Le tri a l’entrée des hôpitaux met à dure épreuve une nouvelle catégorie de personnels en première ligne dans les Samu, sans statut, sans progression de carrière et à faible rémunération

Les assistants du SAMU, « au bord de l’implosion », réclament 800 postes supplémentaires en urgence

L’Association française des assistants de régulation médicale lance « un dernier cri d’alerte » et demande « un rendez-vous de toute urgence » au ministre de la santé. 

Le Monde avec AFPPublié aujourd’hui à 15h14 https://www.lemonde.fr/sante/article/2023/01/03/les-assistants-du-samu-au-bord-de-l-implosion-reclament-800-postes-supplementaires-en-urgence_6156454_1651302.html

Les assistants de régulation médicale (ARM) des SAMU réclament des renforts et une revalorisation de leur métier, alors que les appels au 15 ont explosé sous l’effet des épidémies hivernales. La profession est « au bord de l’implosion », souligne, mardi 3 janvier, dans un communiqué l’Association française des assistants de régulation médicale (Afarm), l’une des deux organisations du secteur.

Premiers interlocuteurs des patients lors des appels aux centres 15, les ARM sont environ 2 500 sur le territoire français, selon l’Afarm, qui en réclame « 800 supplémentaires pour travailler dans des conditions plus humaines »« Il y a urgence à sauver les premiers soignants du système de santé », estime l’association.

Les capacités de formation ont été accrues, et devraient atteindre environ 750 places fin 2023, contre 400 aujourd’hui. Mais ces cursus, qui durent dix mois, sont loin de faire le plein.

Lire aussi :    A l’entrée des services d’urgences, la régulation par le SAMU s’étend sur le territoire

Renforcer l’attractivité du métier

Les organisations du secteur mettent en cause les conditions de travail et le niveau de rémunération, qui débute à environ 1 400 euros. Pour renforcer l’attractivité du métier, elles réclament que les ARM soient versés dans la « filière soignante » – et non administrative – de la fonction publique hospitalière, mais aussi en « catégorie active » afin de bénéficier d’un départ anticipé à la retraite.

En outre, les représentants des assistants de régulation médicale exigent une meilleure reconnaissance des « nouveaux postes de coordinateur et superviseur », afin de « donner des perspectives d’avenir » aux ARM les plus expérimentés.

« Sans statut, sans campagne de communication digne de ce nom, on n’arrivera pas à recruter », estime Yann Rouet, coprésident de l’Afarm, qui décrit des professionnels « épuisés, qui quittent le navire parfois en burn-out ».

L’association demande « un rendez-vous de toute urgence » au ministre de la santé, François Braun, médecin urgentiste il y a encore quelques mois. « Le métier est à bout de souffle et lance un dernier cri d’alerte. Si celui-ci reste sans écoute une fois de plus, il sera le dernier avant un mouvement national des ARM sans précédent », prévient l’organisation.

Lire le reportage :  De la pénurie de généralistes jusqu’aux urgences, le système de soins à l’hôpital est au bord de la noyade

Le Monde avec AFP

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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