Les électeurs du NFP désavouent le parti socialiste et toutes les listes de gauche qui refusent toute alliance avec LFI comme à Albi

Municipales 2026 : les électeurs du NFP pour l’union de toute la gauche au second tour, avec LFI

Municipales 2026 : les électeurs du NFP pour l’union de toute la gauche, avec LFI
  • Municipales 2026 : les électeurs du NFP pour l’union de toute la gauche, avec LFI DDM – DDM- MICHAËL FABRE

   

Municipales 2026,  Sondages des Municipales 2026

Publié le 05/03/2026 à 06:31 https://www.ladepeche.fr/2026/03/05/municipales-2026-les-electeurs-du-nfp-pour-lunion-de-toute-la-gauche-au-second-tour-avec-lfi-13255121.php

Article rédigé par Philippe Rioux

Philippe Rioux

Journaliste éditorialisteLa Dépêche du Midi

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by majelan X

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Les alliances à gauche pour le second tour des municipales divisent. Un sondage révèle que 21 % des Français préfèrent un accord sans LFI, tandis que 52 % des électeurs du Nouveau Front populaire souhaitent l’inclure.Résultats des élections

Comme dans toute élection, il y a les choix politiques des appareils et la réalité concrète du terrain. Concernant la question des alliances à gauche pour le second tour des élections municipales, la question se pose.

« Dans l’hypothèse où plusieurs listes de gauche se qualifieraient au second tour des municipales, 21 % des Français privilégieraient un accord entre formations de gauche excluant LFI, 15 % seraient favorables à une alliance incluant LFI, tandis que 36 % rejetteraient tout accord et 28 % n’ont pas d’opinion », indiquait un sondage Elabe sur « Les Français et La France insoumise » paru le 25 février.

Municipales 2026 : les électeurs du NFP pour l’union de toute la gauche, avec LFI

Municipales 2026 : les électeurs du NFP pour l’union de toute la gauche, avec LFI DR

En revanche, une majorité d’électeurs du Nouveau Front populaire (NFP) mis en place lors des élections législatives anticipées, (52 %) souhaite un accord intégrant LFI, contre 33 % un accord sans ce mouvement et 7 % aucun accord.

Mais cette opinion ne fait pas l’unanimité à gauche : 72 % des sympathisants du Parti Socialiste privilégient un accord excluant LFI. Les électeurs du NFP apparaissent très divisés sur la récente déclaration de François Hollande appelant le PS à rompre avec LFI. 50 % ne sont pas d’accord avec l’ancien Président, 49 % sont d’accord avec lui ; les sympathisants PS approuvent massivement ses propos (88 %). 74 % électeurs du NFP rejettent majoritairement la disposition à « faire barrage » à LFI.

Le vote « barrage » contre le RN est, en revanche, un réflexe électoral puissant chez les électeurs du NFP (86 %). Contrairement au pronostic de certains à l’extrême droite, à droite et parfois dans le bloc central, le front républicain n’est pas encore mort…

Municipales 2026 : ces villes où socialistes et insoumis partent ensemble au premier tour

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Municipales 2026,  Candidats des municipales 2026Politique

Publié le 05/03/2026 à 06:31 https://www.ladepeche.fr/2026/03/05/municipales-2026-ces-villes-ou-socialistes-et-insoumis-partent-ensemble-au-premier-tour-13255107.php

Article rédigé par Philippe Rioux

Philippe Rioux

Journaliste éditorialisteLa Dépêche du Midi

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by majelan X

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Sans alliance nationale entre socialistes et insoumis pour les municipales de mars 2026, des listes communes émergent pourtant dans plusieurs dizaines de municipalités. Une stratégie largement dictée par les réalités locales et qui prolonge, à l’échelle municipale, la logique du Nouveau Front populaire.

À l’échelle nationale, les relations restent distantes voire glaciales et, depuis mardi et la décision du bureau politique du Parti socialiste (PS) sur les alliances de second tour avec La France insoumise (LFI), quasi-rompues. Pour autant, sur le terrain local, les frontières entre socialistes et insoumis sont plus poreuses.

Ainsi, à l’approche des élections municipales, le PS et LFI se retrouvent finalement alliés dans une soixantaine de communes, selon un décompte de L’Opinion. Ces listes communes réunissent au minimum socialistes et insoumis, parfois élargis aux écologistes et aux communistes.

Le schéma du Nouveau Front populaire

Ce nombre de villes où l’alliance de toute la gauche est de mise doit toutefois être lu avec prudence. D’autres recensements évoquent une trentaine à une quarantaine de communes, les dépôts de listes étant gérés localement et aucune compilation exhaustive n’ayant été publiée au niveau national. Mais, même dans l’hypothèse basse, ces rapprochements témoignent d’une dynamique locale qui tranche, d’évidence, avec l’absence d’accord politique global entre les deux formations au niveau national.

Dans le détail, les socialistes dirigent la majorité de ces alliances. Treize listes d’union sont conduites par un candidat PS, notamment à Dugny, Vaires-sur-Marne, Maisons-Laffitte, Cachan, Saint-Lô ou encore Cavaillon. Les insoumis, eux, mènent plus rarement ces coalitions : trois seulement seraient conduites par LFI, à Mantes-la-Jolie, Wattrelos et Grabels. Les écologistes et les communistes occupent également une place comparable dans la direction des listes.

Le schéma le plus fréquent reprend celui du Nouveau Front populaire (NFP), mis en place lors des élections législatives anticipées de 2024. Dans 45 villes sur 60, les listes rassemblent ainsi socialistes, écologistes, communistes et insoumis. Dans quelques cas, d’autres formations s’ajoutent à l’équation.

À Beauvais, Gardanne, Arcueil ou Chennevières-sur-Marne, le mouvement fondé par Raphaël Glucksmann participe même à la coalition, malgré son opposition politique à LFI.

Des considérations militantes locales

Ces rapprochements s’expliquent d’abord par des logiques locales. Dans plusieurs communes, la gauche cherche à éviter la dispersion qui avait pu lui coûter des mairies lors du précédent scrutin. À Gardanne, par exemple, la division au second tour en 2020 avait favorisé la victoire de la droite dans un bastion historique du communisme. Cette fois, les différentes forces ont choisi de s’unir dès le premier tour.

Dans d’autres villes, l’objectif est clairement défensif. À Bruay-la-Buissière ou à Fréjus, l’union élargie de la gauche vise à tenter de reconquérir des municipalités dirigées par le Rassemblement national. Ailleurs encore, il s’agit simplement de reconduire des majorités existantes, comme à Cachan.

La formation de ces listes communes répond aussi à des considérations militantes. Sur le terrain, les réseaux locaux de gauche collaborent parfois depuis très longtemps, et la constitution d’une liste complète peut nécessiter de rassembler différentes sensibilités. Des personnalités aujourd’hui chez LFI ont parfois un engagement à gauche de longue date et une notoriété locale qui facilite les rapprochements, loin des passes d’armes médiatisées des leaders nationaux.

Enfin, les collectifs citoyens jouent également un rôle dans certains territoires, intégrant des candidats issus de plusieurs partis tout en revendiquant une étiquette locale apartisane.

Bastions de résistance pour l’après 2027

Pour La France insoumise, ces alliances constituent aussi un moyen d’accroître son implantation municipale. Le mouvement présente par ailleurs des listes autonomes dans plus de 500 communes, mais voit dans ces coalitions l’opportunité d’obtenir des élus locaux – notamment en vue des élections sénatoriales – et de renforcer son ancrage territorial.

Reste que ces unions locales ne préjugent pas des stratégies nationales. Avant la décision du bureau politique mardi sur les alliances de second tour, la direction du PS a limité les rapprochements avec LFI à des situations ponctuelles.

Les alliances de second tour pourraient toutefois encore évoluer après le premier tour. Comme à chaque scrutin municipal, les fusions de listes entre les deux tours – voire des désistements – devraient modifier les équilibres politiques et élargir, le cas échéant, les coalitions de gauche déjà constituées pour remporter des municipalités.

Pour la gauche, ces élections municipales revêtent aussi une dimension particulière. À un an d’une élection présidentielle qui pourrait voir l’extrême droite entrer à l’Elysée, certains ont bien conscience que – comme aux États-Unis – les municipalités pourraient constituer des bastions de résistance pour défendre les valeurs républicaines…

Voir aussi:

Municipales 2026 à Albi : « C’est notre ligne rouge ! » Pour Jean-Luc Suarez, pas d’alliance possible à gauche avec LFI sur la liste

https://environnementsantepolitique.fr/2026/03/04/72072/

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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