Doumaïa, l’une des neuf maisons de naissances française et la seule de la région, vient d’avoir l’accord officiel de l’Agence régionale de santé (ARS) de fonctionner pendant 7 ans.

Castres : après l’inquiétude, le soulagement pour la maison de naissance DoumaïaJuliette Dassonville-Leroy, sage-femme à la maison de naissances Doumaïa de Castres.

Juliette Dassonville-Leroy, sage-femme à la maison de naissances Doumaïa de Castres. DDM – P.B.

Santé,  Castres,  Tarn

Publié le 01/06/2022 à 17:45 , mis à jour à 17:46 https://www.ladepeche.fr/2022/06/01/castres-apres-linquietude-le-soulagement-pour-la-maison-de-naissance-doumaia-10332015.php

l’essentiel

Autorisée à titre expérimental à Castres depuis 2015, Doumaïa, l’une des neuf maisons de naissances française et la seule de la région, vient d’avoir l’accord officiel de l’Agence régionale de santé (ARS) de fonctionner pendant 7 ans.

C’est un réel soulagement pour le personnel de la maison de naissance Doumaïa, structure autonome adossée à l’hôpital du Pays d’Autan de Castres, où sept sages-femmes réalisent en toute sécurité des accouchements « naturels ». Autorisée à ouvrir à titre expérimental en mars 2017, parmi 9 projets retenus en France, la MDN Doumaïa a reçu le 13 mai dernier, l’autorisation officielle de l’Agence régionale de santé (ARS) d’exercer pour une durée de 7ans.

Il faut dire que depuis sa création, Doumaïa attire de plus en plus de familles. « De manière générale, il y a un attrait pour les maisons de naissance. De notre côté, je pense que le bouche-à-oreille fait son effet, et les femmes reviennent pour leur second voire troisième enfant. On en est très fières mais du coup, nous avons pas mal de personnes sur liste d’attente », confie la professionnelle de santé, qui rappelle que si des mamans veulent être suivies à la maison de naissance, elles doivent contacter la structure « pratiquement dès le test de grossesse positif ».

Pour mieux répondre à la demande donc, Doumaïa recherche des sages-femmes, deux dans l’idéal, une sage-femme référente et une sage-femme de soutien. « À ce sujet d’ailleurs, on est en train de travailler avec la DGOS parce que dans la loi, il est écrit qu’une sage-femme qui souhaite travailler dans une maison de naissances doit avoir une expérience minimum d’accouchement dans les deux ans qui précèdent son entrée en MDN. Mais c’est trop flou et ça sous-entend qu’une sage-femme sortie d’école ne pourra pas travailler chez nous tout de suite, ce qui limite notre recrutement. Donc on espère que cette loi sera réinterprétée. D’autant plus qu’une sage-femme qui souhaite intégrer une maison de naissance, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Il y a déjà une période d’observation pour voir si l’activité lui correspond et après, il y a un mois de compagnonnage ainsi qu’une période de trois ou quatre mois en tant que sage-femme de soutien. Donc celle-ci n’est pas dans le grand bain et l’expérience de l’accouchement, elle l’aura », conclut Juliette Dassonville-Leroy.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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