Seulement 46 % des professionnels hospitaliers se disent satisfaits de leur travail.

« L’état de santé des soignants s’est aggravé »

Date de publication : 22 septembre 2022

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Pauline Fréour constate dans Le Figaro que « le personnel soignant français, notamment hospitalier, ne se porte pas bien ».
La journaliste explique que selon un sondage Odoxa pour la Mutuelle nationale des hospitaliers (MNH) et Le Figaro Santé, « les difficultés rapportées par les médecins, infirmiers et aides-soignants ont empiré depuis la précédente étude de ce type il y a 4 ans ».
Elle note que « la part des professionnels hospitaliers satisfaits de leur travail a ainsi reculé de 10 points depuis 2018 : ils ne représentent plus que 46% des sondés, contre 77% pour la moyenne des actifs français (en hausse, à l’inverse, de 5 points) ».

https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&ved=2ahUKEwitgOD63Kj6AhVPXfEDHYcLB38QFnoECCwQAQ&url=https%3A%2F%2Fwww.mnh.fr%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2F2021-10%2Fodoxa-mnh-avril-2018.pdf&usg=AOvVaw2ek5dIIOrLv9bt2EhO5dpj


Pauline Fréour ajoute que « travailler de nuit, faire des horaires importants certains jours ou semaines, ou des heures supplémentaires sont des contraintes qui pèsent davantage sur leur quotidien que les autres actifs (différence de 12,5 points). Ils sont aussi plus nombreux à considérer que leur travail est fatigant pour leur âge (26 points de plus que les autres actifs) ».
« Quant à l’équilibre vie privée-vie professionnelle, il est insuffisamment respecté pour près de la moitié d’entre eux (46%) ; deux fois plus que les autres actifs (23%) », 
relève la journaliste.
Elle souligne que « ces conditions de travail pénibles ne sont pas sans impact sur la santé physique et morale des soignants. Par rapport aux actifs français, ils sont bien plus nombreux à avoir, sur les 4 précédentes semaines, ressenti des douleurs limitant leurs activités (16 points de plus) et à avoir vécu des moments de tristesse ou d’abattement les empêchant d’accomplir les tâches qu’ils s’étaient fixées ».


Pauline Fréour note que « chez les soignants qui ont du mal à dormir (2 sur 3 environ), la moitié l’explique par le stress généré par le travail, contre seulement 15% chez les actifs en emploi. Ils sont d’ailleurs 37% à expérimenter «souvent» de l’agressivité de la part de patients, et sont deux fois plus nombreux que les autres professions à avoir été arrêtés pour stress (12% contre 6%) ».
La journaliste observe en outre que « si les soignants s’estiment majoritairement en bonne santé (à 76%), ils sont tout de même moins nombreux dans ce cas qu’en 2018 (- 6 points). […] Les soignants sont de plus grands consommateurs de psychotropes […]. Ils paraissent aussi moins actifs physiquement […] mais sont en revanche plutôt meilleurs élèves sur la consommation d’alcool et de tabac, ou l’usage prolongé d’internet et de la télévision ».
Pauline Fréour ajoute qu’« ils sont sensiblement moins nombreux que les autres actifs à avoir consulté la médecine du travail au cours des 2 années écoulées, surtout les médecins (seulement 16% !). Ils ont d’ailleurs, sans surprise, davantage recours à l’automédication (+ 19 points par rapport à l’ensemble des Français) ».


La journaliste note par ailleurs que « les soignants estiment en premier lieu qu’il faut agir sur leur travail (la charge, les conditions, la durée), puis sur les effectifs dans leur emploi. Ils sont aussi 9 sur 10 à considérer qu’il faut davantage associer les paramédicaux et les médecins à la gouvernance des hôpitaux, et autant à estimer que leur salaire et les heures supplémentaires/astreintes doivent être revalorisés ».


Le Dr Rachel Bocher, présidente de l’Intersyndicat national des praticiens hospitaliers, réagit : « Soigner, c’est une vocation, qui comporte une part d’idéal. Mais la réalité actuelle est brutale, décevante. Les médecins n’ont pas les moyens qu’ils souhaiteraient pour répondre aux besoins des patients, ils sentent l’insatisfaction de ces derniers et cela les atteint ».

En un an, les soignants hospitaliers ont été arrêté treize jours en moyenne 

Par M.G. le 22-09-2022

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Selon un sondage Odoxa pour la Mutuelle nationale des hospitaliers (MNH) et Le Figaro, le personnel hospitalier est de plus en plus stressé au travail. Plus de sept soignants sur dix se disent « fatigués » par leur emploi.

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D’après un sondage Odoxa pour la Mutuelle nationale des hospitaliers (MNH) et quotidien Le Figaro, comprenant 1 325 soignants et 1 005 adultes représentatifs de la population française, cette année, 46% des professionnels de santé se déclarent insatisfaits de leur travail (10 points de moins par rapport à 2017). Parmi eux, les aides-soignants (51%) et les médecins (18%) s’estiment du même avis. A titre de comparaison, le reste de la population se déclare “insatisfaits” à 23%.

Concernant leur travail, le sondage indique que près d’un quart des professionnels de santé travaille plus de 45 heures par semaine. Ils sont également 72% à trouver leur emploi “fatiguant”, contre 46% pour le reste des Français. Les aides-soignantes sont en tête de ce sondage : un peu moins de 9 sur 10 estiment leur travail “fatiguant”. Pour les médecins, le pourcentage est plus faible : 56%. Le manque de personnel en est l’une des raisons principales, entraînant davantage d’heures de travail et de gardes. Cette fatigue a des conséquences sur la vie personnelle des soignants. 46% d’entre eux considèrent que le ratio vie professionnelle et vie personnelle n’est “pas satisfaisant”. Chez les actifs avec emploi, ils sont deux fois moins nombreux à ne pas avoir trouvé leur équilibre (23%).

Hôpital : les soignants peu mobilisés pour protester contre leurs conditions de travail

Le temps de travail prolongé en raison du manque de personnel, les conditions de travail difficiles sont délétères pour le personnel hospitalier. Beaucoup ont déclaré ressentir des douleurs physiques limitant leurs activités (16 points de plus par rapport au reste des Français). Mais les soignants s’estiment à 76% en bonne santé (9 points de moins que le reste de la population).

Les aides-soignants sont encore une fois les plus nombreuses (29%) à se trouver en “mauvaise” santé, tout comme les infirmières (24%). Les médecins, eux, sont moins nombreux 14% et plus représentatif de l’ensemble des Français (15%) et du reste des actifs français (13%).

Si les conditions de travail sont difficiles, environs deux soignants sur trois rencontrent des difficultés pour s’endormir au moins une fois par semaine, (c’est 17 points de plus par rapport à l’ensemble des Français). Pour près d’un soignant sur neuf, le problème viendrait d’un stress généré par le travail. D’après ce même sondage, les soignants sont les plus grands consommateurs de psychotropes (31%), contre 23% chez l’ensemble des Français. Également, deux soignants sur dix déclarent prendre ces substances au moins une fois par mois. En revanche, ils sont moins touchés par les problèmes d’alcool, de tabac et d’usage prolongé d’internet.

3 jours de d’arrêts en plus en moyenne pour les professionnels de santé

En moyenne, un professionnel de santé a été arrêté 13,6 jours au cours des 12 derniers mois, contre 10,1 pour les autres actifs français. Le premier motif de ces arrêts chez les soignants est un stress professionnel ou personnel. Alors que pour les autres actifs français, le principal motif d’arrêt est dû à une blessure. Pourtant, le personnel soignant est moins nombreux à avoir consulté la médecine du travail, 41%, contre 48% pour le reste des Français, et ont davantage recours à l’automédication (plus de 19 points par rapport à l’ensemble des Français).

Pour améliorer leur état de santé, le premier changement que les soignant aimeraient voir apparaître repose sur leur travail (diminuer la charge, améliorer leurs conditions et diminuer leurs horaires), et sans surprise augmenter les effectifs. Ils sont aussi 9 sur 10 à estimer que leur salaire et les heures supplémentaires/astreintes doivent être revalorisés.

Pour combattre ces conditions de travail difficiles, deux journées de mobilisation du personnel hospitalier auront lieu le mardi 27 et le jeudi 29 septembre prochain.

[avec Le Figaro]

L’état de santé des soignants s’est aggravé

Par Pauline Fréour

Publié hier à 19:45, mis à jour hier à 21:14

https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&ved=2ahUKEwjV8tOE3Kj6AhVAYPEDHT1PBZEQFnoECAUQAQ&url=https%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Fsciences%2Fl-etat-de-sante-des-soignants-s-est-aggrave-20220921&usg=AOvVaw1qWZ6TS2jMBIo_OMKx04i1

Seulement 46 % des professionnels hospitaliers se disent satisfaits de leur travail. ARNAUD LE VU/Hans Lucas via AFP

EXCLUSIF – Selon un sondage Odoxa-MNH-«Le Figaro», le personnel hospitalier se porte moins bien que les autres actifs.

Le personnel soignant français, notamment hospitalier, ne se porte pas bien – ce n’est malheureusement à ce stade plus vraiment une nouvelle. Mais un vaste sondage Odoxa pour la Mutuelle nationale des hospitaliers (MNH) et Le Figaro Santé permet de mettre des chiffres sur ce ressenti, et ceux-ci sont éloquents. Alors que vont s’enchaîner deux journées de mobilisation du personnel hospitalier, ce jeudi à l’appel de la CGT, et mardi prochain avec FO, la CFDT et l’Unsa, les difficultés rapportées par les médecins, infirmiers et aides-soignants ont empiré depuis la précédente étude de ce type il y a quatre ans.

La part des professionnels hospitaliers satisfaits de leur travail a ainsi reculé de 10 points depuis 2018: ils ne représentent plus que 46 % des sondés, contre 77 % pour la moyenne des actifs français (en hausse, à l’inverse, de 5 points), selon ce sondage réalisé par téléphone auprès de 1325 soignants (principalement hospitaliers) et 1005 adultes représentatifs de la population française

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Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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