Le futur des trains pour les petites lignes

Ces drôles de trains que la SNCF nous prépare

Analyse 

La compagnie ferroviaire planche sur de futurs trains, notamment destinés aux petites lignes, comme « Flexy » qui peut à la fois rouler sur route et sur rail. La SNCF veut sortir du diesel en 2035 et explore diverses pistes pour limiter ses émissions de CO2 et réaliser des gains d’énergie.

  • Michel Waintrop, 
  • le 31/03/2022 à 11:53 
  • Modifié le 31/03/2022 à 11:58

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Ces drôles de trains que la SNCF nous prépare

Draizy peut emporter une trentaine de personnes et a vocation à rouler sur de petites lignes peu fréquentées.SNCF

Comme les sirènes de la mythologie qui étaient mi-poissons mi-êtres humains, ce futur véhicule de la SNCF sera à la fois une grosse voiture et un petit train. Pas question ici de mythe : la compagnie ferroviaire promet bel et bien, pour 2026, ce matériel à batteries électriques, baptisé Flexy. « De nombreuses régions se positionnent pour que les expérimentations se déroulent sur leur réseau », se félicite Carole Desnot, patronne des innovations à la SNCF.

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Flexy, c’est l’une des réponses que veut offrir la compagnie aux régions pour convoyer vers le train et les centres-villes des personnes habitant des zones très mal desservies par les transports publics. Avec sa roue mise au point par Michelin, cet étrange véhicule, qui peut emporter neuf passagers, ira chercher ces derniers dans des villages par la route, puis empruntera les rails du réseau ferré pour les conduire jusqu’à la gare la plus proche.

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Ces drôles de trains que la SNCF nous prépare

Flexy pourra rouler à la fois sur les routes et les rails du réseau ferré. / SNCF 

Éviter la fermeture de petites lignes

Cette innovation fait partie d’une gamme de futurs trains régionaux, plus légers que les gabarits actuels des TER, auxquels la SNCF travaille avec plusieurs partenaires en espérant une mise en service vers 2028. C’est le cas de Draizy, qui peut emporter une trentaine de personnes et qui a vocation à rouler sur de petites lignes peu fréquentées, là où les TER n’ont parfois qu’une dizaine de passagers à bord.

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La SNCF travaille aussi sur des « trains légers innovants » (TLi) susceptibles de prendre la place des TER classiques sur des portions de voie dégradées, où des trains plus lourds ne peuvent plus rouler au risque d’accroître les dégradations, ou doivent, s’ils le peuvent, limiter leur vitesse.

Ces drôles de trains que la SNCF nous prépare

Un train TLi, pour « train léger innovant ». / SNCF 

Autant de solutions, selon la compagnie ferroviaire, qui pourraient éviter la fermeture de petites lignes ou de gares grâce à des matériels qui devraient être moins chers aussi bien à l’achat qu’en maintenance. Tous ces trains fonctionnent sur batteries électriques car ils sont destinés à des lignes essentiellement non électrifiées. Il faut rappeler que près de la moitié du réseau ferré français, soit 15 000 km sur 32 000, n’est pas électrifiée et accueille donc des trains qui roulent au diesel.

Un TGV nouvelle génération

C’est aussi en grande partie pour les réseaux non électrifiés que la SNCF dit vouloir accélérer la réduction des émissions de CO2 de ses trains. « Notre objectif est de sortir complètement du diesel en 2035 », pointe Carole Desnot, qui évoque les différentes pistes, comme les TER dont les moteurs fonctionnent déjà à 100 % à l’huile de colza entre Paris et la Normandie, les TER hybrides (caténaires, batteries électriques et moteur thermique) en 2023 et les trains à hydrogène en 2025…

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Les TER ne sont pas les seuls concernés par les innovations, puisque le TGV de nouvelle génération doit faire son apparition vers 2024. Selon la SNCF, sa mise au point doit un être un modèle à suivre pour d’autres innovations. « Jamais on n’a mis aussi peu de temps pour un tel projet industriel », dit Carole Desnot, qui évoque aussi un prix à l’achat inférieur de 20 % par rapport à la précédente génération, un coût de maintenance abaissé de 30 % et un gain d’énergie de 20 %…

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Tous ces futurs trains devraient aussi être de plus en plus pourvus de systèmes d’aide automatique à la conduite, même si la SNCF n’envisage pas encore de rames sans conducteur. Mais ces systèmes devraient permettre une meilleure régularité et, de ce fait, des fréquences accrues sur certaines lignes encombrées.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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