243 hôpitaux de proximité, 57 gagnants et 48 perdants
Publié le 06/05/22 – 17h16rhttps://click.viasfmc.com/?qs=e56145e69b07dd5a2dce2237d644f7b8e00e3773c8064f7cd7fb9f1f41508c37761471a0f07dc5d5b68724f77d5bdf65324778abb851e9b8ca21a47953d97cae
En métropole, la première campagne de labellisation accompagnant la réforme des hôpitaux de proximité s’achève avec la reconnaissance de 243 établissements. Au travers de dix cartes, Hospimedia dresse le panorama de l’offre proposée par ces établissements, avec une activité variée autour du SSR, des urgences, de l’imagerie ou des soins palliatifs.
Information mise à jour : déjà hôpital de proximité, le CH de la Mauldre à Montfort-l’Amaury (Yvelines) a bénéficié du nouveau label remis par l’ARS Île-de-France en mai2022, après la première vague de la campagne de labellisation.
Engagée fin 2021 par les ARS avec de nouveaux critères, la première vague de la campagne de labellisation des hôpitaux de proximité s’achève par l’identification de 243 établissements en métropole. Via dix cartes, construites avec les données 2020 de la statistique annuelle des établissements (SAE), Hospimediapasse en revue l’offre de soins mise en place et développée par ces établissements, majoritairement publics. Ce panorama ne prend pas en compte les trois hôpitaux corses de Bonifacio, Sartène et Corte, en raison d’un problème de reconnaissance de leur numéro Finess. L’analyse porte ainsi sur 239 hôpitaux de proximité labellisés à l’issue de la première campagne ; d’autres suivront en 2022* et 2023 pour compléter la réforme et atteindre l’objectif d’environ 500 hôpitaux de proximité.
Des dynamiques régionales variables
Par rapport à la dernière liste de 2019, pas moins de 48 établissements de santé perdent leur label à l’issue de cette nouvelle campagne. À l’inverse, 57 établissements obtiennent ce sésame soumis à de nouvelles conditions. Le reste de la liste était déjà reconnu en 2019. Cette première vague souligne des différences notables entre les ARS. Dans les Hauts-de-France, la liste a été rallongée avec huit nouveaux hôpitaux et aucune perte. En Île-de-France également la liste est plus étoffée mais avec une perte de label. En Grand-Est, les sortants et les entrants s’équilibrent. À l’inverse, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, douze hôpitaux perdent leur label, cinq le conservent et deux l’obtiennent. Par rapport à 2019, seule la Corse conserve une liste identique.
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6 133 lits de médecine cumulés
Premier critère pour l’obtention du label, l’autorisation de l’activité de médecine est effectivement renseignée en 2020 par la quasi-unanimité des établissements. Au total, ils cumulent 6 133 lits et 290 places d’hospitalisation de jour. Avec 98 lits et 10 places, l’Hôpital Forcilles à Férolles-Attilly (Seine-et-Marne), nouvellement labellisé, est le plus doté. À l’autre bout du spectre se trouve le CH de Riez (Alpes-de-Haute-Provence) avec 4 lits. Une offre plus spécialisée en gériatrie est également en place avec 981 lits répartis dans 51 établissements, et 53 places dans 13 hôpitaux de proximité. Via la SAE, Hospimedia comptabilise également 20 équipes mobiles de gériatrie.
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20% de l’offre SSR spécialisée en gériatrie
Une grande majorité des hôpitaux de proximité, anciens comme nouveaux, disposent d’une offre SSR plus ou moins développée. Les 222 établissements recensés totalisent 8 174 lits pour cette activité dont 1 612 spécialisés pour la prise en charge des personnes âgées polypathologiques dépendantes. Ces lits spécialiséssont regroupés dans 62 établissements. Les hôpitaux disposent également de 558 places dans 49 établissements, dont 55 dédiées à la gériatrie dans 6 établissements. Une offre qui s’articule avec celle des unités de soins de longue durée, présentes dans un peu moins de la moitié des hôpitaux de proximité.
À noter par ailleurs pour l’activité SSR, le recensement d’une équipe mobile dans 7 établissements :
- CH de Bazas (Gironde) ;
- site de Louviers du CH intercommunal Elbeuf-Louviers-Val-de-Reuil (Seine-Maritime et Eure) ;
- CH de Corbie (Somme) ;
- CH de Felleries-Liessies (Nord) ;
- CH de Saint-Amand-les-Eaux (Nord) ;
- site de Saint-Vallier des Hôpitaux Drôme-Nord ;
- CH de Bourbonne-les-Bains (Haute-Marne).
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Une activité d’imagerie dans la moitié des hôpitaux
La réforme des hôpitaux de proximité vise à renforcer l’offre d’imagerie et de biologie dans les territoires en dotant les établissements. L’activité de biologie est moins identifiable dans la SAE. En revanche, en matière d’imagerie, les hôpitaux labellisés lors de cette première campagne cumulent, en 2020, 154 450 actes pour les patients accueillis et 604 936 actes externes. Seulement deux, à savoir les CH de Loudun (Vienne) et Pont-Audemer (Eure), disposent d’un appareil IRM et 33 sont équipés d’un scanner. L’activité est surtout déployée dans des salles de radiologie conventionnelle, avec 109 hôpitaux de proximité concernés, soit un peu moins de la moitié des établissements.
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Un demi-million de passage aux urgences
L’activité des services d’urgences et des services mobiles d’urgence et de réanimation (Smur) concerne une proportion moindre d’hôpitaux de proximité. 51 établissements sont ainsi recensés. Ils cumulent 18 480 sorties Smur et 515 081 passages aux urgences selon les données 2020. Avec plus de 900 sorties par an, les Smur des CH d’Auray (Morbihan), Concarneau (Finistère) et Joigny (Yonne) et de l’hôpital La Villeneuve du groupe hospitalier Sud-Bretagne (Finistère) sont les plus actifs. Concernant les services d’urgences, le CH d’Eu (Seine-Maritime) comptabilise le plus de passages (23 790), alors que la moyenne des services concernés est de presque 11 000 passages annuels. La quasi-totalité dispose d’une unité d’hospitalisation de courte durée, d’une capacité de 2 à 7 lits selon les établissements.
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Des activités spécialisées développées
Enfin, certains établissements disposent déjà d’une offre étoffée avec des spécificités. Les hôpitaux de proximité jouent un rôle en matière de périnatalité. Si les fermetures de maternités locales ont été nombreuses dans les territoires, seulement 44 centres périnataux de proximité sont recensés. La pratique des interruptions volontaires de grossesse est également plutôt minoritaire, puisqu’elle concerne 20 établissements. Seulement 9 déclarent des lits spécialisés en psychiatrie tandis que 15 disposent d’une HAD. Enfin, la présence d’une équipe mobile de soins palliatifs est plus courante. Hospimedia en recense 49 dans la SAE 2020. Certains établissements disposent également d’une activité autorisée en soins palliatifs, qui vient compléter ou est indépendante de l’offre mobile.
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* Certaines directions font savoir à Hospimedia avoir d’ores et déjà validé leur labellisation, à l’instar par exemple du CH de la Mauldre à Montfort-l’Amaury (Yvelines) et de l’hôpital d’Issoudun (Indre). Les arrêtés seront prochainement publiés en ce sens.
Jérôme Robillard
Commentaires Dr Jean SCHEFFER:
Cet article fait l’impasse totale sur:
-Le nombre de CHG déclassifiés en Hôpital de proximité (perte des urgences, du SMUR, et/ou de la chirurgie, de la maternité…)
-Le nombre de services d’urgences et de SMUR fermés
-Le nombre de lits de long séjour fermés en France et en particulier dans les anciens hôpitaux locaux, ou de proximité (65% entre 2000 et 2011)
Il ne s’agit pas d’un travail de journaliste au sens éthique du terme, mais une simple copie d’une communication gouvernementale.