Le gouvernement s’incline devant Big Pharma, mais tient bon contre une majorité de députés qui souhaitent une régulation des installations des médecins et le rétablissement d’une obligation des gardes our les médecins libéraux

Médicament : le Gouvernement recule sur des mesures du budget de la Sécu   

Par M.J. le 19-10-2022 

Face à la fronde des industriels du médicament, le Gouvernement a finalement reculé sur un certain nombre de mesures du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2023 concernant leur secteur, en déposant des amendements sur les points les plus contestés.

C’est une fronde inédite qui a secoué les entreprises du médicament pendant plusieurs semaines contre le Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2023. En réaction, le Gouvernement a fini par déposer plusieurs amendements pour revenir sur les points les plus contestés par le Leem. Parmi ceux-ci, le référencement : le PLFSS prévoyait en effet d’introduire ce mécanisme, consistant à sélectionner (et rembourser) quelques médicaments seulement pour une classe thérapeutique donnée, et donc à dérembourser ceux qui n’ont pas été retenus.

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Avec cette mesure, les industriels dénonçaient le risque d’aboutir à une raréfaction de l’offre de médicaments disponibles. Le Gouvernement se donne donc jusqu’à juillet 2023 pour remettre au Parlement un rapport évaluant la faisabilité du dispositif, selon un amendement déposé lundi soir. Ce rapport devra notamment évaluer les effets potentiels de la mesure sur les pénuries de médicaments, indique l’amendement. « Il y a vraiment un recul sur ce sujet » du Gouvernement, qui a été « à l’écoute des pharmaciens et des industriels », a commenté la rapporteure du PLFSS Stéphanie Rist, lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes de l’information sociale, mardi.

Le Gouvernement a également déposé un amendement sur un autre sujet litigieux, proposant de modifier la répartition de la clause de sauvegarde. Ce système prévoit que les laboratoires versent une contribution à l’Assurance maladie lorsque leur chiffre d’affaires dépasse un niveau fixé par la loi de financement de la Sécu. Des modifications saluées par le secteur. « Sur les articles principaux qui posaient problème, il y a effectivement une écoute du Gouvernement. De ce point de vue-là, nous avons progressé », a réagi Philippe Lamoureux, directeur général du Leem, la fédération des entreprises du médicament. Même son de cloche pour Stéphane Joly, à la tête du Gemme, l’association des fabricants de génériques : « Le bon sens a primé », a-t-il salué. 

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Les industriels regrettent toutefois que l’enveloppe consacrée par le PLFSS au médicament reste quasiment la même d’une année sur l’autre, en dépit de l’inflation et de l’arrivée sur le marché de thérapies très coûteuses. 

[avec AFP] 

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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