Pourquoi les psychologues se préparent à boycotter le dispositif MonPsy de Macron

« Nous sommes des psychologues et nous ne serons jamais des vendeurs de soins psychiques »

TRIBUNE

Collectif

Alors que le dispositif MonPsy entrera en vigueur le 5 avril, plus de 2 000 psychologues dénoncent, dans une tribune au « Monde », la gabegie du gouvernement et expliquent pourquoi ils entendent boycotter ce protocole, qu’ils étaient pourtant nombreux à appeler de leurs vœux.

Publié le 29 mars 2022 à 09h00    Temps de Lecture 8 min.  https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/03/29/nous-sommes-des-psychologues-et-nous-ne-serons-jamais-des-vendeurs-de-soins-psychiques_6119597_3232.html

Tribune. Depuis plusieurs mois, Emmanuel Macron et Olivier Véran se félicitent d’une réforme concernant le remboursement de consultations auprès d’un psychologue qu’ils présentent avec emphase comme une avancée historique pour les personnes en situation de détresse psychique.

Que l’on ne s’y trompe pas. Beaucoup de psychologues sont favorables à un dispositif de remboursement des séances au nom d’une égalité d’accès aux soins psychiques. Et puis, ne boudons pas notre plaisir : notre métier est enfin reconnu d’utilité publique, loin des clichés sulfureux qu’il charrie encore parfois. Pour autant, le dispositif MonPsy, qui entrera en vigueur à partir du 5 avril, est inacceptable et dangereux pour nous comme pour nos futurs patients.

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L’ensemble de la profession n’a cessé de le dire, mais nos demandes et propositions sont restées lettre morte. Si bien que nous, psychologues libéraux et exerçant en institution, sommes aujourd’hui déterminés à boycotter ce protocole dont nous étions pourtant nombreux à louer les motifs initiaux.

Le service public de la santé psychique déconsidéré

A titre liminaire, nous rappellerons au président de la République et à son ministre des solidarités et de la santé que le libre accès au soin psychique prodigué par des psychologues existe dans son principe noble, inconditionnel et gratuit, depuis une soixantaine d’années au sein de structures hospitalières et médico-sociales publiques.

Or ces établissements ne sont plus en capacité d’effectuer leur mission (les listes d’attente pour la prise en charge de nouveaux patients varient de plusieurs mois à quelques années) parce que les gouvernements successifs les ont laissés progressivement dépérir en limitant leurs moyens et en transformant leur esprit.

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Jamais en France le service public de la santé psychique n’a été à ce point malmené et déconsidéré : fermeture de services de psychiatrie dans la fonction publique hospitalière, exclusion systématique de notre métier dans les revalorisations salariales, maltraitance de psychologues structurellement sous-payés, usés et démissionnaires du fait de procédures les soumettant à des contraintes incessantes et dénuées de sens.

La santé mentale n’est pas qu’une affaire de médecine

Dans ce contexte désolant, le dispositif promu par l’exécutif à destination du secteur libéral a tout de la poudre aux yeux jetée à des fins purement électoralistes. Qu’on en juge plutôt. En premier lieu, les séances ne seront remboursées que sur adressage préalable d’un médecin. Dans notre pratique quotidienne, une orientation du médecin est parfaitement compatible avec notre exercice.

De fait, les médecins, majoritairement non formés à la prise en charge de la souffrance psychique dans son versant psychothérapique, nous envoient régulièrement des patients pour avis et suivi dans ce qui est une collaboration confraternelle nécessaire et féconde. Mais l’adressage (qui n’est ici rien d’autre qu’une prescription déguisée) est une affaire différente : il dit ce qui est bon pour un patient et commande une exécution par un professionnel de santé.

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A ce titre, il est antagoniste à toute démarche de soin psychique, laquelle s’inscrit dans un moment – le bon moment pour un patient – et dans une rencontre : la bonne rencontre entre le patient et son thérapeute. La santé mentale n’est pas qu’une affaire de médecine et de chimie, elle est aussi une affaire d’humanité, et les sciences humaines ont toute leur place dans la prise en charge de la souffrance psychique, à côté de la science médicale et sans nul besoin de lui être inféodée.

Une méconnaissance stupéfiante de la profession

La préservation de l’accès libre et direct aux psychologues doit être clairement garantie. D’autre part, les remboursements seront limités à une portion congrue de la population (250 000 personnes la première année, soit 0,5 % de la population) et en fonction des troubles. En effet, seuls « les troubles d’intensité légère à modérée » seront concernés, et les patients en burn-out ou prenant un traitement antidépresseur, souffrant de troubles alimentaires ou d’une addiction, seront de facto exclus de cette prise en charge.

Quand les personnes seront plus gravement touchées, où trouveront-elles l’aide nécessaire ? Faudra-t-il attendre qu’elles soient hospitalisées pour être accompagnées décemment, si cela est encore possible ? Le troisième danger de ce dispositif réside dans le fait qu’il ne propose le remboursement que de huit séances par an au maximum. Huit, pas une de plus ! Cela montre une méconnaissance stupéfiante de notre profession et de ce qu’est une psychothérapie.

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Certaines thérapies courtes sont tout à fait fructueuses, et ce sont de toute façon les patients qui décident in fine du nombre de séances dont ils auront besoin. Mais pour que tout ce qui est douloureux et complexe puisse se dire, pour que l’élaboration de ce qui entrave puisse advenir, nos patients ont souvent besoin de plus de huit séances.

Vers la paupérisation de la profession

Si le nombre de séances annuelles remboursées est limité à huit, comment allons-nous clore de manière imposée ce qui a commencé à s’ébaucher ? « Vous vous êtes livrés tout l’été ? Eh bien ! payez maintenant !  » Ou bien : « Revenez l’an prochain même si vos souffrances sont toujours aussi aiguës. » Comment maintenir un lien de confiance avec nos patients qui devront alors payer de leur poche (s’ils en ont les moyens) pour continuer leur thérapie ?

Cette rupture dans la continuité des soins est impossible à valider sur les plans éthique et thérapeutique, et nous demandons un rehaussement significatif du nombre de séances remboursées. Quatrième problème enfin, le montant des huit séances remboursées a été fixé à trente euros, sans dépassement possible. Cette décision est lourde de conséquences parce qu’elle condamne l’ensemble de la profession à une paupérisation sans précédent.

En temps ordinaire, le tarif d’une séance de thérapie est de soixante euros en moyenne. Ce n’est pas un montant anodin, mais c’est ce qui nous permet de recevoir sept ou huit patients par jour tout en payant nos charges, le loyer de notre cabinet, nos formations et nos supervisions.

Impossible de suivre correctement les patients

Par ailleurs, dans notre pratique quotidienne, nous adaptons déjà nos tarifs aux moyens de nos patients : trente euros la séance, et même parfois moins. Si nous pouvons le faire, c’est précisément parce que d’autres patients ont les moyens de payer plus. On pourrait nous rétorquer que l’afflux de patients, lié au dispositif de remboursement, permettrait de compenser la perte sèche subie par les psychologues.

A ceci près qu’il est rigoureusement impossible de faire ce métier correctement si nous recevons les patients à la chaîne. Nous refusons de recevoir de quinze à vingt patients par jour, entre vingt et trente minutes au maximum, au risque de nous abîmer dans ce rythme et d’abîmer nos patients avec.

La survie de la profession, et d’un soin psychique dans le respect d’une éthique professionnelle et d’une qualité d’écoute, est menacée si des psychologues ubérisés acceptent ce dispositif contraint du début à la fin. La Cour des comptes, dans son rapport qui appelle à la généralisation du dispositif de remboursement des séances de psychothérapie (« Les parcours dans l’organisation des soins de psychiatrie », février 2021), semble pourtant percevoir le caractère ubuesque de la situation lorsqu’elle énonce que « la contrainte dans les soins mine l’alliance thérapeutique, reconnue comme précieuse dans le traitement ».

Pour préserver l’éthique et l’humanité

L’autre ironie amère de la situation est que l’on nous dit tous les jours, en cette période de pandémie, à quel point notre travail est précieux et, pourtant, jamais nous n’avons eu le sentiment d’être autant méprisés. Victimes de la reconnaissance de notre métier, il nous faudrait désormais l’exercer au rabais. Et ce au motif que l’Etat ne se donne plus les moyens de financer les institutions publiques dont la mission est d’intervenir gratuitement pour les publics les plus fragiles.

Notre colère n’est en rien la traduction d’un quelconque réflexe corporatiste. Par-delà ces questions brûlantes soulevées par notre profession, nous sommes aussi solidaires de tous les professionnels exerçant un métier au cœur de l’humain : soignants, enseignants, travailleurs sociaux, magistrats, etc. Comme nous, ils sont touchés mais luttent sans relâche pour préserver l’éthique et l’humanité qui fondent leurs pratiques.

S’il y a destruction de nos métiers et perte de sens de nos missions, il se produira un désastre pour celles et ceux qui font appel à nous. Nous sommes et resterons des professionnels responsables de notre éthique et autonomes dans nos méthodes et pratiques. Nous ne sommes ni des robots ni des clones, et nous ne gérons ni des flux ni des stocks. Nous sommes des psychologues et nous ne serons jamais des vendeurs de soins psychiques.

Là où l’exécutif s’érige aujourd’hui en gestionnaire tatillon de l’intime, nous continuerons de prendre en charge la souffrance psychique d’êtres humains dont les problématiques, parce qu’elles sont diverses, complexes et singulières, ne seront jamais réductibles à un protocole contraint et standardisé.

Les premiers signataires de cette tribune sont : Alain Abelhauser, professeur des universités en psychopathologie clinique, ancien vice-président de l’université Rennes-II, président du Séminaire interuniversitaire européen d’enseignement et de recherche en psychopathologie et psychanalyse (SIUEERPP) ; Solenne Albert, psychologue clinicienne ; Stefan Chedri, psychologue, psychothérapeute, psychanalyste ; Albert Ciccone, professeur de psychopathologie et psychologie clinique (université Lyon-II), psychologue, psychanalyste, membre du directoire du SIUEERPP ; Sebastien Firpi, psychologue clinicien hospitalier, psychanalyste, formateur en travail social, doctorant en psychopathologie clinique et psychanalyse, membre de l’Appel des appels ; Magali Foynard, psychologue spécialisée en neuropsychologie, psychothérapeute ; Isabelle Galland, psychologue clinicienne, présidente de l’Association des psychologues freudiens ; Nathalie Georges, membre de l’Association des psychologues freudiens, psychanalyste ; Roland Gori, professeur honoraire de psychopathologie à l’université, psychanalyste, essayiste, président de l’association Appel des appels Elise Marchetti, psychologue clinicienne, formatrice, chargée d’enseignements (université de Lorraine) ; Camille Mohoric-Faedi, psychologue clinicienne, M3P, #manifestepsy ; Patrick Ange Raoult, psychologue clinicien, psychologue conseil, psychothérapeute, docteur en psychologie, professeur HDR de psychopathologie, secrétaire général du SNP, directeur de publication de la revue Psychologues et Psychologies ; Catherine Reichert, psychologue clinicienne, psychothérapeute ; Claude Schauder, psychologue, psychanalyste, ancien professeur associé des universités en psychopathologie clinique, expert auprès de la Cours pénale internationale, président de l’association Lire Dolto aujourd’hui, membre de l’Appel des appels ; Ari Szwebel, psychologue clinicien, psychanalyste ; Frédéric Tordo, psychologue clinicien, docteur en psychologie clinique, M3P, #manifestepsy ; Michel Vandamme, psychologue des personnels hospitaliers, docteur en psychologie.

La liste compète des signataires : https://fr.scribd.com/document/565764943/L-appel-des-2000-psychologues

Collectif

Remboursement des consultations : le dispositif « MonPsy », une formule qui divise les professionnels

Depuis mardi, les Français peuvent bénéficier d’un forfait de huit consultations, intégralement pris en charge par la Sécurité sociale et les complémentaires santé. Tarif, nombre de rendez-vous… certains points suscitent le mécontentement. 

Par Line ChopinPublié hier à 18h48, mis à jour à 10h42  

Temps de Lecture 4 min. https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/04/05/remboursement-des-consultations-le-dispositif-monpsy-une-formule-qui-divise-les-professionnels_6120736_3224.html

Emmanuel Macron l’avait annoncé lors des Assises de la santé mentale et de la psychiatrie, en septembre 2021 : huit séances annuelles chez le psychologue peuvent désormais être remboursées, à compter de mardi 5 avril, via la plate-forme MonPsy (Monpsy.sante.gouv.fr) pour tous les Français âgés d’au moins trois ans. « La pandémie a révélé l’importance du sujet de la santé mentale », avait déclaré le chef de l’Etat, appelant à mettre plus de moyens dans ce secteur. Les psychologues du secteur libéral peuvent dorénavant recevoir des patients qui bénéficieront d’un remboursement, sous certaines conditions.

Ce sont justement ces conditions qui suscitent le débat chez les professionnels. Mardi 29 mars, plus de 2 000 psychologues cosignaient une tribune dans Le Monde afin de signifier leur opposition. « Beaucoup de psychologues sont favorables à un dispositif de remboursement des séances au nom d’une égalité d’accès aux soins psychiques (…) Pour autant, le dispositif MonPsy est inacceptable et dangereux pour nous comme pour nos futurs patients », écrivaient les signataires

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Premier point de crispation : la nécessité d’être orienté vers le psychologue par un médecin généraliste pour pouvoir bénéficier de la prise en charge. Une condition à laquelle s’oppose vivement le Syndicat national des psychologues (SNP), qui la juge « inadéquate », car n’appartenant pas au « domaine de compétences des médecins ». Son secrétaire général, Patrick-Ange Raoult, signataire de la tribune, avance notamment que cette obligation peut « provoquer une réticence supplémentaire, avec un retard de prise en charge », puisqu’elle implique que le patient se confie une première fois chez un médecin avant de le faire auprès d’un psychologue.

La Fédération française des psychologues et de psychologie (FFPP) adopte une position plus mesurée sur ce point. Selon sa présidente, Gladys Mondière, il aurait fallu trouver un dispositif hybride, en laissant le choix entre un passage par le généraliste et un accès direct vers un psychologue. « L’adressage a comme avantage qu’un bon nombre de patients qui n’iraient pas spontanément voir un psychologue vont y aller, parce qu’ils sont recommandés par le médecin traitant »,souligne la psychologue, exerçant en cabinet à Lille. Mais, pondère-t-elle, « d’autres personnes n’ont pas envie de parler de leurs problèmes personnels à leur médecin traitant. Ceux-là, on ne les aura pas. »

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1 300 psychologues volontaires

Le patient doit ensuite consulter la plate-forme MonPsy pour trouver un psychologue recensé. Sur les 18 000 psychologues libéraux exerçant en France, 1 300 se sont pour l’heure portés volontaires. Avant d’apparaître sur la plate-forme, leurs candidatures sont examinées, afin de s’assurer qu’elles répondent aux critères d’éligibilité : les psychologues doivent par exemple avoir exercé pendant au moins trois ans. A l’heure actuelle, 600 professionnels sont inscrits, les autres dossiers étant en cours d’examen.

Concernant les troubles des patients, ils doivent se limiter à une intensité « légère à modérée » ; les personnes aux manifestations plus sévères devant être orientées vers des soins plus spécialisés. Au total, huit séances sont prises en charge : une première consultation d’évaluation, puis sept autres classiques. Ce plafonnement est également critiqué : pour le SNP comme pour la FFPP, ce n’est pas suffisant. « Cela ne correspond pas à la réalité, clame Patrick-Ange Raoult, également professeur de psychopathologie à l’université catholique de Lyon. On peut avoir besoin de deux ou trois séances, comme de dix, ça dépend de l’état psychique. » Gladys Mondière le rejoint sur ce point : « Parfois cela pourrait suffire, mais, majoritairement, on a besoin de plus. Cela ne colle pas bien à nos pratiques. » Si le nombre maximum de séances annuelles est plafonné à huit, les consultations peuvent être renouvelées l’année suivante.

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Autre source de mécontentement : le prix. La première séance coûte 40 euros, les suivantes, 30. Les représentants des professionnels s’accordent à dire que ces tarifs sont insuffisants, car en deça de ceux des consultations habituelles. Seuls certains cas sont exempts de l’avance des frais, tels que les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (CSS), de l’aide médicale d’Etat (AME), les femmes enceintes à partir du sixième mois de grossesse, les personnes en affection de longue durée (ALD), ainsi que celles consultant à la suite d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle. Après envoi de la feuille de soins à son organisme d’assurance maladie, le patient est remboursé à hauteur de 60 % par la Sécurité sociale, et à 40 % par sa complémentaire, s’il en a une.

« Toute la population en a besoin »

Pour France Assos Santé, qui regroupe près de 90 associations de patients, le dispositif est en revanche à saluer. « On sort d’une crise sanitaire, sociale, qui a passablement ébranlé l’ensemble de nos concitoyens. L’accès à un psychologue d’une façon gratuite nous paraît important », observe son président, Gérard Raymond, qui préconise de faire « vivre » la mesure « avant de la critiquer ».

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Jean-Cyrille Lecoq, psychologue exerçant à Paris, est également favorable au dispositif. Il s’est porté candidat sur la plate-forme, tout comme il avait pu le faire sur les dispositifs Santé Psy Etudiants et Psy Enfant Ado. « Toute la population en a besoin. Je le vois dans ma pratique en tant que libéral : on va payer les effets du Covid-19 pendant plusieurs années. » Pour lui, si ce nouveau système est perfectible, il a avant tout « le mérite d’exister. Avant, il n’y avait rien. »

Pour financer cette mesure, une enveloppe de 50 millions d’euros est prévue pour l’année 2022, ce qui correspond à la prise en charge de 200 000 patients. Contacté, le cabinet du ministre de la santé, Olivier Véran, précise toutefois que ce budget est indicatif.

Line Chopin

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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