Nouvelles en santé dans la région

La course contre la montre du déménagement des urgences d’Albi

  • Les équipements déjà installés dans la salle provisoire de déchocage donnent un aperçu des futurs locaux. DDM, MPV.Les équipements déjà installés dans la salle provisoire de déchocage donnent un aperçu des futurs locaux. DDM, MPV.

Société,  Tarn

Publié le 15/09/2022 à 05:13

l’essentielEn attendant l’été 2024 et la livraison du bâtiment neuf dédié au nouveau service des urgences, l’hôpital d’Albi s’apprête à déménager en quelques heures le service actuel. Une opération délicate, sans rupture d’accueil ni de soins.

Ça devrait se passer dans la nuit du 21 au 22 septembre entre 4 h et 7h du matin. Dans la « nuit profonde », comme disent les urgentistes, quand leur service est censé être un peu plus calme. C’est le moment choisi par l’hôpital d’Albi pour déménager le service actuel des urgences dans des locaux refaits à neufs, mais encore provisoires. Il devrait y rester jusqu’à juin 2024, date prévue de la livraison du nouveau bâtiment, définitif, en juin 2024. Le service des urgences de l’hôpital, conçu il y a 25 ans pour accueillir 15 000 personnes par an, en reçoit aujourd’hui plus du double (voir ci-contre). Le projet de rénovation présenté en 2018 (La Dépêche du 16 janvier 2018), en sommeil jusqu’en septembre 2021 date du début des travaux, voit enfin sortir de terre les premiers futurs bâtiments du programme de modernisation complète de l‘hôpital.

Hier après-midi, Alexandre Fritsch, le directeur, le Dr Crindal, chef du service des urgences, le Dr Henry, chef de pôle, Laurence Sombrun, directrice des soins, entre autres, ont conduit une visite guidée des anciens locaux du service pneumologie, entièrement rénovés, où vont déménager les urgences.

Avec en préalable un soin particulier pour la gestion des flux de circulation. Pour l’instant, l’entrée des urgences, pour les véhicules, reste la même, rue de la Berchère, avec un circuit direct jusqu’à une nouvelle sortie dans la même rue, avec une rampe d’accès pour les ambulances et une quarantaine de places de parking pour les patients.

Trois heures pour déménager

Salle d’attente avec écrans informant sur le temps d’attente estimé, 4 box de circuit long, 4 de circuit court, deux à l’écart pour les urgences pédiatriques et un autre, isolé, pour les urgences psychiatriques avec un bureau infirmier.

Le nouveau service provisoire comprend également, outre les salles de soins, une salle de déchocage pour les urgences vitales, équipée de bras articulés ergonomiques. Autant d’équipements que l’on retrouvera à l’été 2024, dans le futur bâtiment des urgences, dont le premier étage permettra une extension du bloc opératoire.

Reste l’opération délicate du déménagement. Une double équipe médicale et les techniciens, au total une trentaine de personnes, vont devoir le réaliser en moins de 3 heures tout en priorisant l’accueil et les soins des patients, le service restant évidemment ouvert pendant le transfert. « Le pari pris il y a très longtemps d’un hôpital en centre-ville était un pari gagnant » redit Alexandre Fritsch. « En 10 ans, l’hôpital d’Albi sera totalement repensé et refait ».

Carmaux. Polyclinique : le label Hôpital de proximité

ABONNÉS

  • Toute l’équipe de l’établissement réunie lors de la récente inauguration. Photo DDM, MTSToute l’équipe de l’établissement réunie lors de la récente inauguration. Photo DDM, MTS
  • On a coupé le cordon le 14 septembre lors de l’inauguration de la Polyclinique Filieris Ste Barbe.On a coupé le cordon le 14 septembre lors de l’inauguration de la Polyclinique Filieris Ste Barbe.

Social,  Carmaux

Publié le 22/09/2022 à 05:10

https://www.ladepeche.fr/2022/09/22/polyclinique-le-label-hopital-de-proximite-10559497.php

Le programme de réadaptation de la polyclinique Filieris Sainte-Barbe (commencé en 2015) est en majorité terminé. L’inauguration du 14 septembre a permis de découvrir le nouveau visage de l’établissement hospitalier, désormais labellisé Hôpital de proximité.

Mieux s’adapter à la population du Tarn nord. Un travail colossal pour une santé du futur, dans un contexte où plane encore, malgré les transformations, l’ombre de l’ancien bassin minier quand « les mineurs avaient leur hôpital pour se faire soigner », a rappelé Gilles de Lacaussade. Il était nécessaire de s’adapter pour durer, avec en 2022 l’aboutissement et la concrétisation d’un gros travail médical « pour un médical technique », réalisé dans le cadre du Contrat local de santé du Carmausin-Ségala, en collaboration avec les acteurs du territoire et l’équipe du pôle prévention Filieris Sud. Autant « d’évolutions qui n’auraient pas été sans des équipes motivées, inspirées et inspirantes », a souligné Dominique Diago, président de Filieris Sud. Des travaux réalisés dans un contexte difficile, dû à la pandémie où tout a été mené de front, « que tous en soient remerciés », a précisé Jean-Marie Garcia, directeur régional de Filieris Sud.

Dans le cadre du Ségur de la santé

5,5 millions d’euros ont été investis pour offrir un espace de travail et un lieu de soins de 1 500m².Autorisation de lits d’hospitalisation de jour (20), mise en place d’un plateau technique de kinésithérapie et d’activité physique adapté, une équipe médicale renouvelée 4 médecins généralistes et gériatres.

L’établissement est labellisé Hôpital de proximité : cette labellisation, qui s’inscrit dans le cadre du Ségur de la santé, relève de l’ARS, pour un établissement indispensable à ce territoire. Un investissement légitime, se réjouit le directeur général de la CANSSM, gestionnaire du groupe Filieris, Gilles de Lacaussade, pour qui « ce nouvel élan et la confiance des partenaires institutionnels et territoriaux témoignent de la pertinence de la Polyclinique Sainte-Barbe sur le secteur. »

Une polyclinique est symbole de la volonté de se projeter dans l’avenir, selon le maire Jean-Louis Bousquet ; ce sont « des réalisations indispensables pour nos territoires », confie de son côté le représentant de la Région.

Suite aux discours s’est déroulée la visite des locaux avant une collation dans le square de la Polyclinique. De nombreuses personnalités ont salué de leur présence cet événement, dont Sylviane Blanc, directrice polyclinique Sainte-Barbe ; la nouvelle équipe médicale au complet, des soignants, des élus du territoire, des conseillers départementaux, des représentants du monde médical, de l’Agence régionale de santé et le président de la communauté de communes Carmausin-Ségala Didier Somen.

Marie-Thérèse Sorel

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Le second centre de santé du département ouvre ses portes à Plaisance-du-Gers

  • Le Docteur Sallerin et ses collaboratriceshonorées par le Président du Conseil DépartementalPhoto Michel ArroyoLe Docteur Sallerin et ses collaboratriceshonorées par le Président du Conseil DépartementalPhoto Michel Arroyo
  • Émeline Barrière avec Philippe Dupouy et Patrick Fitan.DDM, Michel ArroyoÉmeline Barrière avec Philippe Dupouy et Patrick Fitan.DDM, Michel Arroyo
  • Une partie  des Personnalités présentes pour l’inauguration du Centre Territorial de SantéPhoto Michel ArroyoUne partie des Personnalités présentes pour l’inauguration du Centre Territorial de SantéPhoto Michel Arroyo

Santé,  Plaisance,  Gers

Publié le 27/09/2022 à 05:13

https://www.ladepeche.fr/2022/09/27/le-second-centre-de-sante-du-departement-ouvre-ses-portes-10696872.php

l’essentiel

Ce nouvel équipement vient d’être inauguré par le président du département, Philippe Dupouy en présence d’Emeline Barrière, sous préfète de Mirande.

Patrick Fitan, le maire de Plaisance du Gers accueillait avec plaisir la sous-préfète accompagnée des sénateurs Franck Montaugé et Alain Duffourg, et de Philippe Dupouy, président du conseil départemental, de Charlette Boué et Jérôme Samalens en charge de la santé, de sa directrice Julie Ribet, des conseillers départementaux Nathalie Barrouillet et Gérard Castet, avec les élus du canton et les conseillers municipaux de la ville. Bien entendu les principaux responsables de la santé furent cités et remerciés comme le directeur de l’Agence Régionale de Santé, les représentants du conseil de l’Ordre des Médecins, de la CPAM ainsi que tous les professionnels de santé du Gers, d’Occitanie et de la commune. Philippe Dupouy était ravi d’inaugurer, avec Mme la sous-préfète, le second centre de santé du Gers bien que les travaux débutent à peine ; les travaux dans l’ancienne Trésorerie commenceront en octobre pour accueillir autour du mois de mars 2023 le centre définitif. Provisoirement le Docteur Sallerin s’est déjà installé dans le cabinet médical situé rue Granier de Cassagnac en compagnie du Docteur Perrat.

Fructueuse collaboration

Émeline Barrière et Philippe Dupouy ont tenu à saluer le travail colossal réalisé collectivement avec l’ensemble des acteurs de la santé du département et de la Région. Le centre territorial de santé est donc déjà ouvert avec l’arrivée du premier médecin salarié du Département, le Dr Pierre Sallerin, en attendant d’être installés dans les locaux définitifs.Les nouvelles Secrétaires médicales donneront priorité aux patients qui n’ont pas de médecin traitant. Des plages horaires seront réservées pour les urgences. Vous pouvez dès aujourd’hui prendre RDV au 05 32 48 00 05 ou sur internet sur le site mondoc.gers.fr

Carmaux. « Paroles d’aidants » : un espace d’échange

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  • "Paroles d’aidants", un moment convivial un jeu par mois.Photo 3CS.« Paroles d’aidants », un moment convivial un jeu par mois.Photo 3CS.

Social,  Carmaux

Publié le 27/09/2022 à 05:11

https://www.ladepeche.fr/2022/09/27/paroles-daidants-un-espace-dechange-10696589.php

Vous êtes aidant et vous accompagnez au quotidien une personne âgée de plus de 60 ans ? La communauté de communes Carmausin-Ségala propose, dans le cadre du contrat local de santé, des temps de rencontres et d’échanges dédiés aux aidants.

« Paroles d’aidants », c’est un moment convivial qui permet aux aidants de s’accorder une pause, de partager leurs expériences, de prendre du recul par rapport à leur situation d’aidant et de s’informer sur les dispositifs existants.

Animées par une psychologue, les rencontres se déroulent de 14 heures à 16 heures, à raison d’un jeudi par mois, à Carmaux et Almayrac. À chaque fois, un thème différent est abordé.

Au programme des prochaines séances : le 6 octobre, à Carmaux, et le 20 octobre, à Almayrac, « Etre aidant.e et continuer à prendre soin de soi. Aider sans s’épuiser. ». Ces rencontres sont gratuites, sans inscription. Pour tous renseignements, contacter Muriel Fournier, psychologue, en téléphonant au 06 02 27 36 26.Dates et programme complet à retrouver sur carmausin-segala.fr/sante 3 CS, 2 rue du Gaz 81400 Carmaux, tél. 05 63 36 14 03 ; contact@3c-s.fr ; carmausin-segala.fr ; @carmausinsegala.

Carmaux. Polyclinique : le Syndicat des mineurs CGT est inquiet

Social,  Carmaux

Publié le 23/09/2022 à 05:12

https://www.ladepeche.fr/2022/09/23/polyclinique-le-syndicat-des-mineurs-cgt-est-inquiet-10578673.php

Dans notre édition d’hier, dans ces mêmes colonnes, nous relations l’inauguration des locaux rénovés de la polyclinique Sainte-Barbe. Le Syndicat des mineurs CGT de Carmaux est inquiet et le fait savoir à travers le communiqué suivant :

« La rénovation des locaux peut paraître satisfaisante car elle permet l’amélioration de l’accueil et le bien-être de la patientèle, nous ne pouvons que nous en réjouir.

Toutefois, vu ce qui s’est produit ces derniers mois, nous restons interrogatifs quant au devenir de cet établissement. Fin juin 2021, le ministère de la Santé annonçait une simple prolongation de la convention d’objectifs et de gestion menaçant ainsi le devenir de la caisse nationale minière avec l’éclatement de son réseau de soins. Près de 130 collectivités territoriales ont présenté à leur instance délibérante une motion à l’attention du ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Veran, exigeant que soit confortée ce réseau de santé géré et financé par la Caisse minière de Sécurité sociale. Il s’agit de maintenir l’unicité du réseau de santé, sa gestion assurée par la caisse de Sécurité sociale, gage de sécurisation sur le long terme de l’offre de soins et ses financements sur les anciens bassins miniers. » Le syndicat poursuit : « Cette mobilisation convergente avec les organisations syndicales a permis d’obtenir une nouvelle convention, fixée à 3 ans, que la CANSSM poursuive ses missions au service des mineurs, avec son offre de santé ouverte à tous. Son conseil d’administration renouvelé pour 4 ans. Un projet de partenariat devait être lancé dès 2022 entre la CANSSM et la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM). Des engagements positifs pour une avancée bienvenue en regard des annonces initiales. A ce jour, aucun projet n’a été réellement engagé avec la CNAM. Par contre, une opération sous-marine pilotée et préparée en secret par le cabinet du ministre Olivier Veran, en accord avec la Direction de la Sécurité sociale et le président de la CANSSM, concernant la cession de l’AHNAC (Association Nord Artois Cliniques) à une fondation privée… L’AHNAC (association historiquement gérée par la caisse minière) est forte de ses 3 000 emplois, de 4 hôpitaux et cliniques, 6 EHPAD et d’autres établissements et services en santé du Nord-Pas-de-Calais. La récente cession au privé de l’AHNAC ravive nos inquiétudes d’éclatement de l’offre de santé, d’autant que ce sont ces mêmes personnes qui ont œuvré avec le ministère pour céder l’AHNAC au groupe privé HOPALE qui viennent aujourd’hui inaugurer la rénovation des locaux de la polyclinique Sainte-Barbe à Carmaux… »

Lavaur. La santé et le climat se sont invités au conseil

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  • Le maire de Lavaur n’a pas été tendre avec le président de la République.Photo DDM, M. A.Le maire de Lavaur n’a pas été tendre avec le président de la République.Photo DDM, M. A.

Santé,  Lavaur

Publié le 27/09/2022 à 05:10

https://www.ladepeche.fr/2022/09/27/la-sante-et-le-climat-se-sont-invites-au-conseil-10696571.php

l’essentiel

L’ordre du jour était plutôt succinct pour le conseil municipal de rentrée de Lavaur vendredi : quelques décisions modificatives budgétaires, des attributions de subventions aux associations. Au final, des sujets nationaux ont animé le débat.

L’occasion s’est présentée en début de séance suite aux questions écrites posées pour les membres de Lavaur Citoyenne par Pauline Albouy-Pomponne. Cette dernière interrogeait tout d’abord le maire de Lavaur sur les questions de santé, avec notamment la problématique des fermetures répétées du service des urgences la nuit ou la difficulté d’accès à un médecin traitant : « Quelles aides pour l’installation de futurs médecins ? Des travaux sur un plan local de santé sont lancés avec quels objectifs ? »

Pour le maire de Lavaur, « les questions de santé public dépendent de l’Etat ». Bernard Carayon ajoute : « Les multiples désagréments que l’on peut connaître aujourd’hui relèvent des dysfonctionnements des politiques publiques menées par l’Etat. » Le maire de Lavaur a profité de sa réponse pour annoncer la réouverture des urgences de nuit pendant le mois d’octobre afin de montrer à la population « que le combat n’est pas perdu ». Pour le plan local de santé, Bernard Carayon y est favorable sous condition : « Que l’Etat ne nous demande pas de payer quoi que ce soit. » Avant qu’il annonce le début des travaux pour le nouvel EHPAD pour une livraison du bâtiment pour la fin de l’année 2024, la reconstruction des services de psychiatrie du Pech et de la Gravette pour la fin 2025 et l’avis favorable de différentes instances pour l’installation d’un IRM. Pauline Albouy-Pomponne a également questionné le maire sur sa politique pour adapter la ville de Lavaur à la sécheresse. Bernard Carayon a cité un projet de plantation d’arbres sur une parcelle du Carla, la réalisation de fontaines en ville ainsi que l’extinction de l’éclairage public hors centre-ville.

Villefranche-d’Albigeois. L’espace Hippocrate suscite des nostalgies

  • Devant le puits du forgeron, colette et Claudette revivent des souvenirs.Photo Y. C.Devant le puits du forgeron, colette et Claudette revivent des souvenirs.Photo Y. C.

Société,  Villefranche-d’Albigeois

Publié le 28/09/2022 à 05:13 https://www.ladepeche.fr/2022/09/28/lespace-hippocrate-suscite-des-nostalgies-10699190.php

Le bâtiment en cours de fin d’aménagement et qui va rassembler dans cet espace santé, médecins infirmières et autres professions péri médicales, est en voie de tenir ses promesses d’élégance, voire de raffinement en harmonie avec les délais. L’ouverture est prévue le 3 octobre et malgré le léger doute, voire le scepticisme de certains, les finitions en cours dans le genre trois couches de peinture sont achevées. Dans le hall d’accueil du futur secrétariat, des pierres jointoyées aux couleurs ocre brun, placées comme un cadre dans la cloison de plaques de plâtre, rappellent les solides murs de pierre de l’origine de la construction. Une construction qui abritait un forgeron maréchal qui ferrait des bœufs, réparait et entretenait toutes sortes d’outils à main. Un brin de nostalgie dans la voix la petite fille Colette qui venait passer des vacances chez ses grands-parents relate le tempo régulier du marteau du grand-père qui, de bon matin, tapait et forgeait sur l’enclume le fer et l’acier de ses outils. « C’était à l’époque notre réveille-matin », se souvient Colette. Elle n’a pas non plus oublié le puits intérieur, « il descend à 12 m » et assurait une réserve d’eau pour refroidir le métal brûlant selon la technique du trempage. Il a été conservé ! Au-dessus, elle a à peine reconnu la chambre de ses insomnies matinales et a hésité à désigner l’emplacement précis de l’escalier qui y menait. Il faut dire que des occupants successifs ont un bon peu modifié l’infrastructure générale. Toutefois de grands bouleversements de l’intérieur de l’immeuble ont été opérés avec la création de cet espace santé nommé Hippocrate qui va ouvrir ses portes au tout début d’octobre et dont le nom sera affiché en grosses lettres sur la façade.

Conseil municipal de Tarbes : une fusion hospitalière sans effusion

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  • Christophe Bouriat et Hervé Gabastou, responsables du centre hospitalier de Bigorre, ont présenté le projet de fusion et de site unique entre les hôpitaux de Tarbes et de Lourdes. Photo DDM Thierry Jouve.Christophe Bouriat et Hervé Gabastou, responsables du centre hospitalier de Bigorre, ont présenté le projet de fusion et de site unique entre les hôpitaux de Tarbes et de Lourdes. Photo DDM Thierry Jouve.

Politique,  Hôpital,  Tarbes

Publié le 27/09/2022 à 05:12

https://www.ladepeche.fr/2022/09/27/conseil-municipal-une-fusion-hospitaliere-sans-effusion-10696807.php

l’essentiel

Préalable au projet de site unique hospitalier, la fusion des hôpitaux de Tarbes et de Lourdes a été votée à une large majorité, moins les 9 voix de l’opposition.

Hier soir, on pouvait s’attendre à un débat plus virulent sur la délibération concernant la fusion des hôpitaux de Tarbes et de Lourdes. Cette étape indispensable au projet d’établissement unique à Lanne, était soumise à l’avis du conseil municipal. Le directeur du centre hospitalier de Bigorre Christophe Bouriat et Hervé Gabastou, son directeur adjoint, sont venus présenter ce regroupement administratif « programmé au 1er janvier 2023 » étroitement lié au projet médical.

« Ce n’est pas le gros qui va manger le petit. Il s’agit de structurer l’offre de santé publique à travers un projet médical commun et un site unique » a voulu rassurer Hervé Gabastou qui se félicite de « l’opportunité de disposer de cinq ou six ans pour construire cette nouvelle maison » et pour laisser du temps aux équipes de s’imprégner de la nouvelle organisation.

Vent debout contre le projet d’hôpital unique, l’opposition a exprimé sa désapprobation, à commencer par Rebecca Caley, de Tarbes Citoyenne Ecologique et Solidaire (TCES). « Si le conseil municipal vote pour la fusion ce soir, il portera de fait la responsabilité de la fermeture de l’hôpital de Tarbes. Les arguments pour cette fusion sont pauvres. Elle conduira de fait à la fermeture de lits. Ce projet est inutile et ne répondra pas aux besoins d’accès aux soins et de proximité de la population » a déclaré l’élue qui a souligné « les conséquences désastreuses en matière d’artificialisation des sols » et « la complexité de déploiement de tous les réseaux ».

Pour sa part, Christophe Cavaillès insiste sur « la réduction de l’offre de service public », « l’éloignement des usagers » et « l’aberration écologique ». Pierre Lagonelle, élu d’opposition de Tarbes pour tous, tient à rappeler « la dimension historique » du site de Tarbes « qui a toutes les qualités pour accueillir cet hôpital moderne » à commencer par le foncier disponible, et dit « stop au gaspillage de l’argent du contribuable notamment local » et « stop au bétonnage ». Il s’interroge aussi et se dit « stupéfait » sur un projet « qui n’est pas financé ». Hervé Gabastou a voulu lui démontrer le contraire : « Nous avons un plan de financement qui intègre le financement des 210 M€ de l’Etat et toutes les composantes de l’Etat ont été mobilisées pour vérifier la cohérence de notre trajectoire financière ».

Des propos confortés par Christophe Bouriat. « Il a fallu batailler ferme sur les chiffres. Le ministère de la santé ne nous a pas ménagés » a ajouté le directeur du centre hospitalier de Bigorre qui a insisté sur « le travail de préparation avec les communautés médicales que nous avons réussi à fédérer, avant de présenter le projet à nos instances » et « sur les échanges avec le terrain et les usagers ».

Le maire de Tarbes s’est fait l’avocat du projet d’hôpital unique : « Entre rénover un hôpital très vieillissant et construire un site hospitalier unique, il n’y a pas photo. Je pense à toutes les communes qui n’ont plus d’hôpitaux à plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde. Ici, nous aurons un hôpital moderne, neuf et fonctionnel, avec des praticiens jeunes, dynamiques et compétents. Et il y aura tous les moyens modernes. Pour se rendre au nouvel hôpital, depuis Tarbes, il faudra seulement 11 minutes ». Pour Gérard Trémège, le projet est associé à une vision d’avenir : « Il faut regarder devant et avancer, il faut regarder l’ensemble de la problématique, et pas uniquement par le prisme étroit des problèmes politiques ou syndicaux ». Le conseil municipal a délibéré favorablement, moins les 9 voix des élus de l’opposition qui ont voté contre.

« Notre hôpital va mal, c’est de pire en pire »: le cri d’alarme des soignants de l’hôpital de Bigorre

  • Rassemblement devant l'hôpital de Tarbes jeudi matin à l'appel de la CGT.Rassemblement devant l’hôpital de Tarbes jeudi matin à l’appel de la CGT. Cyrille Marqué

Santé,  Tarbes,  Hautes-Pyrénées

Publié le 22/09/2022 à 14:41 , mis à jour à 15:11

https://www.ladepeche.fr/2022/09/22/tarbesvic-en-bigorre-notre-hopital-va-mal-10560575.php

l’essentiel

Jeudi matin, à l’occasion d’un appel à la grève de la CGT avec débrayage, dans le cadre de la journée nationale d’action des personnels de la santé et de l’action sociale, un rassemblement a eu lieu devant le centre hospitalier de Tarbes. 

« La situation est de pire en pire. Nous avons traversé un été très difficile, avec de nombreux rappels de soignants et des congés déplacés. La direction a même été jusqu’à rappeler des retraités qui, pour la plupart, ont refusé de venir ». Le constat de Sandrine Bautru, coiffeuse à l’Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) de Vic-en-Bigorre et trésorière du syndicat CGT du centre hospitalier de Bigorre, est très alarmant. « Nous travaillons toujours à flux tendu. La solution de la direction est de fermer des lits et de transférer les patients vers d’autres services, inadaptés. De plus, nous faisons sortir des personnes âgées qui viennent de se faire opérer pour privilégier l’hospitalisation à domicile, alors qu’ils devraient rester en établissement » explique Françoise Nicolas, aide-soignante au centre hospitalier de Bigorre, depuis dix ans.

Le projet d’hôpital unique « supercherie intellectuelle »

Les ambulanciers du service mobile d’urgence et de réanimation (Smur) subissent également les réorganisations du service, comme l’explique Michel Genais. « Nous sommes passés à un ambulancier par véhicule (au lieu de deux auparavant), et un ambulancier sur quatre est affecté aux urgences, en horaire décalé, sans compter les pannes de véhicules et les départs à la retraite non remplacés. C’est simple : quand je suis rentré au Smur en 2014, nous étions 29 ambulanciers. Aujourd’hui, nous ne sommes plus que 20, avec une moyenne d’âge de 52 ans. Malgré un mois et demi de grève, la direction n’a rien voulu entendre ». Conditions de travail dégradées, manque de personnel et surtout détérioration de la prise en charge des patients : les personnels qui se sont rassemblés jeudi matin à l’appel de la CGT devant le centre hospitalier de Tarbes partagent le même diagnostic. « Oui, notre hôpital va mal. Il est urgent d’exiger des moyens à la hauteur des besoins de la population en termes de santé. Les équipes sont en souffrance, en épuisement, fatiguées par des conditions de travail toujours plus dégradées » déclare le syndicat CGT du centre hospitalier de Bigorre, qui dénonce « la totale inefficacité du Ségur de la santé pour résoudre les maux profonds de notre hôpital ». En attendant le projet d’hôpital unique à Lanne que la CGT qualifie de « supercherie intellectuelle », « comment passer l’échéance actuelle sans moyen humain avec du matériel obsolète, et sans ou très peu d’investissement. Quel avenir pour notre système de santé haut-pyrénéen ? » s’interroge-t-elle. 

Cyrille Marqué

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Bagnères-de-Bigorre. Environ 200 personnes mobilisées pour l’hôpital

  • La manifestation a réuni militants syndicaux, personnels, usagers et des élus devant l’hôpital de Bagnères.V.T.La manifestation a réuni militants syndicaux, personnels, usagers et des élus devant l’hôpital de Bagnères.V.T.

Santé,  Bagnères-de-Bigorre,  Social

Publié le 23/09/2022 à 05:11

https://www.ladepeche.fr/2022/09/23/environ-200-personnes-mobilisees-pour-lhopital-10578487.php

l’essentiel

À l’appel de la CGT, environ 200 personnes se sont rassemblées, hier matin, devant l’hôpital de Bagnères-de-Bigorre. Une partie du personnel s’est mise en grève.

« Au vu de la situation profonment dégradée sur l’ensemble des hôpitaux et établissements de santé de notre territoire, la fédération CGT Santé appelle à une journée d’action pour ses personnels le 22 septembre », a invité l’union locale CGT de Bagnères-de-Bigorre au rassemblement organisé à cette occasion dans la cité thermale, pointant « la lente mais insupportable dégradation de notre hôpital, avec des fermetures de service, une pénurie de moyens et l’usure du personnel de cet établissement ».

Une mobilisation soutenue également par l’association « Sauvons l’hôpital de Bagnères » ainsi que les près de 200 personnes présentes ce jeudi matin à l’entrée du centre hospitalier bagnérais. Parmi eux, des élus, dont la conseillère départementale Nicole Darrieutort, les maires de Pouzac et de Bagnères. Mais si ce dernier, également président du conseil de surveillance de l’hôpital, a assuré de son soutien au personnel et à l’établissement, il a néanmoins tenu à préciser que « tout ne se fait pas dans la rue et il ne faut pas mélanger tous les sujets. Il y a un travail de fond que l’on mène avec les élus du territoire et l’hôpital de Bagnères aura toute sa place dans l’offre de santé départementale », a tenté de rassurer Claude Cazabat.

Des soignants en grève

« Le constat est sans appel et n’augure rien de bon pour nous usagers qui en subissons les premiers effets avec nos urgences toujours fermées la nuit et quelques heures de trop le jour. S’y ajoutent les 40 lits fermés durant l’été, les difficultés à recruter mais aussi pour avoir une ambulance le week-end la nuit pour se faire conduire à Tarbes, etc. C’est inacceptable ! »

« On a des décès à cause de la fermeture nocturne des urgences, les solutions proposées ne changent rien et la fermeture de l’Ormeau n’arrange pas les choses », dénoncent des soignants de l’établissement dont une partie a fait le choix d’exercer son droit de grève en cette journée de mobilisation. Combien étaient-ils ? « Il faut attendre la fin de la journée pour avoir un chiffre exact mais ce qui est sûr c’est que, aujourd’hui, il y a plus de personnels réquisitionnés dans les services que des non-grévistes », a déclaré un militant syndical.

« Des fermetures provisoires qui durent »

« On n’est pas écouté par notre direction, cela fait des mois qu’on n’a pas vu notre directeur. Tant qu’on n’a pas un directeur propre à l’établissement, on ne s’en sortira pas », estime un groupe de grévistes. « Les urgences sont fermées la nuit depuis déjà un an et on a aussi un quart du centre de rééducation qui est fermé jusqu’en janvier prochain. Ces fermetures annoncées provisoires durent et on n’ose pas nous dire que c’est peut-être définitif », pointe un soignant, évoquant une « inquiétude grandissante du personnel comme des usagers ». Surtout qu’on a une population âgée et qu’on est en zone de montagne », ajoute une autre.

Après les prises de parole, les manifestants se sont dispersés dans le calme mais la CGT n’exclut pas de « se retrouver dans les semaines à venir ». Quant à l’association « Sauvons l’hôpital de Bagnères », « notre pétition a déjà réuni 2 000 signatures et on aura bientôt un rendez-vous avec le préfet pour la lui remettre », a indiqué son président, Aïtor Ortiz.

Saint-Girons. Inquiétudes grandissantes autour du Chac et de la santé

  • Malaise grandissant des citoyens autour de leur hôpital, de la santé en général. Photo Syl.SMalaise grandissant des citoyens autour de leur hôpital, de la santé en général. Photo Syl.S

Société,  Hôpital,  Saint-Girons

Publié le 24/09/2022 à 05:11

https://www.ladepeche.fr/2022/09/24/inquietudes-grandissantes-autour-du-chac-et-de-la-sante-10609415.php

Epilogue d’une journée déclinée sur le thème de la santé, l’action sociale et du Chac, une réunion publique se tenait salle de l’ancienne gare jeudi soir dernier à 18h. Après la manif en matinée à l’initiative de l’Union départementale CGT dans les rues de la ville, suivie par près de 500 personnes, cette réunion publique prenait valeur de thermomètre sur le degré d’inquiétude des citoyens vis-à-vis de la situation de leur hôpital, la santé en général. Près de 80 personnes se sont massées, parfois debout, dans la salle attestant un sentiment grandissant de crainte. Simples citoyens de Saint-Girons et des vallées, rares élus « toujours les mêmes » où l’on aura noté tout de même la présence debout en fond de salle de Christine Téqui, présidente du Conseil Départemental, Jean Jacques Michaud, sénateur ou même Isabelle Piquemal, conseillère régionale. Après une rapide prise de parole des représentants de la CGT et de ceux du Comité de Défense du Chac, des échanges nourris se sont prolongés jusque 20h30. Des témoignages concrets, comme cette dame au bras cassé non détecté par les urgences auront permis de libérer la parole et illustrer « des dysfonctionnements, nés d’un manque de moyens, humains, et de conditions de travail dégradées ». Réfutant, l‘idée « de contribuer à un climat anxiogène autour du Chac voire vouloir opposer citoyens et élus » CGT et CDC comme la salle « dénoncent une politique néolibérale récurrente qui démantèle les services publics, école, santé, et sous prétexte d’optimisation et rentabilité fait peser de lourdes menaces sur la chirurgie, le plateau technique et la maternité. Incidemment sur l’attractivité du Chac et l’égal accès de chacun à un service de santé de qualité en tous points du territoire ». Plutôt que de résignation, syndicalistes comme citoyens présents appellent à « mieux informer les populations, saisir les élus locaux, et poursuivre le combat (tract, pétition, occupation de locaux, descente à l’ARS) pour sauver l’hôpital et peser sur le budget de la santé qui se discute actuellement au parlement ». Représentants de l’état, de l’ARS en particulier ou direction du Chac auront « une nouvelle fois, brillé par leur absence ». 

Saint-Girons : 300 personnes dans la rue pour la défense de l’hôpital

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  • De Foix à Lavelanet, des représentants de tous les hôpitaux de l’Ariège étaient présents. De Foix à Lavelanet, des représentants de tous les hôpitaux de l’Ariège étaient présents. DDM – DDM, J-O.B.

Santé,  Hôpital,  Saint-Girons

Publié le 22/09/2022 à 19:33

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Près de 300 personnes, personnels hospitaliers, élus et simples citoyens, se sont réunis hier en fin de matinée à Saint-Girons pour défendre l’hôpital. Et si cette journée d’action était organisée au niveau national, une semaine avant que le dossier du financement de la Sécurité sociale soit examiné en conseil des ministres, elle prenait en Couserans une tonalité bien particulière.
« Le Chac (centre hospitalier Ariège Couserans) est un exemple symptomatique de l’état de l’hôpital en France, indiquait ainsi Arnaud Sevin, secrétaire général CGT du Chac : fermetures partielles des urgences pendant l’été, fermetures ponctuelles de la maternité en raison du manque d’anesthésistes ou d’obstétriciens, environ 40 lits fermés pendant l’été et des services qui arrêtent les admissions par manque d’effectifs…
Clairement, la santé dans ce pays devient dramatique, particulièrement dans le Couserans et en Ariège, un des départements les plus pauvres de France. Il faut absolument préserver l’offre de soins dans le département et ça passe par les personnels, la population et les élus, qui doivent reprendre la main. »
« Et le tableau est le même dans le médico-social, les Ehpad, la psychiatrie, complète Yan Cougoureux, délégué CGT. Actuellement, en Ariège, il reste quatre psychiatres publics pour couvrir toute la population. »
Venus de Bédeille, Oust, Betchat, Cazavet, Aulus, Biert ou Massat, une douzaine d’élus étaient également là. « Il n’y a pas eu de mot d’ordre, soulignait Gilbert Lazaroo, maire de Biert et suppléant de la députée Bénédicte Taurine, nous sommes là parce qu’il y a un hôpital à défendre. Un hôpital, c’est vital pour le territoire et tout le monde peut témoigner d’une urgence mal prise en charge. On ne peut pas redynamiser le Couserans si on n’a pas d’hôpital. »
Parti de l’ancienne gare, le long cortège s’est dirigé vers la mairie pour une prise de parole. En fin de journée, une réunion publique a réuni une soixantaine de personnes pour débattre du sujet, en présence de la présidente du conseil départemental Christine Téqui et du sénateur Jean-Jacques Michau.

A Parisot, pas de visa pour les deux médecins algériens

  • Parisot dispose d’un cabinet médical tout neuf prêt à accueillir un médecin. DDMParisot dispose d’un cabinet médical tout neuf prêt à accueillir un médecin. DDM

Santé,  Parisot,  Tarn-et-Garonne

Publié le 28/09/2022 à 05:09

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l’essentiel

Un jeune couple de médecins algériens ne demandent qu’à exercer aujourd’hui à Parisot, commune de 600 âmes privée de docteur depuis un an. Mais un incroyable imbroglio administratif les en empêche.

« On entend partout qu’on manque de médecins dans nos campagnes, et quand on en trouve deux, on ne fait rien pour faciliter leur installation.. » Alain Iches est désemparé… Le maire de Parisot pensait avoir trouvé un médecin, afin de remplacer un docteur d’origine roumaine parti du village à l’automne 2021, après avoir refusé de se faire vacciner contre le Covid-19. Raté : le couple de praticiens algériens qui sont pourtant prêts, depuis le mois de mai, à tout lâcher pour venir exercer la médecine libérale dans cette petite commune de 600 âmes du nord-est du Tarn-et-Garonne n’ont toujours pas obtenu de visa pour eux et leurs deux enfants de 2 et 4 ans.

« C’est absurde, on frise le ridicule » dénonce le maire qui se démène depuis le début de l’été pour tenter de faire accélérer le dossier. D’autant que l’élu sait qu’après le visa les deux docteurs à diplômes hors d’union européenne ne seront pas arrivés au bout de leurs vicissitudes. Il leur faudra en effet décrocher le feu vert du conseil national de gestion pour les équivalences, puis une inscription au tableau de l’Ordre des médecins du Tarn-et-Garonne. « La plupart du temps, ça se passe très bien avec les personnes formées dans les facultés de pays comme l’Algérie. La commission doit s’assurer que les professionnels présentent des diplômes en bonne et due forme », explique Grégory Allaux, président de l’Ordre des médecins de Tarn-et-Garonne. 

Recruter en Algérie, un pur hasard

La situation paradoxale que connaît Parisot d’avoir deux médecins disponibles de suite mais sans visa pour rejoindre le Tarn-et-Garonne n’est pas sans effets secondaires. Le maire estime « qu’entre Parisot et les communes avoisinantes, plus de 2 000 personnes attendent un nouveau médecin depuis un an. On a de plus en plus d’habitants qui n’ont pas de médecins traitants ou qui sont contraints d’effectuer de longs déplacements pour consulter à Caussade, Montauban et même Toulouse. Sans compter, que l’on a beaucoup de personnes âgées sur nos territoires. »

Les deux praticiens algériens sont donc attendus les bras ouverts par tout le village. Le cabinet est neuf et disponible pour accueillir un nouveau praticien sur un pôle de santé qui comprend autrement la pharmacie, huit infirmières, deux kinésithérapeutes, une psychologue, un dentiste, un podologue, un orthopédiste… Les habitants peuvent accéder également à une borne de téléconsultation médicale, Medadom, installée à la pharmacie. « Mais rien ne remplace un médecin », confie cette habitante.

Mais au fait, pourquoi s’être tourné vers l’Algérie pour recruter des médecins ? « Par pur hasard, j’ai été contacté en début d’année par la chambre de commerce d’Alger qui voulait se mettre en rapport avec une entreprise montalbanaise qui fabrique des machines pour le calibrage des fruits », raconte Alain Iches qui est également le président de la chambre d’agriculture de Tarn-et-Garonne. « Deux semaines après, le directeur de la chambre de commerce d’Alger m’a rappelé pour me dire qu’il avait obtenu ce qu’il voulait. Pour me remercier, il m’a demandé ce que je voulais en échange. Sur le ton de la plaisanterie, j’ai répondu : un médecin pour ma commune. Il connaissait justement le couple de médecins qui souhaitent venir chez nous aujourd’hui. Voilà comment le contact s’est établi. »

Gers : l’ARS et les salariés de la clinique de Gascogne se rencontrent sans arrêter de plan

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  • Les représentants du personnel de la clinique discutent avec la directrice, devant le siège de l’ARS à Auch, vendredi.Les représentants du personnel de la clinique discutent avec la directrice, devant le siège de l’ARS à Auch, vendredi. DDM – MC

Santé,  Auch,  Gers

Publié le 23/09/2022 à 20:22

https://www.ladepeche.fr/2022/09/23/gers-lars-et-les-salaries-de-la-clinique-de-gascogne-se-rencontrent-sans-arreter-de-plan-10598087.php

l’essentiel

Ce vendredi 23 septembre, salariés et directrice de la clinique de Gascogne ont rencontré l’ARS, alors que l’établissement se débat dans de lourdes difficultés financières.

Vendredi s’est tenue la 1re rencontre entre les représentants du personnel de la clinique de Gascogne, et la direction de l’ARS du Gers. L’établissement auscitain est en situation de redressement judiciaire, dont l’échéance arrive le 4 novembre. Et pour l’heure, aucune planche de salut à l’horizon, ni du côté des investisseurs, ni du côté des services de santé publique.

Marie Lacombe, la directrice de la clinique, avait accompagné les élus du CSE. « La réunion avec l’ARS s’est bien passée, confie Marie Lacombe à la sortie du rendez-vous, mais le calendrier reste toujours aussi court, pour la clinique… » En fin d’année, la directrice envisage « probablement une fermeture s’il n’y a pas de solution avant ». La rencontre a permis d’envisager des pistes, mais « qui restent à discuter avec les actionnaires, l’hôpital et l’ARS », estime la responsable de la clinique.

Convergences

La discussion avait été provoquée par les salariés. Justine Boyer, la secrétaire FO du CSE de la clinique, explique que ce rendez-vous était nécessaire pour « démêler chaque version ». La délégation s’est entretenue avec Didier Pier Florentin, le directeur de l’ARS du Gers, et Benoît Courtiaud, le directeur de cabinet de la préfecture. Si le débat a commencé dans un climat tendu, il a permis de décrisper une situation « sur laquelle pesaient beaucoup d’incompréhensions ». « Nous sommes venus défendre en 1er lieu l’emploi et l’offre de soins dans le Gers.

L’échéance approche, et avec elle la cessation d’activité. Cela signifierait la perte des autorisations, pour les actes médicaux, qu’on ne pourra pas récupérer. » Mercredi, les délégués FO avaient rencontré les actionnaires de la clinique, qui confiaient leur souhait de voir aboutir un GCS avec l’hôpital. Une proposition qui passe mal à l’hôpital. « Il y a eu beaucoup de quiproquos, et là les choses sont à plat, entre-autres la volonté de mutualiser, de maintenir l’offre de soin et cela sans concurrence ni effacement des dettes de la clinique », explique Hélène Abadie, élue au CSE.

L’ARS arbitre involontaire

« Il n’y a pas de nouvelle solution pour le moment. Nous remettons sur le métier l’idée d’une collaboration clinique-hôpital, confie le directeur de l’ARS. Mais pas avec l’argent public. Ça ne coince pas qu’avec l’hôpital. Du côté de la clinique, il faut aussi décloisonner les mentalités… Nous tenons à ce que l’offre de soins pour les Gersois soit maintenue. » Les actionnaires vont devoir s’impliquer un peu plus, pour convaincre l’ARS, qui se retrouve dans une position d’arbitre. « Clinique, hôpital, salariés, tout le monde vient exposer ses difficultés à l’ARS, mais sans jamais discuter entre eux, relève Didier Pier Florentin. Les autorisations de santé, ce sont les établissements qui les ont, pas l’ARS ! » Une rencontre est prévue entre les directions de l’hôpital et de la clinique. Peut-être un début de dialogue ? La préfecture, qui suit le dossier de près, pourrait s’inviter dans la discussion, et mettre la situation au clair avec les actionnaires de la clinique.

Marc Centene
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Auch – Pétition pour sauver la clinique

  • DDM illustration Nedir DebbicheDDM illustration Nedir Debbiche

Santé,  Social

Publié le 27/09/2022 à 05:13

https://www.ladepeche.fr/2022/09/27/petition-pour-sauver-la-clinique-10696902.php

« Sauvons la Clinique de Gascogne, sauvons le soin gersois ! » Sous ce titre, les salariés de la clinique de Gascogne lancent une pétition en ligne pour alerter l’opinion sur la menace qui pèse sur l’établissement de santé, en redressement judiciaire et sans solution de reprise.

« Nous, les employés de la clinique, demandons à la population gersoise de nous aider à faire en sorte que nous puissions continuer à exercer nos métiers au service de cette dernière. Nous demandons une signature afin de montrer que la population veut continuer à être soignée chez elle et est impliquée dans les choix de santé qui la concerne. » La clinique de Gascogne compte 110 employés et environ 25 médecins. Le prochain rendez-vous, qui risque d’être le dernier sans mobilisation, est prévu le 4 novembre au tribunal. Cette pétition est accessible sur change.org

Lot-et-Garonne : E-Ophta dément une « pratique illégale de la médecine »

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  • E-Ophta dans l'oeil du cyclone pour une "pratique illégale de la médecine" présumée.E-Ophta dans l’oeil du cyclone pour une « pratique illégale de la médecine » présumée.

Santé,  Lot-et-Garonne,  Justice

Publié le 23/09/2022 à 12:13

https://www.ladepeche.fr/2022/09/23/lot-et-garonne-e-ophta-dement-une-pratique-illegale-de-la-medecine-10586993.php

l’essentiel

Le groupe E-Ophta mis en cause par le conseil de l’ordre des médecins de Lot-et-Garonne dit avoir amélioré l’accès à la santé optique dans le département.

 À la suite de l’audience du tribunal correctionnel de mercredi, les gérants d’E-Ophta (marque commerciale Ophta City) revendiquent dans un communiqué l’utilité de ses services pour la population. Son responsable devait s’expliquer sur une « pratique illégale de la médecine », des faux et usages de faux en écriture publique. Les juges rendent leur décision le 16 novembre prochain.

La justice reproche à l’entreprise de réaliser des diagnostics ophtalmologiques avec le matériel ad hoc,mais sans médecin sur place. Deux procédures similaires ont été lancées contre E-OPHTA pour ses centres de Paris et Dunkerque. « Dans les deux cas, les poursuites se sont conclues par une relaxe définitive. »

 En 8 ans depuis 2014, E-OPTHA aurait ainsi équipé plus de 10 000 Lot-et-Garonnais « sans que jamais sa probité et la qualité de ses services ne soient mises en cause. Opticien de santé, E-OPHTA réalise des examens de vue et facilite la mise en  relation avec des ophtalmologistes pour accélérer la prise en charge des patients. » Son modèle d’organisation, affirment encore ses dirigeants, » est désormais repris par de nombreuses sociétés, notamment des grandes enseignes d’opticiens. Aujourd’hui, 14,5 % des médecins ophtalmologistes travaillent avec des opticiens(…) Attaquer E-OPHTA, c’est attaquer un acteur qui participe à améliorer l’accès aux soins optiques. Une démarche particulièrement utile dans un territoire comme le Lot-et-Garonne, où l’allongement des délais pour accéder à des soins visuels entraîne de véritables pertes de chance et des risques réels pour la santé des patients.

E-OPHTA « n’exerce pas la médecine, elle propose des soins optiques réalisés par nos opticiens optométristes diplômés (Bac+5), dont les résultats sont transmis à un médecin ophtalmologiste non-salarié d’E-OPHTA qui délivre des ordonnances. Elle n’a aucune vocation à diagnostiquer ou à traiter les pathologies visuelles mais s’attache à délivrer le meilleur service et les meilleurs appareils de correction visuelle. Si E-OPHTA a ouvert un centre à Agen, c’est parce qu’elle recevait de nombreux patients lot-et-garonnais dans son centre à Paris. »

Lot-et-Garonne : pénurie de médecins généralistes dans le Fumélois

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  • Il n’y a plus que trois médecins généralistes à temps plein à Fumel.Il n’y a plus que trois médecins généralistes à temps plein à Fumel. DDM illustration – Valentin Vié

Santé,  Fumel,  Lot-et-Garonne

Publié le 26/09/2022 à 16:51 , mis à jour à 17:21

https://www.ladepeche.fr/2022/09/26/lot-et-garonne-le-fumelois-en-penurie-de-medecins-generalistes-10680115.php

l’essentiel

Avec les départs coup sur coup de deux médecins généralistes à Fumel, pour des raisons de santé, le Fumélois se retrouve dans une grande difficulté, avec seulement trois praticiens à temps plein.

« Je n’ai plus de médecin traitant depuis hier ! Moins de 60 ans, il arrête de travailler. Fumel, Lot-et-Garonne, désert médical. Ceux qui restent ne prennent pas de nouveaux patients ! Qui prendra soin de nous…  », écrivait un internaute sur le réseau social Twitter le 23 septembre. Sur les différents groupes Facebook relayant l’actualité du Fumélois, il y a des dizaines de commentaires du même genre sur le sujet, oscillant entre inquiétude, désarroi et colère.

« Cette situation est intenable »

Depuis quelques jours, les habitants de Fumel et des communes alentour ont appris le départ de deux médecins généralistes en arrêt maladie pour une durée indéterminée. À Fumel, il ne reste plus que trois praticiens de médecine générale à temps complet et un à temps partiel, exerçant tous au pôle de santé. Un nombre trop faible pour un bassin de population d’entre 15 000 et 20 000 habitants. Concernant l’agglomération fuméloise, il n’y a, en effet, plus de médecins généralistes à Saint-Vite, à Montayral, ou encore à Monsempron-Libos.

En conseil communautaire, jeudi 22 septembre, le sujet avait été évoqué par les élus (voir ci-dessous). Lundi matin, c’est Jean-Louis Costes, le maire de Fumel, qui est monté au créneau sur les réseaux sociaux à propos de cette problématique.
« Notre bassin de vie fumélois est depuis longtemps un territoire sous doté en nombre de médecins, notamment en généralistes, a déclaré l’édile. Cependant, la situation s’est particulièrement dégradée récemment avec la cessation d’activité de deux de nos médecins généralistes. Vivre dans une zone qui manque de médecins, c’est soit attendre trop longtemps pour une prise en charge, soit renoncer totalement à se faire soigner, au risque de voir ses symptômes s’aggraver. Cette situation est intenable et particulièrement angoissante pour une grande partie de la population qui se sent abandonnée. »

L’actuel patron des Républicains du Lot-et-Garonne voudrait aussi plus de régulation dans l’installation des médecins généralistes.
« En 2016, comme député, j’avais défendu l’idée d’une régulation de l’installation des médecins sur le modèle de ce qui existait déjà pour de nombreux autres professionnels de santé, notamment les pharmaciens ou infirmiers, explique le premier magistrat de Fumel. Il s’agissait d’interdire aux jeunes médecins libéraux de s’installer dans une zone où exercent déjà de nombreux médecins, à moins de remplacer un médecin cessant son activité. Aujourd’hui j’en appelle à la responsabilité des parlementaires du 47 afin qu’ils se saisissent de ce sujet essentiel pour notre territoire et qu’ils défendent le principe d’un conventionnement sélectif. Inciter, organiser, c’est bien mais c’est insuffisant. Il faut désormais contraindre. »

La ministre Agnès Firmin-Le Bodo et l’ARS saisies

Jean-Louis Costes a également annoncé avoir saisi l’Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine, ainsi que la ministre de l’Organisation territoriale et des professions de santé Agnès Firmin-Le Bodo.

« Je l’ai contactée personnellement. J’ai eu également son cabinet vendredi 23  septembre, confie l’ancien député. Une des pistes envisageable évoquée lors de nos échanges est qu’on puisse nous détacher ponctuellement des médecins d’autres territoires, du Lot-et-Garonne et des départements voisins, jusqu’à ce qu’on trouve une solution plus pérenne. Je ne sais pas si elle se concrétisera mais la ministre a été à l’écoute. Et je l’en remercie d’ailleurs. »

« C’est un véritable casse-tête »

Du côté de la communauté de communes Fumel Vallée du Lot, qui s’emploie depuis des années à faire venir des professionnels de santé, on accuse le coup et on cherche des solutions.

Lors du dernier conseil communautaire, programmé jeudi 22 septembre, Didier Caminade, le président de la communauté de communes Fumel Vallée du Lot, a évoqué les départs soudains des médecins pour raisons de santé. « J’ai pris contact avec l’un des deux médecins et je vais le rencontrer dans les prochains jours », affirme ce dernier.
Pour le moment, sur le territoire de l’intercommunalité, il y a douze médecins généralistes pour un territoire de santé d’environ 26 000 habitants (la communauté de communes et quelques villages frontaliers du département du Lot) : trois à Fumel (plus un à temps partiel) ; trois à Penne-d’Agenais ; deux à Saint-Sylvestre ; deux à Lacapelle-Biron ; un à Tournon-d’Agenais ; et un à Sauveterre-la-Lémance.

« Le point positif, c’est un nouveau médecin qui va arriver à Penne-d’Agenais en remplacement d’un autre qui part à la retraite, confie Didier Caminade. Par contre, ce n’est pas que le manque de médecins qui nous pose problème, mais le manque de professionnels de santé en général. Par exemple, il y a le départ plus tôt que prévu, au premier semestre 2023, d’un dentiste à Tournon-d’Agenais. C’est un véritable casse-tête. Depuis 2010, on a tout essayé, comme les cabinets de recrutement ou les nouveaux dispositifs, et on a fait tout ce qui avait à faire au niveau structurel avec les maisons de santé. Ça représente près de 4,5 millions d’euros. »

« L’intercommunalité fait des efforts financiers considérables pour trouver des médecins, ajoute Jean-Louis Costes. Tout est fait pour susciter l’intérêt pour qu’ils viennent chez. Mais, aujourd’hui, il y a une telle compétition entre les territoires que c’est compliqué. On tombe dans le ridicule car, au niveau national, on n’ose pas prendre les bonnes dispositions qui fâcheraient certains mais qui réglerait le problème des gens. »

Du côté de Fumel Vallée du Lot, deux choses sont envisagées pour tenter de résoudre le problème : avoir recours à des infirmiers soins avancés, qui permettraient aux médecins de ne faire que les consultations ; et débloquer des moyens financiers, en collaboration avec l’ARS, pour participer à la formation de personnels médicaux.

Valentin Vié

INTERVIEW. Lot : l’hôpital de Gourdon se modernise et s’agrandit

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  • Christophe Khattou présente les plans de restructuration. Christophe Khattou présente les plans de restructuration. Photo DDM

Hôpital,  Gourdon,  Lot

Publié le 26/09/2022 à 10:31

https://www.ladepeche.fr/2022/09/26/interview-lot-lhopital-de-gourdon-se-modernise-et-sagrandit-10656907.php

l’essentiel

hristophe Khattou, ingénieur responsable des affaires logistiques et techniques en charge du patrimoine de l’hôpital Jean Coulon, nous a exposé les ambitieux projets de modernisation et d’agrandissement du centre hospitalier.

Deux projets immobiliers sont en cours, l’un concerne l’Ehpad, et l’autre, la restructuration des activités des soins de suite et de réadaptation. Commençons par l’Ehpad ?

Dans la démarche Ehpad de demain, l’hôpital Jean Coulon a pour projet la construction d’un nouveau bâtiment permettant le regroupement des trois Ehpad de Gourdon : le Mas, la Clède et l’Ouvroir, offrant actuellement une capacité de 187 places. À cet effet, l’hôpital a acquis un terrain mitoyen de près de 5 000 m². Ce projet prend en considération une philosophie humaniste et la mise aux normes permettant d’incarner un lieu de vie comme à la maison pour les résidents. Le coût est évalué à 13,73 millions d’euros TTC, subventionné à hauteur de 6 millions par l’ARS. La durée des travaux sera de 22 mois avec démarrage au premier semestre 2023. Nous avons trois architectes en lice, le lauréat sera annoncé début novembre. Pour information, l’Ehpad de Gourdon est le plus important du département du Lot.

Un Ehpad avec quelques particularités ?

En effet, les chambres deviennent un vrai logement, munies de l’intelligence artificielle, du Wifi, d’un parcours lumineux automatisé, et des rails de transfert permettront le déplacement des personnes à mobilité réduite. Un vaste espace sera un lieu culturel, de partage et d’échange, qui recevra également un salon de coiffure et une boutique.

Un autre projet en deux phases est également en cours ?

Oui, la santé évolue avec la restructuration des activités du service SSR et du circuit ambulatoire. Un projet validé par l’ARS qui comprend l’optimisation de la prise en charge, le capacitaire, et le projet médical. Cette fois, l’objectif est de moderniser l’accueil avec le remplacement des chambres doubles par des chambres simples avec salle de bains, de les installer à proximité du plateau technique, de regrouper en un seul lieu le plateau de consultation avec un seul accueil et de permettre une adaptation des locaux en fonction de l’évolution des besoins. Le coût a été évalué à 13,06 millions d’euros TTC, comprenant 30 % d’aide octroyée par le Ségur. Pour ce qui est de la démarche haute qualité environnementale, nous travaillons avec l’Ademe pour l’installation de panneaux solaires afin de fournir l’eau chaude en été, et étudions la possibilité de récupération des eaux pluviales.

Propos recueillis par notre correspondant Patrick Leleu

L’hôpital de Rodez cité en exemple lors du congrès

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  • Tout au long de la journée, des intervenants se sont succédé à la salle des fêtes.Tout au long de la journée, des intervenants se sont succédé à la salle des fêtes. Photo Ph.H.

Hôpital,  Rodez

Publié le 16/09/2022 à 05:15

https://www.ladepeche.fr/2022/09/16/lhopital-de-rodez-cite-en-exemple-lors-du-congres-10547360.php

l’essentielDepuis hier et jusqu’à aujourd’hui, près de 300 participants (professionnels de santé, directeurs d’hôpitaux, représentants des usagers) assistent au congrès interrégional Occitanie Nouvelle-Aquitaine de la Fédération hospitalière de France.

Ces jeudi et vendredi, Rodez est l’épicentre de la réflexion hospitalière pour les régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine. Hier, à la salle des fêtes, s’est ouvert le congrès interrégional de la Fédération hospitalière de France (FHF). Plus de 300 participants (des représentants des usagers, des directeurs d’hôpitaux, des soignants, etc.) sont invités à plancher autour du thème : « Une stratégie publique de santé au service du territoire et du citoyen ».

Pour le directeur du centre hospitalier de Rodez, Vincent Prévoteau, ces journées sont aussi l’occasion de rappeler l’importance « d’assurer une offre de soin qui se décline à l’échelle territoriale ».

Pour ce dernier, l’échelon local et surtout son maillage doivent être « denses et permettre à chacun d’être soigné correctement ».

Alors que le maire de Montpellier, Michaël Delafosse et président de la FHF d’Occitanie est arrivé hier en fin de matinée pour inaugurer le congrès, aux côtés de plusieurs élus de l’Aveyron, Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF, soulignait «  l’exemple représenté par l’hôpital de Rodez dans sa gestion intelligente de ses structures. Et ce, grâce à un travail collectif. »

Pour la déléguée générale de la FHF, «  il est primordial qu’un établissement ne vienne pas écraser les autres, mais que tout le monde fonctionne en bonne entente. Ce qui est le cas pour Rodez et les autres établissements du GHT », c’est-à-dire le groupement hospitalier de territoire qui regroupe les établissements de Rodez, Villefranche-de-Rouergue, Decazeville, Saint-Geniez-d’Olt, Espalion et Cougousse. Zaynab Riet vante également la création du futur plateau de cardiologie dont les investissements se montent «  à près de 25 M€ ». Le futur institut de cardiologie du Rouergue devrait être opérationnel en 2024 ou 2025, notamment grâce aux dotations issues du Ségur de la santé. «  Ce plateau est un investissement conséquent mais il permettra de soigner efficacement la population et surtout d’attirer de nouveaux praticiens « , souligne la déléguée générale de la FHF. Des pistes encourageantes donc alors que l’hôpital public traverse toujours des zones de turbulences.

Decazeville. Un cri d’alarme pour l’hôpital

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  • La population toujours mobilisée pour soutenir l’hôpital. Photos D.L.La population toujours mobilisée pour soutenir l’hôpital. Photos D.L.
  • Les intervenants sont inquiets mais restent déterminés à se battre.Les intervenants sont inquiets mais restent déterminés à se battre.

Société,  Decazeville

Publié le 23/09/2022 à 05:14

https://www.ladepeche.fr/2022/09/23/un-cri-dalarme-pour-lhopital-10578857.php

Quelque 250 personnes ont répondu à l’appel de la CGT, hier en fin d’après-midi, dans la cour de l’hôpital de Decazeville.

« Former, embaucher, payer »

Stéphanie Ruiz, au nom de la CGT hôpital a pris d’abord la parole : « Partout en France, même constat, des lits et des services ferment mettant en danger les usagers, les personnels s’épuisent et quittent définitivement leur fonction. Nous tirons la sonnette d’alarme. Ils ne sont pas nombreux à nous prendre au sérieux et pourtant l’heure est grave. Il faut stopper l’hémorragie et ceux qui décident doivent porter un nouveau regard. Un début de solution ? C’est simple : former, embaucher, payer ».

Un point a été également fait sur l’hôpital de Decazeville, avec parfois le service d’urgence saturé, des lits disponibles qui restent fermés… L’intervenante a précisé qu’il fallait reconstruire, rouvrir le bloc et la chirurgie ambulatoire comme prévu tout en développant l’offre, avec le personnel nécessaire, « l’espoir que les devis seront validés et que les chantiers vont bientôt débuter ».

« Une situation sans précédent »

Puis, Pascal Mazet, CGT santé Aveyron, ajoute que ce sont tous les services de la santé en France qui sont fragilisés : « Y a-t-il besoin d’une consultation citoyenne pour savoir qu’il faut augmenter tous les quotas de formation et de personnels dans les établissements, publics et privés ?

Un mot sur Filiéris dont le personnel n’a pas droit aux 183 € du Ségur. Partout, on ressent du mépris, les personnels n’en peuvent plus, une situation sans précédent. Il est urgent de peser sur les choix politiques, notamment dans le cadre du financement de la sécurité sociale pour 2023″.

Pour Laurence Cahors, Union Locale CGT : « Le gouvernement porte la responsabilité de ce que nous subissons, leurs propos sont hallucinants.

On leur rappellera entre autres les aides promises aux ex SAM et dont nous ne voyons rien venir. Il faut le mettre en permanence devant son inaction et incohérence, sans omettre la baisse du pouvoir d’achat dont tout le monde souffre ».

Le mot de la fin de David Gistau, UD CGT, peut résumer la situation et le ressenti du personnel de l’hôpital et de la population du Bassin : « Comment se fait-il, depuis l’incendie, qu’une put… de bâche n’ait pas encore été posée… ? »

Désertification médicale : « Le Smur de Quillan sera à l’avenir fonctionnel »

ABONNÉS

  • Le directeur de l’ARS s’est engagé à ce que le Smur de Quillan ne fonctionne plus sans médecin. Même l’été.Le directeur de l’ARS s’est engagé à ce que le Smur de Quillan ne fonctionne plus sans médecin. Même l’été. ARCHIVES CH. BARREAU

Santé,  Quillan,  Limoux

Publié le 16/09/2022 à 05:15

https://www.ladepeche.fr/2022/09/16/desertification-medicale-le-smur-de-quillan-sera-a-lavenir-fonctionnel-10547355.php

l’essentiel

i l’ARS s’est engagée à ce que le Smur de Quillan ne se retrouve plus sans médecin, la situation est pour autant loin d’être stabilisée.

En dix ans, l’Aude a perdu 5 % de ses médecins. Si cette tendance classe le département dans la moyenne nationale, à en croire L’Atlas de la démographie médicale, situation au 1er janvier 2020, publié par le Conseil national de l’Ordre, au quotidien, le manque de professionnels de santé est source d’angoisse pour les habitants. En particulier pour ceux de la Haute Vallée. Au point que lorsque L’Indépendant a révélé que le Smur de Quillan se retrouverait « en procédure dégradée », c’est-à-dire sans médecin, pendant 15 jours en août, les réactions ont été vives. En pleine période estivale, élus, professionnels de santé et habitants de toute la Haute Vallée et du Limouxin avaient manifesté leur colère face à cette situation.

La nécessité de secours de proximité

Mère de trois enfants, Rachel était présente. « C’était important pour nous d’y aller, de montrer notre solidarité et notre inquiétude », raconte cette habitante de la Haute Vallée. La jeune femme a été en effet confrontée à la nécessité d’avoir des secours de proximité efficients : sa mère a été évacuée par l’hélicoptère du Smur, en novembre dernier. « J’ai fait une péricardite, raconte Pilar, sa mère. Sans l’intervention des secours, je ne sais pas si je serai toujours là. » Si aujourd’hui il ne lui reste que « quelques douleurs », cette habitante de Belvianes-et-Cavirac reste préoccupée. « On n’est jamais à l’abri d’un accident », assure-t-elle en serrant son petit-fils contre elle.

Un sentiment que partage Jean, qui réside à quelques kilomètres de là, à Ginoles. Un jour sans crier gare, la tension chute à 30 battements par minute. « J’ai cru que mon cœur ne battait plus. » Son généraliste lui donne rendez-vous dans son cabinet à Axat. Il y sera finalement lui aussi pris en charge par les pompiers, puis l’équipe du Smur. « Mais ils n’arrivaient pas à m’allonger, je repartais aussi sec », raconte Jean. C’est finalement par hélicoptère qu’il sera évacué vers Carcassonne pour être opéré. « Les médecins nous ont dit qu’il n’était pas passé loin, raconte son épouse. On doit beaucoup à notre généraliste. »

L’absence d’autres services

Car si l’inquiétude autour des secours est réelle, les témoignages recueillis de Leuc à Belcaire, en passant par Couiza et Espéraza, montrent qu’il s’agit d’un symptôme d’un phénomène plus sérieux encore : la désertification médicale. La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) estime qu’un désert médical est un territoire où un patient doit « parcourir plus d’une dizaine de kilomètres avant de trouver un médecin généraliste ». C’est le cas par exemple de Jean, qui vit à 14 kilomètres du cabinet de son médecin. Mais il est loin d’être un cas isolé : le docteur Solène Masson, médecin en charge de la maison médicale de garde de Limoux, indiquait elle-même y recevoir « de plus en plus » de patients sans médecin traitant. Ayant déjà une patientèle conséquente, les médecins généralistes sont rares sur la Haute Vallée à pouvoir prendre de nouveaux patients. Quand le secteur ne les décourage tout simplement pas à s’y installer, faute de services publics suffisant. « Le problème c’est que les déserts médicaux sont souvent des zones où tous les services de proximité disparaissent, que ce soit la Poste, les gares, l’hôpital ou la maternité de proximité. Personne n’a envie de s’installer avec sa famille dans une zone où il n’y a pas de train, et où les petits commerces s’effondrent », expliquait par exemple le Dr David Clément.

Les maisons de santé comme solution

La solution à cette problématique pourrait donc être l’union. Sur le plateau de Sault, par exemple, les communes se sont mises d’accord pour financer ensemble le loyer du logement et du cabinet du médecin de campagne, ainsi que plusieurs heures de secrétariat par semaine. À Leuc, mais aussi Couiza-Espéraza, des maisons de santé pluridisciplinaires permettent à la fois aux médecins de se partager les frais, de dialoguer autour des patients, et de former des internes en espérant les inciter à s’installer durablement. Une structure de ce genre devrait ouvrir à Belveze-du-Razès prochainement. Reste que dans les faits, la situation demeure fragile, et repose sur le bon vouloir des élus ou des médecins. Quand les questions d’ordre financier ne s’en mêlent pas : la maison médicale de garde de Limoux a dû fermer ses portes pendant une semaine pour que l’ARS lui promette de réadapter le budget. Côté Smur, le directeur de l’ARS Occitanie s’y est engagé : le Smur de Quillan sera à l’avenir « fonctionnel, avec un ambulancier, un infirmier et un médecin ». Et ce même en période estivale.

Marie Dédéban

Toulouse : « on ne soigne plus, on surveille », le cri d’alarme des soignants de l’hôpital psychiatrique Marchant

  • Anne Stambach-Terrenoir, députée de la 2e circonscription de Haute-Garonne est venue rencontrer hier le personnel soignant à Marchant. Anne Stambach-Terrenoir, députée de la 2e circonscription de Haute-Garonne est venue rencontrer hier le personnel soignant à Marchant. DDMA.M.

Santé,  Toulouse,  Société

Publié le 17/09/2022 à 07:00

https://www.ladepeche.fr/2022/09/17/toulouse-on-ne-soigne-plus-on-surveille-le-cri-dalarme-des-soignants-de-lhopital-psychiatrique-marchant-10548145.php

l’essentiel

Ce vendredi matin, Anne Stambach-Terrenoir députée de la Haute-Garonne, a visité le centre hospitalier Marchant afin d’écouter le mal-être du personnel soignant.

Rendez-vous est donné devant le grand portail noir de l’hôpital psychiatrique Marchant en banlieue toulousaine. Derrière cette épaisse grille, Anne Stambach-Terrenoir, députée de la 2e circonscription de Haute-Garonne. L’élue qui roule sous les couleurs de la Nupes, a organisé, ce vendredi matin, une visite inopinée des lieux dans le cadre d’une commission d’enquête menée par elle et ses collègues de la Nupes partout en France. « L’idée est de venir écouter les doléances de ces soignants qui œuvrent tous les jours pour aider les patients. En tant que députée, j’ai le droit et presque le devoir de venir dans ces lieux », introduit l’élue. Jeudi dernier, elle était au CHU de Purpan, « là j’ai décidé de me rendre dans ce lieu de privation de libertés qu’est l’hôpital Marchant pour y prendre le pouls de la situation parce qu’il y a urgence ». Une fois au sein de ce gigantesque centre hospitalier public qui prend en charge les patients atteints de troubles psychiatriques, des bâtiments de part et d’autre et de vastes allées à perte de vue. Le long des murs, des patients errent. Rapidement, la députée est rejointe par des infirmiers, encartés au syndicat Sud. Ces derniers font état de « la situation catastrophique ». « Il y a un épuisement professionnel, on fait toujours plus avec moins de personnel, de moyens », confie, sans filtre, Guillaume Lahellec, infirmier au sein de la structure.

Il explique également qu’au sein de cet établissement de santé, deux tiers des patients sont hospitalisés sous contraintes. « La plupart sont des cas complexes avec des pathologies aiguës », précise l’infirmier. Ses collègues infirmiers confirment ses propos mais indiquent que la crise sanitaire est venue ajouter une difficulté supplémentaire : l’afflux de patients. « Au lieu de faire du soin, nous sommes donc désormais plutôt cantonnés à de la surveillance, chez des collègues cela entraîne une perte de sens et donc une grosse vague de démissions », glisse François Ringoot, également infirmier. Tous déplorent un manque d’écoute de la part des décideurs « pour répondre à l’urgence ». « Les soignants n’arrivent plus à faire face et cela ne va pas s’arranger », avoue, désespéré un soignant.

«Un secteur qui n’attire pas»

Pour un médecin psychiatre travaillant dans l’un des huit secteurs de l’hôpital Marchant « la psychiatrie n’attire pas parce qu’il n’y a pas de valorisation des salaires, des carrières et des conditions de travail particulièrement difficiles ». « Nous avons en charge des personnes en grande détresse, des situations très délicates à gérer et peu de moyens, forcément, cela n’attire pas les jeunes diplômés », prend-il le temps d’expliquer avant de retourner s’occuper de patients. Tous partagent la même amertume «ce manque de bras et de moyens impactent fortement la prise en charge des patients». «Parfois, nous ne pouvons pas répondre aux demandes faute de place», martèle Loïc Brélier, infirmier et membre du syndicat Sud. Mais comme ils le rappellent «la santé mentale ne se traite pas comme une appendicite ou une entorse à la cheville, il faut du temps et de l’humain».

Après près de trois heures d’échanges avec les soignants, la députée Anne Stambach-Terrenoir reprend le chemin de la sortie. « Le constat est alarmant d’où l’importance de cette mission. À la fin du mois, avec mes confrères de la Nupes, nous allons rendre un rapport sur ce sujet », note-t-elle.

Dernièrement, François Piquemal, députée Nupes de la 4e circonscription de Haute-Garonne, s’est rendu à l’intérieur de la maison d’arrêt de Seysses toujours dans le cadre de cette mission d’enquête.

La clinique Pasteur de Toulouse investit pour l’accueil et l’accompagnement de ses patients

  • Lors de l’inauguration, Gérard Raymond, président de France Assos Santé a pu tester le buzzer qui permet d’avertir les patients quand arrive leur tour.Lors de l’inauguration, Gérard Raymond, président de France Assos Santé a pu tester le buzzer qui permet d’avertir les patients quand arrive leur tour. DDM – ANTOINE BERLIOZ

Santé,  Toulouse,  Haute-Garonne

Publié le 19/09/2022 à 06:46

https://www.ladepeche.fr/2022/09/19/la-clinique-pasteur-de-toulouse-investit-pour-laccueil-et-laccompagnement-de-ses-patients-10546441.php

l’essentiel

Ouvert cet été après 18 mois de travaux, le nouvel accueil de la clinique Pasteur incarne le projet d’accompagnement personnalisé du patient voulu par l’établissement. Le lieu a été pensé pour moins de stress et plus de facilité dans le parcours. 

À la clinique Pasteur de Toulouse, extensions et modernisations se succèdent depuis une dizaine d’années. Et se poursuivent puisque le chantier du nouveau bâtiment «Ilôt », dédié aux consultations, est en cours jusqu’en 2024. Cet été, c’est l’espace d’accueil du bâtiment principal qui a rouvert dans une configuration toute nouvelle (1).

Loin de sa version années 1980, il incarne désormais la démarche d’accompagnement du patient voulue par la clinique. Cette dernière en accueille 70 000 par an avec entre 120 et 200 admissions par jour.

Derrière l’aménagement en « rue » pour favoriser la circulation entre les lieux de service, la présence de banquettes et fauteuils relaxants dans des espaces isolés du bruit, c’est le parcours du patient qui a été travaillé, de son arrivée à sa sortie. Installée derrière un bureau central ouvert à 360 degrés, une équipe d’accueil complète la présence de bornes numériques et un système de « buzzer » personnel avertit le patient de l’avancée de son parcours en lui permettant d’attendre dans l’environnement de son choix. Un piano est même laissé à disposition des musiciens.

300 appels téléphoniques par jour

Pour arriver à ce résultat, une direction de la relation et de l’expérience patient a été créée au printemps 2021. Dirigée par le Dr Céline Orhond, recrutée pour cette mission, elle gère notamment l’équipe du centre de contacts des patients. Entre 15 et 20 personnes interviennent chaque jour auprès des patients, de l’appel téléphonique (300 appels sont générés chaque jour) qui prépare l’entrée en hospitalisation à l’accompagnement physique jusqu’à leur chambre ainsi que dans le salon de sortie où tout est préparé jusqu’à l’arrivée des ambulances. L’objectif est de rassurer le patient et de lui éviter de se perdre. L’accompagnement physique et administratif réalisé par les agents d’accueil doit aussi permettre aux équipes soignantes de ne pas perdre de temps et de se consacrer à leur cœur de métier, le soin.

« Ce n’est pas facile de se mettre à la place du patient, nous leur avons demandé de nous raconter pour définir leurs besoins : ne pas être résumé à sa maladie, pouvoir se ressourcer, pouvoir échanger avec d’autres malades, s’assurer qu’on tienne compte des proches. Pour les patients, le soin est quelque chose d’acquis avec de plus en plus de technicité et mais tout ce qu’il y a autour est très important », souligne le Dr Céline Orhond.

1 million d’euros d’investissement

« C’est un gros changement dans la façon de voir les choses. Nous nous sommes mis à la place du patient pour aller au-delà du soin, pour faire en sorte que son passage se fasse sans attente, sans stress, que toute la partie administrative soit la moins compliquée pour lui », explique le directeur général de la clinique Dominique Pon. Ce dernier rappelle que 99 % des patients de la clinique Pasteur arrivent en hospitalisation en ayant déjà effectué toutes les démarches de pré-admission, chiffre qui n’était que de 10 % il y a cinq ans.

A lire aussi : Dominique Pon, directeur général de la clinique Pasteur de Toulouse, va rejoindre le groupe La Poste

L’investissement humain et matériel (1 million d’euros) et le travail de réflexion autour du vécu des patients n’a pas échappé à l’œil expert de Amah Kouevi, directeur de l’Institut français de l’expérience patient. « Historiquement, la clinique Pasteur est connue pour son investissement sur le numérique et cela aurait pu réduire son champ d’interaction avec le patient. Là, nous sommes face à une vision globale très intéressante, nous avons envie de suivre ce qu’il se passe ici ».

Validation aussi pour le président de France Assos Santé, Gérard Raymond, qui lors de l’inauguration a rappelé que « le parcours de santé comporte autre chose qu’une ordonnance et qu’il doit se faire dans une attitude de bienveillance, d’écoute, dans un environnement qui rassure comme c’est le cas ici ». « Dans un établissement de santé, il ne doit pas y avoir que des chiffres, il doit aussi y avoir de l’humanité et elle commence par l’intérêt apporté à la personne humaine. Le message transmis ici est extrêmement réconfortant et positif et il doit servir dans une agglomération de 800 000 personnes », a déclaré le maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc lors de l’inauguration.(1) Conception par le cabinet ABC Architectes

Emmanuelle Rey
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Saint-Girons. Chac : manifestation et réunion publique

  • Appel à manifester et à échanger jeudi concernant le Chac.  DDMAppel à manifester et à échanger jeudi concernant le Chac. DDM

Social,  Saint-Girons

Publié le 21/09/2022 à 05:09

https://www.ladepeche.fr/2022/09/21/chac-manifestation-et-reunion-publique-10556994.php

Les secteurs de la santé, de la protection de l’enfance, du handicap et du grand âge connaissent une situation sans précédent totalement mortifère pour les usagers et les salariés.

C’est au nom de ces griefs que la CGT Santé et Action Sociale avec le soutien de l’Union départementale de la confédération CGT organisent une manifestation concernant la santé sur le département.

Au regard des inquiétudes qui pèsent sur le Chac (fermeture ponctuelle des urgences et de lits…), cette manifestation d’échelle départementale se déroulera à Saint-Girons ce jeudi 22 septembre.

Un appel à manifester et revendiquer pour peser sur les choix politiques, notamment dans le cadre du débat parlementaire sur le projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2023.

Le rendez-vous est donné ce jeudi 22 septembre à 11 heures devant les locaux de l’ancienne gare avant une déambulation dans les rues de la ville, selon un itinéraire prédéfini.

Réunion publique le soir

Toujours à l’ancienne gare mais dans la salle de réunion cette fois, se tiendra à 18 heures une réunion publique. Elle est ouverte à toutes et tous, y compris aux acteurs de la santé et aux élus. Cette réunion publique sera coorganisée par la CGT du Chac et le Comité de Défense du Chac afin de pouvoir alerter le plus grand nombre de personnes sur les conditions de travail du personnel de la santé.

Une vaste journée de mobilisation est donc attendue par les organisateurs.

Correspondant

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Blagnac. Une clinique a ouvert ses portes à Andromède

  • La directrice de l’établissement, Nadine Blat (à droite) aux côtés d’une partie de l’équipe médicale, médecins et autres soignants, sur l’un des plateaux techniques de rééducation et réadaptation.DDMLa directrice de l’établissement, Nadine Blat (à droite) aux côtés d’une partie de l’équipe médicale, médecins et autres soignants, sur l’un des plateaux techniques de rééducation et réadaptation.DDM

Santé,  Blagnac

Publié le 22/09/2022 à 05:10

https://www.ladepeche.fr/2022/09/22/une-clinique-a-ouvert-ses-portes-a-andromede-10559590.php

Deux après son annonce par le groupe Korian, la clinique SMR (soins médicaux et de réadaptation) a ouvert ses portes, dans le quartier Andromède. Elle présente une capacité de 80 lits d’hospitalisation complète et de cinq places d’hospitalisation de jour. La directrice, Nadine Blat, confirme la vocation de l’établissement : « accueillir en moyen séjour et en ambulatoire des patients nécessitant un suivi médical pluridisciplinaire, visant à recouvrir le meilleur niveau d’autonomie, et développer une prise en charge polyvalente, à orientation gériatrique, en coopération avec l’ensemble des acteurs de santé du territoire », assure-t-elle. Dans les faits, une relocalisation de l’établissement Korian Montvert précédemment établi à Castelmaurou, « la majorité du personnel a suivi le mouvement, soit 70 équivalents temps plein ». Un projet qu’elle pilote depuis 9 ans, « mené en concertation avec l’ARS Occitanie et l’ensemble des parties prenantes, les collectivités locales et les acteurs de santé ». 

Une part belle est faite aux nouveautés, tant pour les technologies que pour l’encadrement professionnel : « Les équipements techniques des différents plateaux sont digitalisés et permettent ainsi une individualisation des programmes et du suivi. L’aspect ludique est associé à toutes les phases du séjour, dont la durée moyenne s’établit de 21 à 35 jours. L’attention est portée à l’environnement et à l’aspect nutritionnel, avec une restauration élaborée sur place par une équipe de 5 personnes. Parmi les multiples spécialités des personnels soignants, outre les 5 médecins, un généraliste, 3 gériatres et un médecin orienté neurovasculaire, on note le recrutement d’une APA, une professionnelle en activité physique adaptée. Enfin, la proximité des établissements d’enseignement et de recherche nous ouvre des perspectives intéressantes avec la Maison Intelligente de l’IUT », souligne Nadine Blat. Le parking associé du site est en accès libre, mais muni d’une barrière pour en dissuader un usage inadapté la fréquentation du lieu.Clinique de Blagnac, 11, Boulevard Henri Ziegler, Tél. 05 61 37 34 00. www.korian.fr/clinique-ssr/ssr-korian-blagnac-31700.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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