Santé revue de presse régionale: un centre de soins de proximité à Toulouse, une déprivatisation réussie à Carcassonne, un député du Gers pour une régulation des installations…

Région

ENTRETIEN EXCLUSIF avant sa visite en région. Les « 12 Travaux » de François Braun, ministre de la Santé, pour « sortir d’une crise sans fin »

ABONNÉS

  • Le ministre de la Santé, François Braun se déplace dans le Gers ce lundi. Le ministre de la Santé, François Braun se déplace dans le Gers ce lundi. AFP – JULIEN DE ROSA

Santé,  Société,  France – Monde

Publié le 09/01/2023 à 07:01 , mis à jour le 10/01/2023 à 11:06 https://www.ladepeche.fr/2023/01/09/entretien-exclusif-les-12-travaux-de-francois-braun-ministre-de-la-sante-pour-sortir-dune-crise-sans-fin-10912441.php

l’essentiel

Le ministre de la Santé est attendu ce lundi dans le Gers, au centre hospitalier d’Auch dont la reconstruction a été annoncée. François Braun détaille, pour La Dépêche du Midi, les annonces récentes d’Emmanuel Macron pour la refonte du système de santé français.

Le système de santé français est actuellement en crise. Comment allez-vous travailler à sa réorganisation ?

Le diagnostic a été posé, et il est connu depuis 2018. Le président de la République a eu le courage de le reconnaître : ces quatre dernières années, nous n’avons sans doute pas toujours emprunté les bons sentiers pour aboutir à la refondation nécessaire du système de santé. Le président de la République a présenté une feuille de route ambitieuse dont il m’a confié, avec Agnès Firmin Le Bodo, la charge de son déploiement. L’objectif à terme, c’est une réforme du système de santé.

Quel est l’objectif de cette réforme ?

L’essentiel dans ce discours de refondation, c’est la vue d’ensemble du système de santé, avec des éléments clairs reposant sur des principes de simplification, de collaboration entre la médecine de ville et d’hôpital, entre professionnels de santé, et avec l’implication de nos concitoyens et des élus dans cette réforme.

N’y a-t-il pas aujourd’hui l’impression qu’au moindre sursaut épidémique, le système de santé français se retrouve débordé ?

Notre système de santé est construit depuis trop longtemps à partir d’une logique d’offre de soins et non de réponse aux besoins de santé des Français. Or, on observe depuis plusieurs années que l’offre a diminué. En parallèle, les besoins eux ont augmenté, avec une population vieillissante, davantage de maladies chroniques… 

https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01325094/src/qux5kzr/zone/1/showtitle/1/ad/no/tagparam/ldi_motscles%3D%5B’ddm-10912441’%2C’sante’%2C’thema’%2C’actu’%2C’societe’%5D

A lire aussi : Crise de la santé : rémunération des médecins, hôpital, recrutement… ce qu’il faut retenir des annonces d’Emmanuel Macron

Ma conviction, c’est que la reconstruction de notre système de santé doit désormais reposer sur une réponse aux besoins des Français, et non plus simplement sur la base de l’organisation de l’offre. Si l’on s’adapte à ces besoins, alors le système est plus agile et efficace face aux crises, c’est un vrai changement de paradigme. C’est ce qu’il s’est par exemple passé pendant la première vague : notre système s’est remarquablement adapté. Ce que nous a demandé le président de la République, c’est de transformer en profondeur et sur le long terme notre système, pour sortir de ce jour de crise sans fin.

Le président de la République affirmait ce vendredi qu’il allait falloir attendre dix ans avant de pouvoir observer les premiers effets de ces mesures. L’exécutif est-il aujourd’hui résigné ?

C’est un discours de vérité qu’a tenu le président de la République ce vendredi, en reconnaissant que les mesures qu’il a su prendre pour mettre fin au numerus clausus que nos prédécesseurs avaient maintenu, n’auraient pas d’efficacité avant cinq à huit ans, le temps de la formation d’un médecin. 

A lire aussi : Lessivés, 55 infirmiers et aides-soignants sur 59 sont en arrêt maladie : les urgences complètement paralysées

Toutefois, en attendant, nous avons aujourd’hui d’autres solutions que nous allons mettre en place rapidement: nous allons faire gagner du temps de soins aux soignants. Nous ne pouvons pas augmenter dans l’immédiat le nombre de médecins, mais nous allons augmenter leur disponibilité pour leurs patients, par exemple grâce au déploiement d’assistants auprès des médecins de ville ou au sein des services hospitaliers, mais aussi grâce aux outils numériques qui sont de véritables gisements en la matière. Ce qui compte in fine, c’est le temps que doit passer un médecin à soigner. On considère aujourd’hui qu’un médecin passe environ 20% de son temps à faire de l’administratif, c’est trop. On a des mesures concrètes qui vont pouvoir arriver vite. 

Les médecins libéraux sont actuellement dans la rue et souhaitent doubler les tarifs des consultations. Pourquoi ce n’est pas possible selon vous ?

Je reconnais l’investissement de nombre d’entre eux qui ne comptent pas leurs heures et leurs week-ends, au service de leurs patients. Mais soyons sérieux. Qui peut imaginer actuellement, dans notre pays – avec toutes les difficultés que rencontrent les Français, avec le coût de l’énergie et l’inflation – malgré les aides décidées par la Première ministre – que les médecins qui gagnent en moyenne 90 000 euros par an aujourd’hui, vont en gagner 180 000, sans aucune contrepartie ?

A lire aussi : Grève des médecins : le ministre François Braun favorable à une revalorisation des tarifs de consultation, mais pas à hauteur de 50 €

Heureusement, la plupart des médecins ne sont pas alignés avec cette approche uniquement financière et s’engagent avec nous pour transformer notre système de santé. Cela fait des mois que je discute avec eux, je suis prêt à les accompagner, dans le cadre d’un nouveau contrat entre la Nation et ses médecins, fait d’engagements réciproques. Comme l’a rappelé le président de la République, cela doit être du donnant-donnant.

La France manque cruellement de médecins : selon vous, les métiers du secteur n’intéressent-ils plus ?

Je ne pense pas qu’il y ait un désintérêt. Ce sont des métiers qui sont passionnants, où l’on est au service de l’autre et qui demandent un investissement énorme. Toutefois, il n’est pas acceptable que les soignants souffrent : nous avons un système qui est trop rigide. Il y a une pénibilité qui doit être prise en compte, avec une meilleure reconnaissance. Les mesures d’urgence que nous avions mises en place cet été – la revalorisation des indemnités de nuit par exemple – vont être pérennisées.

On sait que 23,5 % des Français rencontrent des problèmes d’accès aux soins. Quelles sont vos solutions pour améliorer les conditions d’accès aux soins ?

Ma priorité, c’est d’aller chercher tous ceux qui sont aujourd’hui éloignés du soin. Pour aller les chercher, on a des solutions : des médecins peuvent s’engager par exemple à faire des demi-journées de consultations dans des territoires où l’on manque de médecins. Nous pouvons aussi, avec l’engagement des élus et acteurs locaux, mettre en place des moyens de transport pour amener les patients chez les médecins par exemple.

Le Département du Gers et la Région Occitanie proposent aujourd’hui de salarier des médecins. Est-ce aujourd’hui aux collectivités territoriales de mettre en place ce type d’initiative ?

L’engagement des collectivités locales pour la santé des Français et pour soutenir nos professionnels de santé est essentiel. Mais il faudra faut peut être que ce soit l’État qui reprenne la main sur cette question, pour éviter les concurrences entre collectivités. À la demande du président de la République et de la Première ministre, nous allons ouvrir avec les élus une nouvelle phase de dialogue et d’actions en matière de santé.

La France rencontre actuellement des difficultés d’approvisionnement pour certains médicaments : quelles sont les perspectives pour les prochains mois ? 

Je veux être transparent, il y a une tension sur certains médicaments et dans leurs stocks. Ce sont les produits utilisés notamment pendant l’hiver qui sont en forte tension, parce qu’il y a une plus forte demande dans le contexte de triple épidémie que nous connaissons, et plus de malades. J’ai pris toute une batterie de mesures avec l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), pour y palier. Nous avons demandé aux industriels de faire tourner à plein régime leurs usines. 

A lire aussi : Grève des médecins généralistes : un mouvement « malvenu » selon François Braun, qui craint une « semaine de tous les dangers »

Nous pouvons escompter un retour à la normale d’ici la fin de l’hiver. Il ne faudra pas s’arrêter là, et je souhaite, avec mon collègue Roland Lescure, engager très rapidement des travaux pour renforcer encore l’anticipation et la gestion de ces risques, en cohérence avec les efforts que nous engageons par ailleurs pour renforcer notre souveraineté industrielle. 

L’ancien Premier ministre, Jean Castex avait officialisé le projet de reconstruction de l’hôpital d’Auch, où en est le dossier ?

L’hôpital d’Auch est un projet structurant du plan d’investissement du Ségur de la Santé. Les engagements pris par l’État – 142 millions d’euros avec le soutien de la région Occitanie – seront respectés. Je réserve aux élus locaux et aux professionnels ma réponse à cette question, mais il s’agit là de construire une réponse de proximité aux besoins de santé des Gersois. Il y a une véritable demande. Ce projet permettra d’apporter une solution adaptée, avec des équipements plus modernes et de meilleures conditions de travail pour les soignants.

La situation sanitaire mondiale, avec de fortes poussées épidémiques en Chine et aux États-Unis, laisse-t-elle craindre un rebond épidémique en France ?

Il faut rester prudent. Ce qui est sûr, c’est que la situation en Chine est préoccupante, avec une explosion des cas de Covid-19. C’est d’ailleurs pour cela que la Première ministre a immédiatement pris des mesures pour renforcer les contrôles sanitaires des voyages entre la Chine et la France. Nous avons été l’un des premiers pays européens à réagir. Grâce à cette décision du Gouvernement, les passagers en provenance de Chine font dorénavant l’objet de tests à leur arrivée en France. Entre le 1er et le 5 janvier, sur 7 vols, un peu plus de 20 % des tests réalisés étaient positifs. L’important, c’est d’identifier ces personnes positives pour détecter quels variants circulent en Chine, car c’est là le risque principal. Ces personnes positives sont toutes invitées à s’isoler.

La grève des laboratoires d’analyse peut-elle porter préjudice à la stratégie de traçage qui a été décidée par le gouvernement, face à un éventuel variant en Chine ?

Je ne laisserai pas prendre en otage la santé des Français. C’est inadmissible. Plus de 60 % des laboratoires en France appartiennent je le rappelle à de grands groupes financiers ou des fonds d’investissement, qui réalisent des bénéfices colossaux avec l’argent du contribuable. Je reconnais pleinement l’engagement des laboratoires au quotidien mais, avec 3 milliards d’euros de bénéfices nets en 2021, il est raisonnable de leur demander de participer à l’effort de la Nation pour préserver nos politiques de santé.

Recueilli par Robin Serradeil

Voir les commentaires

DOSSIER. Pourquoi les habitants de Midi-Pyrénées ont une espérance de vie parmi les plus élevées en Europe

  • Prendre soin de sa santé et de ses neurones, c’est le meilleur moyen de prolonger la vie.Prendre soin de sa santé et de ses neurones, c’est le meilleur moyen de prolonger la vie. DDM – – NATHALIE SAINT-AFFRE

Démographie – Population,  Occitanie

Publié le 15/01/2023 à 07:01

https://www.ladepeche.fr/2023/01/15/dossier-pourquoi-les-habitants-de-midi-pyrenees-ont-une-esperance-de-vie-parmi-les-plus-elevees-en-europe-10924233.php

l’essentiel

ous vous demandez peut-être si l’herbe est plus verte dans le pré du voisin ? Ne cherchez plus, non seulement il fait bon vivre en Midi-Pyrénées. Mais en plus, c’est la région qui – avec la Corse – offre la plus longue espérance de vie en France. Avec des différences qui s’expliquent en Occitanie, notamment par rapport aux départements du Languedoc-Roussillon.

Pas la peine d’aller au bout de la terre. Si la misère semblait moins pénible au soleil au regretté Charles Aznavour, celui du sud de la France pouvait et peut encore tout à fait faire l’affaire.

Deux régions se distinguent particulièrement en matière d’espérance de vie, si l’on en croit les derniers chiffres d’Eurostat : la Corse – où l’espérance de vie à la naissance était de 84 ans en 2020. Et l’ancienne région Midi-Pyrénées où l’on peut espérer se la couler douce jusqu’à 83,6 ans quand la moyenne, dans l’Union européenne, est de 80,4 ans… comme dans le Nord-Pas-de-Calais et en Picardie, les deux régions où les comportements de santé (consommations de tabac, d’alcool et surcharge pondérale) ont l’impact le plus défavorable sur l’espérance de vie dans l’Hexagone.

En Midi-Pyrénées, les femmes ont la 3e espérance de vie la plus longue en Europe

En Occitanie, comme partout ailleurs, ce sont les femmes qui sont les plus gâtées puisqu’elles vivent en moyenne 86,1 ans (86,4 ans en Midi-Pyrénées et 85,8 ans en Languedoc-Roussillon) tandis que les hommes y vivent globalement 80,2 ans (80,7 ans en Midi-Pyrénées et 79,2 ans en Languedoc-Roussillon), donc plus longtemps là encore que dans le reste de la France. Avec une mention spéciale pour les femmes de Midi-Pyrénées qui ont la troisième plus forte espérance de vie en Europe.

Le sociologue Jean Viard voit trois raisons à cela. La dimension sociale d’abord. « La dynamique de Toulouse attire des gens plus aisés et plus diplômés », donc des cadres qui ont une espérance de vie plus importante que les classes populaires (1).

La dimension migratoire ensuite, avec des jeunes retraités qui quittent la région parisienne ou le nord de la France où ils ont fait carrière pour s’établir dans le Sud. Une migration qui attire une population aisée et en bonne santé. « Si vous êtes en mauvaise santé, vous ne changez pas de région », ou en tout cas vous en changez moins statistiquement.

Enfin, une dimension en lien avec l’alcool et le tabac qui joue défavorablement dans les régions du nord de la France où on boit plus et on fume plus que dans les régions du Sud.

Voilà pour les bonnes nouvelles. Toutefois, il convient de remarquer qu’il y a des différences d’un département à l’autre comme le montre l’étude du taux de mortalité passé de 12,1‰ à 9,8 ‰ dans le Sud-Ouest entre 1968 et 2019. Une évolution favorable suivie d’un brusque retour en arrière après 18 mois de pandémie liée au Covid puisque le taux brut de mortalité est remonté à 10,5‰ en 2021, après deux années successives de hausse des décès en Occitanie, soit 2 788 décès supplémentaires en 2020 (+4,7 % par rapport à 2019) et encore 4 744 décès de plus en 2021 (+8 % par rapport à 2019).

Un taux de mortalité deux fois plus élevé en Lozère qu’en Haute-Garonne

Au-delà des 64 451 décès enregistrés en Occitanie en 2021, il est intéressant de constater que les départements avec les plus forts taux de cadres sont aussi ceux où le taux de mortalité est le plus bas. Il s’établit ainsi à 9,9‰ dans l’Hérault et surtout à 7,3‰ en Haute-Garonne, un niveau deux fois plus faible qu’en Lozère qui affiche un taux record de 14,6‰ dans la région. Voilà qui explique principalement la différence d’espérance de vie entre Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, les deux métropoles disposant par ailleurs de centres hospitaliers universitaires parmi les meilleurs de France, ce qui aide aussi en Haute-Garonne et dans l’Hérault. 

Mais, comme dans toute moyenne, il y a aussi des différences au sein même de Midi-Pyrénées, puisqu’on y trouve trois départements avec un taux de mortalité entre 13 et 13,2‰ (l’Ariège, le Lot et les Hautes-Pyrénées), le Tarn à 12,3‰, l’Aveyron à 12,8 ‰ et le Gers à 12,9‰, tandis que le Tarn-et-Garonne se distingue à 10,5‰ avec le troisième taux de mortalité le plus faible de la région Occitanie et donc un poids relatif qui – ajouté à celui de la Haute-Garonne – explique pourquoi la balance penche du côté de Midi-Pyrénées pour l’espérance de vie.(1) Les cadres et professions intellectuelles supérieures représentent 15,1 % des 15 ans et plus en Haute-Garonne (contre 8,4 % en Occitanie).

Béatrice Dillies
suivre ce journaliste

Espérance de vie en Midi-Pyrénées : le taux de cancer sous la moyenne

  • A Pamiers comme dans toute l'Occitanie où les cancers du sein sont moins fréquents et moins souvent mortels que la moyenne, les femmes se bougent pour Octobre rose.A Pamiers comme dans toute l’Occitanie où les cancers du sein sont moins fréquents et moins souvent mortels que la moyenne, les femmes se bougent pour Octobre rose. DDM – GERALDINE JAMMET

Démographie – Population,  Occitanie,  Cancer

Publié le 15/01/2023 à 07:01 https://www.ladepeche.fr/2023/01/15/esperance-de-vie-en-midi-pyrenees-le-taux-de-cancer-sous-la-moyenne-10924257.php

l’essentiel

L’ex région Midi-Pyrénées fait partie des deux régions de France avec la plus longue espérance de vie. Elle se distingue aussi en matière de taux de mortalité par cancer ; ceci explique-t-il peut-être cela

On estime à 382 000 le nombre de nouveaux cas de cancer diagnostiqués en 2018 en France métropolitaine (204 600 hommes et 177 400 femmes), selon les derniers chiffres analysés par l’Institut national du cancer, fin juin 2022. Dans ce contexte, les régions Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes (ARA) sont dans une situation globalement favorable, avec une sous-mortalité par cancer par rapport au reste de la France.

La région Occitanie a enregistré 33 487 nouveaux cas de cancer chaque année entre 2007 et 2016, dont 56 % chez les hommes. Environ 14 165 personnes y meurent de cancer chaque année, dont 58 % d’hommes.

En Occitanie toujours, les cancers liés à la consommation d’alcool et de tabac sont moins fréquents et moins souvent mortels, rapportés à la moyenne nationale : lèvre-bouche-pharynx, œsophage, estomac, foie. De même pour le cancer de la prostate, et, chez la femme des cancers de l’œsophage, de l’estomac, du sein et de l’ovaire.

Toutefois, les départements bordant la Méditerranée, plus défavorisés (1) et où la consommation de tabac est plus importante, enregistrent davantage de cancers du poumon chez la femme dans le Gard, l’Hérault, l’Aude et les Pyrénées-Orientales ; de la vessie chez l’homme dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales ; du col utérin chez la femme dans le Gard et l’Hérault. Des résultats qui expliquent en partie pourquoi l’espérance de vie est plus longue en Midi-Pyrénées qu’en Languedoc-Roussillon au sein de l’Occitanie.(1) Le taux de pauvreté est de 20,8 % dans l’Aude et 20,5 % dans les Pyrénées-Orientales, les deux départements les plus paupérisés de la région Occitanie, alors qu’il est de 12,9 % en Haute-Garonne (14,5 % en France). Ce chiffre mesure la part des habitants vivant dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté (France : 1 041 € par mois en 2017). Seul un autre département de la région Occitanie est en dessous de la moyenne nationale concernant le taux de pauvreté. Il s’agit de l’Aveyron avec 13,9%. Pour les autres, le Lot et le Gers sont à 14,8%, la Lozère à 14,9%, les Hautes-Pyrénées à 15%, le Tarn à 15,2%, le Tarn-et-Garonne à 16,8%, l’Ariège à 18,4%, l’Hérault à 19,1% et le Gard à 19,3%. Ce qui donne un taux de pauvreté globalement élevé à 16,8%, comme en convient la Région Occitanie qui remarque elle aussi dans un document de février 2021 que « la pauvreté est plus marquée sur les territoires du littoral et le long de la chaîne pyrénéenne ». La Région note au passage que « la zone d’influence de Toulouse permet au département de la Haute-Garonne d’être relativement protégé de la précarité », celle-là même qui joue sur l’espérance de vie.

Béatrice Dillies
suivre ce journaliste

Voir les commentaires

Les tarifs des mutuelles vont fortement augmenter en 2023 : les questions que pose cette nouvelle hausse

  • Les tarifs des mutuelles vont augmenter cette année.Les tarifs des mutuelles vont augmenter cette année. DDM – ILLUSTRATION – JEAN MICHEL MAZET

Economie,  Santé,  Vie pratique – conso

Publié le 06/01/2023 à 06:31 , mis à jour à 10:43 https://www.ladepeche.fr/2023/01/06/les-tarifs-des-mutuelles-vont-fortement-augmenter-en-2023-les-questions-que-pose-cette-nouvelle-hausse-10906579.php

l’essentiel

Après l’annonce d’une nouvelle hausse des tarifs des mutuelles, La Dépêche répond aux diverses questions que posent cette augmentation.

La Mutualité française, qui regroupe depuis 2020 dans sa fédération près de 500 mutuelles en France, a annoncé que les cotisations allaient augmenter cette année de 4,7% en moyenne. Pourquoi une telle hausse ? Faut-il s’attendre à d’autres augmentations dans les mois à venir ? La Dépêche du Midi a interrogé le président de la Mutualité française, Éric Chenut sur ces questions.

Dans quelles proportions les cotisations vont-elles augmenter ?

« Selon l’étude de la Mutualité Française qui porte sur 35 mutuelles représentant 18 millions de personnes, les cotisations augmenteront en 2023 en moyenne de 4,7% », a expliqué dans un communiqué de presse ce jeudi 5 janvier la fédération, précisant que cette hausse restait « en deçà de l’inflation moyenne en 2022 », qui se chiffre à 5,9%.

A lire aussi : Santé : les tarifs des mutuelles vont augmenter de 4,7 % en moyenne en 2023

Dans le détail, et « pour être au plus juste », précise Éric Chenut, président de la fédération, les contrats individuels n’augmentent « que » de 4,1%, « parce que nous savons qu’ils concernent ceux qui ont moins de moyens, comme les étudiants ou les personnes sans emploi », quand les contrats collectifs enregistrent une hausse de 5,7%. « À noter que pour 2,2 millions d’adhérents, les cotisations n’augmenteront pas en 2023 », précise la Mutualité française dans son communiqué.

Pourquoi ont-elles augmenté ?

La Mutualité française justifie ces hausses par plusieurs facteurs. Tout d’abord : « Des remboursements de soins par les mutuelles en forte hausse » en 2022. « Il y a eu un effet rattrapage de soins post-Covid », explique Éric Chenut. « Tout le monde l’a constaté : les soins qu’on pouvait repousser pendant le Covid ont été rattrapés cette année, donc on a eu un volume important de soins par rapport à l’avant crise sanitaire, et ces soins ont par ailleurs coûté plus cher parce que la santé des patients s’était dégradée entre-temps », résume l’ancien juriste.

Pour ne rien arranger, les coûts de certaines prestations subissent comme dans tous les secteurs, les méfaits de l’inflation. « Les matériels liés aux soins dentaires, auditifs, optiques, coûtent plus cher », regrette Éric Chenut. Sans parler du dispositif 100% Santé, « qui est une bonne nouvelle pour les Français, puisqu’il facilite l’accès à ce type de soins, mais il faut bien se dire que 77% des coûts de ces prestations sont assurés par les mutuelles, donc nos dépenses augmentent », avance Éric Chenut.

« Donc ces hausses des cotisations, elles sont décidées parce qu’elles sont nécessaires : l’an dernier, pour la première fois depuis 10 ans, nous avons dû piocher dans nos réserves », conclut Éric Chenut.

Faut-il s’attendre à de nouvelles augmentations dans les mois à venir ?

Difficile à dire. « Nous essayons de n’augmenter nos tarifs que du strict nécessaire », assure le président de la fédération. « Donc concrètement, ces nouvelles cotisations ont été calculées pour que nous puissions rentrer dans nos frais, assurer tous les remboursements et présenter un résultat qui n’est pas négatif à la fin de l’année, en fonction de ce qu’on a constaté en 2022 et ce qu’on sait déjà pour 2023. »

Mais certains points demeurent bien évidemment imprévisibles. « Prenez par exemple les négociations en cours sur les tarifs des consultations chez les généralistes. Si une hausse entre en vigueur d’ici la fin de l’année, elle entraînera nécessairement davantage de dépenses pour les mutuelles puisqu’elles assurent 30% du prix d’une consultation. Ces éléments-là, on ne les anticipe pas », confie Éric Chenut.

Lucas Serdic
suivre ce journaliste

Voir les commentaires

Tarn:

Autoroute, climat, désert médical : Ce qu’il faut retenir des vœux de Christophe Ramond pour le Tarn

ABONNÉS

  • Christophe Ramond a présenté ses voeux aux personnalités tarnaises. Christophe Ramond a présenté ses voeux aux personnalités tarnaises. DDM – «  » »MARIE PIERRE VOLLE «  » »

Politique,  Incendies,  Climat

Publié le 05/01/2023 à 20:19 , mis à jour à 22:08

https://www.ladepeche.fr/2023/01/05/autoroute-climat-desert-medical-ce-quil-faut-retenir-des-voeux-de-christophe-ramond-pour-le-tarn-10906641.php

l’essentiel

En présentant ses vœux, ce jeudi soir, le président du conseil départemental du Tarn, Christophe Ramond, a dévoilé sa feuille de route pour l’année 2023. Face à un contexte qui se dégrade, il entend se mobiliser sur tous les fronts et défend « l’urgence de faire ».

Voilà deux ans que la cérémonie était annulée pour cause de crise sanitaire. Ce jeudi soir, Christophe Ramond a renoué avec l’exercice des vœux aux personnalités.

Passé le plaisir des retrouvailles – qui a suscité un embouteillage à l’entrée de l’Hôtel du Département- le tableau est plutôt sombre pour ce début d’année. « La fracture civique qui se creuse est assimilable à un trou noir. Il y a dans ce vide, dans ce découragement quelque chose de profondément inquiétant », souligne le président du conseil départemental.

« Tout se fissure »

Face au constat que « tout se fissure », à commencer par les services publics, l’élu met en avant « l’urgence de faire, d’être efficace, d’apporter des solutions concrètes ». Une préoccupation qu’il a placée au cœur de sa feuille de route pour l’année 2023. 

Routes. Après la route Albi-Castres, la collectivité entend moderniser les routes du Sud, qui vont bénéficier d’une rallonge de 27 millions d’euros. « Dès cette année, nous lancerons des études pour le contournement de Puylaurens et de nouveaux créneaux de dépassement pour faciliter la liaison Brassac-Lacaune », explique le président qui en profite pour fustiger les opposants à l’A69. « On peut manifester mais en démocratie, il y a un principe intangible : le respect du fait majoritaire ». Des travaux sont également prévus sur l’axe Gaillac-Montauban avec la réalisation d’un nouveau créneau de dépassement.

Mobilités douces. 5 nouvelles aires de covoiturage seront créées en 2023. Une réflexion est en cours pour proposer des trajets gratuits aux 18-25 ans. La collectivité vise par ailleurs 500 km de pistes cyclables à horizon 2028, à l’image de la voie verte, dont l’aménagement va démarrer entre Castres et Lacaune.

Un Livre blanc sur l’eau

Incendies. Après un été marqué par de nombreux incendies, Christophe Ramond veut renforcer les moyens des sapeurs-pompiers qui devraient bénéficier d’une enveloppe de 5 M€ pour leur permettre d’acheter une vingtaine de véhicules supplémentaires.

Environnement. Un « Livre Blanc » est également en préparation pour mieux préserver la ressource en eau. Dans les collèges, des îlots de verdure seront créés pour désimperméabiliser les sols, et apporter de l’ombre. Les EHPAD vont bénéficier d’une enveloppe « climatique » de 1M€ par an pour s’adapter aux fortes chaleurs.

Agriculture. Une enveloppe exceptionnelle de 100 000 € sera proposée au vote pour soutenir la filière avicole, pénalisée par la grippe aviaire.

Désert médical. Si la santé n’est pas une compétence départementale, la collectivité finance l’installation de médecins salariés dans des centres de santé comme à Mazamet et à Lacaune et prévoit d’adhérer au GIP « Ma Santé, Ma Région ».

Jeunesse. Pour améliorer le quotidien des 2 000 enfants qui lui sont confiés, le Département s’engage à créer 40 places supplémentaires d’accueil, de recruter 30 assistants familiaux supplémentaires, de rallonger de 800 000 euros l’enveloppe dédiée à la pédopsychiatrie et de fournir un ordinateur à tous ceux qui entrent au collège. La première pierre du nouveau Foyer départemental de l’enfance doit être posée avant l’été.

Portes ouvertes au musée

Dépendance. Le budget consacré à l’autonomie augmentera de 8% en 2023. 12 millions d’euros seront également mobilisés sur 5 ans pour moderniser les Ehpad. Le Département s’engage également dans la construction de la future Maison départementale de l’Autonomie, futur guichet unique des solidarités.

Emploi. En 2023, le Service Public d’Insertion et de l’Emploi entrera dans sa phase opérationnelle à Graulhet et au sein des intercommunalités Sor-Agout et du Carmausin. Des Assises régionales de l’insertion doivent également se tenir dans le département « avant l’été » pour valoriser les bonnes pratiques. Enfin, les communes et intercommunalités qui souhaitent embaucher un bénéficiaire du RSA disposeront d’une aide financière « de 500€ par mois pendant 6 mois à condition de proposer la pérennisation des embauches. »

Éducation. Un plan pluriannuel de 84 millions d’euros est en cours notamment afin de lancer le nouveau collège de Couffouleux, de reconfigurer intégralement le collège de Graulhet ou encore d’aménager le dojo et le plateau sportif à Cordes.

Culture. 2023 verra la réouverture du Musée Mine de Cagnac. Des journées portes ouvertes gratuites seront proposées pour le découvrir.

Guillaume Kempf
suivre ce journaliste

Albi : Après une succession de crises, le Bon Sauveur espère renforcer son attractivité en 2023

  • Laurent Krajka est devenu le directeur général de la fondation du Bon-Sauveur au cours de l'année 2022.Laurent Krajka est devenu le directeur général de la fondation du Bon-Sauveur au cours de l’année 2022. DDM – Marie-Pierre Volle

Santé,  Coronavirus – Covid 19,  Albi

Publié le 05/01/2023 à 18:56 , mis à jour à 19:58

https://www.ladepeche.fr/2023/01/05/albi-apres-une-succession-de-crises-le-bon-sauveur-espere-renforcer-son-attractivite-en-2023-10906550.php

l’essentiel

Entre crise sanitaire, mouvement social et pénurie de main-d’œuvre, l’année 2022 a été compliqué pour la première structure pourvoyeuse d’emplois de la ville. Pourtant à l’occasion de ses vœux, la fondation a décidé d’assumer ces moments de crise pour mieux se projeter sur 2023.

Ils avaient décidé d’assumer les tensions qui ont émaillé l’année 2022 pour mieux aborder 2023. Au cours d’une cérémonie de vœux, en présence d’une partie du personnel, mais aussi de nombreux élus et du directeur de la délégation territoriale du Tarn de l’agence régionale de santé (ARS) d’Occitanie, la présidente de la fondation, puis son directeur général, n’ont pas feint d’ignorer les difficultés qui cernent le Bon Sauveur

« Je veux remercier l’ensemble des salariés présents ce jour », précise d’emblée la présidente de la fondation, Gisèle Dedieu à ces premiers vœux depuis le début de la crise sanitaire. Une cérémonie à laquelle le personnel avait décidé de participer en nombre. « Tout au long de l’année, nous avons dû faire face à des tensions et des difficultés qui sont venues éprouver nos modèles, notre organisation et notre capacité à faire face. » Pourtant, malgré la colère des salariés, la présidente se veut confiante pour cette nouvelle année et espère recruter du personnel. « Les temps sont durs mais nous y faisons face ». Une philosophie partagée par son directeur, Laurent Krajka, acteur du renouvellement de l’équipe de direction de la fondation. 

Devenir plus attractif

Pour répondre aux missions de services publics qui lui sont confiées, le Bon Sauveur a donc décidé de lancer une grande campagne d’attractivité à destination des professionnels de santé, résumée en quelques mots par son directeur. « La mobilité professionnelle, le renforcement de l’attractivité de nos activités et de nos métiers seront des défis à relever. Nous en avons besoin pour conserver nos talents, attirer de nouveaux professionnels et ainsi continuer de développer nos activités. »

Une campagne qui pourra compter sur un certain soutien de la part de l’ARS. « Nous savons que nous avons une petite décennie difficile en termes de recrutements médicaux, de recrutements paramédicaux, en termes de recrutement de soignant », constate son représentant local, Abderrahim Hammou Kaddour. « Si nous arrivons à gérer la pénurie dans la décennie qui vient, nous pouvons raisonnablement nous dire que nous resterons dans un système tel que nous l’avons connu, socialisé, qui permet une réponse et des prises en charge un peu partout sur le territoire. »

Alexandre Maniez
suivre ce journaliste

Voir les commentaires

Saint-Juéry. Le contrat local de santé est signé

ABONNÉS

  • Signature entre l’ARS et l’intercommunalité.Photo YCSignature entre l’ARS et l’intercommunalité.Photo YC

Santé,  Saint-Juéry

Publié le 16/01/2023 à 05:10 https://www.ladepeche.fr/2023/01/16/le-contrat-local-de-sante-est-signe-10928501.php

l’essentiel

Le contrat local de santé, signé par l’ARS et l’intercommunalité devrait développer l’attractivité du territoire.

À la maison des services, le président de l’intercommunalité, en introduction à la signature d’un contrat local de santé, procédait à une petite présentation du territoire. « Après la pandémie, il nous faut voir, diagnostics établis, et faire preuve de cohésion sur le plan de la santé. Nous sommes sur un territoire rurbain, avec trois bourgs (Alban, Villefranche-d’Albigeois et Teillet), servis par un tissu dense d’infirmiers, trois pharmacies et trois cabinets médicaux. Si l’on veut garder les gens chez eux, il faut maintenir des partenariats ». Cédant la parole au directeur de la délégation départementale de l’agence régionale de santé du Tarn, Abderrahil Hammou Kaddour, ce dernier précisait outre que la santé est notre bien le plus précieux, que la signature du contrat local de santé nécessitait d’adopter une politique d’harmonie entre l’A.R.S et les élus.

Un guichet unique

Au milieu, adapter une politique par rapport aux besoins, travailler collectivement et viser à ne pas perdre des professionnels de santé. L’expérience locale étant édifiante sur le sujet ! « Notre société a tendance à chercher des responsables alors qu’il est préférable de se mettre d’accord sur une politique. Le contrat local de santé devient un guichet unique permettant d’impliquer un territoire » rappelait le directeur. Le directeur de la CPAM expliquait que la santé mentale occupait une grande place dans le domaine. Le docteur Étienne Moulin a défendu dans l’idée du plan Tarn Santé, de développer l’attractivité du territoire par la création d’un maillage incitatif. Le conseiller départemental J. L. Cantaloube a rappelé la démarche de mobilisation de la collectivité alors que le maire d’Alban rêve de l’aboutissement du projet en espérant que ne se reproduiront pas l’erreur de l’année écoulée et la désaffection qui l’a marquée.

Le sentiment général est qu’il faudra quand même trouver des micro solutions pour les dix ans à venir.

Trébas. Du soin en plus avec Marie-Flore Libersat

ABONNÉS

  • Marie-Flore Libersat.DDM, YCMarie-Flore Libersat.DDM, YC
  • Marie-Flore Libersat.DDM, YC

Santé,  Trébas

Publié le 14/01/2023 à 05:11

https://www.ladepeche.fr/2023/01/14/du-soin-en-plus-avec-marie-flore-libersat-10925075.php

À la maison des services, depuis la rentrée, une nouvelle spécialité a été mise en place. Marie-Flore Libersat, psycho praticienne, vient en accompagnement auprès d’une patientèle qui la sollicite. « J’interviens à la maison des services une demi-journée par semaine, le jeudi matin » détaille-t-elle derrière un sourire empreint de réserve. Cette jeune maman d’un petit Jacob, qui prend lui aussi un peu de place, formée à la psycho pathologie clinique épaissie d’un master 1, propose de traiter en premier lieu autour de la souffrance psychique. « Je suis en contact avec tout public des plus jeunes aux personnes âgées afin d’adoucir les tourments qui les accablent » précise-t-elle. Le réconfort et l’aide qu’elle apporte se fait essentiellement dans un rapport de confiance qui restaure à la fois assurance et dignité. Le tout étant tout de même soumis à la demande du patient qui peu à peu va arriver à cerner ses problèmes sur fond d’évocation de sa propre histoire. Marie-Flore s’investit aussi dans la maison des services de Valence-d’Albigeois, travaille par visioconférence et s’est rapprochée de la maison de retraite de Réquista.

Correspondant

Voir les commentaires

Aveyron

Rodez : la maison de santé, « seul phare dans la nuit »

  • La maison de santé  du Faubourg accueille aujourd’hui 13 000 patients.La maison de santé du Faubourg accueille aujourd’hui 13 000 patients.

Santé,  Rodez,  Aveyron

Publié le 08/01/2023 à 05:09

l’essentiel

La maison de santé du Faubourg à Rodez est aujourd’hui incontournable pour les Ruthénois.

Depuis plusieurs années, se soigner à Rodez est un véritable parcours du combattant. Sans évoquer les difficultés de rendez-vous chez les spécialistes, les généralistes manquent à l’appel. Un Ruthénois sur trois serait aujourd’hui orphelin de médecin traitant, c’est dire. Toujours est-il qu’il existe « un phare dans la nuit », comme le disent les professionnels : la maison de santé du Faubourg, inaugurée fin 2019. Ces structures pluridisciplinaires sont la solution, ne cessent de clamer les soignants. Et preuve en est qu’ils ont raison. Car la structure du Faubourg est aujourd’hui « victime de son succès », souligne le Dr Sébastien Mourcia, longtemps à la tête du pôle. 

« Nous sommes en surcapacité d’environ 40 %… »

Une autre maison de santé doit voir le jour en centre-ville. Côté médecins, le projet est parfaitement ficelé. Mais, faute de local adéquat et disponible, le projet traîne… « Il est vital pourtant », appuie Sébastien Mourcia, à l’instar de ses confrères inscrits au conseil de l’Ordre. En attendant, le Faubourg ne désemplit pas. Les 7 généralistes, les kinés, les sages-femmes, les infirmiers, l’orthoptiste… tous ont un agenda particulièrement chargé. « Nous sommes en surcapacité d’environ 40 %. La pression est extrêmement difficile. Il nous faudrait au moins deux temps plein supplémentaires pour assurer un accès aux soins satisfaisant », explique le Dr Mourcia, pour qui « le projet d’un quartier s’est malheureusement transformé en projet de ville… Si cette maison de santé n’avait pas existé, je n’ose pas imaginer l’état de la santé à Rodez »

Pour faire face, deux internes ont récemment rejoint cette maison de santé. Un moindre mal pour une ville qui peine à attirer les jeunes praticiens et voit ses actifs se diriger petit à petit vers une retraite bien méritée.

M.R.

Voir les commentaires

Rodez. L’hôpital doté d’un nouvel équipement de pointe

ABONNÉS

  • Le nouvel équipement a été mis en service début janvier.Le nouvel équipement a été mis en service début janvier.
  • L’hôpital doté d’un nouvel équipement de pointeL’hôpital doté d’un nouvel équipement de pointe

Economie,  Rodez,  Santé,  Société

Publié le 10/01/2023 à 05:10 https://www.ladepeche.fr/2023/01/10/lhopital-dote-dun-nouvel-equipement-de-pointe-10915466.php

l’essentiel

L’établissement Jacques-Puel vient d’acquérir pour 810 000 € une nouvelle gamma caméra qui va permettre d’offrir un meilleur diagnostic mais surtout de suivre plus de patients.

Le nouvel équipement installé depuis peu au sein du service de médecine nucléaire de l’hôpital Jacques-Puel tourne déjà à plein régime. Mise en service le 2 janvier, une seconde gamma caméra de dernière génération est venue renforcer le plateau technique du service de médecine nucléaire du centre hospitalier.

« Cet équipement répond à un véritable besoin, une nécessité afin de pouvoir traiter des problématiques cliniques toujours plus variées », explique le directeur de l’établissement, Vincent Prévoteau.

Ainsi, après plusieurs semaines de travaux nécessaires à son installation, et pour un coût total de 810 000 €, cette gamma caméra doit offrir un diagnostic plus pointu lors d’examens de cardiologie, de pneumologie, de neurologie, de cancérologie, etc.

Cet appareil combine une gamma caméra pour les scintigraphies et un scanner intégré pour les coupes. Évolution majeure en médecine nucléaire, le couplage de ces deux techniques améliore la précision de localisation des lésions tumorales, cervicales ou thoraco-abdominales. Aujourd’hui, ses applications dépassent largement le champ de la cancérologie.

Utilisé également en rhumatologie ou pour des pathologies traumatiques, cet outil permet d’augmenter les performances du scanner en facilitant la détection de certaines lésions de faible taille. En réalisant deux examens en un, un grand nombre de patients évite le recours à d’autres explorations. Équipée d’un scanner de meilleure qualité et de capacité de détection en médecine nucléaire plus puissantes et rapides, elle permet « d’améliorer la dosimétrie du patient », selon le docteur Claire Agius, responsable du service de médecine nucléaire. Ce qui a pour conséquence une moindre exposition aux produits nécessaires à ce type d’examens. « C’est la concrétisation de notre politique de renforcement du plateau technique mais aussi des équipes pour faire fonctionner ce matériel », se félicite Vincent Prévoteau.

Un nouvel investissement d’envergure après le renouvellement, en 2018, de l’un des accélérateurs de particules et d’une salle de coronarographie.

Alors que l’activité du centre hospitalier ruthénois a augmenté de 7 % entre août 2018 et août 2019. le Tep scan mise en service en octobre 2019 a lui accueilli 1 800 patients en 2018. En 2019, ils étaient environ 2 600 à bénéficier de ses services. Concernant la première gamma caméra, entre 3 200 et 3 300 patients ont déjà pu bénéficier de cette technologie.

« Notre ambition est également de faire profiter tout un bassin de population de cet équipement, souligne Vincent Prévoteau. Nous avons investi près de 8 millions d’euros en 2021 et 7 millions d’euros en 2022, sur la totalité de notre hôpital. Cela a été possible grâce à une politique de gestion qui nous a permis de désendetter l’établissement tout en continuant à investir. »

philippe henry

Decazeville. Les travaux de réparation ont enfin débuté à l’hôpital

  • Les premières actions engagées consistent à enlever les gravasencore sur place, au sol ou sur les parties hautes.Les premières actions engagées consistent à enlever les gravasencore sur place, au sol ou sur les parties hautes.

Santé,  Decazeville

Publié le 10/01/2023 à 05:10 https://www.ladepeche.fr/2023/01/10/les-travaux-de-reparation-ont-enfin-debute-a-lhopital-10915469.php

l’essentiel

Neuf mois après l’incendie qui a ravagé une partie du bâtiment, les entreprises sont entrées en action, hier.

Il aura donc fallu patienter presque neuf mois pour voir les premiers travaux de réparation engagés au centre hospitalier de Decazeville. Presque neuf mois après l’incendie qui a ravagé, le 20 mai 2022, une partie de l’aile la plus ancienne du bâtiment, aile qui abritait notamment dans ses étages le service de médecine. Presque neuf mois qui auront été probablement nécessaires pour boucler le dossier assurances et permettre aux architectes de se pencher sur les contours de la rénovation qui va débuter.

Des annonces attendues jeudi

Les détails de cette intervention seront dévoilés jeudi, lors de la visite officielle sur les lieux de Didier Jaffre, directeur général de l’Agence régionale de santé Occitanie (ARS) et du préfet de l’Aveyron Charles Giusti. Ces derniers seront très probablement accompagnés de plusieurs personnalités politiques et autres décideurs, dont le président du comité stratégique du Groupement Hospitalier de Territoire du Rouergue (GHT) et directeur de l’hôpital de Rodez Vincent Prévoteau. Diverses annonces sur l’avenir de l’hôpital decazevillois sont attendues, voire espérées, ce jour-là, en marge de cette visite. Rappelons que, jusqu’ici et depuis la survenue du sinistre, toutes les interventions émanant de la tutelle ont laissé entendre que l’établissement n’aurait pas à pâtir de cet incendie et pourrait même, au contraire, en ressortir renforcé sur ses missions dans le cadre du GHT.

En attendant, les premiers travaux engagés hier consistent simplement à dégager le site des nombreux gravas encore sur place. Il semble s’agir aussi de sécuriser les parties hautes par l’enlèvement des pièces susceptibles de tomber. Une action très favorablement accueillie par la population locale, qui n’a jamais vraiment compris pourquoi l’aile endommagée n’a pas été recouverte d’une bâche ou autres moyens de protection, de manière à éviter que la pluie ne vienne encore aggraver les dégâts causés par le feu.

La Dépêche du midi

Mise en place d’un Contrat Local de Santé (CLS) sur le territoire : entre optimisme et résignation…

ABONNÉS

  • Le renouvellement médical reste la question essentielle.Le renouvellement médical reste la question essentielle.

Le Villefranchois,  Santé

Publié le 05/01/2023 à 08:30 https://www.ladepeche.fr/2023/01/05/mise-en-place-dun-contrat-local-de-sante-cls-sur-le-territoire-entre-optimisme-et-resignation-10905604.php

Certains le demandaient à cor et à cri, d’autres le décriaient et d’autres restaient circonspects par rapport à son efficacité potentielle.

Depuis peu, le Contrat Local de Santé de Préfiguration est installé sur le territoire de Decazeville Communauté, soit 12 communes pour près de 20 000 habitants.

Les CLS, initiés par la loi Hôpital Patient Santé et Territoire de 2009 sont des outils de territorialisation de la politique de santé. Ils ont pour vocation de décliner au niveau local les priorités du Projet Régional de Santé. Ils sont surtout là, dans leur définition, pour réduire les inégalités territoriales et sociales de santé.

Le 1er janvier 2023, Hélène Cette, recrutée en tant que coordinatrice du CLS Decazeville Communauté prendra ses fonctions. Son poste est financé à 50 % par la collectivité et à 50 % par l’ARS. Elle aura pour première mission d’animer l’ensemble des travaux de diagnostic du CLS en y associant tous les élus et des professionnels de santé du territoire. Ce travail diagnostic permettra de fixer les axes stratégiques et opérationnels du futur CLS, qui sera signé pour une durée de 5 ans. Une gouvernance partagée sera mise en place ainsi qu’une cellule projet. La coordinatrice aura aussi vocation à mettre en place des groupes de travail et, au besoin, un comité technique.

Maintenant, que va-t-il se passer… sur un territoire où, comme ailleurs, la problématique de la démographie médicale est particulièrement prégnante, rien n’indique a priori, que cette épineuse question, qui se généralise au niveau national, à la campagne mais aussi en ville, trouvera réponse grâce à ce dispositif…

La sociologie du territoire induit des pathologies et donc des prises en charge spécifiques que la carence en professionnels de santé rend extrêmement délicate à mettre en œuvre, la santé mentale des adultes mais surtout des jeunes et des adolescents en est une illustration dramatique.

Toutes les communications institutionnelles sur ce qui devrait être une priorité nationale absolue, la prévention, se heurte ici encore et comme ailleurs, à un manque d’organisation et à une carence en professionnels experts de l’éducation à la santé. La prévention reste éternellement un parent pauvre de la médecine de ville.

Le CLS viendra-t-il remédier à cette désertification médicale du territoire qui va s’accentuer à l’avenir, 2 médecins généralistes sur 3 ayant aujourd’hui plus de 60 ans.

Autre question fondamentale, les professionnels de santé qui devraient être la source de réflexion du CLS, trouveront-ils le temps et la motivation suffisante pour l’enrichir de leur expertise professionnelle, celle qui est la plus proche du terrain.

Enfin, le centre de soin principal du territoire, l’Hôpital de Decazeville, attend avec impatience la visite officielle des services de l’Etat pour le début de l’année 2023, en espérant que, pour une fois, le Bassin ne sera pas laissé-pour-compte…

Entre optimisme, résignation et défaitisme, souhaitons en cette période de vœux que de bonnes nouvelles soient annoncées pour le territoire de Decazeville Communauté.

Le Villefranchois

Villefranche de Rouergue – Le centre hospitalier mobilisé face à de gros défis financiers et médicaux

ABONNÉS

  • Le centre hospitalier mobilisé face à de gros défis financiers et médicauxLe centre hospitalier mobilisé face à de gros défis financiers et médicaux

Le Villefranchois,  Santé

Publié le 12/01/2023 à 09:08 https://www.ladepeche.fr/2023/01/12/le-centre-hospitalier-mobilise-face-a-de-gros-defis-financiers-et-medicaux-10920836.php

l’essentiel

Hôpital. Olivier Granowski, le directeur de la Chartreuse présentera ses vœux aux personnels de l’hôpital le 25 janvier. En amont de ce rendez-vous, il nous a accordé un entretien dans lequel il expose les projets et les défis qui vont jalonner cette année cruciale pour la santé de notre centre hospitalier.

Le Villefranchois : Cela fait désormais 6 mois que vous avez pris les commandes du centre hospitalier. Quelles ont été vos priorités en termes de dossiers à traiter ?

Olivier Granowski : Je suis en effet arrivé en juin dernier et alors que toute l’équipe de direction était sur le départ. Ma tâche a donc été prioritairement de faire face aux problèmes urgents qui se posent au quotidien et également de constituer une nouvelle équipe de direction. Nous sommes en passe d’être au complet avec l’arrivée de Patrice de Gasperi, directeur des soins, coordinateur général des activités de soins, directeur de la qualité gestion des risques et des relations avec les usagers et de Soffian Bucherie, Directeur des finances, de la performance et du patrimoine. Nous accueillerons le 6 février Lydie Balas, la nouvelle directrice adjointe en charge de la filière gériatrique et du pôle social. L’équipe de direction sera donc à cette date au complet et opérationnelle pour s’attaquer à tous nos chantiers.

Le Villefranchois : Quelle sera la première tâche de cette nouvelle équipe ?

Olivier Granowski : Ce sera d’abord de restructurer toutes les fonctions au sein de l’équipe de direction et, sans y paraître, c’est un travail de grande ampleur. Ce chantier sera mené en prenant en compte le terrain qui participera à son élaboration. Nous sommes dans une démarche de recherche de consensus et non d’un management vertical. L’objectif final est d’arriver à optimiser les services rendus et de maîtriser les dépenses. L’hôpital emploi 1 000 personnes en y intégrant les EHPAD de Laguépie et Rieupeyroux et gère un budget de 75 millions d’euros. Nous ne pouvons pas, ne pas nous concentrer sur une recherche d’équilibre de nos finances.

Le Villefranchois : Concernant les hôpitaux, le chef de l’Etat a annoncé la fin de la tarification à l’acte qui pouvait porter préjudice aux finances d’établissement de la taille de celui de Villefranche. Comment accueillez-vous cette nouvelle ?

Olivier Granowski : Avec beaucoup de prudence car pour le moment nous ne savons rien de ce que recouvrira le nouveau système. Il va bien falloir remplacer la tarification à l’activité par une nouvelle méthode de financement des établissements donc j’attends de voir.

Le Villefranchois : Comment gérez-vous les problèmes induits par la flambée des prix ?

Olivier Granowski : L’inflation nous frappe de plein fouet. Nos dépenses d’alimentation ont augmenté de 10 % et celles d’énergie de 17.9 % (18.7 % pour le pétrole, 30 % pour le gaz et 10 % pour l’électricité). Les surcoûts se chiffrent en millions. Nous avons des aides de trésorerie que nous accorde l’ARS mais la situation est compliquée.

Le Villefranchois : Un hôpital c’est aussi et même surtout des soins et des soignants. Où en sommes-nous concernant la population médicale ?

Olivier Granowski : Nous avions des problèmes au niveau de la cardiologie et avec une convention entre l’hôpital de Villefranche et l’hôpital de Rodez nous répondons aux besoins avec l’intervention de cardiologues publics et privés qui font des actes de cardiologie à Villefranche. Nous avons à gérer le départ prochain, bien que progressif, des docteurs Taoubi et Guerin en gastro et celui du docteur Langlois en diabéto. Nous sommes en phase de recherche de nouveaux praticiens. Nous avons néanmoins des arrivées avec les docteurs Bouaita et Muratet en gériatrie, le docteur Oncioiu en chirurgie et le docteur Alcoufe au laboratoire.

Le Villefranchois : Et concernant la maternité ?

Olivier Granowski : Nous constatons cette année une baisse des naissances (400 en tout en 2022) à Villefranche et cela ne va pas sans nous inquiéter. C’est lié au manque de gynécologues obstétriciens et c’est un vrai problème auquel nous tentons de remédier.

Le Villefranchois : Et au niveau de la modernisation des EHPAD, le dossier a-t-il avancé ?

Olivier Granowski : Evidemment et en l’absence d’une équipe de direction au complet, nous n’avons pas pu beaucoup avancer. Nous allons faire un point le 6 février avec l’arrivée de Lydie Balas. Nous ferons ensemble le schéma directeur en identifiant les besoins avec les familles, les usagers et les personnels. Une fois que nous aurons cela, nous rapprocherons ce schéma des moyens qui nous sont accordés (16 M€ dans le cadre du Ségur) et nous ajusterons. Il nous faut aboutir à un projet de vie pour nos aînés et sortir de l’image de mouroir qui colle encore à Rulhe.

Le Villefranchois : Le 25 janvier qu’allez-vous souhaiter à votre personnel ?

Olivier Granowski : Jevais leur adresser un message d’espoir en étant le plus optimiste possible. Le personnel est investi et attaché à cet hôpital et nous souhaitons rassurer concernant les changements auxquels nous devrons faire face tous ensemble

Decazeville : « L’hôpital ne fermera pas. Il sera réparé et aidé », a affirmé le préfet Charles Guisti

ABONNÉS

  • De gauche à droite, Didier Jaffre, directeur de l'ARS, Charles Guisti, préfet de l'Aveyron et  Vincent Prévoteau., directeur des centres hospitaliers du nord Aveyron (Rodez, Decazeville, Espalion, Saint-Geniez d’Olt, le Vallon).De gauche à droite, Didier Jaffre, directeur de l’ARS, Charles Guisti, préfet de l’Aveyron et Vincent Prévoteau., directeur des centres hospitaliers du nord Aveyron (Rodez, Decazeville, Espalion, Saint-Geniez d’Olt, le Vallon). Didier Latapie

Hôpital,  Decazeville,  Aveyron

Publié le 12/01/2023 à 14:03 , mis à jour à 14:57 https://www.ladepeche.fr/2023/01/12/decazeville-lhopital-ne-fermera-pas-il-sera-repare-et-aide-a-affirme-le-prefet-charles-guisti-10921303.php

l’essentiel

La visite de Didier Jaffre, directeur général de l’Agence Régionale de Santé Occitanie, était attendue à l’hôpital de Decazeville. Il s’est montré rassurant quant à l’avenir de l’hôpital.

Le vendredi 20 mai 2022, un impressionnant incendie s’était déclaré sur une aile du centre hospitalier de Decazeville. D’importants moyens de secours avaient été déployés avec des renforts des départements voisins. Aucune victime ni aucun blessé n’ont été à déplorer grâce à la célérité de tous. Une soixantaine de malades a été évacuée en un temps record. Mais une véritable catastrophe pour le Bassin, assombrissant un ciel déjà bien chargé. Le personnel et la population étaient très inquiets : «Que va-t-il se passer maintenant ? Quel avenir pour notre hôpital ?».

Aujourd’hui, le ciel s’est dégagé, suite à la visite de Didier Jaffre, directeur général de l’Agence Régionale de Santé Occitanie, de Charles Giusti, nouveau préfet de l’Aveyron et de Vincent Prévoteau, directeur des centres hospitaliers du nord Aveyron (Rodez, Decazeville, Espalion, Saint-Geniez d’Olt, le Vallon).

Accompagnés par les responsables de l’hôpital et des élus, François Marty, Maurice Andrieu, Michèle Buessinger et Christian Tieulié, ils ont visité l’établissement, notamment le laboratoire, le service des urgences, l’aile endommagée par l’incendie. Les personnels leur ont fait part de leurs conditions de travail actuelles, tandis que Vincent Prévoteau a salué  la réactivité du personnel qui a été remarquable et «certains services ont fonctionné dès le lendemain du sinistre».

Un établissement indispensable au territoire

Puis, il y a eu une rencontre avec les représentants des organisations syndicales (lire ci-dessous). Le préfet Charles Guisti a insisté : «L’hôpital ne fermera pas, il sera réparé, il sera aidé. Le Bassin a besoin de cet établissement. Il y a des atouts sur ce territoire. Les compétences du personnel sont reconnues, c’est un terreau pour permettre d’aller de l’avant et d’ouvrir de nouvelles perspectives».
Didier Jaffre, directeur régional de l’ARS, se veut tout aussi rassurant : « Decazeville et son territoire ont besoin d’une offre de soins de ville et hospitalière. Les soins vont continuer ici en lien avec Rodez, nous vous accompagnerons financièrement. Merci à tout le personnel pour leur implication».

De bonnes nouvelles annoncées

Des travaux masqués se sont déjà déroulés dès la fin du sinistre pour redémarrer : eau, électricité, mise en sécurité, etc. Depuis peu, et suite au bouclage des dossiers  avec les assurances qui prend du temps, l’évacuation des gravats a débuté avec l’installation d’une grue qui a rassuré la population (coût environ 300 000 €).

« Une étude va démarrer pour organiser la restructuration du bâtiment endommagé avec une vision globale et une organisation architecturale la mieux adaptée, tout en se projetant sur l’avenir. D’ici 8 mois environ, après que le plan directeur est finalisé, les travaux débuteront sur cette aile. Le coût des travaux totaux n’est pas encore connu», précise Didier Jaffre.

Par ailleurs, deux praticiens ont été recrutés ainsi qu’une néphrologue. Deux dossiers ont été déposés pour l’acquisition d’une IRM et d’une mammographie. Une aide financière a été allouée à l’hôpital decazevillois, plus importante que prévu, une aide est aussi prévue pour la dette.

Lors de cette visite, les organisations syndicales ont demandé une petite réunion. Stéphanie Ruiz, secrétaire CGT de l’hôpital, s’est félicitée de la coopération avec le centre hospitalier de Rodez, «qui fonctionne très bien» et des aides annoncées. Mais elle demande davantage de lits en médecine, en SSR (soins de suite et de réadaptation) et au long séjour qui a été victime d’une fuite au toit, provoquant la fermeture de 10 lits. Ainsi que la ré-informatisation du labo et la réouverture du bloc.
Vincent Prévoteau a répondu que le bloc dépend de Rodez, tributaire lui aussi du manque d’anesthésistes. Le recrutement est difficile : « Mais tout sera étudié pour répondre au mieux à vos besoins, avec une refonte du système de santé dont votre hôpital en sera une illustration parfaite, d’autant plus que les praticiens se plaisent à Decazeville où ils reçoivent un excellent accueil ».

Didier Latapie

Voir les commentaires

LOT

L’hôpital de Cahors soigne son image, ses finances et met du cœur à l’ouvrage en recrutant des cardiologues

  • Pierre Nogrette : "Notre force c'est le nombre de nos spécialités reconnues pour la qualité des soins et des équipes."Pierre Nogrette : « Notre force c’est le nombre de nos spécialités reconnues pour la qualité des soins et des équipes. » Photo DDM – J.-L.G

Santé,  Hôpital,  Cahors

Publié le 16/01/2023 à 20:01 https://www.ladepeche.fr/2023/01/16/lhopital-de-cahors-soigne-son-image-ses-finances-et-met-du-coeur-a-louvrage-en-recrutant-des-cardiologues-10929194.php

l’essentiel

L’hôpital de Cahors revit dans sa manière de gérer ses comptes grâce à un système de financement permettant un meilleur soutien à tous les services. La décision de l’Etat, qui met fin à un mode de tarification à l’acte très pénalisant, est aujourd’hui commentée par le directeur de ce centre hospitalier. Pierre Nogrette compte injecter de la vitamine dans chaque spécialité pour le bien-être des patients et l’amélioration des conditions de travail des agents hospitaliers. Sa double mission. Interview. 

En ce début d’année, les premiers mots de Pierre Nogrette, directeur de l’hôpital de Cahors, sont ceux d’un homme ravi que cette unité de soin essentielle soit enfin reconnue à sa juste valeur au plus haut sommet de l’Etat.

« Je suis d’abord heureux de constater que l’hôpital est un sujet de préoccupation majeure pour les Français et que le Président de la République en ait pris conscience puisque c’est la première foIs qu’un chef d’Etat adresse ses vœux aux professions de la santé en France. » Pierre Nogrette s’enthousiasme encore dans l’interview qu’il nous a accordée sur un certain renouveau dans la gestion de l’hôpital. 

Quatre grands axes de travail pour l’année 2023

Que retenez-vous et qu’appréciez-vous du plan de réorganisation de l’hôpital évoqué par le Président Macron ? 

La fin de la T2A (le financement des hôpitaux selon la nature et le volume des activités), le tandem directeur-médecins, l’augmentation des effectifs infirmiers et la nécessité de faire preuve de plus de souplesse dans la gestion des 35 heures à l’hôpital sont les grands axes de travail sur lesquels le gouvernement et l’hôpital planchent ensemble pour une meilleure prise en charge des patients dans de meilleures conditions de travail pour les agents hospitaliers. C’est un résumé, mais c’est la réalité voulue à appliquer. Voilà ce que je retiens principalement. 

Le système de la T2A était un vrai handicap pour l’hôpital. On parle d’un financement par objectifs désormais. Qu’est-ce que cela va changer ? 

Nous avions adopté le système de la T2A en souhaitant caler le budget de l’hôpital sur son activité propre, c’est-à-dire sur le nombre d’hospitalisations et le nombre d’acteS. Cela a eu des effets très négatifs pour notre structure. Ce n’était pas un bon modèle économique.

Ce qui est proposé désormais c’est de franchir le pas de la T2A vers ce que l’on appelle un financement par objectifs de santé publique. Cela correspond exactement au sens de notre mission, car nous avons une responsabilité sanitaire vis-à-vis de la population du Lot.

Dans ce nouvel esprit, nous devons, par exemple, assurer une excellente prise en charge des accouchements. Nous disposons à Cahors de la seule maternité du département. Avec le nouveau plan nous devons et nous allons être mieux financés pour cette mission clé. 

« Nous devons rendre notre hôpital encore plus attractif »

Certaines spécialités étaient en souffrance. Le nouveau système de financement leur permettra-t-il de tenir le choc économique si elles sont moins sollicitées ?  

L’hôpital de Cahors compte de nombreuses spécialités que nous sommes souvent les seuls à les assurer sur le département. Parfois certaines de ces disciplines ne réalisent pas assez d’activités pour être considérées comme rentables. Pour autant, elles sont viables et vitales et doivent être mieux soutenues.

Globalement je me réjouis de savoir que nous serons mieux financés. Nous avons des praticiens et des structures souvent au-delà de notre activité réelle, mais cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de besoins. Nous sommes là pour les assumer dans les meilleures conditions.

Nous avons réussi à atteindre un équilibre financier, mais sur la longue durée cela ne pourra pas être toujours le cas. C’est assez fluctuant. Le nouveau système de financement permettra le maintien et l’amélioration de ces services.   

Comment améliorer l’image de l’hôpital globalement et l’inscrire sur le parcours de vie des Lotois comme une structure sanitaire salutaire ? 

Nous devons rendre notre hôpital encore plus attractif. La démographie et la sociologie de notre département vieillissant nous interpellent. On observe aussi qu’une partie de la population va se soigner dans d’autres départements. On parle de fuite de la patientèle.

Nous comptons plus de 20 spécialités dont des nouvelles comme une offre de soin en hématologie. Nous avons également deux médecins dermatologues. C’est par cette diversité et la rigueur de nos équipes que l’hôpital s’inscrira de manière évidente comme un allié sur chaque parcours de vie. 

« Il faut résonner en termes de territoire »

Quels sont les points forts de votre hôpital et qu’avez-vous apporté à cette structure depuis votre arrivée à sa tête ?

Notre force c’est justement le nombre de nos spécialités reconnues pour la  qualité des soins et des équipes. Je veux citer ici la chirurgie viscérale, la rhumatologie, l’urologie, la maternité, l’infectiologie, la gériatrie, la diabétologie, la cardiologie… Nous sommes l’établissement support du groupement hospitalier du territoire. Nous travaillons de plus en plus en réseau avec les autres centres hospitaliers du Lot.

Je préside une des instances de ce groupement : le Comité stratégique. J’insiste encore là-dessus, le nouveau mode de financement va nous aider à améliorer nos forces même si l’activité n’augmente pas.

Il faut résonner en termes de territoire. Nous disposons, par exemple, à Cahors, du seul service de réanimation du Lot. Entre Montauban et Brive, il n’y a pas de service comme celui-ci.  

« Fidéliser des médecins et recruter du personnel » 

Ces aides vont aussi vous permettre de recruter pour soulager et accompagner vos équipes. Quels sont vos besoins et vos intentions dans ce domaine fondamental ? 

Notre boulot au quotidien consiste à fidéliser des médecins mais aussi à recruter du personnel hospitalier : des infirmières, des aides-soignantes. Ce qui nous anime tous les jours, c’est le maintien d’une offre de soin de qualité. Le tandem directeur et médecins est renforcé. On est dans le dialogue permanent.

Avec un peu de bonne volonté un consensus peut être trouvé sur tous les sujets. C’est que nous essayons de faire aussi en termes de dialogue social avec les syndicats, les équipes soignantes et les cadres. Cela ne marche pas tous les jours, mais ma porte reste toujours ouverte. Nous voulons être réactifs pour éviter que les problèmes s’accumulent.  

Notre principale problématique actuellement, ce sont les effectifs infirmiers. Nous n’avons à ce jour quasiment plus de postes médicaux vacants, nous devons accentuer cet effet, mais aussi recruter et maintenir en poste des infirmières et infirmiers. Le Président Macron a dit que les effectifs infirmiers en formation allaient augmenter. Nous devons profiter de cet élan et balayer devant notre porte en réussissant à embaucher encore. 

L’installation d’un nouveau médecin, c’est une chance. Comment l’aidez-vous dans ses démarches ?

Notre chance c’est d’être un établissement de petite taille. On peut donc faire du cousu main pour aider un médecin qui veut s’installer. Nous l’accueillons le mieux possible, nous l’aidons dans la recherche de son logement, nous essayons de trouver des solutions pour chaque cas. Notre taille humaine nous permet d’offrir ce traitement particulier. Et cela marche assez bien ! 

Qualité de vie au travail et maintien de l’offre de soins : les priorités annoncées

Finalement comment définissez-vous votre rôle et vos priorités auprès de vos équipes soignantes ?

Ma responsabilité est de faire en sorte d’avoir une bonne qualité de vie au travail pour que nos agents aient envie de venir au boulot. Autrefois, la mission première d’un directeur d’hôpital consistait à respecter le budget. C’était une obsession financière.

Aujourd’hui, on parle de qualité de vie au travail et le maintien de l’offre de soins. Ce sont pour moi les deux principaux objectifs à tenir en cette année 2023. Ils sont très liés l’un à l’autre,

La cardiologie met du cœur à l’ouvrage en recrutant un grand professeur

Un dernier mot sur les services qui vont être créés, s’agrandir ou accueillir de nouveaux praticiens. Bref, l’avenir de l’hôpital en 2023 et après… 

L’offre de soins se développe au niveau de la cardiologie avec la venue de cardiologues du CHU de Toulouse, dont notamment le professeur Didier Carrié, cardiologue et doyen de la faculté de médecine de Toulouse ainsi que d’autres cardiologues qui interviendront de façon hebdomadaire au centre hospitalier de Cahors.

Les locaux historiques de l’hôpital en voie de réhabilitation pour un investissement de 15 millions d’euros vont permettre d’accroître nos places en service de soins palliatifs. Enfin, nous allons également y installer une unité de soins dentaires, notamment pour des traitements délicats, en particulier au service des patients handicapés. 

Lot : à Font-Redonde à Figeac, la clinique disparaît, l’hôpital se déploie

ABONNÉS

  • La traditionnelle cérémonie des voeux de l'hôpital s'est déroulée symboliquement mercredi dans le hall de l'ancienne clinique Font-Redonde.La traditionnelle cérémonie des voeux de l’hôpital s’est déroulée symboliquement mercredi dans le hall de l’ancienne clinique Font-Redonde. DDM – A.L.

Santé,  Figeac,  Lot

Publié le 05/01/2023 à 07:31 https://www.ladepeche.fr/2023/01/05/lot-a-font-redonde-a-figeac-la-clinique-disparait-lhopital-se-deploie-10904692.php

l’essentiel

La cérémonie des vœux de l’hôpital figeacois s’est déroulée ce mercredi à Font-Redonde. Le site n’abrite plus la clinique privée mais le centre médical et de réadaptation de l’établissement public.

Fondée il y a 66 ans, la clinique Font-Redonde a définitivement fermé ses portes à la fin de l’année 2022. La délégation de service public actée avec l’hôpital de Figeac depuis dix ans a officiellement pris fin, entérinant la disparition de l’établissement privé dont les murs sont déjà propriété de l’hôpital. Une page se tourne pour la structure de santé dirigée depuis plus de 28 ans par Fouad Cherif qui n’a pas caché son émotion, mercredi, à l’occasion de la traditionnelle cérémonie des vœux prononcés aux côtés du maire de Figeac, André Mellinger et du directeur de l’hôpital, Raphaël Lagarde dans le hall de Font-Redonde. Tout un symbole.
« La clinique disparaît mais paradoxalement elle n’a jamais été en aussi bonne santé » a souligné le dirigeant qui a tenu à rappeler quelques chiffres clé. « Près de 5 000 patients ont été soignés ici, 10 000 séances de chimiothérapie ont été réalisées et 600 patients accueillis dans les services de soins palliatifs sans oublier les multiples consultations ».
Devant les membres du personnel et en présence de nombreuses personnalités et élus du territoire, Fouad Cherif a confié « sa fierté » à l’heure de passer la main. « Cela a été pour moi un honneur d’être votre directeur général mais toute médaille a son revers. Il y a eu des moments très difficiles quand des choix ont dû être faits […] En dix ans, la dotation versée au SSR n’a pas varié d’un centime alors que l’inflation s’est élevée de 20 %, du coup certains projets n’ont pas pu voir le jour » a-t-il déploré, pointant du doigt « la logique comptable entrée dans le domaine de la santé ». Annonçant son départ à la tête de HAD 46, il a souhaité ses meilleurs vœux à l’assistance.
Avant lui, le maire de Figeac, également directeur du conseil d’administration de l’hôpital s’est prêté à l’exercice « particulier cette année », saluant « l’aboutissement d’un long processus ». « Cet établissement Font-Redonde n’est plus la clinique mais est chargé d’histoire » a estimé l’élu espérant « une offre de soins la plus satisfaisante possible ». À son tour, le directeur de l’hôpital, Raphaël Lagarde, a pris la parole faisant le point sur une année compliquée et sur les projets du centre hospitalier. Outre l’arrivée de l’IRM confirmée en 2024 après des travaux prévus en radiologie et aux urgences, le directeur a annoncé prochainement la mise en place d’une activité de chimiothérapie. « Malgré ces éléments positifs, l’hôpital et l’Ehpad sont fragilisés » a-t-il conclu avant de s’adresser à Fouad Cherif. « Nous pouvons nous réjouir du travail en commun. Je tiens à souligner le lien que nous allons garder avec le HAD 46 ». Une coopération applaudie et encouragée par Julie Senger, déléguée départementale de l’Agence régionale de santé dans le Lot qui croit « à l’action territorialisée » pour « garantir une offre de soins équitable, de qualité et de proximité. »
 

HAD 46 : le groupe Elsan reprend les rênes

Fouad Cherif, président fondateur de HAD 46 va passer le flambeau mi-janvier à Nathalie Delclaux.
Fouad Cherif, président fondateur de HAD 46 va passer le flambeau mi-janvier à Nathalie Delclaux. DDM – A.L.

Président fondateur de HAD 46, établissement de santé spécialisé dans l’Hospitalisation à Domicile sur le département du Lot qui s’apprête à déménager dans l’ex-siège du Grand Figeac voisin de la clinique, Fouad Cherif a cédé les rênes au groupe Elsan, leader de l’hospitalisation privée en France. « Le groupe a su reconnaître en notre établissement une pépite. On ne le sait pas assez mais le HAD 46 est aujourd’hui, sur les 31 établissements d’Occitanie, le 5e en termes d’activité, devant le CHU de Montpellier ». Fouad Cherif cédera son fauteuil à Nathalie Delclaux à la mi-janvier et deviendra consultant expert pour le groupe Elsan qui gère de nombreuses cliniques autour de Figeac (les Chaumes à Montauban, les Cèdres à Aurillac…). Fouad Cherif a confié avoir déjà engagé des démarches pour faire venir des praticiens, s’engageant à travailler « en concertation » avec l’hôpital.

Audrey Lecomte

Gourdon. Hôpital Jean-Coulon : les vœux pour 2023 ont été positifs

  • L’assistance présente lors des vœux.  Photo DDM Patrick LeleuL’assistance présente lors des vœux. Photo DDM Patrick Leleu

Santé,  Gourdon

Publié le 15/01/2023 à 05:11 https://www.ladepeche.fr/2023/01/15/hopital-jean-coulon-les-voeux-pour-2023-ont-ete-positifs-10926885.php

Jeudi 12 janvier, les personnels du centre hospitalier Jean-Coulon ont été convié pour, ensemble, se souhaiter le meilleur pour la nouvelle année.

Jean-Marie Courtin, en tant que président de la CCQB (communauté de communes Quercy Bouriane), a informé de la création l’an passé d’une compétence santé pour agir face au défaut de médecins. En conséquence, la CCQB a fait l’acquisition d’un terrain de 4 000 m² et du bâtiment ayant ses cabinets médicaux vacants à proximité de l’hôpital. Une maison de santé y sera créée. Deux médecins ont déjà réservé, le premier arrivera au 1er juillet. Et, soulagement, une cardiologue a loué pour s’établir d’ici peu.

Anne Paris a été nommée directrice par intérim du centre hospitalier Jean-Coulon. Elle a décrit « une année marquée par la disparition de deux médecins exceptionnels, une perte douloureuse pour tous. Depuis mon arrivée à Gourdon j’ai pu voir un personnel solidaire répondant courageusement aux moments difficiles avec le manque de personnel en particulier, 14 % d’absentéisme fut la moyenne de 2022 ».

Pour les nouvelles fraîches concernant les projets de restructuration du bâtiment sanitaire et de regroupement des Ehpad, elle a avancé : « Il n’est pas impossible de voir apparaître les premières pelleteuses cette année. L’hôpital a eu la visite des autorités et fut certifié sans réserve, la qualité de la prise en charge jugée parfaite. Des réunions de travail démarrent pour peaufiner les parcours et la meilleure fonctionnalité des services et spécialités. Pour ce qui est de l’IRM, il est attendu en octobre ».

La directrice a cité le déploiement de l’informatisation des patients avec le logiciel Titan, une tâche qu’il faut mener à bien.

Autres bonnes nouvelles annoncées : « Nous comptons deux nouvelles sages-femmes, un homme et une femme, et vers juillet l’arrivée d’un gynécologue ».

Julie Sanger, directrice de l’ARS, a félicité l’ensemble des personnels du centre hospitalier pour la compétence et la qualité de ses services de soins.

Correspondant

Voir les commentaires

Retraites, santé, électricité : le député du Lot Aurélien Pradié branché sur les sujets phares de l’année 2023

  • Aurélien Pradié veut faire avancer ses idées sur le plan national. Cela passe aussi par le Lot. Aurélien Pradié veut faire avancer ses idées sur le plan national. Cela passe aussi par le Lot. Photo Marc Salvet

Politique,  Cahors,  Lot

Publié le 09/01/2023 à 19:07 https://www.ladepeche.fr/2023/01/09/retraites-sante-electricite-le-depute-du-lot-aurelien-pradie-branche-sur-les-sujets-phares-de-lannee-2023-10914115.php

l’essentiel

Sur fond de vœux pour l’année 2023, le député du Lot Aurélien Pradié a posé sur la table, ce lundi, son plan de travail pour les mois à venir en y inscrivant en rouge vif les thèmes prioritaires : la facture énergétique, la santé et les retraites. Il compte consacrer son énergie aux Lotois et aux Français et le clame haut et fort.   . 
 

Même si aucune échéance électorale ne se présente à l’horizon en 2023, Aurélien Pradié, député LR du Lot, considère que « ce sera une année intense. Nous aurons à répondre et à résoudre de vrais sujets d’inquiétudes. Outre le fait que je continuerai à être un défenseur ardent du Lot et des Lotois, je vais travailler sur de nombreux sujets très important pour notre pays. Le sujet le plus immédiat qui va m’occuper dès cette semaine concerne l’électricité et  l’énergie dans sa globalité. Je pense notamment aux artisans et aux commerçants de notre pays pour lesquels l’électricité est une grande problématique. Je souhaite que l’on sorte du marché européen de l’électricité qui est devenu totalement spéculatif » déclare-t-il. 

Il milite pour les énergies renouvelables hydroélectriques 

Aurélien Pradié désire ardemment que « la France retrouve une souveraineté énergétique. Nous devons investir sur les énergies renouvelables hydroélectriques qu’on sous-estime un peu trop. Personnellement je suis défavorable aux éoliennes. »

Le calcul est simple pour lui : « Si la France décide d’investir massivement dans des barrages hydroélectriques, on serait capable de gagner 20% de productions supplémentaires. L’énergie la plus renouvelable, incontestablement, c’est celle de l’eau. »

L’idée d’une politique stratégique qui ne soumet pas l’électricité à la spéculation 

Dès la semaine prochaine, Aurélien Pradié va s’employer à rencontrer les artisans du Lot. « Beaucoup d’entre eux connaissent des situations dramatiques. Des dizaines d’entreprises lotoises menacent de fermer parce qu’elles ne peuvent plus payer leur facture d’électricité. Nous devons adopter une politique stratégique en ne soumettant plus l’électricité à la spéculation » insiste-t-il. 

Les états généraux de la santé en février 

Autre thématique phare pour laquelle le député a déjà retroussé ses manches : la santé. « Au mois de février, je vais lancer les états généraux de la santé. J’ai rencontré les acteurs de la santé en 2022, j’ai écouté les alertes et les suggestions des citoyens. Les Lotois sont préoccupés. Je vais faire un point sur la situation des hôpitaux du Lot pour discuter de l’accès aux soins pour tous. Le système de tarification (la T2A) a fait beaucoup de mal aux hôpitaux. Au mois de mars nous soumettrons une proposition de loi pour un meilleur accès aux soins. Ces états généraux me permettront de tenir des réunions publiques dans le Lot. Je vais également reprendre mes tournées auprès des jeunes lotois dans les lycées. J’aime aller à leur rencontre. » 

Deux nouvelles gendarmeries dans le Lot

Concernant le Lot, les Lotois et les questions de sécurité, le député Pradié évoque la création de deux nouvelles gendarmeries « dans le Figeacois, et le secteur de Rocamadour » mais préfère laisser le soin à la préfète du Lot de confirmer et d’affiner cette information.  

Retraites : le député veut « une réforme juste »  et « la pénibilité au cœur du dispositif » 

Enfin, des jeunes aux retraités, sans transition, Aurélien Pradié a fait ce grand écart et cette déclaration : « La seule réforme pour laquelle je pourrais voter, c’est une réforme qui sera juste. Je veux que celui ou celle qui a commencé à travailler tôt ne soit pas pénalisé. Je demande des propositions très claires sur ce sujet. Je souhaite que toutes les petites retraites soient augmentées au niveau du smic et soient dignes. Je veux que la pénibilité soit au cœur du dispositif. Ce n’est pas le cas actuellement. »

Garder sa liberté de ton et son lien très étroit avec les Lotois

Bref, le député à du pain sur la planche en 2023 et, outre ses convictions, une ligne de conduite dont il ne veut absolument pas dévier : sa liberté de ton et son lien très étroit avec les gens de sa terre. Ceci  « afin de rester le député de tous les Lotois » répète-t-il inlassablement. Et si on lit entre les lignes, Aurélien Pradié veut s’affirmer de plus en plus, au fil de ses actes, comme un interlocuteur privilégié de tous les Français.   
 

Jean-Luc Garcia
suivre ce journaliste

Gers

Gers, communauté de communes Armagnac Adour: arrivée d’une médecin espagnole à Riscle : la fausse joie des élus de la communauté de communes

ABONNÉS

  • Le territoire Armagnac Adour veut pallier les manques actuels et futurs.Le territoire Armagnac Adour veut pallier les manques actuels et futurs. DDM illustration – Chloé Henry

Santé,  Riscle,  Gers

Publié le 05/01/2023 à 17:31 , mis à jour le 08/01/2023 à 23:49 https://www.ladepeche.fr/2023/01/05/gers-arrivee-dune-medecin-espagnole-a-riscle-la-fausse-joie-des-elus-de-la-communaute-de-communes-10904279.php

l’essentiel

Depuis plus de deux ans, la communauté de communes Armagnac Adour cherche à salarier des médecins pour pallier le manque actuel et futur sur le territoire. Elle pensait avoir atteint un premier objectif avec une docteure espagnole venue s’installer à Riscle en août dernier, mais cette dernière n’a pas pu être inscrite à l’Ordre des médecins.

À la fin de l’été, la communauté de communes Armagnac Adour pensait, après deux ans de recherche via des petites annonces sur des sites spécialisés et des professionnels du recrutement, enfin avoir trouvé un médecin qui pourrait s’installer à Riscle, dans le cabinet médical rénové. « Depuis 2020, nous voulons salarier deux ou trois médecins généralistes afin de combler le manque sur notre territoire, explique Christophe Terrain, le maire de la commune. En août, une docteure espagnole a emménagé à Riscle avec ses enfants. »

Cette professionnelle madrilène a tout d’abord dû perfectionner sa pratique du français et la gestion des questions administratives. « Elle a été accueillie dans des cabinets médicaux du Gers, afin de maîtriser ces deux questions qui avaient été demandées par l’Ordre des médecins », précise Michel Petit, président de la communauté de communes. Au bout de trois mois, une commission régionale a réévalué la situation de la médecin.

« Elle a reçu en décembre un avis défavorable de l’Ordre », regrette le maire de Saint-Mont. Ce refus, qui n’est pas lié à une question d’équivalence, est associé à un problème de compétences selon la présidente de l’Ordre des médecins du Gers, Catherine Cancio-Hébert, qui rappelle que pour exercer en France, des conditions doivent être remplies : « Le Conseil du Gers a fait vérifier ces conditions par une commission spécialisée régionale, qui a constaté que le médecin n’avait pas les compétences ».

Un second médecin espagnol espère recevoir le feu vert

La professionnelle espagnole aurait alors pu prendre part « à une année de stage, indique Michel Petit. Mais le montant était trop élevé pour la communauté de communes. » Elle est donc repartie à Madrid. Une grande déception pour les élus locaux, mais aussi pour l’Association des professionnels de santé Adour gersoise (APSAG), qui a de nouveau tiré la sonnette d’alarme lors d’une réunion au mois de décembre.

« C’est maintenant une perspective très noire pour notre territoire car d’ici deux à trois ans, nous n’aurons plus de médecins, entre les départs à la retraite à venir et surtout la forte dégradation du travail des médecins en place, l’avenir est très préoccupant », estiment Paule Jallais-Coomans et Hélène Laffargue, présidente et vice-présidente.

Les élus locaux restent fortement mobilisés sur la question et travaillent étroitement avec le Département, qui a lui aussi lancé, avec les centres territoriaux de santé, le salariat de professionnels de santé. « Un second médecin espagnol, venu de Saragosse, doit prochainement passer devant la commission de l’Ordre des médecins, annonce Michel Petit. Nous avons relancé les annonces médicales, en France et dans les pays européens. Il y a une urgence ».

L.L. avec C.B.

Voir les commentaires

Gers : les syndicats et LFI 32 restent sur leur faim après la venue du ministre de la Santé

ABONNÉS

  • Une délégation de la CGT Gers a été reçue par la conseillère du ministre de la Santé lundi, à l’hôpital d’Auch.Une délégation de la CGT Gers a été reçue par la conseillère du ministre de la Santé lundi, à l’hôpital d’Auch. DDM – NEDIR DEBBICHE

Santé,  Gers,  Social

Publié le 11/01/2023 à 19:09 , mis à jour à 19:12 https://www.ladepeche.fr/2023/01/11/gers-les-syndicats-et-lfi-32-restent-sur-leur-faim-apres-la-venue-du-ministre-de-la-sante-10919202.php

l’essentiel

Si aucune annonce n’a été faite sur l’emplacement du futur hôpital d’Auch, la récente visite du ministre de la Santé dans le Gers suscite de nombreuses réactions, chez les syndicats de gauche comme au sein du parti LFI.

Les syndicats auraient aimé en savoir davantage sur le projet du nouvel hôpital d’Auch, qui doit voir le jour à l’horizon 2030, comme l’a encore rappelé le ministre de la Santé à l’occasion de son déplacement dans le Gers lundi. Ils ont finalement dû se contenter d’une vague annonce de François Braun, ce dernier confirmant tout juste l’existence de « pistes très sérieuses » pour le lieu d’implantation du nouvel hôpital.

A lire aussi : VIDEO. Gers : le ministre de la Santé François Braun joue la montre sur l’emplacement du nouvel hôpital d’Auch

À défaut d’avoir plus d’indications sur sa localisation, deux délégations syndicales (FO et CGT) ont tout de même pu exprimer leurs revendications auprès de la conseillère du ministre. Des griefs qui portent entre autres sur le partenariat public-privé (PPP) envisagé pour le nouvel hôpital après la fermeture programmée de la clinique de Gascogne, dont l’activité doit être absorbée à terme par le nouveau pôle de santé La Reviscolada, inauguré par François Braun lundi à Montégut, le ministre ayant notamment déclaré à cette occasion qu’il fallait « faire tomber ces barrières entre le public et le privé ».

Les annonces du ministre n'ont pas convaincu les syndicats ni le parti LFI.
Les annonces du ministre n’ont pas convaincu les syndicats ni le parti LFI. DDM – NEDIR DEBBICHE

Conscient que « l’avenir de notre système de santé gersois se porte, bien évidemment, sur la création du futur hôpital », le secrétaire général de l’union départementale Force Ouvrière a fait part de son inquiétude. « Nous avions compris, lors de la venue de M. Castex, alors premier ministre, qu’un partenariat public-privé serait à l’étude, indique Christian Houriez. À l’époque, nous parlions du service public par l’hôpital et du privé par la clinique. Avec la liquidation annoncée de celle-ci, nous pourrions penser que le partenariat privé se porterait sur le Docteur Lange (NDLR : fondateur de La Reviscolada). Nous nous posons bien évidemment la question de la conditionnalité et nous pouvons être inquiets. »

Quelle est la politique de santé publique dans le Gers?

Du côté de la CGT, on se méfie également des impacts d’un éventuel PPP sur l’offre de santé. « Ce qu’on ne veut pas, c’est que les activités de santé dans le Gers dépendent majoritairement du lucratif. On veut que l’hôpital autour de ce projet puisse se développer sur les activités existantes, et même de nouvelles activités pour faire venir des médecins », affirme Christophe Bukovec. Le secrétaire départemental de la CGT santé et action sociale du Gers cite notamment comme exemple le récent renfort d’une équipe du CHU de Toulouse au sein de l’hôpital d’Auch, convaincu que ce dispositif est transposable à « une autre activité comme l’urologie ».

Pour l’antenne gersoise du parti La France Insoumise, le projet du nouvel hôpital d’Auch s’inscrit dans une succession d’annonces récentes (fermeture du CRF de Saint-Blancardreprise du SSIAD de Vic-Fezensac par la clinique Pasteur…) visant à « transférer les politiques de la santé publique vers du privé, alors qu’on sait que ce n’est pas rentable », dixit Pascal Levieux. Le candidat aux dernières législatives s’interroge : « Quelle est réellement la politique de santé publique dans le Gers et quel va être le projet qu’on mettra dans le futur hôpital ? Il faut qu’il y ait toutes les concertations au sein du CTS qui se fassent pour que soit défini le projet à l’intérieur des murs neufs. Pour nous, LFI 32, ce n’est évidemment pas un partenariat public-privé qu’il faut faire. »

François Braun : « La priorité, c’est de répondre aux besoins de santé des Français »

ABONNÉS

  • À l'Ehpad intercommunal de Lombez-Samatan, le ministre de la santé est allé à la rencontre des résidents et des soignants.À l’Ehpad intercommunal de Lombez-Samatan, le ministre de la santé est allé à la rencontre des résidents et des soignants. DDM – A.B

Santé,  Samatan,  Lombez

Publié le 09/01/2023 à 21:13 , mis à jour le 10/01/2023 à 12:33

https://www.ladepeche.fr/2023/01/09/gers-francois-braun-la-priorite-cest-de-repondre-aux-besoins-de-sante-des-francais-10914770.php

l’essentiel

Le ministre de la Santé, François Braun, est allé ce lundi 9 janvier à Lombez et à Samatan, à la rencontre des soignants, des élus et des Gersois. Avec un passage par le nouveau site choisi pour l’emplacement du futur et nouvel hôpital-Ehpad.

Lutter contre la désertification médicale et les inégalités d’accès aux soins : le message est clair. Le ministre de la Santé et de la Prévention, François Braun, a rappelé les objectifs du gouvernement ce lundi lors de son déplacement dans le Gers. Une visite qui visait surtout à observer la mise en application de la feuille de route évoquée par le président de la République, Emmanuel Macron, lors de ses vœux aux soignants pour cette nouvelle année. Avant un passage à la maison de santé pluri-professionnelle de Samatan, c’est sur le site du futur Ehpad du centre hospitalier de Lombez que s’est rendu le ministre.

Discussion avec les soignants, les résidents et visite des chambres et des lieux de vie étaient au programme de cette première séquence. « Vous avez tout ce qu’il vous faut, vous êtes bien installés ? », demande le ministre auprès de plusieurs résidents de l’Ehpad. « On voit ici des solutions remarquables qui ont été mises en place par toutes les parties », souligne-t-il.

https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01325094/src/qux5kzr/zone/1/showtitle/1/ad/no/tagparam/ldi_motscles%3D%5B’ddm-10914770’%2C’sante’%2C’thema’%2C’32410’%2C’gers’%2C’32B’%2C’communes’%2C’samatan%2C32410’%2C’samatan’%2C’32213’%2C’lombez%2C32213’%2C’lombez’%2C’32’%2C’gers%2C32’%5D%26ldi_ville%3Dsamatan%26ldi_departement%3Dgers%26ldi_insee%3D32410

« Partager les compétences »

Entourés des élus, des membres de l’ARS départementales et régionales, membres de la CPAM et du secteur médical, les discussions se sont orientées autour de l’attractivité du secteur médical. La rencontre avec les internes de la maison de la santé a semblé conforter le ministre sur ce point-là. « On voit bien qu’il y a des jeunes du secteur de la santé qui sont venus, qui viennent s’installer », indique François Braun.

Mais dans d’autres villes, aucune solution miracle. La lutte contre la désertification médicale et l’accès aux soins restent donc au centre du débat, notamment dans les territoires ruraux comme le Gers. Les maisons de santé pluridisciplinaire apparaissent cependant pour le ministre comme une réponse adaptée à la demande.
« On voit bien que la solution, c’est libérer du temps de soins, de libérer du temps médical. Pour ça, il faut partager les compétences, l’activité, il faut se regrouper, c’est exactement l’exemple que nous avons ici », explique-t-il.

Le ministre de la Santé, François Braun, et les élus devant le site du futur hôpital-Ehpad de Lombez.
Le ministre de la Santé, François Braun, et les élus devant le site du futur hôpital-Ehpad de Lombez. CD 32

Entre Samatan et Lombez, le ministre de la Santé a également effectué un arrêt express, entre deux averses, devant le futur et nouvel hôpital-Ehpad qui devrait être situé sur la route de Vignolles. Un projet qui prévoit notamment une restructuration complète de l’Ehpad, du service médecine, des soins de suite et de réadaptation et des unités de soins de longue durée.

A lire aussi : Gers : l’avenir du centre hospitalier de Lombez-Samatan se joue aujourd’hui en coulisses

« La priorité, c’est répondre aux besoins de santé des Français, c’est ça, ma priorité, c’est ce à quoi je pense tous les matins en me rasant », a indiqué le ministre.

Aeimen Benallouche
suivre ce journaliste

Gers : les urgences de la clinique de Gascogne et la Reviscolada en discussion

ABONNÉS

  • Le Dr Sebsa Bonhomme espère une poursuite d’activité à la Reviscolada.  DDM Sébastien LapeyrereLe Dr Sebsa Bonhomme espère une poursuite d’activité à la Reviscolada. DDM Sébastien Lapeyrere

Santé,  Gers

Publié le 13/01/2023 à 05:12 https://www.ladepeche.fr/2023/01/13/gers-les-urgences-de-la-clinique-de-gascogne-et-la-reviscolada-en-discussion-10922858.php

l’essentiel

Distinct de la clinique de Gascogne, mais situé dans ses locaux, l’AMC espère se réimplanter à la Reviscolada, si l’établissement auscitain ferme.

La fin annoncée de la clinique de Gascogne n’a pas arrangé les affaires de l’accueil médico-chirurgical, plus connu comme les « urgences » de la clinique. Dans les faits, l’AMC est un service médical distinct, qui poursuit son activité dans les locaux où le Dr Sebsa Bonhomme travaille depuis 12 ans. Et elle ne cache pas son inquiétude face à la fermeture de l’établissement auscitain, et le manque de médecins.

« Depuis le début de l’année, avec les annonces au sujet de la clinque de Gascogne, beaucoup de patients pensent que l’AMC est arrêté, explique la praticienne. On a bien fermé deux jours au moment des fêtes, mais nous sommes bien ouverts ! »

En appui au secteur hospitalier

Ce service composé d’un médecin, une infirmière et une secrétaire, continue d’accueillir tous les jours, du lundi au samedi, les patients sans rendez-vous. La plage horaire – 9 heures à 19 h 30 – est plus restreinte que les urgences hospitalières. « Nous avons un public très nombreux, qui ne trouve pas de médecins, ou même qui n’ont pas de médecins traitants. Cela peut être de la « bobologie », mais aussi des cas plus graves : de la traumatologie, de l’urologie, etc. Jusqu’à une quarantaine par jour. » Si l’AMC soulage les urgences en recevant une partie des cas d’urgence, elle transfère les cas les plus graves vers le centre hospitalier. Mais l’AMC travaille également avec les praticiens de la clinique de Gascogne – laquelle, rappelons-le, poursuit son activité pour le moment – pour des avis sur les patients spécifiques, ou avec la radiologie de l’établissement.

L’avenir à la Reviscolada

Suite logique du transfert d’une partie de l’activité de la clinique vers la Reviscolada, l’AMC envisage de partir vers le centre de rééducation avec les autres. « Si j’ai bien saisi les propos du ministre lors de sa visite, une grande part de l’activité de la clinique doit se retrouver à la Reviscolada. Si la Reviscolada est d’accord pour nous récupérer, bien entendu ! » Le Dr Sebsa Bonhomme est dans l’expectative, comme le reste du secteur. « Nous avons engagé des discussions avec le Dr Bernard Lange, le responsable de la Réeviscolada avant la visite du ministre de la santé. L’AMC a toute sa place dans le paysage médical du Gers : on compte moins en moins de médecins, et notre service me paraît indispensable ici. Les patients ont toujours besoin de trouver un médecin pour une ordonnance, etc. Si je ferme, ils ne trouveront personne… »

Marc Centene

Gers : à Auch, un ophtalmologiste sans rendez-vous et en direct chez l’opticien

ABONNÉS

  • Matthieu Chadaigne dans la « salle blanche » où sont pratiqués les examens de télémédecine.Matthieu Chadaigne dans la « salle blanche » où sont pratiqués les examens de télémédecine. DDM – MC

Santé,  Auch,  Gers

Publié le 13/01/2023 à 19:56 https://www.ladepeche.fr/2023/01/13/gers-a-auch-un-ophtalmologiste-sans-rendez-vous-et-en-direct-chez-lopticien-10924324.php

l’essentiel

Il est possible d’obtenir une téléconsultation chez un opticien, qui met en relation le patient-client avec des orthoptistes et des ophtalmologues via une batterie d’appareils de tests, sans rendez-vous ni obligation d’achat et remboursé par l’assurance maladie.

« Quand le client entre ici, il devient un patient. » Matthieu Chadaigne est le gérant du magasin Afflelou du Grand Chêne. Devant l’entrée d’une petite pièce blanche, à l’arrière de la boutique, il désigne les appareils de contrôle. « C’est un cabinet d’ophtalmologie, sans rendez-vous, et remboursé par la sécurité sociale. Il faut en général attendre des mois pour un rendez-vous chez un ophtalmologue. Quand il accepte de prendre un nouveau client… Ici, la consultation est réalisée à distance, par un spécialiste. »

L’un des appareils sert à un examen de la vue, tel que les pratiquent déjà bon nombre d’opticiens. À ceci près qu’ici, ce n’est pas l’opticien qui analyse les résultats, mais un orthoptiste. Le 2e appareil, lui, sert au dépistage : tension, topographie de la rétine… Là encore, les données – magie du numérique – partent vers le médecin, un ophtalmologue qui assiste en direct à la consultation. Le patient peut même lui parler, via une borne où l’écran affiche le praticien, qui peut lui répondre. Le spécialiste vérifie la vision, et utilise les instruments de la pièce à distance, en prenant la main sur le matériel.

Vraie consultation virtuelle

« On ne peut pas faire de telles consultations pour les enfants, et aussi pour les personnes de plus de 65 ans, pour des questions de pathologie comme le diabète, explique l’opticien. Et dans le cas où le médecin repère un problème ou soupçonne une pathologie, comme une cataracte, par exemple, il adresse le patient à un cabinet pour des examens complémentaires. »

À aucun moment l’opticien n’intervient dans le processus. La pièce, bien séparée du magasin, assure une confidentialité complète de la consultation. Car il s’agit d’une véritable consultation : au départ de ce « télé-examen », le patient doit insérer sa carte Vitale dans la borne de transmission. Il aura le bonheur de ne pas subir de dépassement d’honoraires : la téléconsultation est garantie en secteur 1. Tous ces spécialistes, orthoptistes et ophtalmologistes, travaillent pour la société Medadom, spécialisée dans la télémédecine. Ils sont ainsi quelques dizaines de praticiens à proposer leurs services pour les magasins Afflelou dans toute la France, entre 9 heures et 19 heures.

Prescription immédiate

Matthieu Chadaigne a découvert ce service en 2021 à Sète, alors qu’il était encore en test. Il l’avait alors essayé, pour repartir séduit. « C’est sans rendez-vous, et le service dessert toute la France. La rapidité de la consultation dépend donc largement de l’affluence ! Mais la durée de la consultation elle-même est celle d’un acte en cabinet ophtalmo classique, avec le même dialogue entre praticien et patient. »

L’opticien aurait bien démarré plus tôt, mais il s’est heurté à un problème : l’absence de fibre ! « On a aujourd’hui un système qui nous permet d’éviter tout problème de connexion ». Les premiers clients de l’opticien à avoir utilisé ce service ont été surpris, et beaucoup se sont montrés curieux, et très intéressés par cette nouvelle possibilité d’obtenir, avec les mêmes garanties qu’en cabinet, une prescription pour des lunettes… sans attendre des mois.

Aucun lien avec l’achat

Si le matériel est pris en charge par l’opticien, ce dernier ne touche pas un sou sur la consultation. Même si ce n’est pas totalement désintéressé : un décret de 2022 permet à un orthoptiste de délivrer une prescription pour des lunettes de vue, ou des lentilles de contact. Mais l’opticien, s’il héberge ce cabinet virtuel, n’a aucun lien avec Médadom, pas plus qu’avec les médecins. Ils sont d’ailleurs recrutés par cette société, et pas par la marque Afflelou. L’utilisation de ce service n’entraîne pas non plus d’obligation d’achat dans la boutique. « La salle d’examen est vierge de toute publicité, et au contraire, on y affiche bien clairement que la consultation est libre. C’est même une obligation légale », précise Matthieu Chadaigne, pour qui ce service s’intègre dans l’évolution d’une médecine de plus en plus dématérialisée. À noter également que ces téléconsultations, si la marque entend les développer à terme, n’existent encore que dans des zones de déserts médicaux, où on compte moins de 7 ophtalmologues pour 100 000 habitants.

Marc Centene

Gers : de Lombez au CH d’Auch, une visite en quatre étapes pour le ministre de la Santé François Braun

  • Le ministre de la Santé et de la Prévention est arrivé ce lundi après-midi dans le Gers.Le ministre de la Santé et de la Prévention est arrivé ce lundi après-midi dans le Gers. DDM – AB
  • François Braun en visite dans le futur EHPAD du centre hospitalier de Lombez-Samatan. François Braun en visite dans le futur EHPAD du centre hospitalier de Lombez-Samatan. 
  • François Braun en visite dans le futur EHPAD du centre hospitalier de Lombez-Samatan.François Braun en visite dans le futur EHPAD du centre hospitalier de Lombez-Samatan. DDM – AB
  • Les élus gersois présents en nombre pour le déplacement du ministre.Les élus gersois présents en nombre pour le déplacement du ministre. DDM – AB

Santé,  Lombez,  Auch

Publié le 09/01/2023 à 15:42 , mis à jour le 10/01/2023 à 11:06 https://www.ladepeche.fr/2023/01/09/gers-de-lombez-au-ch-dauch-une-visite-en-quatre-etapes-pour-le-ministre-de-la-sante-francois-braun-10914091.php

l’essentiel

Le ministre de la Santé est actuellement en visite dans le Gers pour aborder « la problématique de l’accès aux soins de proximité dans les départements ruraux » et la reconstruction du centre hospitalier d’Auch.

Accueilli par de nombreux élus (députés, sénateurs, président du Département, conseillers régionaux…), François Braun est arrivé peu après 15 heures à Lombez, ce lundi 9 décembre, pour lancer son après-midi gersoise par une visite du site du futur Ehpad du centre hospitalier local. Il se rendra ensuite à la maison de santé pluri-professionnelle de Samatan, inaugurée en 2021.

https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?creatorScreenName=ladepechedumidi&dnt=false&embedId=twitter-widget-0&features=eyJ0ZndfdGltZWxpbmVfbGlzdCI6eyJidWNrZXQiOlsibGlua3RyLmVlIiwidHIuZWUiLCJ0ZXJyYS5jb20uYnIiLCJ3d3cubGlua3RyLmVlIiwid3d3LnRyLmVlIiwid3d3LnRlcnJhLmNvbS5iciJdLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X2ZvbGxvd2VyX2NvdW50X3N1bnNldCI6eyJidWNrZXQiOnRydWUsInZlcnNpb24iOm51bGx9LCJ0ZndfaG9yaXpvbl90aW1lbGluZV8xMjAzNCI6eyJidWNrZXQiOiJ0cmVhdG1lbnQiLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X3R3ZWV0X2VkaXRfYmFja2VuZCI6eyJidWNrZXQiOiJvbiIsInZlcnNpb24iOm51bGx9LCJ0ZndfcmVmc3JjX3Nlc3Npb24iOnsiYnVja2V0Ijoib24iLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X3Nob3dfYnVzaW5lc3NfdmVyaWZpZWRfYmFkZ2UiOnsiYnVja2V0Ijoib24iLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X2NoaW5fcGlsbHNfMTQ3NDEiOnsiYnVja2V0IjoiY29sb3JfaWNvbnMiLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X3R3ZWV0X3Jlc3VsdF9taWdyYXRpb25fMTM5NzkiOnsiYnVja2V0IjoidHdlZXRfcmVzdWx0IiwidmVyc2lvbiI6bnVsbH0sInRmd19taXhlZF9tZWRpYV8xNTg5NyI6eyJidWNrZXQiOiJ0cmVhdG1lbnQiLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X3NlbnNpdGl2ZV9tZWRpYV9pbnRlcnN0aXRpYWxfMTM5NjMiOnsiYnVja2V0IjoiaW50ZXJzdGl0aWFsIiwidmVyc2lvbiI6bnVsbH0sInRmd19leHBlcmltZW50c19jb29raWVfZXhwaXJhdGlvbiI6eyJidWNrZXQiOjEyMDk2MDAsInZlcnNpb24iOm51bGx9LCJ0ZndfZHVwbGljYXRlX3NjcmliZXNfdG9fc2V0dGluZ3MiOnsiYnVja2V0Ijoib24iLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X3ZpZGVvX2hsc19keW5hbWljX21hbmlmZXN0c18xNTA4MiI6eyJidWNrZXQiOiJ0cnVlX2JpdHJhdGUiLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X3Nob3dfYmx1ZV92ZXJpZmllZF9iYWRnZSI6eyJidWNrZXQiOiJvbiIsInZlcnNpb24iOm51bGx9LCJ0ZndfbGVnYWN5X3RpbWVsaW5lX3N1bnNldCI6eyJidWNrZXQiOnRydWUsInZlcnNpb24iOm51bGx9LCJ0Zndfc2hvd19nb3ZfdmVyaWZpZWRfYmFkZ2UiOnsiYnVja2V0Ijoib24iLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X3Nob3dfYnVzaW5lc3NfYWZmaWxpYXRlX2JhZGdlIjp7ImJ1Y2tldCI6Im9uIiwidmVyc2lvbiI6bnVsbH0sInRmd190d2VldF9lZGl0X2Zyb250ZW5kIjp7ImJ1Y2tldCI6Im9uIiwidmVyc2lvbiI6bnVsbH19&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1612456377049399299&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.ladepeche.fr%2F2023%2F01%2F09%2Fgers-de-lombez-au-ch-dauch-une-visite-en-quatre-etapes-pour-le-ministre-de-la-sante-francois-braun-10914091.php&sessionId=bfa21a827e6647c777a9f7de3cd9a24aeb06604d&siteScreenName=ladepechedumidi&theme=light&widgetsVersion=2b959255e8896%3A1673658205745&width=550px

Vers 17h30, le ministre de la Santé prendra la direction de Montégut, près d’Auch, et plus précisément du Pôle de santé La Reviscolada pour son inauguration officielle. Le centre de rééducation fonctionnelle (anciennement situé à Saint-Blancard) a récemment acquis le statut de SMR – Soins Médicaux et de Réadaptation – ce qui lui permet de pratiquer des actes médicaux supplémentaires. Il doit jouer un rôle dans la sauvegarde de l’activité de la Clinique de Gascogne, en proie à de graves difficultés financières depuis des années.

https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01325094/src/qux5kzr/zone/1/showtitle/1/ad/no/tagparam/ldi_motscles%3D%5B’ddm-10914091’%2C’sante’%2C’thema’%2C’32213’%2C’gers’%2C’32B’%2C’communes’%2C’lombez%2C32213’%2C’lombez’%2C’32013’%2C’32A’%2C’auch%2C32013’%2C’auch’%2C’32’%2C’gers%2C32’%2C’actu’%2C’politique’%5D%26ldi_ville%3Dlombez%26ldi_departement%3Dgers%26ldi_insee%3D32213

En début de soirée à Auch

« Last but not least », François Braun est attendu en début de soirée au centre hospitalier d’Auch pour une « présentation du futur hôpital général »,  dont la construction sur un nouveau site avait été annoncée par Jean Castex le 14 février 2022. Un comité d’accueil de la CGT attendra le cortège ministériel sur place.

A lire aussi : ENTRETIEN EXCLUSIF. Les « 12 Travaux » de François Braun, ministre de la Santé, pour « sortir d’une crise sans fin »

La rédaction du Gers

Gers : à Auch, les syndicats attendent le ministre de la Santé lundi prochain

  • L’intersyndicale a pris rendez-vous pour la visite ministérielle.L’intersyndicale a pris rendez-vous pour la visite ministérielle. DDM – NEDIR DEBBICHE

Santé,  Auch,  Gers

Publié le 06/01/2023 à 17:29 https://www.ladepeche.fr/2023/01/06/gers-a-auch-les-syndicats-attendent-le-ministre-de-la-sante-lundi-prochain-10908695.php

l’essentiel L’intersyndicale a déjà décroché un rendez-vous avec le ministère lors du passage de François Braun dans le Gers lundi après-midi.

De quoi vont discuter les syndicats et François Braun, le ministre de la Santé, lundi soir ? À 19 heures, rendez-vous est pris à l’hôpital – l’intersyndicale a refusé la préfecture – et les sujets sur la table sont nombreux. CGT, Solidaires, Modef et Confédération paysanne veulent évoquer aussi bien les problèmes locaux que les enjeux nationaux. « L’heure n’est plus à tirer la sonnette d’alarme, constate Eric Cantarutti (CGT) lors d’un point presse ce vendredi. Que François Braun nous dise si, oui ou non, la santé relève du public ou pas. »

Pour la CGT Santé, Christophe Bukovec dénonce la libéralisation du secteur de la santé, dans le Gers comme ailleurs. L’épisode du Siad de Vic-Fezensac, qui passe très mal à la CGT, sera certainement abordé, et la gestion du dossier par l’ARS, attaquée. Mais la situation du médico-social, qui essuie les plâtres du déficit de moyens de la santé dans le Gers, fera également partie des dossiers. Angèle Léger (CGT) ne voit dans cette visite qu’un « coup de com’ » : « On veut une vraie politique de santé publique. »

La ruralité au menu des discussions

Et une santé qui concerne tous les Gersois, y compris dans les zones rurales. D’où la présence des deux syndicats agricoles. Les retraites des agriculteurs ne laissent pas le choix : il faut rester à domicile. Mais les services fondent… Modef et Confédération paysanne réclament une égalité de traitement, pour qu’il n’y ait plus de « perte de chance », cette rupture de la chaîne médicale qui peut entraîner jusqu’au décès, dans les zones rurales.

La promesse d’un nouvel hôpital – dont le site pourrait constituer un casus belli à lui seul – ne suffira pas à calmer les syndicats, qui n’ont « plus confiance dans les entourloupes de l’ARS ». « À quoi bon un hôpital neuf si on n’a pas de médecin dedans », dit Stéphane Leger (Solidaires). La visite de François Braun s’annonce tendue à l’hôpital d’Auch.

Marc Centene

Bientôt un hôpital de proximité et un Ehpad « de demain » à Lombez

ABONNÉS

  • Le directeur Jean-Claude Thieule s’implique avec ardeur dans ce projet.Le directeur Jean-Claude Thieule s’implique avec ardeur dans ce projet. DDM Maia Alonso.

Santé,  Hôpital,  Lombez

Publié le 07/01/2023 à 16:01

https://www.ladepeche.fr/2023/01/07/bientot-un-hopital-de-proximite-et-un-ehpad-de-demain-a-lombez-10910351.php

l’essentiel

Le ministre de la Santé François Braun, en visite demain à Lombez, rencontrera le nouveau directeur de l’hôpital intercommunal, Jean-Claude Thieule.

Un centre hospitalier doté des meilleurs équipements pour répondre aux besoins de la population devrait voir le jour d’ici 2027 sur un bassin de vie couvrant Lombez, Samatan, Gimont et L’Isle-Jourdain. Cette structure accueillera également des soins non-programmés.

Jean-Claude Thieule, le nouveau directeur arrivé de Saint-Girons en juillet dernier, s’implique ardemment avec une équipe enthousiaste, compétente et dynamique, dans ce projet totalement novateur : « C’est un vaste territoire, extrêmement cohérent que ce bassin de santé sur lequel sont situés les établissements. Sous l’impulsion de l’équipe médicale libérale très investie, notre établissement a souhaité proposer une offre de soins structurée de façon réellement innovante pour un établissement de proximité. Le rôle de l’hôpital de proximité est très important », déclare le directeur, heureux de constater l’élan et l’implication des professionnels de santé du Savès.

Maillage et Ehpad

L’acceptation du dossier pour un plateau technique d’imagerie et échographie comportant un scanner permettra la concrétisation de cet ambitieux projet de développement de l’offre de soins. Le terrain où s’élèvera la construction est très bien orienté, au carrefour de ce bassin de vie.

Le socle de cette offre nouvelle repose sur l’intégration de cabinets de médecine libérale, issus notamment de la Maison de santé de Samatan, « une extension indéniablement attractive pour de nouveaux médecins ».

L'hôpital de Lombez.
L’hôpital de Lombez. DDM Maia Alonso.

Cette construction permettra de prendre en charge des soins non-programmés pour éviter le recours excessif aux urgences : « Une offre de proximité coordonnée fondamentale ».

L’ensemble des services d’hospitalisation y seront regroupés. Un maillage incluant tous les acteurs médicaux et non-médicaux y compris kinés, infirmiers : « Faire tomber les barrières… projet unique dans le Gers et au-delà. L’Ehpad ne sera pas oublié. On vise l’Ehpad de demain pour 2028 : il sera domiciliaire, convivial, avec des espaces de vie pour se sentir « comme à la maison ». Il sera réalisé sur le site historique du centre-ville de Lombez. La cohérence et le dynamisme des acteurs de santé sont les maîtres mots de ce grand projet auquel le ministre de la Santé apporte sa reconnaissance ».

La rédaction.

Gers : en grève illimitée, le personnel de l’Ehpad Barguisseau à Auch demande plus de moyens

  • Une trentaine de salariés étaient regroupés devant l'Ehpad.Une trentaine de salariés étaient regroupés devant l’Ehpad. DDM – Sébastien Lapeyrère

Social,  Auch,  Gers

Publié le 10/01/2023 à 19:01 https://www.ladepeche.fr/2023/01/10/gers-en-greve-illimitee-le-personnel-de-lehpad-barguisseau-a-auch-demande-plus-de-moyens-10916394.php

l’essentiel

Le personnel de l’Ehpad Barguisseau à Auch est en grève depuis ce mardi 10 janvier. Près de 80% des membres de l’établissement suivent le mouvement illimité : ils réclament plus de moyens humains et une meilleure organisation de leur temps de travail.

Des gilets blancs et rouges de la CGT forment une guirlande à l’entrée de l’Ehpad Barguisseau à Auch. En dessous, une trentaine de salariés de l’Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes tiennent une assemblée générale. Un préavis de grève illimitée a été déposé par le syndicat à partir de ce mardi 10 janvier. Un mouvement suivi de près de 80% du personnel, selon la CGT.

« Nous avons rencontré ce lundi la direction afin de leur exposer nos revendications, commence Benoit Daussat, secrétaire CGT pour le centre hospitalier d’Auch. Et nous la rencontrons de nouveau demain matin (mercredi, NDLR) afin de lancer les négociations ». Parmi les points abordés par le syndicat, des objectifs matériels (dont le remplacement des machines à café cassées) mais surtout humains.

Temps de travail, horaires de nuit… Les revendications sont multiples. « Nous pensons qu’il faudrait mettre en place des cycles de travail, estime l’ancien aide-soignant de l’Établissement. Sur le dernier planning, certains travaillent sept jours de suite ou encore trois week-ends d’affilée ». Un problème lié, selon le syndicaliste, au non-remplacement des agents en arrêt maladie.

Un manque de personnel

Les salariés militent en effet principalement contre le manque de personnel au sein de l’Ehpad et en particulier dans le service des « semi-autonomes ». « Certains jours, il y a un seul soignant sur l’ensemble du secteur, c’est-à-dire pour 26 résidents, assure une employée. Il y a certaines choses que l’on ne peut pas faire, par manque de temps. On ne peut pas prendre soin des résidents comme on le voudrait ». D’autant plus que les personnes âgées du service sont, d’après les salariés, de plus en plus dépendantes.

Pour Christel Nart, aide-soignante en gérontologie et représentante syndicale, le manque de personnel entraîne des accidents du travail et des blessures chez les salariés. À Barguisseau, plus de 90 salariés prennent soin des 130 résidents. « On ne peut pas aller plus loin que ce que l’on nous donne », estime la soignante.

Elle prendra part ce mercredi matin, comme certains de ses collègues, aux négociations, « qui s’annoncent difficiles » selon le syndicat, avec la direction.

Lucie Lespinasse
suivre ce journaliste

Installation de médecins : la régulation en solution contre les déserts médicaux dans le Gers ?

ABONNÉS

  • Comment mieux répartir les médecins dans les zones rurales ?Comment mieux répartir les médecins dans les zones rurales ? DDM – ARCHIVES SEBASTIEN LAPEYRERE

Santé,  Gers,  Politique

Publié le 10/01/2023 à 20:00 https://www.ladepeche.fr/2023/01/10/installation-de-medecins-la-regulation-en-solution-contre-les-deserts-medicaux-dans-le-gers-10917069.php

l’essentiel

Une tribune de parlementaires de tous bords parue ce dimanche dans le JDD prône la régulation de l’installation des médecins. La mesure fait débat dans le Gers.

La tribune parue ce dimanche dans le Journal du Dimanche résonne particulièrement dans le Gers. Ici, on connaît la conséquence des déserts médicaux, dénoncés par ce texte signé par une quarantaine de parlementaires de tous bords – à part le RN. Et les députés exposent leur solution ; la régulation de l’installation des médecins.

« Sans que cette mesure soit un “remède miracle”, elle est incontestablement une clé de la solution. » Dans le Gers, David Taupiac, le député de la 2e circonscription, a signé cette tribune, et les réactions ne manquent pas à gauche comme à droite.

Contraindre et négocier

Éric Cadoré, conseiller régional du PCF 32, se souvient de ses années étudiantes à l’Unef. « Déjà, on se battait contre le numerus clausus, dans les années 80. Aujourd’hui, on reconnaît que ce système est devenu inopérant. Mais ça ne suffit pas à rendre les territoires ruraux attractifs. » L’élu communiste pense que la régulation est la solution d’avenir. « La santé est une affaire de service public. Il faut négocier avec la profession. Dans le Gers, l’idée de salarier les médecins via les collectivités se développe, grâce au GIP de la Région, et la politique du Département. »

Pascal Levieux, pour La France Insoumise, est partisan d’une contrainte, « sinon on ne s’en sortira pas ! » Il admet que cette contrainte imposerait des discutions avec les médecins libéraux, sous peine de voir la machine se gripper. « L’embauche des médecins par les collectivités est une solution incontournable, face à une situation dégradée », mais pas suffisante.

Le secrétaire départemental des Républicains, Gérard Dubrac, a une vision qui recoupe celle de la régulation. « Il faut un nombre de professionnels correspondant à un bassin de population. On impose bien des années de présence aux infirmiers, aux sages-femmes, une licence aux pharmaciens… Pourquoi pas aux médecins ? » Lui-même avait déposé un projet de loi en ce sens en 2004, projet retoqué en commission des affaires sociales par les médecins eux-mêmes, à l’époque. « Là, c’est gérer la misère, et pas le problème ! Il fallait anticiper ! »

« Les médecins n’en veulent pas ! »

Jean-René Cazeneuve, a contrario, s’oppose à toute obligation. Le député Renaissance pointe du doigt le numerus clausus comme cause principale du problème. « Aujourd’hui, il n’y a pas assez de médecins partout en France. » Selon le parlementaire, des solutions existent déjà : infirmiers en pratiques avancées, pharmaciens qui peuvent réaliser certains actes, assistants médicaux, ou encore 4e année d’internat pour les médecins dans les territoires.  « Ces mesures limitent l’impact du manque de médecins. Les forcer à s’installer ici ou là, je n’y crois pas, d’abord parce que les médecins n’en veulent pas ! »

Pour sa part, le Département veut rencontrer « prochainement ces députés », entre autres pour présenter les expériences du Gers. « Nous partageons l’idée que seules des mesures exceptionnelles pourront inverser la tendance », déclare Philippe Dupouy.


David Taupiac : « On voit que l’incitatif n’a pas marché »

David Taupiac, le député gersois de la 2e circonscription, a signé la tribune parue ce dimanche. La base de cette loi – transpartisane – repose sur un indicateur territorial de l’offre de soin, élaboré par l’Etat, et qui va définir les besoins locaux, « à l’image de ce qui existe déjà pour les pharmaciens. » À tel nombre d’habitants correspondra tel nombre de médecins.

Le député de la 2e circonscription du Gers David Taupiac.
Le député de la 2e circonscription du Gers David Taupiac. DDM – SEBASTIEN LAPEYRERE

Les médecins de 2023 seront-ils plus ouverts qu’en 2004, lorsque Gérard Dubrac avait fait une proposition similaire (lire plus haut) ? Le député Taupiac travaille sur le dossier depuis juillet 2022. Avec ses collègues, il a réalisé de nombreuses auditions de septembre à novembre, avec des associations, des praticiens. « L’accueil n’est pas toujours favorable… Mais il y a une volonté d’aller au bout. Les médecins nous répètent qu’il faut rester dans l’incitatif, mais on voit que l’incitatif n’a pas marché. Pour autant, l’incitatif perdurera à travers des aides de l’ARS. Mais on recherche un aménagement du territoire. Les médecins peuvent s’installer où ils veulent en zone sous denses, ou quand ils remplacent un départ à la retraite. »

Si la régulation fait beaucoup parler, la proposition de loi comporte près de 15 articles. « Il y a aussi, et on en parle moins, la volonté de mettre en place des écoles normales de la Santé, pour promouvoir ces carrières de la 2de à la Terminale. C’est déjà en expérimentation dans le Lot. » La loi va passer en commission sociale puis en séance publique à l’Assemblée, soit dans la niche parlementaire d’un groupe, d’ici l’été.

Entre février et mars, un tour de France va engager le débat dans les départements. Le Gers ne sera pas oublié, avec une étape en mars. « Il faut en profiter pour vulgariser la proposition, l’enrichir des débats locaux. Le Gers a toute sa place : Dites 32, médecins salariés… Nous avons des expériences à partager. »

Marc Centene

Ariège

Soins dentaires : à Pamiers, accès adapté aux personnes handicapées

  • Enfants comme adultes pourront faire l’objet de diagnostics et de soins de conservation simples. Archives DDM, J.B.Enfants comme adultes pourront faire l’objet de diagnostics et de soins de conservation simples. Archives DDM, J.B.

Santé,  Pamiers,  Ariège

Publié le 11/01/2023 à 05:08 https://www.ladepeche.fr/2023/01/11/soins-dentaires-acces-adapte-aux-personnes-handicapees-10917617.php

l’essentiel

Rue Charles-de-Gaulle, les personnes en situation de handicap peuvent désormais bénéficier de soins dentaires grâce à un équipement spécialisé.

Il n’est pas toujours évident de se faire soigner, notamment en Ariège. Mais alors quand on est en situation de handicap, cela peut relever du parcours du combattant. Ce constat, le centre hospitalier intercommunal des vallées de l’Ariège (Chiva) le dresse également. Ainsi, depuis peu, la direction du Chiva propose des consultations dentaires dédiées aux personnes handicapées. Tous les vendredis, de 9 heures à midi, ces administrés, enfants et adultes originaires de tout le département, seront pris en charge au sein de l’antenne de santé publique, installée depuis plus d’un an au n° 20 de la rue Charles-de-Gaulle*. Ils pourront bénéficier de dépistages ou diagnostics bucco-dentaires, de soins de conservation simples et de conseils d’orientation dans les cas les plus complexes. Et surtout, ces soins seront réalisés grâce à des fauteuils professionnels adaptés à chaque forme de handicap, ce qui n’est généralement pas le cas dans des cabinets ordinaires. Le tout au sein de locaux aux normes PMR et accessibles aux ambulances. « Il y avait un vrai besoin en Ariège », souligne la direction du Chiva. Composée d’un praticien chirurgien-dentiste et d’un infirmier diplômé d’État, l’équipe recevra également le concours d’étudiants de 6e année en chirurgie dentaire.

Hémorragie de praticiens

Ce nouveau dispositif ne fait que renforcer l’attachement du Chiva à la prise en charge des publics les plus fragiles. Rappelons justement au passage que le « pass dentaire » permet déjà aux personnes en difficultés sociales de bénéficier de cet accès simplifié.

Si elle s’adresse à un public bien ciblé, cette nouvelle offre de soins ne peut pas faire de mal dans une ville et un territoire qui manquent cruellement de praticiens. Plus d’un tiers des généralistes du secteur sont âgés de plus de 60 ans.

Interrogée une énième fois sur le sujet, Frédérique Thiennot, maire, a rappelé dernièrement dans nos colonnes que son propre fils était installé comme dentiste dans la cité aux trois clochers. « Il faut donner envie aux médecins de s’installer », estime celle qui compte quatre ou cinq cabinets médicaux vides dans sa ville. Le foncier ne semble donc pas être le problème.

Et « instaurer ou non une consultation à 50 € est un faux débat, estime le sous-préfet Jean Baptiste Morinaud. Il faut travailler sur différents dispositifs avec l’Ordre des médecins pour attirer ces professionnels dans les territoires identifiés. Mais comment intégrer le fait qu’on priorise certaines zones ? On y réfléchit tous collectivement. Pourquoi Pamiers, qui est si proche de Toulouse avec autant de commodités, n’attire pas d’avantage ? J’avoue que j’ai du mal à comprendre. Mais en termes de cadre de vie, ces professionnels ont envie aussi d’une vie locale. Et l’idée de la maire, c’est justement de réinsuffler cette dynamique autour du cadre de vie pour attirer le public en ville. Ce qui est mis en place avec le Chiva et les internes va dans ce sens. L’Ariège est attractive. Mais il faut aussi que la population ne soit pas dans la sinistrose. C’est un territoire qui a plein d’atouts. »*Prise de rendez-vous obligatoire au 05 61 60 90 94.

Géraldine Jammet

Ariège : un projet ambitieux pour donner une deuxième vie à l’hôpital Jules Rousse de Tarascon

ABONNÉS

  • Pour réhabiliter l'hôpital Jules Rousse, le conseil départemental a lancé le projet d'un lieu intergénérationnel.Pour réhabiliter l’hôpital Jules Rousse, le conseil départemental a lancé le projet d’un lieu intergénérationnel. DDM – S.L.

Social,  Tarascon-sur-Ariège,  Ariège

Publié le 15/01/2023 à 08:01

https://www.ladepeche.fr/2023/01/15/ariege-un-projet-ambitieux-pour-donner-une-deuxieme-vie-a-lhopital-jules-rousse-de-tarascon-10923219.php

l’essentiel

Avec le projet de construction d’un nouvel Ehpad à Banat, l’hôpital Jules Rousse de Tarascon-sur-Ariège va se réinventer. Le conseil départemental a présenté un projet de lieu intergénérationnel, de répit et d’accueil temporaire. 

C’est un des grands projets de l’année du conseil départemental. L’hôpital Jules Rousse de Tarascon-sur-Ariège va trouver un second souffle. C’est en tout cas le souhait de la présidente Christine Téqui, qui a dévoilé un projet ambitieux lors de la présentation du budget 2023 : « Sur un territoire en pleine mutation, les politiques sociales doivent s’adapter aux besoins à venir, tant dans le domaine de la prise en charge du grand âge que de l’aide sociale à l’enfance. »

Pour cela, avec le projet de construction d’un nouvel Ehpad à Banat et le futur déménagement, le bâtiment ne devrait donc pas rester longtemps inoccupé. C’est en tout cas la volonté de Christine Téqui : « La réhabilitation des bâtiments vacants est une véritable volonté politique. Pour l’hôpital Jules Rousse, on veut offrir la possibilité d’offrir des séjours et/ou des accueils en journée représentant un lieu de répit et de formation pour l’ensemble des publics sur le département. Concrètement, il y aura trois formes de répit : pour les aidants familiaux, les institutions, les professionnels. Ce sera aussi un endroit où des formations aux métiers d’accompagnement pour les publics en insertion seront dispensées. »

Un projet de 7,5 millions d’euros

La réhabilitation de l’hôpital Jules Rousse est dans les cartons du conseil départemental depuis février 2022. Depuis cette date-là, la procédure a été lancée avec l’évaluation environnementale et la déclaration du projet. Cette dernière est portée par le Centre hospitalier intercommunal des vallées de l’Ariège (Chiva), qui sera le gestionnaire du nouveau lieu, et a pour conséquence la mise en compatibilité du PLU de Tarascon-sur-Ariège et du ScoT de la Vallée de l’Ariège. Cette procédure sera ensuite soumise à une enquête publique portant sur l’intérêt du projet et sur la mise en compatibilité des documents d’urbanisme. Une enquête publique qui devrait débuter le 14 février 2023.

Reste désormais à toutes les parties de trouver le financement du projet qui est estimé à hauteur de 7,5 millions d’euros. « Le Chiva est en accord avec cette estimation et a accueilli cette proposition avec intérêt et satisfaction, indique Christine Téqui. On a décidé d’autofinancer cette réhabilitation à hauteur d’1,5 million d’euros venant ainsi confirmer l’acquisition du bâtiment d’environ 1 000 – 1 500 m². »

En plus de l’investissement du conseil départemental, les 6 millions d’euros de travaux restent à financer. Pour cela, lors de la venue de la ministre Dominique Faure à Pamiers dans le cadre de sa concertation sur le mix énergétique, la présidente a sollicité un rendez-vous et lui a présenté le projet. « La ministre était à l’écoute et nous allons envoyer le projet dans les prochains jours en espérant un retour favorable. Il est important de garder vivant cette structure qui pourrait permettre la création de 40 emplois dans un bassin de vie en zone de montagne. »

Damien Souillé

Voir les commentaires

Aude

Le centre municipal de santé de Quillan se développe encore

ABONNÉS

  • Le centre médical de santé regroupe de nombreux praticiens.Le centre médical de santé regroupe de nombreux praticiens.Le centre médical de santé regroupe de nombreux praticiens. Photo C. P.

Santé,  Quillan

Publié le 07/01/2023 à 05:13

https://www.ladepeche.fr/2023/01/07/le-centre-municipal-de-sante-de-quillan-se-developpe-encore-10909877.php

Le centre municipal de santé vient d’accueillir, suite à des travaux d’agrandissement, deux nouveaux praticiens : Carole Letocart, réflexologue plantaire, et Christian Geneviève, infirmier hypnothérapeute.

Cette structure facilite l’accès pour tous à l’essentiel des soins médicaux et regroupe en un seul lieu la plupart des disciplines médicales de base. Elle contribue à la prise en charge globale de la personne, favorise l’éducation sanitaire et les actions préventives par des actions de dépistage. Elle facilite le travail en équipe pluridisciplinaire médicale et médico-sociale sur un même site.

La Ville a largement investi pour assurer le fonctionnement de ces 260 m2 de locaux modernes, qui garantissent à tous les Quillanais l’accès à une offre de santé riche et de qualité. Le bâtiment abrite une proposition de soins pluridisciplinaires, salles de consultation médicale, espace dédié aux soins de kinésithérapie et de rééducation ou encore cabinets de diététique, de réflexologie plantaire, de sage-femme, d’orthoptie, de psychologie, d’hypnothérapie.

Le centre médical de santé est également un terrain de stage idéal pour les étudiants en médecine, internes et externes, en soins infirmiers et aides soignants.

Correspondant

Limoux-Quillan Le directeur de l’hôpital salue « le courage du personnel »

  • Le directeur a notamment évoqué les années Covid.Le directeur a notamment évoqué les années Covid.

Santé

Publié le 16/01/2023 à 05:11 https://www.ladepeche.fr/2023/01/16/le-directeur-de-lhopital-salue-le-courage-du-personnel-10928683.php

Jeudi 12 janvier, le directeur du centre hospitalier Limoux-Quillan a présenté ses vœux à l’ensemble du personnel, qu’il soit médical, paramédical ou administratif. En présence du nouveau président de la commission médicale d’établissement, de représentants syndicaux, de Pierre Durand (maire de Limoux, président de la communauté de communes et président du conseil de surveillance du CH), d’élus locaux et de représentants des pompiers et des gendarmes, Jean Brizon est revenu sur les années écoulées depuis le début de la crise Covid.

« L’ensemble du personnel de notre structure a affronté avec courage les conséquences du SrasCov2 », a-t-il salué. Rappelant les efforts consentis par les différents services, soulignant que 30 000 personnes avaient été vaccinées dans les deux centres prévus à cet effet, il a également mis en avant le « maillage territorial fort » sur lequel professionnels et patients peuvent s’appuyer.

Saluant aussi les progrès extérieurs comme le déploiement de la fibre dans le secteur ou le rattachement à la chaufferie à bois, Jean Brizon s’est également félicité de pouvoir bientôt présenter un bilan financier « à l’équilibre » pour 2022, mené sans pour autant lésiner sur les investissements. « Le CH Limoux-Quillan a investi 700 000 euros en 2022 sur l’ensemble de la structure », a-t-il précisé. Achats de groupes électrogènes à Quilan, balnéothérapie, sans oublier le scanner.

Reconnaissant tout de même « un manque de communication interne en raison de l’actualité », malgré « un dialogue social de qualité », le directeur a également mentionné deux dates clés pour l’avenir du CH. Ainsi du 17 au 20 janvier, une visite de certification sera effectuée par des experts pour évaluer la qualité des soins dispensés. Puis, le lundi 30 janvier une version « complémentaire » du projet de reconstruction de l’Ehpad de Saint-Hilaire devrait être présentée aux services concernés.

Le directeur du centre hospitalier de Carcassonne Alain Guinamant ancien Directeur du CH d’Albi, fait ses adieux

ABONNÉS

  • Alain Guinamant, sept ans à la tête du centre hospitalier de Carcassonne.Alain Guinamant, sept ans à la tête du centre hospitalier de Carcassonne. photo nathalie amen vals

Hôpital,  Carcassonne,  Aude

Publié le 13/01/2023 à 05:13 https://www.ladepeche.fr/2023/01/13/le-directeur-du-centre-hospitalier-alain-guinamant-fait-ses-adieux-10922947.php

l’essentiel

Alain Guinamant quitte le centre hospitalier de Carcassonne le 1er février pour rejoindre l’Assistance publique – Hôpitaux de Marseille. Sans trop s’étendre sur le bilan, le directeur de l’hôpital a annoncé les évolutions pour 2023, et la signature de la promesse de vente de l’ancien hôpital Gayraud.

« On ne peut pas rester plus de 8 ans, et 2023 c’est ma 8e année ». Hier, en amont des vœux aux personnels et aux élus, Alain Guinamant a mis une demi-heure à annoncer son départ, après s’être longuement penché sur les trois dernières années Covid – les vœux au personnel avaient été suspendus depuis janvier 2020- qui ont « un peu rincé » l’hôpital public mais aussi sur les pistes – à l’essai à Carcassonne – d’un nouveau système de santé. Il part donc aux Hôpitaux universitaires de Marseille. La directrice des ressources humaines Emmanuelle Prot assurera l’intérim, en attendant la sélection d’une nouvelle directrice ou d’un nouveau directeur, alors que l’annonce de la vacance de poste a été publiée hier au Journal Officiel.

Une demi-heure plus tard, devant le personnel, le maire de Carcassonne et le maire de Trèbes, c’est la gorge serrée qu’Alain Guinamant a répété à deux reprises avoir « adoré de travailler ici »« même si ça n’a pas toujours été un long fleuve tranquille », et qu’aujourd’hui encore la pénurie de personnels paramédicaux « limite les capacités de l’hôpital d’accueillir les patients, et les possibilités d’améliorer les conditions de travail ». D’autant plus qu’en 2023, l’hôpital « revient au système de financement d’avant Covid, signant la fin du quoi qu’il en coûte ». La crise du Covid ayant selon les termes d’Alain Guinamant eu « un effet de révélateur de la crise de l’hôpital datant d’avant 2020 », aura tout de même permis, par le biais du Ségur de la Santé, d’éponger un tiers des dettes du nouvel hôpital livré en 2014, soit 41 M€ étalés sur 10 ans.

« On avait demandé plus » a souligné Alain Guinamant, mais pour l’agrandissement de l’accueil des urgences dont les travaux viennent de commencer, et qui sont « la conséquence des enseignements de la gestion du Covid, la Région et l’Union Européenne ont apporté 2 M€ ». L’État a par d’autres mesures du Ségur engagé des revalorisations salariales, l’accélération de parcours de carrière, la résorption de l’emploi précaire, fourni des crédits pour améliorer les conditions de travail. La Ville de Carcassonne, l’Agglo et les intercommunalités de Castelnaudary et Limoux (dont les hôpitaux font partie du groupement hospitalier de territoire) auront contribué à faire venir entre 50 et 60 internes et faisant fonction par semestre, un record.

Promesse de vente pour l’ancien hôpital

Plusieurs pistes innovantes, préfigurant, toujours selon Alain Guinamant, le système de santé de demain ont été testées depuis trois ans ou vont l’être : la formation d’infirmiers de pratique avancée (la néphrologie accueille un tel infirmier spécialisé), la notion de parcours (avec suivi) du patient entre les hôpitaux locaux, le centre hospitalier et la médecine de ville, là ou « les logiques et intérêts ont longtemps été divergents », le déploiement du Service d’accès au soin faisant de l’Aude « le département le plus avancé dans la démarche », l’investissement humain dans la permanence d’accès aux soins (pour les patients sans droits), « activité qui augmente de façon exponentielle »« Là on est en train de participer à la transformation du système de santé » a conclu le directeur en partance. Dans trois mois aura lieu la visite de certification de l’ARS, après celle de Limoux (la semaine prochaine) et de Castelnaudary (début mars). Autre satisfaction : la signature il y a quelques semaines de la promesse unilatérale de vente de l’hôpital Gayraud à une société de promotion immobilière. L’aboutissement de 7 ans de travail. La vente devrait être bouclée avant l’été 2024. L’ancien hôpital s’inscrira dans l’économie du Tourisme, avec, petite indiscrétion, « un projet autour du vin », mais aussi des logements et des salles de séminaire.

Jérôme Yager

Voir les commentaires

Carcassonne. Au centre hospitalier, les premiers pas d’une nouvelle unité dédiée à la médecine du sport

ABONNÉS

  • Le Dr Modeste Koumouvi et le Dr Sébastien Charlot sont à l’origine du projet qui vient de voir le jour.Le Dr Modeste Koumouvi et le Dr Sébastien Charlot sont à l’origine du projet qui vient de voir le jour. CLAUDE BOYER

Santé,  Carcassonne

Publié le 16/01/2023 à 05:11 https://www.ladepeche.fr/2023/01/16/au-centre-hospitalier-les-premiers-pas-dune-nouvelle-unite-dediee-a-la-medecine-du-sport-10928694.php

l’essentiel

Jeudi 12 janvier, le Dr Modeste Koumouvi et le Dr Sébastien Charlot présentaient le nouveau service lancé il y a quelques jours à l’hôpital de Carcassonne : la médecine du sport. Avec des consultations ouvertes sur l’extérieur, pour accompagner aussi bien les sportifs que les personnes atteintes de maladies chroniques.

« L’activité physique est très importante d’une part pour le maintien de la santé et d’autre part pour la prise en charge des pathologies chroniques. » En ce début d’année 2023, l’heure est – encore – aux bonnes résolutions. La reprise du sport est de celles que l’on retrouve souvent en haut de la liste. C’est peut-être pour cette raison que le centre hospitalier de Carcassonne profite de cette période pour lancer son nouveau service consacré à la médecine du sport.

Une nouvelle activité venant élargir le panel d’expertises de l’hôpital qui s’adresse à un public varié : aux sportifs nécessitant un accompagnement (traumatologie, nutrition…), aux personnes atteintes de pathologies chroniques pour lesquelles un programme sportif adapté serait bénéfique ou encore aux personnes souhaitant améliorer leur état de santé par la pratique sportive.

Après plusieurs mois de travail, il y a quelques jours, la nouvelle unité « Médecine du sport » est née à l’hôpital. Pour l’heure, le service est encore en phase d’ajustements avec des consultations programmées uniquement une journée par semaine. Mais le Dr Modeste Koumouvi et le Dr Sébastien Charlot – les deux médecins qui ont piloté le projet – l’assurent, le service a bel et bien vocation à s’agrandir avec davantage de créneaux et plus de praticiens.

« L’unité est ouverte à l’extérieur. L’idée est que les patients puissent venir sur le conseil de leurs médecins traitants. Ces consultations sont basées sur de la traumatologie, de la réhabilitation à l’effort et également de la médecine par le sport. C’est-à-dire utiliser l’activité physique comme un traitement à part entière pour améliorer la physiologie des patients », s’accordent à dire les deux médecins avant d’ajouter : « D’ailleurs, nous avons beaucoup de praticiens de l’hôpital qui nous adressent leurs patients atteints du cancer, de maladies endocriniennes, des patients diabétiques… Des patients souffrant de toutes sortes de pathologies pour lesquelles nous réalisons des plans d’entraînement physique adaptés ».

La médecine du sport étant une discipline transversale, la nouvelle unité peut ainsi prendre en charge une multitude de troubles en lien avec l’activité physique. Ceci grâce au corps médical multidisciplinaire du centre hospitalier : orthopédistes, cardiologues, chirurgiens, kinésithérapeutes, nutritionnistes, psychologues…Prise de rendez-vous au 04 68 24 22 09 les lundis, mercredis et vendredi de 9 h à 12 h et le jeudi de 9 h 20 à 13 h 20 et de 13 h 30 à 16 h 45. Ou par mail à l’adresse suivante : medecine.sport@ch-carcassonne.fr

Carcassonne. La plateforme médico logistique de l’hôpital déprivatisé, un service public efficace

  • Préparation des plats en cuisine.Préparation des plats en cuisine. Photos Nathalie Amen-Vals
  • Dans la blanchisserie, des machines ultra-performantes.Dans la blanchisserie, des machines ultra-performantes.
  • Le directeur de la plateforme, Georges Saint-Jevin.Le directeur de la plateforme, Georges Saint-Jevin. Independant
  • Des préparatifs en pharmacie.Des préparatifs en pharmacie. Independant
  • Dans la blanchisserie.Dans la blanchisserie. Independant
  • En cuisine.En cuisine. Independant

Santé,  Carcassonne,  Social

Publié le 05/01/2023

https://www.ladepeche.fr/2023/01/05/la-plateforme-medico-logistique-de-lhopital-un-service-public-efficace-10905443.php

l’essentiel

En revenant dans le giron public, le groupement audois de prestations mutualisées (GAPM) dans les domaines médico-logistiques a renoué avec des résultats financiers positifs depuis 2018. Ce qui lui permet de ne pas augmenter ses tarifs malgré la crise inflationniste.

C’est une véritable fourmilière, où chacun est à sa place et connaît son rôle. Des cuisines à la blanchisserie, en passant par la pharmacie, la plateforme médico-logistique, chemin de la Madeleine à Montredon, à côté du centre hospitalier, tourne à plein régime. Sur une superficie de 1 100 m2, 118 collaborateurs œuvrent pour les structures adhérentes à la plateforme dont les membres fondateurs (CH de Carcassonne, USSAP, CH de Castelnaudary, clinique Christina à Chalabre et le CH de Limoux). « Tous nos gestes sont importants. On se donne à fond pour que nos patients et nos résidents ne manquent de rien. Nous avons tissé un lien fort avec eux, même si nous ne sommes pas à leur contact direct. Ce sont les patients et les résidents qui donnent du sens à notre travail », confie Georges Saint-Jevin, le directeur de la plateforme. Avec 4 000 repas réalisés par jour pour 3, 5 tonnes de produits alimentaires, 6, 5 tonnes de linges traités par jour et entre 500 et 800 piluliers quotidiens, la place du GAPM « n’est plus remise en question ».« Nous ne sommes pas des anonymes. Nous faisons partie de la communauté hospitalière. Et nous avons un rôle important à jouer dans ce département rural », rappelle Georges Saint-Jevin. Car ce n’était pas gagné.

Le choix d’un partenariat privé-public – qui avait présidé à la création, en 2010, de cette mutualisation des prestations médico-logistiques dans un lieu unique – s’est vite retrouvé dans l’impasse financière. « Le GAPM perdait 1 million d’€ par an. Il y avait de nombreux dysfonctionnements. » Résultat : la qualité et la fiabilité n’étaient pas au rendez-vous. La non-intégration du pôle de santé de Castelnaudary, le retrait de l’USSAP qui représentait 40 % des volumes repas, des audits catastrophiques sur les process de production, la fuite des directeurs, sont autant de coups durs jusqu’au rapport calamiteux de la cour régionale des comptes. Il faudra la résiliation du bail emphytéotique avec Logicité, émanation de Bouygues, et à laquelle le centre hospitalier versait un loyer de 4,3 millions d’euros pour la plateforme (locaux et entretien), pour repartir de l’avant.

« Grâce à cela, on a récupéré des leviers de décision. » En 2018, le GAPM est donc revenu dans le giron du service public. Et ça marche. Un nouveau directeur, en la personne de Georges Saint-Jevin, est arrivé et un plan de redressement et de sauvegarde a été mis en œuvre. « Nous sommes dans un champ évolutif et concurrentiel. On cherche toujours à s’améliorer, à dégager des gains de productivité. »

La remise à niveau du fonctionnement de tous les process est devenue une priorité. En cuisine, « on privilégie le goût, le fait maison, les cuissons à basse température pour se démarquer par la qualité », décrit la diététicienne Hélène Robin. « On a nos propres cuisiniers dont certains viennent du privé. On ne fait pas d’assemblage. On cuisine. On va aussi faire des formations pour la cuisson sous vide. Et nous tendons de plus en plus vers le bio. » Du côté de la blanchisserie, « on cherche constamment à améliorer la production, par exemple on a reconditionné une machine pour plier les couvertures automatiquement ». Avec un maître mot : s’adapter comme quand, en novembre 2022, une fuite de gaz à obliger les équipes à s’organiser pour assurer la continuité du service, en allant à Perpignan. « Nos agents ont le sens du service public, ils se sentent utiles et sont solidaires », note Georges Saint-Sevin. Et dans la gigantesque pharmacie, où l’automatisation est de rigueur, tout est mis en œuvre pour « faire gagner du temps aux soignants ».

Quant à la politique managériale, elle met l’accent sur la formation « pour que chacun soit reconnu à sa juste valeur et puisse avoir des perspectives de carrière ». Depuis 2018, le GAPM dégage un résultat positif à la fin de chaque exercice. « En 2021, 2, 6 millions d’€, en 2022, 1, 5 million d’€ », se félicite Georges Saint-Sevin. Ainsi, malgré la crise inflationniste, notamment au niveau du prix de l’énergie, les tarifs n’ont pas été impactés. « On n’a pas répercuté la hausse des prix, on a même baisse nos tarifs. »

Le choix de la mutualisation

Dans un contexte d’obsolescence des outils de production, au début des années 2000, au centre hospitalier de Carcassonne, le GPAM a été un concept novateur. C’est confier à une structure publique, coopérative, ancrée sur un territoire, des prestations logistiques en exécution de missions de service public et d’utilité générale. Cette structure est au bénéfice des établissements publics et privés de santé, médico-sociaux, qui sont adhérents. L’objectif étant de respecter pleinement les normes en vigueur et garantir un niveau de sécurité et de qualité homogène aux patients et aux résidents du territoire, tout en faisant des économies d’échelle. Le groupement n’est pas un établissement public industriel ou commercial mais une personne publique sui generis. Les prestations confiées constituent le prolongement nécessaire de l’activité des membres et leur sont indispensables. Les prestations sont réservées à ses membres qui contrôlent le groupement lors des assemblées générales.

Christophe Parra

Voir les commentaires

Un nouvel IRM à Narbonne

ABONNÉS

  • L’hôpital se dote d’un second IRM.Philippe LeblancL’hôpital se dote d’un second IRM.Philippe Leblanc

Hôpital,  Narbonne

Publié le 06/01/2023 à 05:08

https://www.ladepeche.fr/2023/01/06/un-nouvel-irm-a-narbonne-10907269.php

l’essentiel

Un nouvel IRM entrera en service les samedis matin à l’hôpital de Narbonne, dès le 7 janvier.

L’hôpital de Narbonne aura bientôt deux nouveaux IRM flambant neufs. L’autorisation de l’Agence Régionale de Santé vient d’être obtenue. Un investissement à hauteur des 3,6 millions d’euros injectés dans le service de l’imagerie médicale. L’actuel IRM sera donc changé au profit d’un appareil dernière génération et sera rejoint dans le même temps par un nouvel appareil, acquis en même temps. La deuxième salle d’IRM sera construite à côté de la première. Le service, qui s’est doté en 2021 d’un deuxième scanner, collera à la demande du bassin de population. Afin de mieux coller à ces attentes et en diminuer les délais, l’imagerie médicale propose les services d’IRM tous les samedis dès le 7 janvier de 7 h 30 à 13 heures, pour les IRM du genou et du rachis lombaire. Une vacation proposée à toutes les personnes qui, travaillant en semaine, ne peuvent libérer de créneau pour pratiquer ce type d’examens, et sont obligées de les repousser, au mépris de leur santé. Autre nouveauté : les résultats envoyés par mail aux patients dans les 24 heures seront consultables par internet. Une facilité que l’on retrouve pour les résultats actuels des laboratoires d’analyses médicales. Enfin le centre hospitalier se lance dans la médecine nucléaire. Grâce à un PET-scan ou une scintigraphie, cette spécialité permet de diagnostiquer les maladies dans différents systèmes du corps, par l’injection d’une très faible quantité de matière radioactive. Un dossier de 10 millions d’euros est actuellement monté pour ce projet d’envergure.

V.D.

Haute Garonne

Revel. La construction du nouvel hôpital débutera cette année

  • Le directeur Philippe Péridont avec les élus : Marielle Garonzi, Laurent Hourquet, Alain Chatillon, Gilbert Hébrard et la nouvelle présidente de la CME, le docteur Nathalie Nègre qui remplace le docteur Nouvel.Photos DDM, E.G.Le directeur Philippe Péridont avec les élus : Marielle Garonzi, Laurent Hourquet, Alain Chatillon, Gilbert Hébrard et la nouvelle présidente de la CME, le docteur Nathalie Nègre qui remplace le docteur Nouvel.Photos DDM, E.G.
  • Le personnel soignant et des membres d’associations partenaires de l’hôpital présents aux vœux.Le personnel soignant et des membres d’associations partenaires de l’hôpital présents aux vœux.

Hôpital,  Revel

Publié le 10/01/2023 à 05:09 https://www.ladepeche.fr/2023/01/10/la-construction-du-nouvel-hopital-debutera-cette-annee-10915338.php

l’essentiel

Lors de la cérémonie des vœux au centre hospitalier de Revel, le directeur, Philippe Peridont, a annoncé que les travaux de reconstruction du nouvel hôpital revélois débuteront au cours du premier semestre de cette année. Son ouverture est prévue pour 2025-2026.

En raison des contraintes de sécurité liées à la pandémie de Covid, cela faisait trois ans que le centre hospitalier de Revel n’avait pas organisé sa cérémonie des vœux au personnel et aux associations partenaires, dans la salle des fêtes de l’établissement, en présence des élus. Le directeur de l’établissement de santé de Revel et du centre hospitalier intercommunal de Castres-Mazamet, Philippe Péridont était donc tout heureux de renouer avec cette tradition de début d’année, d’autant plus qu’il avait une annonce importante à faire.

« Nous ne nous sommes pas retrouvés depuis trois ans mais nous ne sommes pas restés sans rien faire », expliquait-il. « Nous avons mis ce temps à profit pour faire avancer les dossiers et notamment le projet de reconstruction de l’hôpital ». Philippe Péridont rappelait que ce projet de nouvel établissement hospitalier avait été validé en 2021 par le Premier ministre Jean Castex. « C’est le projet inscrit au Plan régional de santé le plus avancé en Occitanie », soulignait-il.

Travaux en plusieurs phases

En effet, l’an dernier ce projet a connu un grand coup d’accélérateur avec l’attribution de la maîtrise d’œuvre suite au concours, puis le dépôt du permis de construire en décembre et le financement. On se souvient que lors du conseil municipal, en novembre, les élus de la commune avaient adopté le versement de 500 000 € sur deux ans, au budget prévisionnel pour cette opération qui s’élève à 21 329 275 €. « J’ai eu le préfet fin décembre pour évoquer avec lui l’aide financière supplémentaire au titre des dotations d’équipement des territoires ruraux et deux jours après on recevait le dossier de demande », expliquait le maire de Revel Laurent Hourquet pour prouver tout l’intérêt porté par l’Etat à ce projet qui sera réalisé le long de l’avenue Notre-Dame, dans l’enceinte de l’actuel hôpital. « En ce début d’année nous allons finaliser les appels d’offres pour des travaux qui se feront par phases pour le pas perturber le fonctionnement de l’établissement. La première phase des travaux devrait débuter à la fin du printemps, début de l’été », détaillait Philippe Péridont en espérant une fin des travaux d’ici 2025-2026.

« Mutualiser le personnel avec l’hôpital de Castres »

Philippe Péridont (directeur de l’hôpital). « 2022 fut une année difficile, tant sur les difficultés d’organisation que sur le fort absentéisme et les difficultés de recrutement. On le sait que l’Etat est en difficulté dans l’organisation des soins. Une partie de notre avenir nous appartient et je tiens à saluer l’engagement et l’attachement au service public du personnel et des cadres. Dans le cadre du renouvellement de nos compétences médicales, pour remplacer ceux qui partent et faire face à la difficulté de recrutement nous aurons une articulation nouvelle avec le Chic de Castres-Mazamet pour un travail mutualisé ».

Alain Chatillon (sénateur de Haute-Garonne). « On a connu une fin d’année 2022 difficile pour le pays. Toutefois nous devons avoir le courage de continuer le projet de nouvel hôpital que nous avons lancé en 2018. Pour ma part je suis très attaché à cet hôpital depuis 1989 et je continuerai à intervenir à Paris pour défendre ses projets et son développement ».

Gilbert Hébrard (conseiller départemental du canton de Revel). « Le Département continuera à accompagner l’hôpital de Revel, autre que la construction mais en fonction de ses compétences ».

Laurent Hourquet (maire de Revel et président de la communauté de communes). « Le problème de la santé est la première préoccupation de nos concitoyens. Aujourd’hui on paye des années de gestion incertaine. C’est pour cela que de notre côté nous poussons pour que notre offre de santé soit la plus large possible même si nous n’en avons pas la compétence. C’est pour cela que nous soutenons à fond le projet de nouvel hôpital qui sera essentiel pour les Revélois mais aussi pour tous les habitants de notre territoire ».

Émile Gaubert

Nouveau à Toulouse à la clinique St Exupéry le SIDOC: un centre de soins sans rendez-vous pour les « petites urgences »

  • SiDOC proposera des soins médicaux et infirmiers 7 jours sur 7 de 9 heures à 19 heures au sein de la clinique Saint-Exupéry, dans le quartier de l'Ormeau à Toulouse.SiDOC proposera des soins médicaux et infirmiers 7 jours sur 7 de 9 heures à 19 heures au sein de la clinique Saint-Exupéry, dans le quartier de l’Ormeau à Toulouse. Photo SiDOC

Santé,  Toulouse,  Haute-Garonne

Publié le 11/01/2023 à 06:05

Écouter cet article

PoweredbyETX Studio

00:00/02:28

l’essentielUn centre de soins non programmés va ouvrir dans les locaux de la clinique Saint-Exupéry à Toulouse. Il pourra accueillir des patients 7 jours sur 7 et s’appuiera sur les équipements de la clinique pour l’imagerie et la biologie. Entre le cabinet du médecin traitant et les services d’urgences, cette nouvelle offre devrait rapidement trouver sa place. 

Dans le contexte de pénurie des médecins et de difficulté à trouver des rendez-vous rapidement, cette nouvelle offre de soins sera, à coup sûr, bien accueillie par les Toulousains et les habitants des communes proches. À partir du lundi 16 janvier, la clinique Saint-Exupéry (membre des cliniques indépendantes Clinavenir) accueille SiDOC, un centre de soins non programmés. Celui-ci a vocation à prendre en charge les « petites urgences » qui ne relèvent pas d’un suivi médical régulier.

Sept jours sur sept, de 9 heures à 19 heures, un médecin et un infirmier accueilleront, sans rendez-vous, les patients pour des soins qui ne relèvent pas des urgences vitales mais qui ne peuvent pas attendre, comme l’otite d’un enfant avec 40° de fièvre ou l’accident de sport le week-end. Les consultations et les soins se feront sans dépassement d’honoraires. Point fort de la structure : elle pourra s’appuyer sur le plateau technique de la clinique Saint-Exupéry pour l’imagerie (radio, échographie, scanner, IRM) et les analyses biologiques. Elle se situe également tout près des grands axes routiers et le projet de troisième ligne de métro prévoit un arrêt à proximité, place de l’Ormeau.

A lire aussi : À Toulouse, la clinique Saint-Exupéry change d’échelle

« Le chaînon manquant entre le cabinet médical et les urgences »

« Nous ne serons pas un service d’urgences, ce n’est pas notre mission. Nous ne nous occuperons pas non plus des maladies chroniques et du suivi des patients. Mais nous serons le chaînon manquant entre les deux », résume le Dr Fabien Parouty, un des quatre médecins du SiDOC qui compte également trois infirmiers. Le projet est né de la volonté de la clinique Saint-Exupéry de proposer une offre de soins de proximité, notamment depuis le départ des équipes de la clinique Saint-Jean du Languedoc à la clinique Croix du Sud, et de l’envie d’un groupe de médecins et d’infirmiers de « proposer quelque chose de nouveau, et de trouver des solutions pour tout ce qui n’est pas programmé, y compris le week-end ».  

Avec 8 boxes de consultation, le projet est ambitieux. « Nous n’avons aucune certitude quant à la fréquentation, c’est volontairement surdimensionné. Mais nous n’allons pas ouvrir les 8 boxes d’un coup, nous démarrons avec un médecin et un infirmier en permanence. Nous avons tous une expérience en soins d’urgences », précise le Dr Fabien Parouty.

Le SiDOC adhère à la Communauté Professionnelle Territoriale de Santé (CPTS) de La Providence qui regroupe 230 professionnels de santé sur une zone de 150 000 habitants allant de Bonnefoy à Montaudran.

Emmanuelle Rey
suivre ce journalist

Saint-Gaudens. Quelle ordonnance pour les médecins ?

ABONNÉS

  • Ca n’est pas du tout grave d’avoir la fève même en cas de grève !Ca n’est pas du tout grave d’avoir la fève même en cas de grève !

La Gazette du Comminges,  Saint-Gaudens,  Santé

Publié le 11/01/2023 à 06:16 https://www.ladepeche.fr/2023/01/11/quelle-ordonnance-pour-les-medecins-10918138.php

« Oui, je suis pour mais ça ne changera rien au manque de médecins, nous déclare Boby. Il faut savoir reconnaître que c’est le métier dont on a tous besoin, jeunes ou vieux. Ils ne manifestent pas que pour les salaires mais aussi pour les conditions de travail, les horaires déments, le recrutement, il faudra bien remplacer les médecins retraités ou décédés. Mais les nouveaux docteurs ne veulent pas vivre comme ceux d’avant. Ils ont fait de longues études et on les méprise un peu. Quand on voit le prix pour le moindre artisan, le prix du déplacement pour un toubib est de 10 €. Moi je suis réaliste et je les comprends, je trouve que le gouvernement devrait les écouter, c’est un métier dévalorisé et il a tout mon respect. » Son de cloche différent pour Maryse « Inadmissible ! 30€ ça irait, mais 100% d’augmentation, faut pas déconner ! On reste 15 mn à peu près, un jour il y en a un qui m’a dit – je peux rien pour vous et vl’an envoyez les 25 € ! C’est juste indécent de demander autant par rapport à une population de plus en plus pauvre. D’autant que les communes rurales leur déroulent le tapis rouge pour qu’ils s’installent. » Jacques est d’accord pour une augmentation jusqu’à 30€ en reconnaissant qu’ils n’ont pas été augmentés depuis longtemps, et n’ont jamais réclamé, contrairement à tout le monde, c’est maintenant leur tour. Réponse nuancée de Léa : « D’accord et pas d’accord. 50€ d’un coup, c’est excessif, déjà qu’à 25€, il y en a qui ne vont pas se faire soigner, ils devront se laisser crever ? D’autant que la plupart des médicaments sont de moins en moins remboursés. On va encore plus creuser le déficit de la sécu sans que les malades soient mieux soignés. » Dans sa nouvelle boutique, Sandra de L’Ocaz n’a pas de soucis avec son médecin. « Ce n’est pas un métier simple et c’est surtout le manque de docteurs qui est problématique. Alors si en plus ils ne sont pas beaucoup payés, ça ne va pas s’arranger. » « Je trouve que oui, ils ont besoin d’une augmentation de salaire, nous dit Marie-Berthe qui poireaute devant les légumes, mais c’est atroce de laisser les gens dans des situations parfois très compliquées. Ma voisine de 92 ans a la grippe, elle est dans un état effrayant. Son fils lui a pris un rendez-vous pour ce matin en cabinet, le médecin ne se déplace pas mais en fait, elle non plus, ça va pas être simple pour son fils. » Andrée est une ancienne infirmière « Je trouve que c’est très bien. Il faut que cette manifestation soit suivie pour que les gens comprennent que c’est de leur avenir qu’il est question. Après, ils vont pleurer qu’ils ne trouvent pas de référent ! Mais pourquoi faire un métier si chronophage pour un tel résultat. » Son voisin n’est pas du tout d’accord « J’ai vu une émission sur le sujet à Antenne 2. Les deux pays européens où les médecins sont les mieux payés en libéral sont l’Autriche et la France en revenus nets mensuels moyens, faudrait savoir ! » Le débat s’annonce chaud, on s’éloigne discrètement jusqu’à jeudi prochain. 

Josiane Villeroy

Voir les commentaires

Lot-et-Garonne : pourquoi les annonces du Président Macron ont fait « pschitt » aux urgences

ABONNÉS

  • La docteur Laurent Maillard reste peu convaincu par les annonces de Macron la semaine passée.La docteur Laurent Maillard reste peu convaincu par les annonces de Macron la semaine passée. S.B.

Santé,  Lot-et-Garonne

Publié le 09/01/2023 à 18:12

https://www.ladepeche.fr/2023/01/09/lot-et-garonne-pourquoi-les-annonces-du-president-macron-ont-fait-pschitt-aux-urgences-10914322.php

l’essentiel

Sur le front, la vision de ce qu’il faut faire coïncide peu avec les engagements verbaux du Président de la République pour la santé publique vendredi lors de ses vœux au personnel hospitalier.

La réponse du berger et patron des urgences en Lot-et-Garonne Laurent Maillard à la bergère Emmanuel Macron. Vendredi, le Président de la République a dessiné ce que doivent être les efforts de l’Etat pour soutenir la santé publique. Et le docteur n’est pas d’accord avec les prescriptions du Chef de l’Etat. « Une chose est sûre, ce ne sont pas les réponses attendues. Imaginer un dispositif homogène au territoire national est impossible » martèle Laurent Maillard.
Et d’enfoncer le clou : « ce n’est pas avec une réglementation nationale qu’ils vont régler les problèmes à l’échelon local, » Ici en Lot-et-Garonne, rappelle Laurent Maillard, un médecin sur deux a plus de soixante ans, un Lot-et-Garonnais sur cinq n’a pas de médecin traitant. Le constat est connu. « Et répondre par des contraintes nationales aux questions qui se posent ici c’est la mort annoncée de l’hôpital publique. À titre d’exemple, on nous propose qu’il faut connecter l’administratif et le médical. Mais les directions sont déconnectées du terrain. »

« arrêter la liberté d’installation »

Aux urgences du centre hospitalier Agen-Nérac par exemple, le service doit pouvoir compter sur trente-six équivalents temps plein. Ils sont aujourd’hui vingt-six et l’élaboration d’un planning hebdomadaire ressemble à un puzzle dont il manquerait des pièces. Il manque huit médecins au sein de ce service, treize à Marmande. « Et le CHU Bordeaux en forme une vingtaine chaque année » analyse le responsable des urgences. « Deux questions se posent : maintient-on nos services d’urgence à Marmande et Villeneuve par exemple ? Et sera-t-on en capacité de trouver de jeunes médecins ? Si ça ferme autour, sera-t-on en capacité d’absorber l’activité ? »
Une solution selon Laurent Maillard : « arrêter la liberté d’installation comme cela est fait par exemple pour les infirmières. Comment imaginer maintenir l’égalité des soins avec trois fois plus de médecins dans les métropoles ? De toute façon, on n’a plus rien à perdre, il faut être coercitif. » Il prend un exemple : « nous avions un service ophtalmologie de permanence jusqu’à cet été. Il n’existe plus. Aujourd’hui, il nous faut penser à tous les modes de fonctionnement dégradés. C’est systématique. Et, malgré nos demandes, nous n’avons pas d’outil de pilotage numérique adapté aux besoins de l’hôpital public. »

régulation le jour

La pénurie de moyens humains ne concerne, dans le cas de Lot-et-Garonne, que le corps médical. « Comme dans les services de réanimation ou de maternité, les urgences ont encore une image favorable. Ce qui nous a sauvé des départs que l’on peut constater ailleurs, c’est la régulation. »
C’est le cheval de bataille du Dr Maillard. Précurseur pour le Marmandais, le dispositif de régulation des urgences par le « 15 » a été étendu à l’ensemble du département au 1er juillet. Six mois après, les changements « ont permis de baisser d’un quart l’activité » à partir de 18 heures. Premier souhait 2 023 du numéro 1 des urgences en 47 est d’étendre ce dispositif le jour les samedis, dimanches et jours fériés. Deuxième vœu pour l’année, réfléchir à l’implication du paramédical – les infirmières – dans les interventions qui relèvent aujourd’hui de la médecine d’urgence.
 

Stéphane Bersauter
suivre ce journaliste

VRAI OU FAUX. Vaccins contre le Covid-19 : le sérum est-il vraiment à l’origine « d’arrêts cardiaques inexpliqués » ?

  • Des internautes affirment que plusieurs décès en France seraient liés à la vaccination contre le Covid-19.Des internautes affirment que plusieurs décès en France seraient liés à la vaccination contre le Covid-19. AFP

Vaccins contre le Covid-19,  Vrai ou faux,  Coronavirus – Covid 19

Publié le 05/01/2023 à 08:45 , mis à jour à 10:57

https://www.ladepeche.fr/2023/01/05/vrai-ou-faux-vaccins-contre-le-covid-19-le-serum-est-il-vraiment-a-lorigine-darrets-cardiaques-inexpliques-10905555.php

Des internautes affirment, vidéo à l’appui, que des décès inexpliqués, liés à des crises cardiaques, seraient survenus en France. Ces derniers estiment que les vaccins permettant de lutter contre le Covid-19 sont responsables de ces décès. La Dépêche du Midi fait le point. 

Deux ans après les premières vaccinations contre le Covid-19,les sérums suscitent encore la défiance chez certains détracteurs. Sur les réseaux sociaux, des internautes affirment, vidéos à l’appui, que plusieurs hôpitaux français observeraient en ce moment un nombre exponentiel d’arrêts cardiaques « inexpliqués ». Ces derniers s’appuient entre autres sur un témoignage diffusé sur BFMTV. Face caméra, on y voit Charlotte Zanin, une Française qui explique que sa mère sera décédée de façon inattendue. « Malheureusement, je crois que tout le monde sait d’où ça vient… Ces ‘vaccins’ expérimentaux », commentent les intéressés dans un post partagé sur les réseaux sociaux le 31 décembre dernier et vu plus de 45 000 fois. 

A lire aussi : VRAI OU FAUX. Covid-19 : les vaccins peuvent-ils réellement provoquer des troubles de l’audition ?

L’extrait vidéo qui est concerné dure un peu plus de 80 secondes. Interviewée, Charlotte Zanin témoigne du décès de sa mère : « Toutes les personnes meurent d’un arrêt cardiaque, mais on ne sait même pas d’où ça vient », s’insurge la jeune femme sur le petit écran. Celle-ci indique par ailleurs que les médecins ont été incapables de lui expliquer « pourquoi » sa mère est morte.

Des plaintes avant le début de la campagne vaccinale

Comme l’expliquent nos confrères de TF1 info, cet extrait vidéo est en fait tiré d’une interview longue de plus de 16 minutes, diffusée sur BFMTV le 28 décembre dernier. La chaîne d’informations en continu souhaitait en réalité revenir sur des décès survenus de façon surprenante au sein d’un seul et même établissement de santé : le centre hospitalier de Remiremont (Vosges). Ces décès ne peuvent cependant être liés à la vaccination contre le Covid-19. Et pour cause, ces derniers sont en fait survenus avant le début de la campagne de vaccination. Suite à ces décès, quatre plaintes ont été émises à l’encontre de l’établissement de santé, et deux d’entre elles ont été déposées avant décembre 2020. L’extrait qui a été diffusé a finalement été volontairement tronqué.

A lire aussi : VRAI OU FAUX. Covid-19 : tout le monde peut-il vraiment prétendre à une nouvelle dose de vaccin ?

Sur la question vaccinale, la pharmacovigilance qui a été mise en place depuis deux ans a permis aux autorités sanitaires d’en savoir plus sur les effets indésirables et les « risques » liés à la vaccination contre le Covid-19. Il est admis aujourd’hui que les vaccins qui utilisent la technologie à ARN messager (tels que Pfizer et Moderna) peuvent provoquer des myocardites – autrement dit, une inflammation du muscle cardiaque – mais les instances chargées de la pharmacovigilance n’ont jamais détecté d’arrêts cardiaques soudains et inexpliqués chez des personnes qui avaient été préalablement vaccinées. Dans son dernier bilan, publié en novembre dernier, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) explique que « l’évaluation européenne » des vaccins contre le Covid-19 n’a jamais permis d’identifier quelque « lien » que ce soit entre le vaccin et de potentiels infarctus. 

A lire aussi : Vaccin contre le Covid-19 : un risque de myocardite chez les adolescents ? Ce que révèle une étude toulousaine

En décembre 2021, une équipe de recherche toulousaine s’était penchée sur la question*, expliquant entre autres que les risques de myocardites étaient plus fréquents chez les jeunes. « Notre étude apporte des informations nouvelles pour les adolescents et confirme ce qui a été observé chez les personnes adultes mais elle ne quantifie pas le risque et elle ne remet pas en cause la balance bénéfices/risques de la vaccination contre la Covid-19. Notre travail n’est pas une alerte mais un élément d’information », expliquait le Dr François Montastruc, médecin pharmacologue au centre de pharmacovigilance du CHU de Toulouse, dans nos colonnes. 

Robin Serradeil
suivre ce journaliste

*Vaccin contre le Covid-19 : un risque de myocardite chez les adolescents ? Ce que révèle une étude toulousaine

  • Des chercheurs toulousains ont étudié les déclarations d'effets indésirables de type myocardite chez les adolescents vaccinés contre le Covid-19 en Europe..Des chercheurs toulousains ont étudié les déclarations d’effets indésirables de type myocardite chez les adolescents vaccinés contre le Covid-19 en Europe.. DDM – NATHALIE SAINT-AFFRE

Vaccins contre le Covid-19,  Coronavirus – Covid 19,  Recherche médicale

Publié le 03/12/2021 à 17:01 https://www.ladepeche.fr/2021/12/03/vaccin-contre-le-covid-19-un-risque-de-myocardite-chez-les-adolescents-ce-que-revele-une-etude-toulousaine-9968980.php

l’essentiel

Existe-t-il un risque de déclarer une inflammation du muscle cardiaque chez les adolescents, âgés de 12 à 17 ans, après la vaccination contre le Covid-19 avec les vaccins à ARN messager ? Des chercheurs toulousains s’y sont intéressés. Sans remettre en cause l’intérêt majeur de la vaccination, ils relèvent l’existence de ce risque, lequel serait plus important après la deuxième dose et notamment chez les garçons.

Une équipe de recherche toulousaine vient de publier une étude (1) qui s’intéresse aux risques de déclarer une myocardite et/ou de péricardite chez les adolescents âgés de 12 à 17 ans ayant reçu une ou deux doses de vaccin à ARN messager (Pfizer et Moderna). La myocardite est une inflammation du muscle cardiaque ; la péricardite une inflammation du sac fibreux entourant le cœur. Les travaux ont été menés par des membres des services de pharmacologie médicale et de cardiologie (adulte et pédiatrique) du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse.

« Nous avons analysé toutes les déclarations d’effets indésirables à partir de données issues de la base mondiale de pharmacovigilance et principalement de pays européens (France, Allemagne, Espagne, Italie, Royaume-Uni), jusqu’au 14 septembre 2021. Nous avons plus précisément regardé les déclarations de myocardites et péricardites qui semblaient être plus fréquentes chez les jeunes », explique le Dr François Montastruc, médecin pharmacologue au centre de pharmacovigilance du CHU de Toulouse, principal investigateur de l’étude, qui a travaillé dans le cadre du projet de l’Agence nationale de la recherche ANR Vigi-Drugs (2).

« Parmi les 4 942 déclarations analysées chez les adolescents, nous avons identifié 242 déclarations de myocardites ou péricardites. Parmi ces déclarations, dans huit cas sur dix, une hospitalisation était nécessaire. Le délai moyen d’apparition des premiers symptômes était de 4 jours après la première dose et de 3 jours après la deuxième. Nos résultats suggèrent que le risque de déclarer est cinq fois plus important à la deuxième dose que pour la première. Nous retrouvons aussi que le risque de déclarer une myocardite ou péricardite est dix fois plus important chez les garçons que chez les filles que ce soit à la première ou à la deuxième dose », complète le Dr Montastruc. L’étude n’a pas pu établir une différence selon le type de vaccin ARN messager utilisé (Pfizer ou Moderna).

« Pas une alerte mais une information »

Mais que faire de telles conclusions ? « Notre étude apporte des informations nouvelles pour les adolescents et confirme ce qui a été observé chez les personnes adultes mais elle ne quantifie pas le risque et elle ne remet pas en cause la balance bénéfices/risques de la vaccination contre la Covid-19. Notre travail n’est pas une alerte mais un élément d’information », tempère le Dr François Montastruc.

« La myocardite est une pathologie cardiaque qui n’est pas rare et qui touche davantage les sujets jeunes entre 15 et 30 ans et plus particulièrement les hommes. Il s’agit d’une inflammation du muscle cardiaque en réponse à une agression, le plus souvent d’origine virale. Elle se caractérise par une douleur dans la poitrine qui peut faire penser à un infarctus du myocarde. C’est une pathologie encore assez mal comprise. Le virus du Covid-19 a relancé les débats sur la survenue de la myocardite (10 % des myocardites enregistrées depuis mars 2020 seraient potentiellement associées au Covid-19) et des rares cas de myocardite post-vaccinale ont aussi beaucoup fait parler », détaille le Dr Clément Delmas, cardiologue au CHU de Toulouse, co-auteur de l’étude.

Plus de myocardites enregistrées entre mai et septembre 2021

« Les données françaises des centres de pharmacovigilance ont mis en évidence une augmentation du nombre de déclaration de myocardites entre les mois de mai et septembre 2021, ce qui correspond à la période d’accélération de la campagne de vaccination et à son élargissement aux jeunes. C’était inhabituel pour nous car la majorité des patients que nous recevons pour des myocardites (à Toulouse, c’est une centaine parmi 1500 infarctus) arrive entre octobre et mars, période de virus hivernaux », précise encore le médecin pour qui le tableau clinique de ces myocardites post-vaccin est le même que celui des myocardites d’origine virale.
« Nous verrons sur les IRM de suivi mais, pour l’instant, nous ne constatons pas de séquelle sur le fonctionnement du muscle cardiaque », déclare le Dr Clément Delmas. Il conclut : « Cette étude apporte des éléments supplémentaires aux discussions autour des schémas vaccinaux utilisés notamment chez les jeunes adolescents masculins. Ainsi certains pays ont préconisé la réalisation d’une seule dose dans cette population comme l’Angleterre, d’autres un espacement des doses. Les recherches doivent se poursuivre pour tenter de répondre sur des bases scientifiques solides à ces questions. Dans tous les cas nos résultats ne remettent aucunement en cause l’intérêt et le rapport bénéfice/risque de la vaccination même dans ces populations, ce qui a déjà pu être démontré dans de larges études randomisées multicentriques ».

(1) « Myocarditis and Pericarditis in Adolescents after First and Second doses of mRNA COVID-19 Vaccines » publié dans European Heart Journal Quality of Care and Clinical Outcomes (Société européenne de cardiologie)
(2) Projet national de recherche portant sur l’identification des risques associés au médicament dans le Covid-19
Les Dr François Montastruc et Clément Delmas déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêts avec les firmes pharmaceutiques

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s