« Nous traversons une crise profonde » : pourquoi les psychiatres hospitaliers seront en grève le 17 septembre 

Les quatre syndicats représentant les psychiatres hospitaliers* seront en grève le 17 septembre prochain. Ils appellent à une large mobilisation face à la « crise profonde » que connait la profession, « qui s’aggrave d’année en année ». 

02/09/2026 https://www.egora.fr/actus-pro/hopitaux/nous-traversons-une-crise-profonde-pourquoi-les-psychiatres-hospitaliers-seront?utm_source=Newsletter&utm_medium=gms_egora&utm_campaign=En_bref___Mercredi_2_septembre_2026&utm_medium=gms_egora&utm_source=email&utm_campaign=En%20Bref%20-%20Mercredi%202%20septembre%202026%206h20260902&sc_src=email_5043288&sc_lid=201840222&sc_uid=XYBlorZBtz&sc_llid=3479&sc_eh=5d463c22601bc0401

Par Chloé Subileau

greve

@Olivier Le Moal/ Stock.adobe.com

Alors que la « psychiatrie publique traverse une crise profonde qui s’aggrave d’année en année », la profession a décidé de se mettre en grève. Le 17 septembre prochain, les syndicats des praticiens hospitaliers en psychiatrie* appellent donc à la mobilisation pour « faire entendre que l’état de la psychiatrie publique est devenu une urgence républicaine ».

Les syndicats pointent les nombreuses crises à laquelle fait face la profession, citant notamment le manque d’effectif (« 30% de postes de PH ne sont pas pourvus »), de vocations (« 15% des postes d’internes ne sont pas pourvus« ) et les difficultés budgétaires. Auxquelles s’ajoutent, insistent-ils dans un communiqué publié ce mercredi 2 septembre, « une vétusté parfois criante des locaux et des équipements », « une augmentation constance de [leurs] files actives tant ambulatoires qu’en hospitalisation » ou encore « des missions nouvelles » (comme le coupe-file « jeunes » ou le « zéro contention »…).

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Face à des alertes auprès du ministère de la Santé et des rapports « restés sans aucune suite », les médecins de la psychiatrie publique veulent ouvrir « un dialogue constructif avec le Gouvernement ». Ils appellent, par ailleurs, à ce qu’un » plan pluriannuel de redressement de la psychiatrie publique » soit co-construit, et que soit reconnues et respectées « ses instances représentatives » et « ses syndicats ».

Autres mesures essentielles pour ces professionnels : la revalorisation « en urgence » de leurs revenus, la reconnaissance de « la pénibilité de la psychiatrie de service public », l’augmentation « significative » de la capacité en lits d’hospitalisation et en places pour l’extrahospitalier et, enfin, « la facilitation et la consolidation de l’accès aux soins au plus près des patients, dans les CMP, pour assurer des prises en charge évitant les ruptures ».

*Intersyndicale de la défense de la psychiatrie publique (IDEPP), Syndicat des psychiatres d’exercice public (SPEP), Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH) et Union syndicale de la psychiatrie (USP).

Auteur de l’article

Chloé Subileau

Cheffe de la rubrique étudiants

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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