Le Ségur de la santé et ses 30 milliards n’a pas relancé l’attractivité de l’hôpital public

« Le « Ségur de la santé » n’a pas éteint la grogne à l’hôpital »

Date de publication : 10 novembre 2021 Le Figaro

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Marie-Cécile Renault observe dans Le Figaro que « c’est un sujet inflammable que le gouvernement suit comme le lait sur le feu.

Les quelque 30 milliards d’euros déversés sur l’hôpital avec le « Ségur de la santé » – 10 milliards pour les revalorisations salariales et 19 milliards d’investissements – n’ont pas suffi à apaiser la crise de l’hôpital, débutée bien avant la pandémie de Covid-19 ».


La journaliste note ainsi que « le premier ministre a eu beau annoncer lundi une extension des revalorisations à 20.000 soignants supplémentaires et le ministre de la Santé une rallonge de 1,7 milliard au budget de la Sécu, rien ne semble y faire ».


« Si la CFDT s’est félicitée de « ces avancées », les syndicats contestataires, CGT et SUD en tête, ainsi que différents collectifs (inter-urgences, inter-hôpitaux, etc.) réclamaient toujours, mardi, plus de moyens, plus d’effectifs et l’arrêt des fermetures de lits »,
 constate-t-elle.


Marie-Cécile Renault relève que « le décompte des lits fait l’objet d’estimations allant du simple au triple : selon les syndicats, 20% des lits sont fermés à l’hôpital, alors que l’enquête de la Fédération Hospitalière de France (FHF) révélée ce week-end n’en recense que 6%. […] Un chiffre conforme à celui d’Olivier Véran, qui a lancé une enquête sur les tensions en lits et en effectifs dont les résultats seront connus fin novembre ».


Marie-Pierre Martin, infirmière et membre du collectif inter-urgences, réagit : « Le “Ségur” est un échec. Les soignants fuient l’hôpital, le choc d’attractivité n’est pas là ».
Thierry Amouroux, porte-parole du Syndicat national des professionnels infirmiers CFE-CGC, déclare quant à lui qu’« il y a 600.000 infirmières salariées en exercice et 180.000 qui ont arrêté alors qu’elles sont encore en âge de travailler. On peut les faire revenir à condition de leur assurer de ne pas changer sans cesse de service, de ne pas être rappelées sur leur temps de repos, et de ne pas être sous-payées ».
Marie-Cécile Renault relève qu’« une infirmière recrutée actuellement à l’hôpital commence sa carrière «à plus de 2000 euros nets mensuels grâce au “Ségur” (contre 1736 euros avant) et atteindra en fin de carrière près de 3400 euros nets mensuels (contre 2863 euros avant) », a rappelé Olivier Véran ».


La journaliste conclut que « pour l’heure, entre la recrudescence des cas de Covid-19 et de bronchiolite ainsi que la multiplication des fermetures de lits, l’exécutif entend garantir la permanence des soins ».
Olivier Véran a ainsi déclaré : « Nous sommes particulièrement attentifs aux tensions sur les services d’urgence, de pédiatrie et les maternités », Marie-Cécile Renault notant que « les cliniques et les médecins libéraux «doivent prendre toute leur part» pour assurer la permanence des soins «sur la fin de l’année» aux côtés de l’hôpital public, qui traverse une «période difficile» ».

Le «Ségur de la santé» n’a pas éteint la grogne à l’hôpital

Par Marie-Cécile RenaultPublié le 09/11/2021 à 17:54, mis à jour le 09/11/2021 à 17:54

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/le-segur-de-la-sante-n-a-pas-eteint-la-grogne-a-l-hopital-20211109

L’unité de sevrage ventilatoire de l’hôpital Raymond-Poincaré, à Garches (Hauts-de-Seine), en avril 2020. Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

Malgré les 30 milliards d’euros déversés, les syndicats et les collectifs réclament plus de moyens et d’effectifs.

C’est un sujet inflammable que le gouvernement suit comme le lait sur le feu. Les quelque 30 milliards d’euros déversés sur l’hôpital avec le «Ségur de la santé» – 10 milliards pour les revalorisations salariales et 19 milliards d’investissements – n’ont pas suffi à apaiser la crise del’hôpital, débutée bien avant la pandémie de Covid-19.

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Le premier ministre a eu beau annoncer lundi une extension des revalorisations à 20.000 soignants supplémentaires et le ministre de la Santé une rallonge de 1,7 milliard au budget de la Sécu, rien ne semble y faire. Si la CFDT s’est félicitée de «ces avancées», les syndicats contestataires, CGT et SUD en tête, ainsi que différents collectifs (inter-urgences, inter-hopitaux, etc.) réclamaient toujours, mardi, plus de moyens, plus d’effectifs et l’arrêt des fermetures de lits.

Sujet complexe, le décompte des lits fait l’objet d’estimations allant du simple au triple: selon les syndicats, 20 % des lits sont fermés à l’hôpital, alors que l’enquête de la Fédération

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Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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