Macron veut inciter les médecins à prendre leur retraite tout en continuant à travailler

Le Parisien –

« Déserts médicaux : comment Macron compte inciter les médecins retraités à continuer d’exercer »

Date de publication : 27 octobre 2022

Elsa Mari relève dans Le Parisien qu’« il manque près de 6000 généralistes dans les campagnes, tandis qu’un quart de ceux qui exercent dans le pays ont plus de 60 ans. Pour lutter contre les déserts médicaux, le président de la République Emmanuel Macron, interrogé [hier] sur France 2, assure vouloir faire «quelque chose de très simple» ».


Il a ainsi déclaré que « tous les médecins qui arrivent à la retraite, on va leur permettre de prendre leur retraite, mais, au premier jour de leur retraite, (ils pourront) continuer leur activité et garder tous les revenus qui sont les leurs, sans payer de cotisations retraites nouvelles ».


La journaliste observe que « le Dr Jérôme Marty, le médiatique président du syndicat de l’Union française pour une médecine libre (UFML), trouve cette «proposition logique». Voilà bien longtemps que son syndicat la réclame ».


« D’un côté, le chef de l’État veut convaincre les médecins de rester et même reprendre l’exercice de leur profession, de l’autre, il veut confier davantage de tâches médicales aux infirmiers, kinés, pharmaciens et paramédicaux »,
continue Elsa Mari.


La journaliste remarque ainsi qu’« au lieu d’attendre 26 jours en moyenne en France, pour consulter un ophtalmologue, le patient pourra réaliser un bilan de sa vue chez son opticien. […] Pour le Dr Marty, cette décision pourrait cependant mener «logiquement vers des soins de moins bonne qualité» ».


Le médecin observe : « On descend de marche en marche. La bonne question à se poser : c’est plutôt pourquoi les médecins partent ? Comment faire pour qu’ils se réinstallent ? ». Il évoque des « mesures sparadrap et des propositions bricolage ».


Elsa Mari poursuit : « Aux déserts médicaux s’ajoute la grave crise hospitalière. Et le président le reconnaît, malgré le Ségur et une hausse des salaires de 184 à 400 € par mois, cela n’a pas suffi. Dernière illustration du désastre actuel : l’épidémie de bronchiolite oblige à déprogrammer les soins faute de lits et à transférer les petits malades dans une autre région. Une lettre choc de 4000 soignants […] a été adressée, la semaine dernière, au président ».


La journaliste note qu’« Emmanuel Macron a salué les mesures du ministre de la Santé prises cet été pour faire face à la crise des urgences : mieux payer le travail de nuit, les week-ends, faire de la régulation… ».


Le président a déclaré : « Je veux aussi qu’on réforme l’organisation de nos hôpitaux, que les soignants retrouvent le pouvoir à l’échelle du service ».

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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