Thomas Mosnier (Horizons) s’oppose au gouvernement à propos des déserts médicaux

Santé : Thomas Mesnier s’oppose au gouvernement et s’attaque à la liberté d’installation des médecins

SANTÉ : THOMAS MESNIER S’OPPOSE AU GOUVERNEMENT ET S’ATTAQUE À LA LIBERTÉ D’INSTALLATION DES MÉDECINS

Renaud Joubert

Par IK, publié le 11 octobre 2022 à 18h51, modifié à18h53. https://www.charentelibre.fr/sante/sante-thomas-mesnier-s-oppose-au-gouvernement-et-s-attaque-a-la-liberte-d-installation-des-medecins-12568166.php

La mesure proposée par le député charentais rendrait plus difficile l’installation des médecins dans les zones déjà denses.

C’est une première depuis 2017. En tout cas aussi frontalement, et publiquement. Alors que François Braun, le ministre de la santé, défend la mesure du conventionnement sélectif pour lutter contre l’extension des déserts médicaux, Thomas Mesnier, le député angoumoisin, s’y est opposé cet après-midi, lors de la séance de question au gouvernement. « Le conventionnement sélectif, c’est autoriser un médecin à s’installer en zone bien dotée, mais sans que ses patients ne soient remboursés. C’est faire peser sur les Français le prix de cette mesure », argue le député charentais passé chez Horizon.

https://www.facebook.com/plugins/video.php?height=314&href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fthomasmesnier.fr%2Fvideos%2F775544216844475%2F&show_text=false&width=560&t=0

Thomas Mesnier a donc interpellé le ministre, proposant un autre système visant à favoriser l’installation dans les déserts médicaux. Ou en tout cas, à rendre très contraignante l’installation en territoire bien doté. « Si un médecin veut s’installer en zone sous dense, comme l’intégralité de la Charente, il aurait une autorisation automatique. Mais s’il souhaite s’installer dans une autre zone, il ne pourra le faire que s’il remplace un médecin qui cesse son activité ou s’il s’engage à avoir un exercice partagé dans une zone sous dense », explique-t-il. Ce serait une première attaque à la liberté d’installation des médecins généralistes. Ce dispositif serait régulé par l’ordre.

La proposition de Thomas Mesnier sera débattue ce mardi soir et ce mercredi en commission, à l’assemblée nationale.

Parallèlement, face au nombre croissant de Français n’ayant pas de médecin généraliste, il a demandé la suppression « de la sanction financière aux patients qui n’ont pas de médecin traitant dans leur parcours de soins. Aujourd’hui, si un patient va voir un spécialiste sans passer par le généraliste, il n’est remboursé qu’à 30 %. Vu la situation, j’ai demandé la suppression de cette mesure ».

Voir aussi:

https://environnementsantepolitique.fr/2022/10/14/loi-sur-la-secu-plfss-2023-avec-thomas-mesnier-horizons-un-leger-progres-vers-des-mesures-plus-efficaces-pour-lutter-contre-les-deserts-medicaux/

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s