Pollution par les particules fines dans une gare souterraine quai/rame: un potentiel oxydant « quatre à dix fois plus élevé que les moyennes en air ambiant en fond urbain »

Particules fines : l’Ademe et l’Ineris ont mesuré leur toxicité dans les transports souterrains

Risques  |  04 mai 2022  |  Félix Gouty  |  Actu-Environnement.com

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Particules fines : l'Ademe et l'Ineris ont mesuré leur toxicité dans les transports souterrains

© adisa

L’Agence de la transition écologique (Ademe) et l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) ont évalué la toxicité de particules fines (de type PM10) – souvent les seules quantifiées – collectées dans les transports en commun, à quai et à l’intérieur d’une rame. Dans le cadre de ce projet exploratoire, nommé « Tox in Transport », leurs experts en pollution de l’air ont procédé à des mesures en enceintes ferroviaires souterraines (sur le quai d’une station de métro) et à l’intérieur des rames en Île-de-France, en mars puis en novembre 2020.

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Au sein du rapport présentant les résultats de leurs recherches, l’Ademe et l’Ineris concluent que le potentiel inflammatoire et la cytotoxicité des particules relevées étaient « limités ». Néanmoins, d’autres facteurs de toxicité ont été identifiés. Les particules fines retrouvées à quai et à l’intérieur des rames montrent un potentiel oxydant « quatre à dix fois plus élevé que les moyennes en air ambiant en fond urbain ». Ce potentiel signifie qu’elles sont capables d’induire la production d’espèces réactives de l’oxygène (ERO) à l’intérieur des cellules humaines. Un excès d’ERO provoque des dégradations de l’ADN et des membranes cellulaires et peut entraîner la mort des cellules.

En outre, si les teneurs en endotoxines se sont révélées plus élevées en rame qu’à quai, les experts soulignent le bénéfice de la climatisation sur la quantité de particules rencontrées. Cependant, l’Ademe et l’Ineris se veulent rassurants : « les niveaux de concentration en particules mesurés sont cohérents avec ceux mesurés en enceintes ferroviaires souterraines et en rames en France », en règle générale. Ces premiers résultats exploratoires suggèrent qu’une « réflexion doit être menée pour déterminer comment ces nouvelles métriques pourront être utilisées à terme dans des approches d’évaluation des risques sanitaires, que ce soit dans le cadre d’une évaluation des risques sanitaires classiques ou dans des approches plus complexes associant des indicateurs d’exposition cumulée ».

Félix Gouty, journaliste
Rédacteur scientifique

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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