SANTÉ MENTALE : UN RAPPORT SUR LA PRISE EN CHARGE DES URGENCES PSYCHIATRIQUES UNANIMEMENT SALUÉ EN COMMISSION DES AFFAIRES SOCIALES
ACTUALITÉ
par Guillaume Cros, le Mercredi 11 décembre 2024 à 17:37, mis à jour le Mercredi 11 décembre 2024 à 17:51
Les députées Sandrine Rousseau (Ecologiste et Social) et Nicole Dubré-Chirat (Ensemble pour la République) ont présenté, ce mercredi 11 décembre, le rapport de la mission d’information qu’elles ont menée sur « la prise en charge des urgences psychiatriques« . Unanimement salué par les élus de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, ce rapport a vocation à servir de base à une proposition de loi transpartisane sur le sujet.
« L’intérêt commun de la psychiatrie nous a réunis.« Cette phrase de Sandrine Rousseau (Ecologiste et social), résume bien l’état d’esprit qui a présidé aux travaux de la mission d’information sur « la prise en charge des urgences psychiatriques« , qu’elle a menée avec Nicole Dubré-Chirat (Ensemble pour la République), et à l’examen de leur rapport, ce mercredi 11 décembre, au sein de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale. Alors que le secteur est en crise et que 566 000 passages aux urgences pour motif psychiatrique ont été recensés en 2023, les deux députées alertent notamment sur le fait que ces services saturés sont devenus le point d’entrée, par défaut, de nombreux patients.
LA SANTÉ MENTALE DES JEUNES ET LES ÉTABLISSEMENTS PUBLICS AU PLUS MAL
Cinq axes ressortent du rapport d’information, notamment sur la dégradation de la santé mentale des Français. « Chez les 18-24 ans, la prévalence des épisodes dépressifs a augmenté de 77 % entre 2017 et 2021 », a souligné Sandrine Rousseau avant d’ajouter que « les hospitalisations pour des tentatives de suicide et d’auto-agressions chez les femmes âgées de 10 à 19 ans ont progressé de 570 % depuis 2007 ». Les rapporteures ont, en outre, questionné la prédominance des établissements privés dans la prise en charge des patients, alors que le secteur public souffre d’un manque de moyens matériels et humains.
Parmi la vingtaine de recommandations formulées, Sandrine Rousseau et Nicole Dubré-Chirat le renforcement de l’attractivité dans la formation des professionnels est considéré comme une priorité, particulièrement dans le domaine de la pédopsychiatrie. Soutenir les politiques de prévention des troubles psychiques en milieu scolaire fait aussi partie des sujets mis en avant par le rapport.
VERS UNE PROPOSITION DE LOI TRANSPARTISANE
Les membres de la commission des affaires sociales ont unanimement approuvé la démarche des deux députées. Ces dernières ont formulé le souhait de « commanditer un audit sur les conditions de travail en psychiatrie« . Elles ont, par ailleurs, annoncé l’organisation d’un colloque à l’Assemblée nationaleavec les principaux acteurs de la psychiatrie, ainsi que la présentation d’une proposition de loi transpartisane début 2025. Et Sandrine Rousseau de faire référence à la déclaration de politique générale de Michel Barnier en septembre dernier : « On espère que la santé mentale restera la grande cause nationale« .
Deux députées réclament « une loi transpartisane sur la psychiatrie »
Un rapport parlementaire dresse un nouvel état des lieux très inquiétant de la psychiatrie en France. De la situation des services d’urgence où stagnent, faute de lits, des patients parfois attachés, à celle de la pédopsychiatrie, secteur le plus fragilisé.
11 décembre 2024 à 19h54 https://www.mediapart.fr/journal/france/111224/deux-deputees-reclament-une-loi-transpartisane-sur-la-psychiatrie
Un an de travail, 360 professionnel·les de santé, patient·es ou aidant·es rencontré·es. Et des paroles, des images qui restent. « Des patients contentionnés [attachés par des sangles sur un lit ou un brancard – ndlr] dix à quinze jours aux urgences », raconte la députée Ensemble pour la République Nicole Dubré-Chirat. D’autres « en prison ; qui expliquaient y être soignés pour la première fois », confie à son tour la députée Les Écologistes Sandrine Rousseau.
À quatre mains, les deux députées de bords politiques différents rendent public leur rapport sur l’état des urgences psychiatriques en France, mercredi 11 décembre. Il a d’ores et déjà été adopté à l’unanimité par la commission des affaires sociales. Ce ne sera par un « énième rapport, veut croire Sandrine Rousseau, mais un plan d’action qui doit aboutir sur une loi-cadre transpartisane ».

À partir du cas des services d’urgences, les députées livrent un état des lieux complet de la psychiatrie publique, privée et libérale. Et il est « assez lourd », euphémise Sandrine Rousseau. Les patient·es atteint·es de pathologies psychiatriques arrivent de plus en plus nombreux aux urgences générales, « un lieu totalement inadapté », « faute de prise en charge » au long cours. Y échouent également des jeunes en crise, que la pédopsychiatrie ne parvient plus à soigner.
Des besoins qui augmentent
21 % : c’est la hausse, constatée entre 2019 et 2023, du nombre de patient·es admis·es aux urgences pour des troubles psychiatriques. Les malades les plus graves, qui devraient être réorientés au plus vite vers un établissement psychiatrique, contribuent largement à l’engorgement des urgences. Faute de lits d’hospitalisation – 7 000 lits ont été supprimés en quinze ans –, les malades stagnent, des jours durant, sur un brancard, parfois attachés ou assommés par des psychotropes (lire notre enquête dans la Sarthe).
« C’est une perte de chance pour ces patients traumatisés, qui se détournent souvent des soins,insiste Sandrine Rousseau. L’éthique des soignants est aussi malmenée, ils y perdent le sens au travail. »
La fermeture de lits de psychiatrie était, à l’origine, un choix politique, celui de la« désinstitutionnalisation », soit la sortie des malades des hôpitaux vers le milieu dit« ordinaire », avec un suivi au long cours dans les centres médico-psychologiques (CMP) ou par les psychiatres libéraux.
Mais les délais d’attente, pour les enfants encore plus que pour les adultes, se comptent aujourd’hui « en mois », jusqu’à dix-huit, ont constaté sur le terrain Sandrine Rousseau et Nicole Dubré-Chirat. Le nombre de patient·es pris en charge en psychiatrie a même baissé de 8 % en quatre ans.
À Nantes, 123 enfants de moins de 15 ans admis aux urgences pour des idées suicidaires ont été renvoyés chez eux.
La hausse des besoins est pourtant criante. Les députées présentent des chiffres inédits sur la dégradation de l’état psychique des moins de 25 ans. « Ils font froid dans le dos », annonce Sandrine Rousseau. Selon les données présentées, 20,8 % des 18-24 ans traversent des épisodes dépressifs, en hausse de 77 % en quatre ans. Les hospitalisations des jeunes filles et des jeunes de 10 à 19 ans, pour des tentatives de suicide ou des scarifications, ont progressé de 133 % depuis 2020, et de 570 % depuis 2007. Et ce sont 936 000 jeunes de 12-25 ans à qui on a prescrit au moins un psychotrope en 2023, un nombre en hausse de 18 % par rapport à 2019.
Les pédopsychiatres ne peuvent pas faire face : leur nombre est en chute libre, avec une baisse de 34 % depuis 2010. Plus de la moitié (58 %) des lits de pédopsychiatrie ont fermé depuis 1993. Sandrine Rousseau donne pour exemple le centre hospitalier universitaire de Nantes. En 2023, il a renvoyé des urgences, sans prise en charge, 123 enfants de moins de 15 ans qui se sont présentés pour des idées suicidaires ou à la suite d’une tentative de suicide. Pour chacun d’entre eux, la pédopsychiatre de l’établissement avait pourtant énoncé « une indication formelle d’hospitalisation ».
Les territoires ruraux sont particulièrement touchés par l’effondrement de la psychiatrie. Mais Sandrine Rousseau a eu la « surprise » de constater que « des grandes villes sont aussi touchées », comme Nantes donc, ou Toulouse, où un patient s’est suicidé en février après dix jours d’hospitalisation aux urgences.
Les cliniques privées préservées
Dans ce paysage sinistré, seul le privé lucratif tire son épingle du jeu : 3 700 places ont été créées dans le secteur. Sa rentabilité approche les + 9 %. Les cliniques psychiatriques sont les plus lucratives parmi tous les établissements de santé privés (lire notre enquête sur Clinea, la branche psychiatrique d’Orpea).
Elles ne prennent en charge que les patient·es aux pathologies les moins lourdes, la plupart touché·es par une dépression. Elles n’admettent pas les patient·es hospitalisé·es sous contrainte, les plus graves, et ne participent pas non plus à la permanence des soins. Inégalité supplémentaire vis-à-vis de leurs collègues du public : les salaires y sont plus élevés. Les deux députées souhaitent que le privé lucratif, largement aux mains de grands groupes, prenne sa part des pathologies plus lourdes et participe aux gardes de nuit et du week-end.
Au terme de leur travail, le binôme d’élues ne préconise pas « une grande révolution », mais un renforcement de l’offre de soins actuelle – en libéral, en CMP, à l’hôpital public et dans les cliniques privées – pour qu’elle retrouve sa cohérence et sa fluidité.
À LIRE AUSSIContentions illégales, suicides : la Sarthe, poste avancé de la débâcle de la psychiatrie
4 mai 2024Clinea, la psychiatrie très lucrative façon Orpea
27 mai 2022
Elles prennent aussi clairement leur distance avec la politique prônée par Frank Bellivier, le délégué ministériel à la santé mentale. Ce dernier est membre et promoteur de la vision de la psychiatrie portée par la fondation FondaMental, largement financée par l’industrie pharmaceutique : des « centres experts » qui posent des diagnostics et proposent un programme de soins, avant de renvoyer les patient·es vers leurs médecins traitants.
« Ces centres sont peu nombreux, ils coutent très cher, sont mal identifiés, et n’assurent aucun suivi des patients, balaie Sandrine Rousseau. Les patients ont besoin d’une prise en charge en proximité. » Elle regrette que les recrutements de psychiatres soient aujourd’hui « plus faciles dans les centres experts que dans les centres médico-psychologiques ».
Le désormais ex-premier ministre Michel Barnier a annoncé que la « santé mentale » serait la « grande cause nationale » de 2025. « On a perdu le premier ministre, mais on a gardé la grande cause nationale », croit savoir Sandrine Rousseau. Pour les deux députées, cette grande cause pourrait être un succès si elle « inclut explicitement la psychiatrie », et pas seulement la santé mentale, plus vague, qui va de la crise émotionnelle aiguë aux troubles psychiatriques les plus graves.
Sandrine Rousseau espère pouvoir intégrer des premières mesures en faveur de la psychiatrie dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025, que devra réécrire un nouveau gouvernement. Le sujet a en effet toute sa place : la santé mentale est devenue « le premier poste des dépenses de santé », rappelle-t-elle.
Psychiatrie : un rapport parlementaire questionne la prise en charge des urgences
Alors que 566 000 passages aux urgences pour motif psychiatrique ont été recensés en 2023, ces services, saturés, sont devenus par défaut le point d’entrée de nombreux patients, alertent deux députées dans un rapport présenté mercredi 11 décembre.

Si la crise du secteur de la psychiatrie, où les « bras » et les « lits » manquent depuis des années, a largement été documentée ces dernières décennies, l’enjeu de la prise en charge de l’« urgence psychiatrique » l’est moins. Et quand il l’est, cela se limite souvent au recensement des « patients psy » qui, en situation de crise aiguë, viennent engorger un peu plus des services d’urgences débordés. En consacrant un rapport au sujet, les députées Sandrine Rousseau (Les Ecologistes, Paris) et Nicole Dubré-Chirat (Renaissance, Maine-et-Loire) ont voulu aller au-delà. Au terme de 10 déplacements et de 36 auditions menées durant l’année 2024, elles ont rendu public leurs travaux, mercredi 11 décembre à l’Assemblée nationale, devant la commission des affaires sociales.
A la kyrielle de chiffres déjà connus sur la dégradation de la santé mentale de la population, depuis la crise du Covid-19, elles en ajoutent de nouveaux. Ainsi apprend-on que 566 000 passages aux urgences pour motif psychiatrique ont été recensés en 2023, soit une hausse de 21 % par rapport à 2019. La tendance est, sans surprise, portée par un « taux de recours particulièrement notable pour les adolescents et les jeunes adultes ». Si ces patients psy représentent moins de 3 % des passages aux urgences, les consultations pour ce motif ont augmenté deux fois plus que l’activité globale des urgences sur la période. « L’activité de psychiatrie d’urgence est en forte croissance, plus encore que celle des urgences générales pour d’autres motifs », soulignent ainsi les députées.
Et pourtant, passé le sas des urgences, le système de soins psychiatriques ne suit pas : la part des nouveaux patients pris en charge dans les structures publiques et privées confondues a baissé de 8 % entre 2019 et 2023, selon les chiffres de l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation. Les services d’urgences déjà sous tension sont devenus le « point d’entrée » d’un certain nombre de patients. « Par défaut » : ces services conçus pour répondre à des pathologies somatiques ne sont « pas toujours équipés pour répondre aux crises psychiques », relèvent les rapporteuses.
Lire aussi le décryptage La santé mentale érigée en « grande cause », alors que le système de soins est débordé
Le rôle du secteur hospitalier privé est interrogé, en premier lieu sa moindre participation à l’activité de « permanence des soins » (le soir, la nuit, le week-end) jugée « injustifiable ». Entre autres préconisations, les députées appellent à « garantir un quota de lits » dans les établissements privés afin de « fluidifier la filière d’aval des urgences et d’éviter une concentration excessive des prises en charge dans le public ».
L’« effondrement » de la pédopsychiatrie
Le rapport décrit les différentes trajectoires de patients psy, en soulignant qu’il n’y « a pas de parcours type ». Complexe pour l’usager, l’offre psychiatrique, mêlant différents dispositifs (centres médico-psychologiques, centres d’accueil de crise ou encore centres d’aide thérapeutique à temps partiel…), est organisée en secteurs géographiques, et chaque maillon est en surchauffe, avec pour les patients des mois d’attente, parfois plus, pour être pris en charge.
« Il faut mettre en place des parcours plus lisibles, plus adaptés, qui permettent d’éviter les urgences quand ce n’est pas nécessaire », pointe Nicole Dubré-Chirat. « Il y a une feuille de route mais elle n’est pas tellement connue, il n’y a pas de stratégie claire alors que c’est un enjeu majeur de santé publique », renchérit Sandrine Rousseau.
Lire aussi | De la psychiatrie à la santé mentale : déstigmatiser les malades ou euphémiser la maladie ?
Le rapport donne une place à part au secteur de la pédopsychiatrie, pour lequel il évoque un « effondrement », le nombre de pédopsychiatres ayant chuté de 34 % entre 2010 et 2022. « La prise en charge des mineurs est souvent opérée dans des conditions inadaptées, par exemple en unité adultes », lit-on. Un exemple marquant est mis en avant : 123 enfants de moins de 15 ans, qui se sont présentés aux urgences du CHU de Nantes pour des idées suicidaires ou une tentative de suicide, en 2023, n’ont pu être pris en charge. Et ce, alors qu’une « indication formelle » à l’hospitalisation avait été portée par une pédopsychiatre qui les avait évalués.
Lire aussi | Psychiatrie : « Le manque d’attractivité des postes infirmiers en hospitalisation est criant »
Le gouvernement démissionnaire de M. Barnier avait promis d’ériger la santé mentale en « grande cause nationale » pour l’année 2025. « La psychiatrie doit en constituer une dimension essentielle », plaident les autrices du rapport.
7000 places de psychiatrie fermées en 14 ans… deux députées réclament un « quota de lits de service public »
Deux députées ont publié, mercredi 11 décembre, un rapport parlementaire pointant le manque criant de lits de psychiatrie en France. Les deux élues souhaitent déposer une proposition de loi au cours du premier semestre 2025.
Par Chloé Subileau
Les députées macroniste, Nicole Dubré-Chirat, et l’écologiste, Sandrine Rousseau, demandent l’arrêt des fermetures de lits de psychiatrie à l’hôpital public, dans un rapport parlementaire qui multiplie les signaux d’alarmes sur l’état de la psychiatrie en France. « Le Gouvernement doit mettre un terme à la fermeture de lits d’hospitalisation à temps complet dans le secteur public, et engager une politique volontariste de ré-ouverture dans certains territoires », écrivent les deux députées dans ce rapport, publié mercredi 11 décembre, après avoir été voté à l’unanimité par la commission des Affaires sociales.
Les deux députées ambitionnent de soumettre une proposition de loi au cours du premier semestre 2025 pour mettre en application certaines des mesures qu’elles recommandent, ont-elles indiqué, lors d’une conférence de presse à l’Assemblée.
Selon les deux députées, « le système de soins psychiatrique français a connu une perte nette de 7 000 places de temps complet » entre 2008 et 2022, où il restait 58 568 places. Toutefois, cette évolution à la baisse ne concerne que le secteur public et le secteur privé non lucratif, qui ont perdu ensemble 10 383 places. Le secteur privé, lui, a connu une croissance de 3 664 places sur la période, et gère aujourd’hui 26% des lits d’hospitalisation complète, notent les rapporteures.
Lire aussi : 142 propositions pour sauver la psychiatrie
D’après les élues, l’activité de psychiatrie est, en effet, particulièrement rentable pour les cliniques privées, en comparaison des autres activités.
Face à cette montée en puissance des établissements privés, les deux rapporteures demandent donc qu’ils soient astreints à des obligations en termes de permanence des soins (gardes en nuit, weekend et jours fériés). Elles réclament également l’instauration d’un « quota de lits de service public » dans les établissements privés, « destinés à l’accueil des patients requérant une hospitalisation à l’issue de leur passages aux urgences ».
La pédopsychiatrie particulièrement « sinistrée »
L’engorgement des services d’urgence des hôpitaux publics par des malades relevant de la psychiatrie est, en effet, l’un des gros points noirs relevé par les deux rapporteures. « Les contraintes de l’ensemble du secteur convergent vers les services d’urgences qui […] ne sont pas toujours équipés pour gérer les crises psychiques […] Ainsi se banalise à tous les niveaux un fonctionnement en mode dégradé qui […] pèse largement sur le secteur public », insistent-elles.
D’une manière générale, les carences du système de santé en matière psychiatrique entrainent des « phénomènes d’éviction » des soins, pointent les deux députées, qui relèvent en particulier la situation « sinistrée » de la pédopsychiatrie.
« En 2023, 123 enfants de moins de 15 ans s’étant présentés aux urgences du CHU de Nantes pour des idées suicidaires ou une tentative de suicide, n’ont pu être hospitalisés et ont dû retourner sans soins à leur domicile, alors même que la pédopsychiatre qui les avait évalués énonçait une indication formelle d’hospitalisation », indiquent les deux députées.
[avec AFP]