Pour Jean Oury, il s’agit de supprimer « la notion d’asile d’aliénés et d’humaniser au maximum la vie au sein de l’hôpital »

Jean Oury : « Il s’agit d’humaniser au maximum la vie au sein de l’hôpital »

Mardi 21 avril 2026 (Première diffusion le dimanche 21 février 2016 https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-nuits-de-france-culture/jean-oury-il-s-agit-d-humaniser-au-maximum-la-vie-au-sein-de-l-hopital-8617312

Pour Jean Oury, il s’agit de supprimer « la notion d’asile d’aliénés et d’humaniser au maximum la vie au sein de l’hôpital ». Il détaille : « Ce que l’on veut démontrer par là, quand vous parlez d’agités et de furieux, c’est que la psychothérapie institutionnelle a essayé de montrer, dans les faits, que l’agitation, le gâtisme ou la fureur sont des tableaux morbides qui sont souvent provoqués inconsciemment par les dispositions aussi bien architecturales que les préjugés du personnel et la façon d’aborder ce genre de personnes que sont les malades mentaux. »

  • Production : Jean Rabaut
  • Le point du 7ème jour – Une maison sans clôture, la clinique de La Borde (1ère diffusion : 21/04/1974)
  • Edition web : Sandrine England, Documentation de Radio France
  • Archive INA-Radio France

En 1974, dans l’émission « Le point du 7ème jour », le docteur Jean Oury, directeur de la clinique de la Borde expliquait le fonctionnement de cette maison pour « les fous » sans clôture.

Dans cette émission de 1974, le docteur Jean Oury, directeur de la clinique de La Borde, explique les buts recherchés dans la structure qu’il a créée en 1953 : « Une maison sans clôture, la clinique de La Borde ». Pour celui dont le mot d’ordre était « soigner les malades sans soigner l’hôpital c’est de la folie », la clinique doit mettre en acte les notions suivantes : « club thérapeutique », responsabilités des pensionnaires, relations de sympathie entre les malades, les anciens malades et le personnel de la clinique.

Commentaire Geneviève Hénault psychiatre public

« Il s’agit d’humaniser au maximum la vie au sein de l’hôpital » et pour cela, il faut lutter contre la ségrégation, sous toutes ses formes. Oury précise : « Ce que l’on veut démontrer par là, quand vous parlez d’agités et de furieux, c’est que la psychothérapie institutionnelle a essayé de montrer, dans les faits, que l’agitation, le gâtisme ou la fureur sont des tableaux morbides qui sont souvent provoqués inconsciemment par les dispositions aussi bien architecturales que les préjugés du personnel et la façon d’aborder ce genre de personnes que sont les malades mentaux. »

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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