Vos questions sur la troisième dose

Troisième dose de vaccin contre le Covid-19 : nos réponses à vos questions

Par  Juliette Bénézit  ,  Pierre Breteau  et  Anne-Aël Durand 

Publié le 09 novembre 2021 à 21h03, mis à jour hier à 11h17

DÉCRYPTAGES

Dans une allocution télévisée, Emmanuel Macron a annoncé que la dose de rappel sera obligatoire le 15 décembre pour les plus de 65 ans pour qu’ils conservent leur passe sanitaire.

Lors d’une allocution prononcée mardi 9 novembre, le président de la République, Emmanuel Macron, a vanté les résultats de la campagne de vaccination lancée il y a moins d’un an et qui a permis d’administrer quelque 100 millions de doses en France. Toutefois, a-t-il rappelé, la protection conférée par ces vaccins régresse six mois après l’injection de la seconde dose, rendant nécessaire une dose de rappel pour les personnes les plus vulnérables.

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La dose de rappel, souvent une « troisième dose », sera nécessaire pour prolonger le passe sanitaire au-delà du 15 décembre pour les plus de 65 ans, qui peuvent d’ores et déjà en bénéficier. Une campagne de rappel sera organisée pour les personnes âgées de 50 à 64 ans dès au début du mois de décembre.

Voici des éléments de réponse aux principales questions que soulève cette campagne de rappel.13 questions sur la dose de rappel contre le Covid-19

Pourquoi parler de « rappel » plutôt que de troisième dose ? 

Le rappel vaccinal consiste à administrer une nouvelle dose de vaccin pour maintenir une protection contre le SARS-CoV-2 en stimulant le système immunitaire. Il s’agit le plus souvent d’injecter une troisième dose aux personnes ayant reçu deux doses dans leur schéma vaccinal initial (Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca), mais ce ne sera que la deuxième dose pour les personnes qui ont eu une injection unique (soit avec le vaccin Janssen, soit parce qu’ils avaient déjà eu le Covid-19). Et, encore plus rarement, on prescrira une quatrième dose pour certaines personnes sévèrement déprimées qui ont déjà reçu trois doses de vaccin.

Qui est éligible à un rappel ? 

La première condition pour recevoir une dose de rappel est d’avoir un schéma vaccinal complet depuis au moins six mois. Sont ou seront éligibles à une dose de rappel : 

  • Dès le début de décembre, une « campagne de rappel sera lancée » pour toutes les personnes âgées de 50 à 64 ans, a annoncé, mardi 9 novembre, le chef de l’Etat, Emmanuel Macron.
  • Pour le moment, sont concernées les personnes de plus de 65 ans, les résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et des unités de soins longue durée, les personnes à très haut risque de forme grave, les personnes sévèrement immunodéprimées et celles ayant reçu une dose de vaccin Janssen.
  • Depuis le 6 octobre, la possibilité de recevoir une dose de rappel a été élargie aux les professionnels de santé, à l’ensemble des salariés du secteur médico-social, aux aides à domicile intervenant auprès des personnes vulnérables, aux professionnels des transports sanitaires, aux pompiers et aux proches de plus de 18 ans des personnes immunodéprimées.

Est-ce obligatoire ?

Cette dose de rappel est recommandée pour les seuls publics vulnérables et les personnes qui ont été vaccinées avec le vaccin à dose unique Janssen, mais elle n’est pas obligatoire. Dès le 15 décembre, elle sera toutefois nécessaire aux personnes de plus de 65 ans, pour « prolonger la validité » de leur passe sanitaire.

Est-ce obligatoire ?

Cette dose de rappel est recommandée pour les seuls publics vulnérables et les personnes qui ont été vaccinées avec le vaccin à dose unique Janssen, mais elle n’est pas obligatoire. Dès le 15 décembre, elle sera toutefois nécessaire aux personnes de plus de 65 ans, pour « prolonger la validité » de leur passe sanitaire.

Conditionne-t-elle l’obtention du passe sanitaire ? 

A partir du 15 décembre, justifier d’une troisième dose sera nécessaire pour « prolonger la validité du passe sanitaire », pour les personnes de plus de 65 ans, a annoncé, mardi 9 novembre, Emmanuel Macron.

Le passe sanitaire sera-t-il désactivé, le 15 décembre, pour les personnes de plus de 65 ans qui ne peuvent pas encore prétendre à la dose de rappel ?

Non. Le 15 décembre, le passe sanitaire des plus de 65 ans sera désactivé, en l’absence d’une dose de rappel, « six mois et cinq semaines » après la précédente injection, a précisé mercredi 10 novembre le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. Les personnes présentant des comorbidités ne seront pas concernées par cette suspension du passe sanitaire, a-t-il confirmé. Concernant les personnes âgées de 50 à 65 ans, pour lesquelles la campagne de rappel vaccinal sera ouverte à partir du 1er décembre, la suspension du passe sanitaire n’est pas envisagée pour le moment.

Comment prendre rendez-vous pour se faire vacciner ?

Santé.fr, qui répertorie les lieux de vaccination en France, ou en appelant un numéro vert national (08 00 00 91 10). Certains centres de vaccination, ouverts au plus fort de la campagne vaccinale, sont désormais fermés. En revanche, il est possible de se faire vacciner chez le médecin en pharmacie. »>

Le gouvernement a fait appel à des plates-formes privées (Doctolib, Keldoc, Maiia) pour la prise de rendez-vous médicaux. Il est également possible de prendre rendez-vous sur le site Santé.fr, qui répertorie les lieux de vaccination en France, ou en appelant un numéro vert national (08 00 00 91 10). Certains centres de vaccination, ouverts au plus fort de la campagne vaccinale, sont désormais fermés. En revanche, il est possible de se faire vacciner chez le médecin en pharmacie.

Combien de personnes ont déjà reçu une troisième dose ?

L’engouement pour la campagne de rappel est resté limité jusqu’au début du mois de novembre. A ce stade, seules 3,4 millions des 7,7 millions de personnes éligibles ont été revaccinées (44 %). Ce chiffre cache, néanmoins, d’importantes disparités puisque si, dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), l’adhésion à cette campagne est bonne (74 %), elle est beaucoup plus limitée chez les moins de 65 ans souffrant de facteurs de comorbidité (19 %). Cependant, ces derniers jours, à l’approche de l’allocution d’Emmanuel Macron, le nombre de prises de rendez-vous pour la dose de rappel a nettement augmenté sur la plate-forme Doctolib (+ 61 % la semaine passée), atteignant le record de 63 000 demandes le 5 novembre.

Quel est l’intérêt de procéder à un rappel ?

La Haute Autorité de santé (HAS) souligne que l’efficacité de la vaccination baisse progressivement à partir du sixième mois suivant la deuxième injection. « Cette baisse de la protection semble relever à la fois d’une moindre efficacité des vaccins vis-à-vis du variant Delta et d’une diminution progressive dans le temps de l’efficacité du schéma avec deux doses », poursuit l’instance indépendante. Néanmoins, elle constate « une efficacité contre les formes graves qui reste à un niveau élevé ».Proportionnellement, les hospitalisations et admissions en soins intensifs pour cause de Covid-19 touchent bien davantage les personnes non vaccinées.

Que recommandent les autorités sanitaires ?

La Haute Autorité de santé (HAS) a étendu sa recommandation de rappel à l’ensemble des personnels de santé et à l’entourage des personnes immunodéprimées le 6 octobre. Elle concernait déjà les plus de 65 ans depuis le 1er septembre.

« Il s’agit là d’une protection individuelle et collective », insiste Dominique Le Guludec, présidente de la HAS. Il s’agit donc de protéger les plus fragiles dont la protection vaccinale commence à diminuer et des personnels de santé, qui sont plus au contact du virus que le reste de la population et susceptibles d’infecter des personnes fragiles.

Quels sont les risques ?


Avant de généraliser l’administration d’une dose de rappel à toute la population, les experts veulent notamment s’assurer que l’injection n’entraîne pas une augmentation des cas de myocardites (inflammations du muscle cardiaque), parfois observés avec la deuxième dose, en particulier chez les jeunes hommes. La HAS attend également les résultats d’essais de « boosters » réalisés avec des dosages ou des technologies différents, ou encore plus spécifiquement orientés vers les variants.

Qu’est-ce qu’ont décidé les autres pays ?

Fin août, Israël a été le premier pays à généraliser la dose de rappel, qui peut être administrée à toute personne ayant plus de 12 ans. Au sein de l’Union européenne, de nombreux pays incitent les plus âgés et les plus vulnérables à avoir une dose de rappel. En Allemagne, face à un intense regain épidémique, le gouvernement plaide pour la généraliser. Au Royaume-Uni, les plus de 50 ans sont encouragés à y avoir recours. Le Danemark, qui va réintroduire le passe sanitaire à cause de la forte remontée du nombre de cas de Covid-19, a également annoncé son intention de proposer à tous une dose de rappel.

Peut-on coupler le rappel du vaccin contre le Covid-19 au vaccin contre la grippe ? 

La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière a commencé le 26 octobre. Le vaccin est recommandé aux personnes de plus de 65 ans, aux femmes enceintes, aux patients souffrant de certaines maladies chroniques ou d’obésité (IMC supérieur ou égal à 40). Il n’y a aucune contre-indication à réaliser cette injection en même temps que celle contre le Covid-19, qu’il s’agisse d’une vaccination initiale ou d’un rappel. Attention, toutefois : pour la grippe saisonnière, il faut apporter son vaccin chez le professionnel qui va l’administrer (médecin de ville, centre de vaccination…)

Covid-19: «Je suis très gêné qu’un rappel vaccinal s’impose comme une obligation, tant sur la forme que sur le fond»

Par Aziliz Le CorrePublié le 11/11/2021 à 17:58, mis à jour le 12/11/2021 à 06:42

https://www.lefigaro.fr/vox/societe/crise-sanitaire-je-suis-tres-gene-qu-un-rappel-vaccinal-s-impose-comme-une-obligation-tant-sur-la-forme-que-sur-le-fond-20211111

FIGAROVOX/ENTRETIEN – Emmanuel Macron a annoncé que le passe sanitaire des plus de 65 ans sera conditionné à une troisième dose de vaccin. Gérald Kierzek, médecin urgentiste et chroniqueur santé, fait part de sa perplexité.

Gérald Kierzek est médecin urgentiste et chroniqueur santé, directeur médical de Doctissimo, et auteur notamment de Coronavirus, comment se protéger? (Éditions de l’Archipel, mars 2020).


FIGAROVOX. – Emmanuel Macron a annoncé que le passe sanitaire des plus de 65 ans sera conditionné à une troisième dose de vaccin. Puis, début décembre pour les 50-64 ans. Approuvez-vous cette décision ?

Gérald KIERZEK. – Cibler les plus de 65 ans est une bonne chose puisque ce sont les plus à risque de formes graves. Mais il faut surtout aller chercher les non-vaccinés dans cette catégorie soit environ 10% encore de nos concitoyens plutôt que d’imposer un rappel dont on ne connaît pas la réelle nécessité.

Depuis le début de l’épidémie, plus de 90% des patients hospitalisés en réanimation avaient plus de 65 ans donc il paraît légitime de les protéger en priorité, de même que la tranche d’âge légèrement en deçà 50-64 ans et les personnes obèses. Très tôt il a été démontré que plus de 47 % des patients infectés entrant en réanimation sont en situation d’obésité et la forme sévère (à savoir un IMC supérieur à 35) avec augmentation significative du risque d’être placé sous respiration mécanique invasive (intubation), indépendamment de l’âge, de l’hypertension artérielle et du diabète. La priorité doit donc être de les vacciner avec un premier schéma complet.

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Je suis très gêné qu’un rappel vaccinal s’impose comme une obligation, tant sur la forme que sur le fond. Sur la forme, désactiver le passe sanitaire des plus de 65 ans qui n’ont pas de rappel vaccinal est violent et s’apparente à une obligation. Le consentement est un droit des patients fondamental. Cela prolonge de facto le passe sanitaire qui devait être initialement arrêté au 15 novembre et proportionné à la situation épidémique selon la décision initiale du Conseil Constitutionnel alors que ce passe ne limite en rien les contaminations et qu’il a déjà rempli son rôle, pousser à la vaccination massive cet été.

Vu le succès vaccinal, il serait donc légitime de ne plus y avoir recours et je ne peux que regretter que le Président, probablement sous la pression du courant alarmiste et hygiéniste du Conseil Scientifique, le prolonge.

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Sur le fond ensuite, la nécessité d’un rappel vaccinal peut être discutée. En effet, elle se base sur des études de sérologies montrant que les plus de 65 ans voient leur taux d’anticorps baisser. Mais l’immunité est bien plus complexe qu’une simple mesure d’anticorps ! Quand les anticorps baissent, l’immunité cellulaire est là pour assurer aussi les défenses immunitaires et nous sommes médicalement incapables, en routine quotidienne, de connaître la durée de protection vaccinale. L’immunité naturelle est également une immunité forte, plus forte que celle octroyée par le vaccin comme le montrent beaucoup d’études, notamment parce qu’elle permet de développer une immunité muqueuse (anticorps IgA) au niveau ORL seule à même de stopper la circulation virale. Le vaccin n’empêche pas les contaminations car il ne confère pas cette immunité muqueuse ; il protège des formes sévères.

Il serait donc sûrement souhaitable de laisser circuler le virus chez les moins fragiles (pas de risque de formes graves et immunité naturelle solide) ainsi que chez les vaccinés sans faire de rappel. On pourrait même dire que le rebond de contaminations permet d’envisager de stopper la circulation virale et de mettre fin à l’épidémie ! Mais pour cela, il faut sortir du « mode panique » devant les courbes de tests positifs !

Il est impératif de ne pas sombrer dans une folie hygiéniste dangereuse politiquement et médicalement. Là encore, il ne faut pas céder à la panique des chiffres.Gérald Kierzek

Alors que le nombre de contaminés augmente à nouveau, faut-il renforcer les gestes barrières comme l’a dit le président ?

Les gestes barrières basiques oui, les mesures restrictives non ! Je m’explique. Les gestes barrières comme le lavage des mains régulier ou les solutés hydroalcooliques quand le lavage des mains est impossible est raisonnable pour lutter contre tous les virus (Sars-Cov-2, grippe, gastro-entérites et autres). De même, l’aération des locaux, privés et publics est fondamentale. En revanche, le port du masque chez les enfants ou encore en extérieur n’a pas de sens. Il faut des mesures barrières tenables sur le long terme pour vivre avec ce virus et limiter les autres virus. Nous ne pouvons pas socialement, psychologiquement et même immunitairement vivre sous cloche.

Les conséquences psychologiques du port du masque chez les enfants sont réelles et terribles, y compris à long terme, alors que son efficacité comme geste barrière plus qu’hypothétique. Trop d’hygiène tue l’hygiène sur le plan immunitaire. On le voit actuellement avec la recrudescence de la bronchiolite chez les enfants nés pendant les mesures de confinement. Leur système immunitaire n’a pas été confronté aux virus classiques liés à la vie en société (crèches, etc.) et est fragilisé.

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Il est impératif de ne pas sombrer dans une folie hygiéniste dangereuse politiquement et médicalement. Là encore, il ne faut pas céder à la panique des chiffres.

Les contaminations vont augmenter inexorablement mais ne constituent pas une vague au sens de saturation hospitalière. Nous avons assisté en 2020 à des vagues de saturation des réanimations dans deux régions essentiellement (Grand Est et Ile de France) ; stricto sensu, nous ne pouvons plus parler de troisième, quatrième ou cinquième « vague » puisqu’il s’agit désormais de vague de tests positifs sans répercussion hospitalière.

La crise actuelle de l’hôpital, et j’allais dire même celle de 2020 soi-disant liée au COVID, est structurelle et liée au manque de lits et maintenant de personnels. Les patients COVID n’ont représenté que 2% de l’ensemble des patients hospitalisés au cours de l’année 2020 selon le rapport de l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation qui collecte et analyse toutes les données hospitalières ! Bien loin du fantasme collectif d’un hôpital rempli de patients COVID avec des personnes ne pouvant être prises en charge et « triées » pour entrer à l’hôpital.

Et pourtant l’hôpital a failli ne pas tenir et je dirais même ne tient plus au vu des fuites de personnels et de l’absence de remaillage territorial avec des hôpitaux de proximité. Tous les jours en France, la Réserve Sanitaire de Santé Publique France, dédiée aux situations sanitaires exceptionnelles, fait désormais appel à des volontaires (médecins, soignants, techniciens de laboratoire, manipulateurs radio) pour assurer l’activité d’hôpitaux exsangues et au passage déshabiller Pierre pour habiller Paul.

Je ne peux que saluer le « N’ayons pas peur, croyons en nous » du Président, qui ne cède pas à un alarmisme malhonnête.Gérald Kierzek

L’arrivée des traitements médicamenteux est-elle une bonne nouvelle ?

Oui, même s’il ne faut pas s’attendre à des médicaments miracles. Les molécules en lice sont le molnupiravir du laboratoire MSD Merck pour lequel l’agence britannique des médicaments (MHRA) vient de donner la première autorisation réglementaire pour le traitement des formes légères à modérées de Covid-19 chez les adultes. Des résultats de phase III montrent que cet antiviral oral, initialement conçu pour la grippe, a permis de réduire le risque d’hospitalisation ou de décès d’environ 50% par rapport au placebo, pour des formes légères à modérées de Covid-19. L’autre molécule est le Paxlovid du laboratoire Pfizer, développé contre le SRAS, qui semble efficace pour prévenir les formes graves de Covid-19 chez les personnes à haut risque en bloquant une enzyme dont le coronavirus a besoin pour se reproduire. La fluvoxamine, un antidépresseur, semble également prometteur et pourrait être utilisé.

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Dans tous les cas, ces médicaments sont des médicaments en complément de la stratégie vaccinale et de la prise en charge classique et précoce des patients à risque notamment. La différence fondamentale entre mars 2020 et novembre 2021, outre la vaccination, est que nous savons maintenant repérer et traiter les patients à risque : scanner rapide pour voir l’atteinte pulmonaire ou pas, surveillance et/ou traitement ambulatoire ou hospitalier (oxygène, cortisone, anticoagulants, antibiotiques, etc.). Cette prise en charge évite la réanimation. Encore faut-il avoir les ressources humaines et logistiques pour le faire pour tous et partout.

Je ne peux que saluer le «N’ayons pas peur, croyons en nous» du Président de la République, qui ne cède pas à un alarmisme malhonnête. Je voudrais maintenant que le probable futur candidat à sa réélection, et les autres candidats, comprennent enfin que le COVID n’est qu’un révélateur et le symptôme d’une crise profonde du système de santé qu’il faut réformer d’urgence sous peine de ne jamais sortir de cette crise.

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Voir aussi:

https://jeansantepolitiqueenvironnement.wordpress.com/2021/11/10/passe-sanitaire-et-troisieme-dose-des-interrogations/

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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