance de l’hôpital. « Nous devrions en principe adopter le statut d’hôpital de proximité ; dès lors nos ressources ne seront plus dépendantes de la T2A (Tarification A l’Activité). Bien que changeant de statut nous serons toujours dotés, et c’est fondamental, d’un service d’urgence avec présence de 2 urgentistes H24 (24 h sur 24), qui ont en charge des « lits-porte » en place depuis longtemps, et qui vont devoir s’occuper aussi de « lits post-urgence », en cours de création et dédiés à des soins durant 2 ou 3 jours avant sortie, ou transfert ; ces lits compenseront, partiellement, la suppression des soins continus. Dans un délai bref, vont être entreprises la mise hors d’eau de l’aile incendiée puis la réparation des dégâts.
À long terme, il convient, coûte que coûte, de conserver fonctionnel notre outil hospitalier avec son bloc opératoire et si possible le consolider ; dans un certain nombre d’années, la démographie médicale aura changé et notre hôpital pourra, espérons-le, redevenir attractif pour de nouvelles générations de médecins, soucieux d’indépendance, éventuellement peu satisfaits du travail dans de grosses structures ; la loi de l’offre et de la demande et l’évolution sociologique peuvent modifier la donne. Souvenons-nous que le Confinement de 2020 a donné le signal d’un « retour au vert », à la campagne. Depuis bientôt deux siècles notre Bassin a connu bien des vicissitudes, mais jusqu’à présent il a toujours su se relever. »
Bernard-Hugues Saint-Paul
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Hôpital spécialisé d’Auch : échanges houleux au sujet des patients de l’UPAS
ABONNÉS
Colère de la CGT jeudi matin à l’hôpital spécialisé. DDM MC
Publié le 28/10/2022 à 05:11
La CGT de l’hôpital spécialisée a provoqué une rencontre houleuse ce jeudi matin avec la direction de l’établissement au sujet de l’UPAS.
Ce service chargé de préparer les patients à leur sortie de l’établissement psychiatrique doit fermer le 15 novembre. La CGT, qui voit là un abandon des patients, qualifie de « mensonges », selon Fabrice Lamarque, délégué CGT, les propos du directeur de l’ARS dans nos colonnes, mercredi, assurant que l’UPAS est vide. Un cadre de santé a attesté ce jeudi que le service compte bien 15 personnes. Si le syndicat ne conteste pas que la fermeture de l’UPAS est annoncée depuis l’année dernière, elle rappelle aux 2 directions – hôpital et ARS – leurs promesses de diagnostics, jamais réalisés. « Il est également faux de dire que des équipes mobiles vont prendre le relais dans des établissements locaux : cette équipe ne sera pas prête pour le 15 novembre, peut-être même pas avant 2023. »
À l’ARS, on renvoie la balle à l’hôpital. La fermeture était prévue le 31 décembre, c’est la direction de l’hôpital qui a décidé de l’avancer, arguant de l’absence de patients à l’UPAS… La direction de l’hôpital voit là un malentendu. « Il y a bien 15 patients à l’UPAS, mais personne ne dit le contraire ! » L’hôpital psychiatrique réorganise 3 unités, soit 65 lits. « Actuellement, 20 lits sont vides. Ce qui représente l’équivalent d’une unité, et comme on fusionne UDR et UPAS, qui font le même travail de réinsertion, c’est sans doute l’origine de la méprise. » Les moyens récupérés seront reversés dans des équipes volantes. « Il n’est pas question de laisser sans soins des patients, mais de redéployer les équipes. »
Marc Centene
Gers : fermeture de l’UPAS, « un coup de tonnerre » à l’hôpital psychiatrique d’Auch
ABONNÉS
Remise d’une motion au préfet du Gers ce mardi à Auch. DDM – SEBASTIEN LAPEYRERE
Publié le 25/10/2022 à 19:34 , mis à jour à 19:56
l’essentielL’unité de soins destinée à préparer la sortie des patients traités à l’hôpital psychiatrique va fermer. La CGT dénonce une annonce soudaine et une carence en capacités avec la fermeture de ses 20 lits.
Réunie devant la préfecture, ce mardi après-midi, une délégation de la CGT du centre hospitalier du Gers attend d’être reçue à la préfecture. Pas de manifestation, ni de rassemblement. Les soignants syndiqués sont venus remettre une motion au préfet Xavier Brunetière à 16 heures.
« On a appris ce week-end que la direction de l’hôpital spécialisé a décidé de fermer l’UPAS (unité d’accompagnement à la sortie, NDLR) le 15 novembre », déplore Angèle Léger (CGT Santé). L’idée de fermer l’unité de préparation à la sortie hante le personnel de l’hôpital psychiatrique depuis septembre 2021. La menace qui pèse sur ces 20 lits destinés à des malades mentaux en réinsertion devait faire l’objet de discussions. « En avril-mars, il était convenu d’en reparler, dit Fabrice Lamarque (CGT Santé). Nous devions en discuter, avec la direction, les médecins, le conseil de surveillance et l’ARS. Mais cette réunion n’a jamais eu lieu. » Même chose pour le diagnostic partagé, qui devait porter sur les besoins de la population et les moyens nécessaires, sous l’égide de l’ARS.
L’UPAS, située dans l’enceinte de l’hôpital psychiatrique, dispose de 20 lits, un service qui emploie 15 personnes. « On savait par la bande que l’UPAS allait fermer, mais pas avant 2023. On a demandé le 16 octobre quelle était la date de fermeture envisagée, en conseil de surveillance. Pareil au CTE le 11 octobre. La direction nous a répondu que rien n’était décidé. » Pour la délégation, cette décision révèle « un profond mépris pour les soignants, mais aussi pour les patients ». Pour la délégation, la préfecture endossera la responsabilité des conséquences de cette incapacité à admettre des patients.
Soigner sur place
La vision de l’ARS est très différente. « La fin de l’UPAS a été validée à 3 reprises, insiste Didier-Pier Florentin, le directeur de l’ARS du Gers. L’UPAS s’inscrit dans un ensemble de 65 places destinées à la réinsertion des malades. L’ARS avait autorisé un report d’un an pour travailler sur l’aval du parcours de soins. Et, depuis plusieurs jours, l’UPAS est vide. » Ce qui est reproché depuis des années à l’hôpital psychiatrique, « c’est d’avoir contourné ses autorisations pour faire de l’accueil au long cours, alors que les patients concernés relèvent du médico-social. Ce n’est pas du sanitaire psychiatrique. »
Au 15 novembre, l’aval des soins sera prêt, assure le directeur de l’ARS 32. Une équipe mobile de géronto-psychiatrie est en création, avec le recrutement d’une psycho-gériatre. « Cette équipe permettra de soigner les gens dans les structures d’où venaient les patients accueillis à Auch, dans leur lieu de vie habituel. » La présentation du PTSM, plan territorial de santé mentale, sera présentée en conseil de surveillance fin 2022. Il devrait permettre de clarifier les rôles et moyens attribués à la santé mentale dans le Gers.
Marc Centene
Hôpital de Lavaur : l’arrivée de l’IRM se prépare déjà
L’ancienne maternité est déjà en travaux. Photo DDM, J-C C
Publié le 25/10/2022 à 14:14
https://www.ladepeche.fr/2022/10/25/hopital-de-lavaur-larrivee-de-lirm-se-prepare-deja-10761861.php
l’essentielAprès Albi et Castres, Lavaur sera la troisième ville du département du Tarn à disposer d’un IRM dans un an et demi. Le chantier de son arrivée a déjà commencé.
L’annonce de l’arrivée de cet équipement de radiologue très prisé (lire notre édition du 18 octobre) est une chance pour l’hôpital vauréen qui s’apprête d’ores et déjà à l’accueillir. « Cette opération est liée à d’autres opérations. L’idée est d’implanter l’IRM dans le secteur de la radiologie à l’endroit où se trouve déjà actuellement le scanner », explique Olivier Rastouil, directeur de l’hôpital de Lavaur.
L’IRM sera ainsi au centre du site de Georges-Guiraud, à proximité du bureau des entrées et du service de consultation et de radiologie.
Ce sont les activités hors radiologie qui vont ainsi être déplacées. « On a pour projet de transférer la partie de l’accueil et de la consultation sur l’ancienne maternité située dans la même cour», poursuit Olivier Rastouil. Ce bâtiment avait été désaffecté lorsque la nouvelle maternité avait ouvert ses portes. Bureau des entrées et les futures consultations externes devraient prendre place dans ce bâtiment qui est déjà en travaux. La libération de locaux situés dans le même espace que le scanner permettra de dégager un espace suffisant pour accueillir l’IRM.
Des recrutements complémentaires
Concernant le personnel, il est prévu des recrutements complémentaires liés à l’arrivée de cet équipement, notamment du personnel manipulateur en radiologie avec des compétences adéquates. « Nous devrions aussi être vraisemblablement conduits à permettre à nos manipulateurs actuels de suivre des formations pour pouvoir aussi travailler sur cette machine», avance prudemment le directeur du centre hospitalier.
Concernant le calendrier, des travaux d’aménagement ont déjà débuté dans l’ancienne maternité. Avant l’installation de l’IRM, il devrait y avoir des « situations intermédiaires». Ces travaux au cœur de l’ancienne maternité pourraient en effet ne pas être terminés au moment de l’arrivée de la machine.
Le délai annoncé serait un délai assez « large » et l’arrivée de l’IRM pourrait avoir lieu plus tôt, sauf imprévus tels qu’une pandémie…
correspondant
Covid-19 : un cluster à la clinique La Pinède de Saint-Nauphary
L’établissement devrait reprendre son rythme de croisière le mardi 1er novembre. DDM
Coronavirus – Covid 19, Saint-Nauphary, Tarn-et-Garonne
Publié le 24/10/2022 à 07:02 , mis à jour à 07:03
l’essentiel
Une « petite dizaine de cas » ont été confirmés par la directrice de l’établissement.
« En raison de la circulation du virus Covid-19, les visites et les permissions sont suspendues à partir du 22 octobre et jusqu’au 1er novembre. Pour des visites exceptionnelles, veuillez vous adresser à votre médecin référent ». Dimanche 23 octobre, un jour traditionnellement très fréquenté, les visites des proches des résidents ont été perturbées à la clinique La Pinède, située à Saint-Nauphary.
La plupart des visiteurs avaient été contactés samedi après-midi, apprenant que le covid avait de nouveau frappé. Florence Cave, directrice de l’établissement, reconnaît « une petite dizaine de cas »: « Dès vendredi, nous avons déclenché une équipe d’hygiène en concertation avec le Réseau de prévention associé aux soins. Les cas se situent sur le secteur polyvalent et neurologique. La clinique n’est pas fermée mais les visites sont restreintes et à la discrétion du médecin traitant. »
L’établissement devrait reprendre son rythme de croisière le mardi 1ernovembre.
LaDepeche.fr
Crise de l’hôpital : en Occitanie, les médecins cherchent des solutions pour les urgences
ABONNÉS
Selon l’observatoire régional des urgences, il manque 190 postes de médecins urgentistes en Occitanie. DDM illustration – Nathalie Saint-Affre
l’essentiel
Lors de sa troisième journée des urgences, à Toulouse, l’ORU Occitanie (Observatoire Régional des Urgences) s’est penché sur la question de l’attractivité de ses services. Dans les cliniques et hôpitaux de la région, près de 200 médecins urgentistes manquent à l’appel.
Quand hôpitaux et cliniques ferment des lits, quand la médecine de ville manque de bras, c’est aux urgences que l’activité rebondit. « Les urgences sont le témoin de notre système de santé. Nous absorbons toutes les crises », résume le Dr Hervé Mourou, médecin coordinateur à l’ORU Occitanie, l’Observatoire Régional des Urgences qui vient d’organiser sa troisième Journée des Urgences. Le thème de cette année -« attractivité et management »- a permis de discuter à nouveau des ressources humaines dont manquent ces services de plus en plus sollicités (1,7 million de passages en 2021 dans les services d’urgences d’Occitanie, 1,4 million de dossiers de régulation médicale ouverts dans les SAMU).
La régulation a permis de réduire de 20% le nombre de passages cet été
« On s’attendait à un été difficile. Des lignes de garde ont été fermées, des services d’urgences ont fermé mais les mesures « flash » ont permis de passer. L’utilisation de la régulation a eu un effet de réduction de 20 % du nombre de passages aux urgences par rapport à l’été dernier, des médecins généralistes sont venus renforcer la permanence des soins ambulatoires pour du conseil, la valorisation des heures supplémentaires a mobilisé des médecins pour les gardes et la médiatisation de la crise a alerté la population sur la notion d’urgence. Mais ça, c’est du transitoire. Maintenant, il faut travailler sur les ressources humaines « , poursuit le Dr Hervé Mouru qui estime à 190 le nombre de postes de médecins urgentistes manquant en Occitanie.
« La situation est plus dure que pendant le Covid, la crise c’est maintenant »
Invité de cette journée de réflexion, le Dr Mathieu Oberlin, du centre hospitalier de Sélestat en Alsace, confirme : « Aujourd’hui, la situation à l’hôpital est plus dure qu’en 2020 pendant le Covid, où tout tournait autour de nous. La crise, c’est maintenant et il faut mettre en place des actions « .
Des postes d’assistants à inventer
À l’hôpital Saint-Joseph de Paris, le Dr Olivier Ganansia, chef de service des urgences, a son idée. « Il faut proposer du temps partiel, du temps partagé que réclament les jeunes médecins et développer la motivation en donnant du sens au travail. Les infirmières, les médecins veulent faire du soin, alors inventons des postes d’assistants, de logisticiens, d’ingénieurs pour les seconder », lance le médecin qui n’est pas le seul à lorgner vers ces solutions alternatives. « Je rêve d’avoir des assistants médicaux aux urgences, je rêve qu’il y ait de véritables délégations de tâches auprès des infirmières, je rêve de la généralisation de la régulation et je rêve que chaque spécialité s’occupe de son soin non programmé », confie le Dr Nicolas Longeaux, médecin urgentiste au centre hospitalier Comminges-Pyrénées à Saint-Gaudens.
Narbonne, l’hôpital qui séduit et garde ses urgentistes
À Narbonne, le Dr Alain Peret, chef de service des urgences du centre hospitalier, n’a pas de problème d’effectifs médicaux pour faire tourner un service qui enregistre 47 000 passage par an (avec un pic de 45 % d’activité supplémentaire en été). Et le positionnement géographique de Narbonne n’est pas seul responsable de l’attrait. « Depuis 15 ans, nous n’avons pas eu recours à des intérimaires et nous avons une équipe de fidèles (53 % des médecins sont là depuis plus de 15 ans). Notre profession est dure, on côtoie la mort, le sordide, on travaille de nuit, des heures entières debout, alors il faut aussi considérer que la vie, ce n’est pas que le travail, et il faut cultiver le désir pour faire le métier qu’on aime. On a nos petites techniques : on favorise les temps partiels et partagés (c’est le cas de 22 des 23 postes équivalent temps plein), la fiche de poste est la même pour le plus ancien ou le dernier arrivé dans le service, on positionne les relèves -obligatoires pour tous- à 10 heures le matin au lieu de 8 heures pour moins impacter la vie de famille, on mutualise notre façon de travailler et on se parle pour résoudre les micro conflits », confie le Dr Alain Peret qui se définit comme capitaine d’équipe.
Deux dispositifs expérimentaux en Occitanie
En Occitanie, l’ORU a déjà travaillé sur la gestion des lits au niveau territorial avec des « bed managers » chargés de trouver des solutions de parcours pour les patients hospitalisés aux urgences. Elle souhaite également expérimenter deux nouveaux dispositifs : une application à destination des médecins généralistes pour qu’ils aient une visualisation en temps réel des lits d’hospitalisation disponibles et une tablette à destination des SMUR (équipes mobiles d’urgence et de réanimation) pour la dématérialisation du dossier médical.
Le premier vise à fluidifier la filière et à éviter aux patients d’attendre dans des couloirs aux urgences, il va être testé dans le Sud toulousain, à Carcassonne et sur le bassin de Thau. La tablette, financée par l’ARS Occitanie (Agence régionale de santé), permettra d’avoir un vrai dossier pré-hospitalier aux urgences. « C’était ce qu’il manquait entre la régulation et l’arrivée aux urgences. Cela permettra d’avoir des dossiers complets, plus lisibles et une homogénéité de nos pratiques », explique le Dr Eric Deweerdt, médecin urgentiste à Saint-Gaudens. Une sonde d’échographie pourra être reliée à la tablette. Le déploiement va démarrer pour les SMUR de Cahors, Béziers et Saint-Gaudens avant une couverture complète en Occitanie d’ici le mois de juillet.
Emmanuelle Rey
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Nouvel hopital de jour à Inicea – clinique La Vernède à Conques-sur-Orbiel (Aude)
La directrice et une partie de l’équipe soignante dans l’appartement témoin.
Publié le 20/10/2022 à 05:12
Depuis quelques semaines, l’hôpital de jour de la nouvelle identité Inicea, clinique de soins médicaux et de réadaptation, est opérationnel. Il est aménagé pour accueillir les patients et proposer des espaces adaptés à leur prise en charge.
L’hôpital de jour dispose de 200 m2 de plateaux techniques, d’une salle d’activité pour des ateliers en groupe, de 3 bureaux pour les entretiens et les consultations en soins individuels, avec des médecins, psychologues, assistante sociale et diététicienne, d’une salle d’ergothérapie et de relaxation, ainsi que 2 boxes pour la kinésithérapie individuelle.
L’établissement dispose d’un appartement thérapeutique permettant la simulation des activités de la vie quotidienne comme la cuisine thérapeutique, un espace détente ainsi que des douches et vestiaires. « L’équipe thérapeutique avec les patients ont à leur disposition un gamme d’appareillages utiles dans les toilettes pour la douche et toilettes. Ensuite, selon leurs besoins, les patients de retour à leur domicile font appel à un prestataire pour se doter du matériel », souligne la directrice.
La clinique propose également un plan personnalisé de soin qui permet une prise en charge individualisée des patients pour une durée prévisionnelle de 12 semaines.
Correspondant
Colomiers: 24 médecins aux petits soins du centre médical Allégorie (maison de santé libérale évoluant vers une clinique lucrative avec urgences et radiologie)
Une partie des 45 professionnels de santé réunis devant le centre médical Allégorie. DDM
- Arrivée prochaine d’un scanner à la clinique des Pyrénées à Colomiers. DDM illustration
Publié le 19/10/2022 à 05:12
l’essentiel
45 professionnels de santé dont 24 médecins composent le centre médical Allégorie qui disposera bientôt de soins d’urgence, d’une unité de radiologie et d’un scanner à la clinique des Pyrénées.
Depuis janvier 2021, le centre médical Allégorie accueille des professionnels de santé au cœur de Colomiers, à deux pas de la mairie. Après les médecins généralistes, le cabinet infirmier, les kinésithérapeutes et plusieurs spécialistes, notamment ophtalmologistes, cardiologues ou encore gastro-entérologues, le centre médical sera bientôt complet.
« Dans le courant du mois de novembre, une unité de soins en pathologie traumatique et accidentelle aiguë ouvrira avec quatre médecins qui consulteront en alternance sans rendez-vous », annonce le docteur Pascal Blet, médecin généraliste à Colomiers et coordonnateur du projet depuis que la réflexion a été engagée en 2014. « En janvier prochain, s’installeront aussi une psychiatre, des urologues et une unité de radiologie. Tout sera ensuite opérationnel grâce à beaucoup de persévérance et à l’engagement de tous les professionnels de santé ».
Une structure de proximité
Parmi ceux qui sont déjà installés, le cardiologue François Brunelle ne regrette pas son choix. « J’ai adhéré au projet avec la volonté de créer un cabinet satellite secondaire », explique ce spécialiste qui exerce à la clinique des Cèdres à Cornebarrieu. « Pour l’instant, je consulte ici une demi-journée par semaine tout comme mon collègue cardiologue Romain Noblemaire. Dès le mois de février, je viendrai trois demi-journées à Colomiers ». D’autres médecins spécialistes ont aussi fait le choix d’Allégorie pour rester indépendants et dans une démarche de soins de proximité. « L’idée est de sortir la médecine des gros établissements publics ou privés car elle ne nécessite pas toujours ce type de structure », estime le docteur Guillaume Bonnaud, gastro-entérologue, qui a coordonné l’installation des médecins spécialistes à Allégorie. « Il est nécessaire de remettre de la fluidité humaine pour répondre à une demande locale. Sans la contrainte des grosses structures, on a une meilleure qualité de soins. En plus, ici, on se connaît tous, on a l’habitude de travailler ensemble. On se donne des avis ».
Le centre de radiologie de Colomiers qui déménage de la place du marché à l’allée du Roussillon où se situe Allégorie sera opérationnel au mois de janvier « si d’ici là EDF nous a installé le compteur électrique », commence à s’inquiéter le docteur Mireille Caroli qui ne voit toujours rien venir malgré une demande faite depuis plusieurs mois. Cinq radiologues du groupe Gimoc, déjà présent à Fonsorbes et à Plaisance-du-Touch, compléteront l’offre de soins d’Allégorie.
Bientôt un scanner à la clinique des Pyrénées
Un temps pressenti pour le centre de radiologie d’Allégorie, un scanner sera bien installé à Colomiers mais à la clinique des Pyrénées. Ainsi en a décidé l’agence régionale de santé Occitanie (ARS) dans un courrier qui vient tout juste d’être adressé aux médecins. « C’est une grande nouvelle compte tenu de l’importance de ce projet pour chacun d’entre nous et pour les patients du bassin de population de Colomiers », commente l’un des médecins destinataire du courrier de l’ARS. « L’originalité de son montage financier et la pluralité des acteurs du territoire impliqués ont certainement participé à l’opinion favorable de l’ARS ».
L’implantation de ce scanner a été aussi défendue par le docteur Blet qui a rencontré à ce sujet Jean-Jacques Morfoisse, directeur adjoint de l’ARS Occitanie. « Nous sommes ravis que ce scanner soit attribué à Colomiers même s’il n’est pas installé chez nous », réagit le coordonnateur du centre médical Allégorie. « C’est même mieux pour la ville et pour la population du bassin de vie de Colomiers car l’ARS est en mesure de nous proposer en suivant une autorisation d’IRM dans un avenir proche ». Les locaux du centre de radiologie d’Allégorie n’auraient pas été adaptés pour accueillir un IRM. La clinique des Pyrénées qui abrite déjà la maison médicale de garde possède l’espace requis pour faire de l’imagerie médicale.
Jean-Luc Martinez
Castres. Une Maison pour prôner les bienfaits du sport sur la santé
Jérôme Bonnet, Magali Thomas et Xavier Azais dans les locaux de cette nouvelle maison Sport Santé. DDM Br.M.
Publié le 19/10/2022 à 05:13 https://www.ladepeche.fr/2022/10/19/une-maison-pour-proner-les-bienfaits-du-sport-sur-la-sante-10748045.php
l’essentiel
La ville de Castres ouvre lundi une Maison Sport Santé pour accompagner et conseiller les personnes sédentaires ou malades qui auraient besoin de reprendre une activité physique.
La Ville de Castres ouvre une Maison Sport Santé à partir de lundi prochain pour accueillir, informer, orienter et sensibiliser les personnes aux bienfaits apportés par la pratique d’une activité physique régulière et durable. L’objectif de la Maison Sport Santé (MSS), située dans les locaux de la maison des services publics du boulevard Maréchal-Joffre, est de promouvoir l’activité physique afin de lutter contre la sédentarité, dans une optique de prévention ou comme thérapie non médicamenteuse, et de favoriser la mobilité active comme la marche ou le vélo.
« Ce dispositif a été mis en place à partir d’un constat simple : la pratique d’une activité physique, faite de façon régulière, raisonnée et adaptée, apporte de façon démontrée scientifiquement de réels bienfaits sur la santé. Les personnes atteintes de pathologies chroniques (respiratoires, cardiovasculaires, surpoids, obésité, diabète, cancers…) pourront observer de réels bienfaits sur leur quotidien : mieux vivre avec la maladie, mieux supporter les traitements, retarder la dépendance. Les personnes éloignées de l’activité ou sédentaires pourront également retrouver un bien-être ainsi qu’un mode de vie plus actif. C’est un vrai enjeu de santé publique, explique Xavier Azais, conseiller municipal aux sports et à la santé qui porte ce projet. La MSS est ainsi prête à accueillir les Castraises et les Castrais, de tous les âges, conscients de la nécessité de pratiquer une activité physique, ou souffrants d’affections de longue durée ou de maladies chroniques pour lesquelles la pratique d’une activité physique adaptée est nécessaire. »
Une chargée de mission recrutée
Une chargée de mission a été recrutée pour accueillir les personnes, les conseiller et les guider vers une activité, un club ou une association qui pourrait leur convenir. « Après un test d’évaluation de leur condition physique, un programme personnalisé est élaboré avec eux, et en collaboration avec des professionnels de santé ou des associations sportives partenaires comme le Castres sports nautiques, Cœur et santé ou le Castres athlétisme », confie Magali Thomas qui a pris ses fonctions le 1er janvier dernier le temps de créer « un maillage » de partenaires et de promouvoir la future MSS. « On lance d’ailleurs un appel aux associations pour que leurs éducateurs se forment à la qualification d’activité physique adaptée (APA) », ajoute Xavier Azais qui précise que Magali Thomas pourra les orienter vers les formations adéquates. Et l’élu compte beaucoup sur le futur plan de financement de la sécurité sociale qui prévoit 3 consultations gratuites chez un médecin par tranche d’âge et qui va permettre de faire de « la médecine préventive et nous amener du monde ». « Les médecins devraient prescrire de l’activité physique. Le gouvernement met tout en place pour que cela se fasse », affirme Xavier Azais qui précise que certaines mutuelles prennent en charge le coût des inscriptions dans des clubs ou des salles de sport. « Les professionnels de santé peuvent nous envoyer des personnes, » ajoute Magali Thomas qui « depuis 9 mois a planté des petites graines et la germination va commencer », selon Jérôme Bonnet, le directeur des sports de la ville dont dépend cette MSS.
Déjà 500 maisons Sport Santé en France
La Maison Sport Santé se trouve à la Maison des Services Publics au 110 boulevard Maréchal Joffre à Castres. Elle est ouverte au public du lundi au jeudi de 8 h 30 à 12 heures. Pour tout renseignement, contactez la MSS au 05 63 62 42 68, du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 heures et de 14 heures à 17 heures, ou par mail à l’adresse maisonsportsante@ville-castres.fr. Le réseau des Maisons Sport Santé est désormais une réalité partout en France. C’est le quatrième appel à projets de l’Etat qui permettra d’atteindre, voire de dépasser, l’objectif de 500 Maisons Sport Santé d’ici la fin 2022. Depuis leur lancement en 2019, elles recueillent un franc succès puisqu’elles ont déjà accompagné 360 000 personnes malades ou éloignées de la pratique sportive qui utilisent l’activité physique à des fins de santé.
Br.M.
À Toulouse, le conseil local de santé mentale a dix ans
Le camion BlaBla Psy sillonne les places de Toulouse pour informer sur la santé mentale. DDM – E.R.
Psycho- Sexo, Toulouse, Haute-Garonne
Publié le 21/10/2022 à 06:00
l’essentiel
Créé en 2012, le contrat local de santé mentale de la ville de Toulouse a pour but de faciliter l’inclusion des personnes souffrant de troubles psychiques et de les accompagner pour l’accès au logement, aux soins, à l’emploi, aux services publics.
La 33e édition des Semaines d’information en santé mentale -qui se termine ce vendredi coïncide avec le dixième anniversaire du conseil local de santé mentale (CLSM) de Toulouse. Créé à l’initiative de la mairie de Toulouse et des établissements de santé toulousains, le CLSM rassemble tous les acteurs de la psychiatrie : usagers, aidants, famille, soignants, associations, etc. Ce réseau a pour but de favoriser l’inclusion dans la ville des personnes souffrant de troubles psychiques mais aussi de sensibiliser la population pour sortir de la stigmatisation. Pascale Finne, chargée de projets au service communal d’hygiène et de santé de la Mairie de Toulouse, parle d’un « travail main dans la main qui fait que chacun se sent acteur et s’implique ».
A lire aussi : Agnès Jaoui clôture un colloque sur la santé mentale à Toulouse : « Il y a des désespoirs et il faut pouvoir les entendre »
Un camion pour aller à la rencontre de la population
Parmi les axes prioritaires de travail, on retrouve la facilitation d’un accès au logement, l’accès aux soins, au travail, mais aussi aux loisirs, à la culture et à l’ensemble des services publics.
Pour le volet information, le camion itinérant « BlaBla Psy » permet d’aller à la rencontre de la population. « On échange, on conseille, on oriente et surtout on donne des exemples concrets de ce que peuvent être les troubles psychiques qui sont ignorés et qui génèrent des peurs. Sur notre dernière sortie, nous avons touché 60 personnes en une demi-journée. On ne sait jamais ce qu’il va se passer, parfois les personnes se reconnaissent spontanément dans ce que décrivent nos prospectus, parfois elles veulent vite passer leur chemin mais, quand elles prennent le temps de discuter, on trouve toujours une résonance avec l’histoire d’un proche et tout devient plus vivant, plus humain », témoigne Geneviève Rocques-Darroy, une des bénévoles du « BlaBla Psy » et présidente de l’association Prévention suicide en Occitanie. Le camion coloré fera étape le samedi 26 novembre de 14 heures à 17 heures au complexe sportif Alex Jany, dans le cadre du festival Villes pour Tous.
« La santé mentale touche tout le monde. Toulouse a eu de la chance que ce contrat existe bien avant l’épidémie de Covid. Sans ce maillage extraordinaire, nous aurions été démunis face à l’explosion du mal-être », souligne Patricia Bez, adjointe au maire de Toulouse en charge de la santé.
Un projet d’élargissement du Contrat local de santé mentale sur la zone de la métropole toulousaine est en cours d’étude.
Emmanuelle Rey
suivre ce journalist
Saint-Alban. Bientôt une mutuelle communale ?
ABONNÉS
Jean Charles Valmy, conseiller délégué aux affaires sociales d’Aucamville. Photo DR.
Publié le 09/11/2022 à 05:10
https://www.ladepeche.fr/2022/11/09/bientot-une-mutuelle-communale-10791309.php
Interpellé par quelques Aucamvillois sur une éventuelle mise en place d’une mutuelle communale, Jean Charles Valmy, conseiller délégué chargé des affaires sociales d’Aucamville, a soumis l’idée à l’équipe municipale. De nombreuses communes de l’agglomération toulousaine ont déjà engagé des démarches et même mis en vigueur leur mutuelle municipale. L’objectif étant de proposer aux administrés aucamvillois une protection de santé maximale, quel que soit leur âge, avec une tarification défiant toute concurrence. La municipalité d’Aucamville a donc fait le choix de se lancer dans cette démarche. Dans un premier temps, la municipalité souhaite avoir le retour du plus grand nombre d’Aucamville afin de savoir s’ils sont sensibles à cette proposition. C’est la raison pour laquelle, un questionnaire est actuellement disponible sur le site internet de la mairie à l’adresse suivante : www.ville-aucamville.fr (onglet : enquête pour la création d’une mutuelle communale), mais aussi dans le Regards de novembre. Le coupon est alors à retourner à l’accueil de la mairie. La municipalité espère un retour conséquent des Aucamvillois, ce qui détermine la pertinence de l’instauration de ce dispositif. Dans un deuxième temps, les réponses seront analysées par les responsables du Centre Communal d’Action Sociale (Ccas), puis sera alors lancé un appel à partenariat avec divers organismes de mutuelle. Après avis la commission des affaires sociales et du conseil municipal, la mutuelle aucamvilloise verra-t-elle le jour ?
Correspondant
Collège Paul Ramadier à Decazeville : l’importance de prendre en charge sa propre santé
Au départ du cross. DDM – DDM
Publié le 08/11/2022 à 19:31
l’essentielLe collège permet aux jeunes de devenir des citoyens responsables en matière de santé individuelle et collective.
La semaine de la santé vient d’avoir lieu au collège Paul Ramadier de Decazeville. Le parcours éducatif de santé doit permettre aux élèves, tout au long de leur scolarité, d’acquérir les connaissances, compétences et la culture leur permettant de prendre en charge leur propre santé de façon autonome et responsable.
Mme Fayel, professeure d’EPS et responsable de ce projet, a réuni un groupe d’enseignants du collège Paul Ramadier : Mme Boussac (EPS), M. Berthier (SVT) et M. Delmas (SVT) ainsi que les CPE (Mme Blanqui et M. Damian), afin de penser, créer et organiser ce parcours éducatif de santé.
Savoir prendre soin de soi
Celui-ci regroupe les dispositifs qui concernent à la fois la protection de la santé des élèves, les activités éducatives liées à la prévention des conduites à risques et les activités pédagogiques mises en place dans les enseignements.
Il prépare tous les élèves à prendre soin d’eux-mêmes et des autres, à devenir des citoyens responsables en matière de santé individuelle et collective. L’égalité entre les filles et les garçons en est aussi un enjeu transversal majeur.
Deux semaines de sensibilisation
Ainsi, les élèves ont vécu deux semaines de sensibilisation et d’intervention. Un niveau de classe a participé à un moment discussion sur les changements à la puberté avec l’infirmière scolaire et l’assistante sociale.
D’autres, en présence d’un policier référent, ont pu échanger sur le harcèlement. Une nutritionniste a abordé l’équilibre alimentaire. Une sage-femme a présenté la contraception, les IST ou le consentement. D’autres élèves ont eu la chance de prendre un petit-déjeuner équilibré servi par le collège. Ce ne sont pas moins de 45 interventions, toutes classes confondues, qui se sont déroulées au cours de ces deux semaines.
Celles-ci se sont clôturées par le cross du collège qui a regroupé toutes les classes.
C’est ainsi que les 440 élèves du collège se sont élancés sur le site de la Découverte. Ce fut l’occasion de se tester, de gérer son effort, et d’apprendre la persévérance. Les élèves ont aussi participé à des ateliers sportifs comme le basket paralympique, le tennis de table, la carabine laser. L’adhésion et l’enthousiasme des élèves encouragent à la reconduction de ces actions pour les années à venir.
Correspondant
Gers : le bus dentaire de la Croix-Rouge veut amener les soins au cœur des villages
ABONNÉS
Après deux ans de travail, Marie-José Zago, Marie-José Lier et Sébastien Delmotte ont présenté le bus dentaire de la Croix-Rouge. DDM – Sébastien Lapeyrère
Publié le 22/10/2022 à 20:30
l’essentielLa Croix-Rouge du Gers a présenté son bus dentaire devant les partenaires et les élus locaux ce samedi 22 octobre. Ce dernier a vocation à se rendre au plus près des Gersois situés dans des zones blanches en soins dentaires.
Fauteuil bleu, appareil de radiologie, plateau d’instruments, crachoir… D’apparence, l’espace ressemble à s’y méprendre à un cabinet dentaire traditionnel. Pourtant, ce dernier est aménagé dans un véhicule et a vocation à se déplacer sur le territoire gersois.
La Croix-Rouge du Gers a présenté ce samedi 22 octobre, en présence du président national de l’association, Philippe Da Costa, son bus dentaire devant les élus locaux et partenaires. Le camion blanc et bleu a été récemment livré à l’association. Après deux ans de recherche et de travail, il va bientôt prendre la route.

Ce projet insolite est né d’un constat dressé par Marie-José Zago, lorsqu’elle travaillait au numéro vert social. « Un grand nombre de personnes appelaient parce qu’elles avaient besoin de soins dentaires mais ne trouvaient pas de spécialistes », se rappelle-t-elle. Alors, une fois retraitée et bénévole à la Croix-Rouge, elle a proposé de créer un bus dentaire pour se rendre directement auprès des patients.
Un défi technologique
En coopération avec Christophe Laspougeas, président de l’ordre des dentistes, la MSA et la CPAM, une photographie des zones blanches en soins dentaires a été établie, afin de ne pas empiéter sur l’activité des professionnels installés sur le territoire. Épaulée par de nombreux partenaires, dont la fondation Signal, la région Occitanie, le département du Gers ou encore Buccotherm, la Croix-Rouge du Gers a ensuite travaillé sur le véhicule avec des entreprises spécialisées.
A lire aussi : Un bus dentaire de proximité pour les Gersois
« La difficulté résidait dans la construction du bus, explique Sébastien Delmotte, qui porte le projet avec Marie-José Zago. Il fallait qu’il pèse moins de 3,5 tonnes, pour des raisons pratiques et organisationnelles. Habituellement, un siège pèse, à lui seul, 600 kg. Le nôtre ne pèse que 250kg ». Autre défi pour la réalisation de ce microcabinet : le plombage des parois du véhicule, des radios pouvant être réalisées à l’intérieur. Le véhicule est également autonome en électricité pendant 6 à 8 heures. « Un vrai défi technologique » selon Sébastien Delmotte, qui a nécessité un investissement de 150 000 euros de la part de la Croix-Rouge et de ses partenaires.
Un double enjeu
Les clés remises, le cabinet mobile est donc fin prêt pour sillonner les routes du Gers, en commençant par l’ouest du département. Ne manque plus qu’une signature de l’hôpital de Purpan sur la convention établie entre la fac dentaire, le CHU et la Croix-Rouge. Les soins pour les infections, caries et extractions seront en effet réalisés par des stagiaires de sixième année de dentaire, sous la supervision de dentistes gersois retraités et bénévoles.

« Nous sommes prêts à offrir une nouvelle arme pour l’inclusion et la solidarité, se réjouit Marie-José Lier, présidente territoriale de l’association du Gers. Avec le bus dentaire, nous réinventons l’action sociale ». Très prochainement, le véhicule se rendra donc deux après-midi par semaine dans les villages identifiés en zone blanche et permettra à tous les Gersois qui en ont besoin de profiter de soins gratuits.
Mais ce nouvel outil médico-social vise un double objectif. « Cela permettra aussi de montrer aux jeunes soignants, que dans la ruralité, on a besoin d’eux. Ils s’installeront ensuite peut-être dans le Gers », espèrent Marie-José Zago et Sébastien Delmotte, qui vont bientôt lancer une première « phase expérimentale » pour ce bus dentaire, qui est, à ce jour, unique et inédit en France.
Lucie Lespinasse
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Lot-et-Garonne : Le bus du glaucome, un dépistage gratuit sur le Gravier à Agen
Le bus est stationné actuellement à Agen. – Photo Marie-Alix Hébrard
Publié le 08/11/2022 à 17:01 , mis à jour à 17:44
l’essentielUn bus dédié au dépistage du glaucome oculaire fait escale au Gravier à Agen jusqu’à demain soir pour proposer des dépistages gratuits à la population.
Ils étaient déjà 80 en cette fin d’après midi à avoir fait le pas du dépistage du glaucome, une maladie chronique de l’œil due à des lésions du nerf optique. Grâce au « Bus du glaucome », de l’association Unadev stationné depuis ce matin sur le Gravier, les Agenais et Lot-et-Garonnais peuvent effectuer un dépistage gratuit de cette affection.
Première cause de la cécité
« Il s’agit de la première cause de cécité », explique Jacques Goalic, ambassadeur et membre d’Unadev qui se charge d’accueillir les intéressés. « C’est une maladie sans symptômes et c’est le plus gros problème. Une fois qu’on l’a, c’est certes un traitement à vie mais on peut la traiter, sans la soigner. »
Ainsi, Unadev propose dans son « bus du glaucome », un dépistage gratuit fait par une ophtalmologue qui réalise une prise de tension intraoculaire, et des mesures d’épaisseur du nerf optique et de la cornée afin de détecter un éventuel glaucome. C’est un examen très rapide qui prend environ 5 minutes et qui permet de repartir l’esprit plus tranquille et plus informé sur cette pathologie.
Le bus est présent devant le kiosque du Gravier jusqu’à demain, de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 17 h 30. C’est le moment de profiter de ce dépistage gratuit qui ne reviendra pas avant deux ans.
Marie-Alix Hebrard
Cahors. Cinq gynécologues et 40 sages-femmes pour le dépistage des cancers du sein
ABONNÉS
La Ligue, sages femmes, patiente et MGEN unis dans la lutte contre le cancer du sein.DDM.
Publié le 08/11/2022 à 05:07
Dans la lutte contre le cancer du sein, la recherche avance, les traitements sont de plus en plus efficaces, mais la prévention reste essentielle et les sages-femmes y jouent un rôle majeur. La conférence du 27 octobre dans le cadre d’Octobre Rose était à l’initiative de la MGEN, et Marc Majorel son délégué prévention avait réuni les grands acteurs de cette lutte : La Ligue contre le cancer avec le docteur Yves Botreau vice-président du comité du Lot, l’Ordre des sages-femmes avec Sylvie Caroff vice-présidente et Alice Lartigue, et les patients avec le témoignage de Laurence.
Marc Majorel : « Le but de cette soirée est de sensibiliser les femmes au dépistage et de récolter des fonds pour La Ligue. En France chaque année, 58 000 personnes sont touchées par le cancer du sein. Le nombre de cas augmente, c’est le cancer le plus fréquent chez la femme mais la prévention a permis de passer de 80 % à 87 % de survie à 5 ans.
Dans le Lot, il ne reste plus que 5 gynécologues, mais il y a 40 sages-femmes qui assurent le suivi gynécologique, et trop de femmes renoncent encore à ce suivi car elles l’ignorent ! Nous mettons un bus d’autopalpation à la disposition de La Ligue pour faire de la prévention vers les adultes dans les écoles. »
Le docteur Botreau a souligné qu’il existe de nombreux cancers du sein différents, a expliqué le développement d’une tumeur et les actions des traitements, et insisté sur l’importance d’une bonne hygiène de vie et de dépistages réguliers : « L’alcool, le tabac, la sédentarité, la prise de poids sont des facteurs de risque mais aussi la génétique familiale. En matière de prévention, La Ligue intervient dans les écoles dès le CM1. »
« Il ne faut pas oublier de rester dans la vie malgré le spectre de la mort »
Puis, Laurence a livré son témoignage. Étant sage Femme, c’est en s’auto-palpant qu’elle a décelé le premier cancer. Elle a su s’entourer d’une équipe médicale et d’une équipe d’amis. « Être très entourée c’est essentiel, il ne faut pas oublier de rester dans la vie malgré le spectre de la mort, rester actif et dynamique, et parler de son histoire familiale. C’est une épreuve qui rend plus fort », assurait-elle.
Les sages-femmes quant à elles ont rappelé leur parcours, leur droit de prescription et l’accès à la recherche. Pour Sylvie Caroff « c’est une profession en grande difficulté de reconnaissance, mais c’est une vocation, une passion, nous préparons à la naissance, faisons la rééducation périnéale, le suivi gynécologique depuis 2009. Il n’y a pas d’âge pour le suivi, les adolescentes peuvent être reçues au Planning familial sous anonymat, nous pouvons vacciner contre le papillomavirus les filles et les garçons, pratiquer les frottis, les dépistages de cancers de col de l’utérus et du sein, des IVG. Nous mettons en place des ateliers d’autopalpation afin que les femmes connaissent mieux leur corps et prennent une part active dans leur santé. »
J. T.
Auch. Clinique de Gascogne : « La date butoir est fixée au 9 décembre »
ABONNÉS
Alain Soler, le président du tribunal de commerce d’Auch. DDM Nedir Debbiche
Publié le 08/11/2022 à 05:07
l’essentielAu tribunal de commerce d’Auch, on suit de très près le dossier du redressement judiciaire de la clinique de Gascogne. L’audience qui doit clore cette procédure est fixée au 9 décembre.
Nouveau round judiciaire pour la clinique de Gascogne. La seule offre de reprise présentée le vendredi 4 novembre par le Groupe Avec a été repoussée dans l’immédiat par le tribunal de commerce d’Auch. Jugée « injurieuse » pour les salariés de la clinique, dont elle fait peu de cas, et « indécente » quant au prix de rachat proposé, cette proposition doit être remaniée. Si la clinique de Gascogne est aux yeux de la justice commerciale une entreprise comme une autre, les sommes en jeu, le nombre de salariés et son importance pour le département donne à son redressement judiciaire un caractère exceptionnel. Le président du tribunal de commerce, Alain Soler, suit de près le déroulement de ce dossier.
L’audience du 9 décembre sera cruciale pour le devenir de l’établissement de santé. Le tribunal entrera alors en délibéré, et aucune nouvelle offre ne pourra être déposée. « Le Groupe Avec doit reformuler sa proposition, et la remettre à temps, pour que le tribunal puisse l’examiner, explique Alain Soler. Soit il y aura un rachat, soit ce sera la liquidation judiciaire de la clinique. »
Préserver les patients
Mais il ne s’agit pas d’une entreprise ordinaire. Là où la cessation d’activité serait immédiate pour une société habituelle, le rôle sanitaire de la clinique sera pris en compte. « Vu la situation, on ne peut pas arrêter tout du jour au lendemain. Le tribunal ne va pas demander la fermeture dans la journée. Les salariés n’ont pas de souci à se faire, ils seront pris en charge par l’administrateur. Mais il faut surtout que les soins en cours se terminent proprement. Il n’est pas question de mettre les patients pris en charge à la porte ! » En revanche, la clinique ne pourra pas prendre de nouveaux patients, ni de rendez-vous après l’annonce éventuelle d’une liquidation.
Alain Soler veut garder espoir. « Qui sait ? On peut très bien recevoir de nouvelles offres avant l’audience. Ou le Groupe Avec peut revoir totalement son offre avant la mise en délibéré. » Mais le président est intransigeant : l’offre, d’où qu’elle vienne, « devra être sérieuse ».
Procédure
Le redressement judiciaire, du fait du poids économique de la clinique de Gascogne, a entraîné la nomination d’un administrateur, Me Fourquet. À lui de superviser le fonctionnement de l’entreprise et d’aider son dirigeant. Le mandataire, en parallèle, s’occupe des créances de la clinique. « Il doit faire le point, et gérer les priorités ; d’abord l’Etat, puis les entreprises. » Le tribunal de commerce a nommé également un juge-commissaire, issu de ses rangs, en charge du suivi régulier du dossier. « Dans le cas de la clinique, les sommes en jeu, le nombre de salariés, et le fait qu’il s’agisse d’une entreprise de santé, nécessitent une attention toute particulière. »
Le 9 décembre, pas de rallonge pour la clinique, même si le tribunal s’accorde quelques jours pour examiner les offres avant de rendre son délibéré. Mais les propositions seront adressées en amont, et soupesées bien avant cette date. Il reste donc moins d’un mois pour que de nouveaux candidats se manifestent. « Si aucune proposition n’est suffisante, on prononcera la fermeture de la clinique… »
Avec : la mauvaise réputation
Le Groupe Avec a déposé une 1re proposition qui n’a pas vraiment séduit le tribunal de commerce d’Auch. Ce groupe s’est fait une spécialité de la reprise d’établissements médicaux en grande difficulté. Mais ses méthodes et ses résultats sont très contestés. Les élus locaux sont très mécontents. À tel point que le député des Vosges, Christophe Naegelen (LIOT) s’en est alarmé à l’Assemblée Nationale, lors des questions au gouvernement le 25 octobre. Le Groupe Avec a en effet repris les thermes de Plombières en 2011. « Au-delà de la réouverture des thermes, qui a été repoussée à quatre reprises, dit l’élu, mettant en difficulté les salariés, la commune, les acteurs économiques et tout le territoire, se pose la question de la gestion globale de ce groupe […] largement bénéficiaire de fonds publics. » Le député vosgien demande alors à la Première ministre des éclaircissements sur les rumeurs de « copinage » entre Avec et le gouvernement. Réponse sans ambiguïté d’Elisabeth Borne : « Nous avons affaire à un investisseur qui ne respecte pas ses engagements. […] Il n’y aura aucune complaisance des pouvoirs publics vis-à-vis de cet acteur. »
Marc Centene
Leyme. Un minibus affrété pour faire un bilan de santé
Lors d’un précédent bilan, en mai 2022.
Publié le 07/11/2022 à 05:10
https://www.ladepeche.fr/2022/11/07/un-minibus-affrete-pour-faire-un-bilan-de-sante-10787117.php
Faire un examen personnalisé en fonction de son âge, de ses antécédents familiaux, de ses habitudes de vie… faire le point sur sa santé, c’est la privilégier.
C’est partant de ce constat que l’Association Ségala-Limargue, en partenariat avec le centre d’examens de santé (CES) de Cahors (CPAM du Lot) propose aux habitants du Ségala-Limargue un bilan de santé gratuit (prise de sang, examens dentaires, optiques, auditifs, électrocardiogramme etc.).
Le prochain bilan de santé aura lieu le mardi 15 novembre, en matinée, dans les locaux du CES à Cahors. Afin de faciliter la mobilité des habitants du territoire du Ségala-Limargue, Priscilla, salariée de l’Association Ségala-Limargue, les accompagnera en minibus.
Le port du masque restant obligatoire dans certains lieux médicaux, il faut penser à le prendre.
Cette action est menée avec le soutien financier de la CFPPA 46 Conférence des Financeurs.
Pour plus d’informations et pour s’inscrire, contacter dès à présent, à l’Association Ségala-Limargue, Priscilla Monbertrand au 05 65 38 98 17.
Correspondant
Service de soins infirmiers à domicile : réunion publique à Vic-Fezensac ce lundi
ABONNÉS

La CGT se mobilise. DDM archives Guy Castagna.
Publié le 05/11/2022 à 16:01
l’essentiel
Une réunion publique aura lieu ce lundi, à 19 heures, à la mairie de Vic-Fezensac, pour faire le point sur le devenir du service de soins infirmiers à domicile (SSIAD) sur le secteur de Vic-Fezensac et d’Eauze.
L’Agence régionale de santé (ARS) rendra vendredi 18 novembre sa décision concernant l’administrateur définitif du service de soins infirmiers à domicile (SSIAD) sur le secteur de Vic-Fezensac et d’Eauze. La clinique Pasteur, entreprise privée toulousaine à qui l’ARS du Gers a confié en juillet 2021 la responsabilité du SSIAD, a répondu à la manifestation d’intérêt lancée par l’ARS Occitanie.
Après un an de prise en charge de ce service « essentiel pour la population gersoise », les personnels et les usagers ont relevé « des défaillances : turn-over incessant conduisant la direction provisoire à faire appel à des personnels sans qualification ni formation ; conditions de travail dégradées, amenant ces personnels à régulièrement démissionner ; le manque de personnels ne permet plus de remplir les plannings de visites ; absence de gestion et de priorisation de ce manque d’effectif, laissant les usagers sans aides-soignantes ; décentralisation du siège de l’administration provisoire à Dému, augmentant pour les personnels le temps passé sur les routes, diminuant mécaniquement le temps passé avec les usagers ».
Réunion publique
Face à ce projet privé, la direction de l’hôpital de Vic-Fezensac a présenté « un dossier pérenne, soutenu par la population, les élus et le syndicat. La perspective d’une gestion par le service public du soin à domicile garantit, pour les personnels, une rémunération digne, un statut protecteur et la perspective d’une évolution professionnelle tout au long de la carrière. Pour les usagers, c’est l’assurance d’être accompagnés par un personnel stable dans l’emploi, formé et disposant des moyens nécessaires à l’exercice de leur métier ».
La CGT du Gers, l’Union syndicale départementale de la santé CGT et l’Union locale CGT de Vic-Fezensac, avec les personnels soignants mobilisés organisent donc une réunion publique ce lundi, à 19 heures, à la mairie de Vic-Fezensac, pour discuter et faire le point.
La rédaction.
Des ateliers parentaux pour préparer l’arrivée de bébé
Amélie Reuzé (kinésithérapeute et naturopathe) et Manila (doula et ergothérapeute).DR.
Publié le 07/11/2022 à 05:11
Dans le cadre de ses ateliers parentaux visant à promouvoir une approche douce de la parentalité, la Calandreta deth Coserans organise une série de rencontres dans l’espace de la boutique Pachamama, à Saint-Girons. Des moments à la fois d’échanges, de partages, de rencontres et de découvertes. Chaque entrevue se clôturera sur un petit goûter de l’amitié. Le premier rendez-vous, intitulé « Vers une naissance sereine et un post-partum en douceur », est animé par Manila doula, ergothérapeute, et Amélie Reuzé, kinésithérapeute et naturopathe. C’est un triptyque ouvert aux couples attendant un enfant et souhaitant cheminer vers la naissance de façon la plus sereine possible. Le premier atelier se déroule le samedi 12 novembre de 15h30 à 17h30. « Autour de la naissance » évoque les envies du couple, les peurs et les blocages à travers des temps d’échanges entre participants, suivi d’un temps d’information où seront abordés le projet de naissance, la physiologie des contractions… Des temps créatifs permettent d’intégrer ces informations avec le cœur et le corps, et pas seulement avec le mental.
Trois rendez-vous
Le deuxième atelier se déroule mercredi 23 novembre de 15h30 à 17h30. Il permet d’aborder l côte « corporel » autour de la naissance, en donnant des outils au partenaire : points d’acupression pour soulager la douleur des contractions, bercements et mouvements au tissu rebozo, exercices de respiration… Un temps de mise en pratique sera mis en place afin d’expérimenter différentes techniques qui serviront lors de l’accouchement.
Enfin, le jeudi 1er décembre, l’atelier autour de la période post-natale est calé de 10 heures à 12 heures. Il aborde l’importance de l’alimentation, du repos, mais aussi de l’anticipation de la logistique (ménage, courses, repas, aînés…), les informations relatives aux diverses aides (CAF, MSA…). Ce temps de parole permet de réfléchir à la façon de vivre cette période.Renseignements et réservation : 06 32 08 69 27, 06 83 44 78 36 ou sur Facebook : calandretadethcoserans.
Les ateliers prévention continuent jeudi 20 octobre à Barran (Gers)
Pendant un atelier d’informations et d’échanges.DDM.
Publié le 18/10/2022 à 05:11
La communauté de communes Val de Gers et le conseil départemental ont mis en place à Barran un parcours de prévention de la perte d’autonomie à destination des personnes de 60 ans et plus. Six ateliers gratuits ont été programmés sur l’année 2022, dont 3 ont déjà été réalisés autour de la mémoire, de l’activité physique adaptée et du sommeil. Les prochains se dérouleront selon le calendrier et thèmes suivants. Un atelier d’informations et d’échanges sur le thème « L’habitat et le cadre de vie » aura lieu jeudi 20 octobre, de 14 heures à 17 heures, au foyer familial, animé par Marie-Laure Gast, professionnelle de santé en ergothérapie. L’ergothérapeute évalue les besoins pour faciliter la réalisation des gestes du quotidien en tenant compte du choix de vie et de l’environnement de chacun. Il conseille sur des aides techniques et des aménagements de l’habitat.
Marie-Laure Gast sensibilisera les participants au risque de chute et détaillera les pièges à éviter dans une maison et les astuces en réponse. L’assistante sociale du Centre local d’information et de coordination (Clic) informera sur les aides financières. En fin d’atelier, une collation sera offerte. Les participants pourront directement questionner l’ergothérapeute et tester quelques aides techniques.
Une information collective sur « L’accès aux droits » sera proposée jeudi 17 novembre, de 14 h 30 à 16 h 30, au foyer familial. La responsable de l’Espace Ressources Val de Gers et l’assistante sociale du Clic présenteront les aides et les dispositifs dédiés aux personnes âgées (maintien à domicile, aménagement du logement…), les démarches administratives et dématérialisées et répondront aux questions.
Le parcours de prévention se terminera par 4 ateliers nutrition à partir du vendredi 25 novembre, animés par Camille Rouziere, nutritionniste diététicienne. Elle sensibilisera les personnes présentes sur les modifications physiologiques du vieillissement et comment adapter les apports alimentaires en s’appuyant sur les habitudes de vie des participants. Inscriptions et renseignements au 05.32.93.99.97.
Correspondant
Prévention santé avec le centre social
Publié le 04/11/2022 à 05:11
https://www.ladepeche.fr/2022/11/04/prevention-sante-avec-le-centre-social-10781525.php
Dans le cadre de sa mission de prévention santé, l’équipe du centre social et d’animation locale Decazeville communauté, propose 2 ateliers sur le thème : émotions et santé physique. Mal de dos, problèmes cutanés, soucis digestifs : mes émotions impactent ma santé, quels sont les effets du stress sur mon corps ? C’est quoi le « cerveau du ventre » ? Comment mes émotions impactent-elles ma digestion ? Comment la psychologie positive peut-elle réguler mon corps et booster mon immunité ?
Les ateliers auront lieu les mardis 15 novembre et 13 décembre à Firmi (salle d’animation), à 14 heures.
Notre corps est d’une intelligence formidable. Nous n’avons pas un cerveau mais trois : un dans la tête, un dans le ventre et un dans le cœur. C’est avant tout notre corps qui exprime nos émotions. Pour être en bonne santé et pour éviter les maux psychosomatiques, il est essentiel que tous trois collaborent.
Venez découvrir comment au travers de cet atelier. Proposé par Jade Arestan-Mallet, thérapeute et formatrice. Gratuit ouvert à tous mais sur inscription.
En partenariat avec la mairie de Firmi. Pour s’inscrire et pour tout renseignement contacter le 05 65 47 96 73.
Lâcher de truites à la Forézie. L’AAPPMA (société de pêche) de Firmi effectuera un lâcher de truites Arc-en-ciel, le jeudi 10 novembre après-midi au bassin de la Forézie.
Cérémonie du vendredi 11 novembre.
Le maire et le conseil municipal vous invitent à participer à la cérémonie commémorative de l’armistice du 11 novembre 1918, à 11 heures au monument aux Morts de Labessenoits, à 11 h 30 au monument aux morts de Firmi.
La Dépêche du midi
Nogaro. Les ateliers nutrition viennent de commencer
ABONNÉS
Les ateliers viennent de redémarrer.DDM.
Publié le 04/11/2022 à 05:11
https://www.ladepeche.fr/2022/11/04/les-ateliers-nutrition-viennent-de-commencer-10781469.php
Les ateliers nutrition viennent de débuter. Chaque séance comprend une animation thématique sur la nutrition et + une recette cuisinée en groupe avant une dégustation partagée.
Les séances ont tous lieu entre 9 h 15 et 12 h 15. Le programme se poursuit mardi 8 novembre autour du thème : « Bien manger pour bien vivre » ; mardi 15 novembre : « La fourchette à la retraite » ; mardi 22 novembre : « Quand manger rime avec santé » ; mardi 29 novembre : « Blé vrai faux des étiquettes alimentaires » ; jeudi 6 décembre : « Et si on mangeait plus végétal ? » ; jeudi 13 décembre : « Papote et Papote ».
Ces ateliers se déroulent à la cuisine pédagogique, place des arènes. Ils sont réservés aux personnes de 60 ans et plus. Entièrement gratuits, ils sont proposés avec la participation de la Carsat, le département du Gers, la sécurité sociale, la MSA et l’assurance maladie. Renseignements et inscriptions auprès de Véronique Champomier, diététicienne Nutrimania, au : 07 81 88 72 32.
L’atelier la Terre, la vigne et ses produits redémarre également ce mois-ci. Le 1er rendez-vous aura lieu exceptionnellement un jeudi soir, le 10 novembre à 18 h 30.Contact : Elodie Troussel, au Clan, au 05 62 69 02 20.
Correspondant
Une nouvelle technique pour la chirurgie du rachis

La clinique d’Occitanie de Muret propose depuis quelques mois une technique innovante pour l’opération du rachis. Clinique d’Occitanie
Publié le 02/11/2022 à 06:06
https://www.ladepeche.fr/2022/11/02/une-nouvelle-technique-pour-la-chirurgie-du-rachis-10769078.php
l’essentiel
À Muret, la clinique d’Occitanie pratique depuis quelques mois une nouvelle technique de chirurgie du rachis. Elle permet de traiter plus de pathologies du dos notamment chez les personnes touchées par de l’arthrose.
La chirurgie du dos par voie endoscopique progresse. Cette technique, connue depuis plusieurs années, permet notamment d’intervenir sur les hernies discales par une technique « mini invasive » où le chirurgien se sert des images d’une caméra fixée sur un endoscope pour guider son geste.
Depuis 2017 en Asie et depuis moins de deux ans en France, l’endoscopie biportale pour intervenir sur le rachis fait son chemin. La clinique d’Occitanie (groupe Elsan), à Muret, fait partie des rares centres qui la pratiquent.
« Le patient aura deux trous au lieu d’un, un pour la caméra, l’autre pour l’instrument, comme ce qui se fait déjà pour les chirurgies du genou et de l’épaule. Le fait d’avoir une caméra indépendante nous ouvre le champ des possibles. Le chirurgien bénéficie d’une dextérité plus grande, il peut explorer et naviguer plus facilement dans le canal rachidien», explique le Dr Rachid Saddiki, chirurgien à la clinique de Muret et formateur d’autres praticiens pour cette nouvelle technique.
Pour traiter le rétrécissement du canal lombaire
Le praticien y voit l’avantage de pouvoir traiter davantage de pathologies. « Je pense notamment au rétrécissement du canal lombaire qui concerne les personnes âgées de plus de 65ans et souffrant d’arthrose. Par rapport à une chirurgie classique du dos pour laquelle on écarte les muscles pour accéder au canal rachidien, cette technique, moins invasive, permet de diviser par cinq la durée du séjour hospitalier, de réduire la douleur, le temps de cicatrisation et de risque d’infection post-opératoire. Pour moi, ça va révolutionner la chirurgie du rachis », complète le Dr Rachid Saddiki qui a opéré près de 80patients en six mois.
La clinique Occitanie de Muret est pour l’instant la seule à proposer l’endoscopie du rachis biportale dans la région de Toulouse.
Emmanuelle Rey
suivre ce journaliste
Des ateliers santé pour les séniors
ABONNÉS
Gratuits et conviviaux, des ateliers pour préserver son corps.
Publié le 27/10/2022 à 07:40
https://www.ladepeche.fr/2022/10/27/des-ateliers-sante-pour-les-seniors-10765715.php
Vous avez 60 ans et plus ? Vous résidez sur le Plateau de Montbazens ? Cette information peut vous intéresser !
Du 7 novembre au 14 Décembre, à la Salle des Fêtes de Lugan, le Point Info Seniors du Plateau de Montbazens vous propose une session de 7 ateliers visant à promouvoir la combinaison activité physique et alimentation saine, en vue de prévenir les effets du vieillissement.
Cette action intitulée « Les Séniors acteurs de leur santé » est organisée en partenariat avec Karine Veque Justo, diététicienne et Amélie Baur de « Santé Vous Bien » spécialisée dans l’accompagnement d’activités physiques à destination des seniors. Elle vous est proposée gratuitement grâce au soutien du Département de l’Aveyron et de la Conférence des Financeurs.
Informations et Inscriptions auprès du Centre Social du Plateau de Montbazens au 05 65 80 45 47.
Le Villefranchois
Bias (Lot-et-Garonne). L’espace santé a atteint sa plénitude
ABONNÉS
L’espace santé, poumon du bourg.Photo DDM Lucien Mercier
Publié le 27/10/2022 à 05:07
https://www.ladepeche.fr/2022/10/27/lespace-sante-a-atteint-sa-plenitude-10765114.php
Très regrettée par la clientèle venue de toute la commune et aussi des communes voisines, la disparition de la boulangerie du bourg, lieu de rencontre s’il en était, a creusé un grand vide, même si les trois commerces existants et les deux écoles drainent un important passage entretenu de surcroît par l’espace santé. Initiés par la municipalité de Michel Mingo et édifiés à l’équerre sur le site de l’ancienne maison bourgeoise Campagnol devenue propriété communale et occupée un temps par la crèche Le Manège enchanté au rez-de-chaussée et l’ADMR à l’étage, les deux bâtiments de santé ont été inaugurés le 26 octobre 2019.
Chaque occupant d’un local en est le propriétaire. A l’exception d’une pièce normalement réservée à un second docteur dans le local de Bérangère Bartro, médecin généraliste, tous les lots sont aujourd’hui occupés par u, deux ou plusieurs praticiens. Le cabinet de kinésithérapie et de balnéothérapie est le domaine du couple Ana Novo Fereira et Simão Ramos de Miranda aidés de trois confrères. Font également partie de cet ensemble santé les infirmières libérales Janie Coursières et Sophie Clavé, l’ostéopathe D.F.O Méryl Schmit, le pédicure et podologue David Jauzenque, les orthophonistes Irène lanoux et Léa Deschepper, l’éducatrice spécialisée autisme/TDAH Florence Pellizzari et la praticienne en shiatsu Emmanuelle Treulier. Le stationnement des véhicules est facilité par un premier parking devant l’espace santé avec plusieurs places réservées aux personnes à mobilité réduite et aux ambulances, avec accès par l’avenue Serge-Dubois, et un second beaucoup plus spacieux à l’arrière, avec entrée par l’avenue de Senelles.
Si le besoin s’en faisait sentir, une bande de terre enherbée côté grand parking permettrait l’extension des locaux actuels.
De notre correspondant local
Mirepoix. Le pôle social au service des habitants du territoire
Le pôle social renforce ses activités et accompagne les habitants du territoire – au quotidien.DDM
Social, Mirepoix, Santé, Politique
Publié le 20/10/2022 à 05:09
l’essentiel
La communauté de communes du pays de Mirepoix possède un important service d’aide sociale, accessible selon les besoins de chacun.
Accueillis par Noëlle et Anne, ceux qui franchissent les portes du pôle d’aide social, découvriront tous des projets et initiatives souvent insoupçonnés. Notamment des cours de français/langue étrangère (FLE), des liens avec la Maison de santé, des actions sport /santé, ainsi que des ateliers proposés par les partenaires.
À la cyberbase, toutes les questions sur l’informatique trouveront des réponses, grâce à Thierry et Thomas. Il y est possible d’apprendre ou de développer ses aptitudes en informatique, quel que soit son niveau. Et cela avec ou sans son matériel personnel, en atelier collectif ou en individuel.
Au centre local d’information et de coordination (CLIC), Stéphane assiste les personnes âgées de plus de 60 ans, ou en situation de handicap, dans leurs démarches, en lien avec les services du département de l’Ariège.
Auprès d’Elisabeth, chacun trouvera une oreille attentive. Elle met ses compétences au service de chacun pour aider à améliorer son budget grâce au point conseil budget. Ou encore participer aux ateliers tricot, couture, cuisine…
Dans le cadre de la Maison France Services, soutenue par la préfecture, Nadège et Kimberley assurent un accompagnement dans toutes les démarches administratives.
Au lieu d’accueil enfants parents (LAEP), Alexia, Laure et Catherine reçoivent les familles d’enfants de moins de 6 ans pour des moments agréables et des échanges avec des professionnels.
Avec Estelle et Marie, les bénéficiaires du RSA s’engageront dans un parcours d’insertion sociale et professionnelle.
À la ludothèque, Valérie fait jouer en famille et propose le prêt de jeux, afin de prolonger le plaisir à la maison. Elle invite les familles à s’inscrire pour une après-midi ludique, le samedi 22 octobre, autour du thème des « sorcières ».
L’ensemble de l’équipe, en partenariat avec les associations du territoire, organise une fois par an un forum de rentrée.
Vous trouverez également des informations sur des sujets divers sont accessibles, grâce aux partenaires, qui tiennent des permanences au centre social, agréé par la caisse d’allocations familiales.
Grâce à la confiance de la commission action sociale des élus communautaires, présidée par Dominique Brette, le pôle social de la communauté de communes du pays de Mirepoix, vient également à la rencontre sur les marchés du territoire, afin de déployer ses services au plus près des habitants.Pour tous renseignements concernant l’ensemble des activités et/ou si vous souhaitez vous investir, rendez-vous au 1 chemin de la Mestrise, du lundi au vendredi, de 9 heures à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 heures. Ou appelez le 05 61 68 13 02.
Correspondant
Carcassonne. La maternité bientôt fermée ?
Publié le 27/10/2022 à 05:05 https://www.ladepeche.fr/2022/10/27/la-maternite-bientot-fermee-10765008.php
l’essentiel
Situation très tendue au CH de Carcassonne cette semaine. Ce n’est pas le Covid, mais l’épidémie de bronchiolite chez les nourrissons qui demande une mobilisation accrue, alors qu’il manque des pédiatres.
La semaine dernière, l’épidémie de bronchiolite gagnait du terrain en France, et en particulier dans neuf nouvelles régions dont l’Occitanie. La bronchiolite est une infection virale respiratoire aiguë atteignant les bronchioles (petites bronches). Si la maladie est bénigne elle requiert une surveillance importante du nourrisson en particulier. Or à l’hôpital de Carcassonne, l’épidémie est précoce, et engendre une importante fréquentation… alors que nous sommes en période de vacances de la Toussaint et surtout de pénurie de pédiatres. Le directeur du centre hospitalier travaille depuis plusieurs jours sur des solutions de crise, afin d’éviter une fermeture provisoire de la maternité de Carcassonne. Dans ses services on explique qu’il n’est pas possible de remplacer au pied levé une spécialité comme la pédiatrie par d’autres spécialistes.
Une source interne évoque un risque réel de fermeture, mais des pistes sont à l’étude « pour anticiper » explique la communication de l’hôpital.
Recherche pédiatres, désespérément
Sur son site LinkedIn, une annonce au ton désespéré révèle l’urgence à trouver une solution : « le centre hospitalier recherche un ou plusieurs pédiatres remplaçants pour les 15 premiers jours de novembre. Si vous êtes intéressé(e), contactez-moi ! » L’épidémie de bronchiolite, qui touche chaque année plusieurs centaines de milliers de nourrissons, continue de s’aggraver. À tel point que plusieurs plans blancs ont été lancés en France pour lutter localement contre l’épidémie, qui a conduit 2959 enfants de moins de 2 ans aux urgences la semaine dernière.
Santé Publique France explique comment protéger son enfant dans une brochure téléchargeable, qui consiste essentiellement à appliquer les fameux « gestes barrière ». D’ailleurs les autorités de santé tenteront de faire le lien entre gestes barrière et évolution de l’épidémie, mais aussi entre bronchiolite et Covid en « suivant l’impact des mesures barrières actuellement en vigueur sur la transmission du virus respiratoire syncytial, principal responsable des bronchiolites du nourrisson, mais également en étudiant l’éventuelle contribution du SARS-CoV-2 à l’incidence de cette pathologie ».
Jérôme Yager
Cancers du sang chez les enfants : « Il s’agit d’améliorer les pronostics de survie en cas de rechute »
Loelia Babin travaille au Centre de recherches en cancérologie de Toulouse. © Fondation L’Oréal – Jean-Charles Caslot
Cancer, Recherche médicale, Toulouse
Publié le 26/10/2022 à 05:59 , mis à jour à 07:41
l’essentielLoélia Babin, chercheuse au CRCT (Centre de recherche en cancérologie de Toulouse, à l’Oncopole) a été distinguée pour ses recherches prometteuses sur les mécanismes de résistance à un lymphome fréquent chez les enfants. La chercheuse toulousaine est encouragée par la Fondation l’Oréal.
Quel est l’objet de vos recherches ?
Je m’intéresse à un cancer du sang principalement pédiatrique pour lequel les chimiothérapies données en première intention, fonctionnent relativement bien. En cas de récidive en revanche, les pronostics sont très mauvais. Je travaille donc sur les résistances à ces traitements. L’enjeu de mes recherches est de trouver des biomarqueurs, qui seront dosés dans le sang des patients pour prédire s’ils vont répondre ou non aux traitements utilisés, ainsi que d’éventuelles cibles thérapeutiques. À terme, il s’agit d’améliorer les pronostics de survie en cas de rechute, mais nous en sommes seulement à identifier des candidats et à comprendre leurs mécanismes.
« Peu d’équipes travaillent sur ce lymphome en France »
Vous travaillez particulièrement sur les ARN circulaires, de quoi s’agit-il ?
Les ARN sont habituellement linéaires, moi je m’intéresse aux ARN circulaires, car ils forment un cercle plus stable qui pourrait être détecté plus facilement chez les patients. Je cherche à comprendre le rôle de ces ARN circulaires dans les résistances aux traitements, dans le cadre de thérapies ciblées et de chimiothérapie. À ce stade, nous avons trouvé des candidats thérapeutiques et nous essayons de décortiquer leurs mécanismes d’action.
Pourquoi avoir choisi Toulouse et le CRCT ?
Après un master en génétique et bioinformatique à Normale Sup Paris puis un stage dans un laboratoire de cancérologie à l’Institut Gustave Roussy, j’ai tout de suite souhaité orienter mes recherches vers cette maladie, le cancer, qui est, aujourd’hui encore, un fléau. J’ai d’ailleurs fait ma thèse sur ce lymphome sous la direction d’Erika Brunet à Paris et en collaboration avec le laboratoire de Fabienne Meggetto à Toulouse. En France, les équipes qui travaillent sur ce lymphome sont peu nombreuses. Fabienne Meggetto m’a proposé de poursuivre en post-doc sur les ARN circulaires et la résistance aux traitements. Le prix de la fondation L’Oréal va donner de la visibilité à nos travaux et permettre de poursuivre les analyses, notamment bio informatique des données.
Propos recueillis par Béatrice Girard