« C’est une croissance exponentielle » : plus de 15 % des nouvelles contaminations au Covid-19 en Ile-de-France sont dues aux variants
Les premiers résultats d’une enquête pour évaluer la présence des variants « ne sont pas bons », selon Rémi Salomon, responsable de l’AP-HP, qui plaide pour un reconfinement, au moins territorialisé.
Le Monde avec AFPPublié aujourd’hui à 12h01, mis à jour à 16h23
Le président de la République a ajouté, mardi soir sur TF1, que « début mars » auront été vaccinés les 80 % des pensionnaires des Ehpad qui le souhaitent, soit 500 000 personnes.
Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 12h01, mis à jour à 21h08
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Emmanuel Macron a assuré, mardi 2 février sur TF1, que « d’ici la fin de l’été, nous aurons proposé un vaccin à tous les Français adultes qui le souhaitent ». C’est « exactement le même rythme, la même solution, que nos voisins allemands et que nos autres voisins européens », a-t-il ajouté.
Il a aussi affirmé que, « début mars », auront été vaccinés les 80 % des pensionnaires des Ehpad qui le souhaitent, soit 500 000 personnes.
▶🔴Sur la campagne de #vaccination 🗣E. #Macron « D’ici à la fin de l’été, nous pourrons proposer en France, à tous l… https://t.co/UNO6ZKi82U— TF1LeJT (@TF1LeJT)
Ces vingt-quatre dernières heures, la France a enregistré 404 morts supplémentaires dues au Covid-19 dans ses hôpitaux, selon les données publiées mardi 1er février par Santé publique France (SPF). On compte désormais 76 916 décès depuis le début de l’épidémie.
Le nombre de personnes hospitalisées en raison du virus a augmenté de 155 en vingt-quatre heures, pour un total de 28 029 patients, dont 3 270 en réanimation, soit 52 de plus. Un nombre important à suivre, puisque les restrictions décidées par le gouvernement ont notamment pour objectif d’éviter une surcharge des capacités hospitalières. La population française vaccinée
Part de la population de 16 ans et plus* ayant reçu au moins une dose au 1er février 2021.
2,84 %+ 0,01 point depuis la veille
Au total, 1 541 079 personnes ont reçu au moins une dose d’un vaccin contre le Covid-19, et 67 993 personnes ont reçu une seconde dose en France depuis le début de la campagne de vaccination, le 27 décembre 2020.* : les vaccins contre le Covid-19 aujourd’hui disponibles sont autorisés pour les personnes de 16 ans et plus.Source : Santé Publique France
- En Ile-de-France, plus de 15 % des nouvelles contaminations au coronavirus sont dues aux variants
Les premiers résultats en région parisienne de l’enquête destinée à évaluer la présence des variants plus contagieux du SARS-CoV-2, qui ont émergé ces dernières semaines au Royaume-Uni, en Afrique du Sud et au Brésil, « ne sont pas bons », a déclaré Rémi Salomon, président de la commission médicale de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), mardi 2 février.
« On était plutôt aux alentours de 6 % le 7 janvier et on est monté à 15 %-20 % la semaine dernière », a détaillé le médecin sur Franceinfo. « C’est une croissance exponentielle, a-t-il ajouté. Il va devenir dominant, on le sait, dans les quinze jours, les quatre semaines qui viennent (…). Et comme il est 40 % à 70 % plus contagieux, il va y avoir une accélération de l’épidémie si on ne fait significativement rien de plus. C’est ça qui nous fait peur. »
Lire aussi : pourquoi un virus très contagieux est plus dangereux qu’un virus très létal
Rémi Salomon plaide par conséquent pour un reconfinement, au moins territorialisé, et un rallongement de la durée des vacances. « Compte tenu de ce qui se passe actuellement dans les hôpitaux, je pense qu’il serait raisonnable de freiner fort, c’est-à-dire de fermer les écoles pendant peut-être trois semaines, un mois, et ensuite de les rouvrir », a-t-il proposé, prônant également « que du télétravail ».
Lundi, le ministère de l’éducation nationale a modifié son protocole en cas de présence de Covid-19 dans les établissements scolaires. Dans sa foire aux questions, le ministère précise que, désormais, les classes de maternelle doivent fermer dès l’apparition du premier cas de Covid-19 parmi les élèves. Dans l’enseignement primaire et secondaire, les règles sont différentes, puisque le port du masque est obligatoire à partir de 6 ans. Ainsi, l’apparition d’un cas confirmé parmi les enseignants ou les élèves n’entraîne pas automatiquement de contacts à risque dans la classe. La jauge reste, dans ce cas, la même : « Dans la circonstance où trois élèves d’une même classe (de fratries différentes) seraient positifs au Covid-19, alors les élèves et les personnels de la classe doivent être considérés comme contacts à risque. » Sauf s’il est établi qu’il s’agit de l’un des variants, alors la classe concernée sera fermée après un seul cas.
Lire aussi : Face aux variants, l’exécutif fait le pari de ne pas recourir à nouveau au confinement
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Le Monde avec AFP
L’AP-HP alerte sur la « croissance exponentielle » du variant anglais en Ile-de-France : « on est monté à 15-20% »
Par S.B. le 02-02-2021

Les premiers résultats d’une enquête menée en région parisienne pour évaluer la présence des variants du coronavirus en France « ne sont pas bons », a indiqué mardi Rémi Salomon, président de la commission médicale de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), évoquant « une croissance exponentielle » du variant anglais. Il préconise de fermer les écoles.
« On était plutôt aux alentours de 6% le 7 janvier et on est monté à 15-20% la semaine dernière », a détaillé le Pr Rémi Salomon sur Franceinfo. « C’est une croissance exponentielle », a-t-il ajouté. « Il va devenir dominant, on le sait, dans les 15 jours, les 4 semaines qui viennent ». « Et comme il est 40 à 70% plus contagieux, il va y avoir une accélération de l’épidémie si on ne fait significativement rien de plus. C’est ça qui nous fait peur. »
« Compte tenu de ce qui se passe actuellement dans les hôpitaux, je pense qu’il serait raisonnable de freiner fort, c’est-à-dire de fermer les écoles pendant peut-être trois semaines, un mois et ensuite de les rouvrir », a-t-il indiqué, prônant également « que du télétravail ».Covid-19 : le variant britannique « peut-être lié à un degré plus élevé de mortalité »
Cette « enquête flash » consiste à réanalyser, puis à séquencer, un large échantillon des tests PCR positifs effectués mercredi dernier, pour déterminer s’il s’agit de la souche habituelle du Sars-CoV-2 ou de l’un des variants préoccupants qui ont émergé ces dernières semaines au Royaume-Uni, en Afrique du Sud et au Brésil.
La première étude de ce type, qui ne portait que sur les virus de la souche britannique, « a permis d’estimer que » ces derniers « étaient responsables de 3,3% des cas de Covid-19 diagnostiqués par RT-PCR en France au moment de l’enquête », les 7 et 8 janvier, « avec une présence hétérogène sur le territoire national pouvant varier de 0,2% en Bourgogne-Franche-Comté à 6,9% en Île-de-France », avait détaillé Santé publique France.Variant sud-africain : un risque de réinfection
Se basant sur des résultats préliminaires de cette deuxième enquête flash, le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait indiqué dimanche dans le JDD que la circulation du variant anglais s’intensifiait « de 50 % chaque semaine mais de manière moins intense qu’à l’étranger où des hausses de 70 à 100 % ont été relevées ».
[Avec AFP]