Les propositions des candidats en matière de Santé-Social-Territoires-Immigration

Election présidentielle 2022 : comparez les programmes des principaux candidats

Par Service politique et Les Décodeurs

Publié le 16 février 2022 à 16h19, mis à jour hier à 17h38

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2022/02/16/election-presidentielle-2022-comparez-les-programmes-des-principaux-candidats_6113964_4355770.html#lafranceetlunioneuropenne

DÉCRYPTAGES

De Nathalie Arthaud à Anne Hidalgo, en passant par Yannick Jadot ou Valérie Pécresse, retrouvez les promesses des candidats et candidates à l’élection.

Comment améliorer notre système de santé, préserver le pouvoir d’achat de la population, lutter contre le changement climatique, assurer la sécurité de tous ? Quelle politique migratoire souhaitons-nous ? Quelle dette publique laisserons-nous à nos enfants après la crise du Covid-19 ? Quelle doit être la place de la France dans l’Union européenne, dans le monde ? Ces enjeux, et bien d’autres, sont au cœur des débats de la campagne présidentielle et devraient guider la décision des électeurs pour le scrutin des 10 et 24 avril.

Notre comparateur de programme synthétise les 1 100 propositions des candidats, de l’extrême gauche à l’extrême droite, et ce qui les différencie sur une centaine de thématiques.

La période de dépôt des parrainages n’étant pas achevée, nous avons limité la liste aux personnalités les mieux placées pour obtenir les 500 signatures requises. Le président sortant, Emmanuel Macron, bien que très probablement candidat à sa succession, n’y figure pas pour le moment ; nous ajouterons ses propositions quand il aura officiellement annoncé ses intentions.

Cet outil, qui permet de filtrer les propositions par thème ou par candidat, sera mis à jour régulièrement au fil de la campagne présidentielle.

Dr Jean SCHEFFER: nous ne détaillerons que les propositions concernant le secteur de la santé, du médico-social, du social, les services publics, l’immigration et ce pour les principaux candidats (Pecresse, Zadot, Mélenchon, Roussel, Le Pen, Zemmour, Hidalgo).

Système de santé publique

Après deux ans de crise sanitaire marquée par le Covid-19, l’intégralité des candidats souhaitent réformer l’organisation du système de santé, notamment à l’hôpital.

J.-L. MÉLENCHON

Instaurer le « 100 % Sécu » et supprimer la tarification à l’acte

Le candidat insoumis propose d’instaurer le « 100 % Sécu » en remboursant à 100 % les soins de santé prescrits et en intégrant les mutuelles dans la Sécurité sociale. Il propose de supprimer la tarification à l’acte.

F. ROUSSEL

Prendre en charge les soins à 100 % par la Sécurité sociale

Le candidat communiste souhaite une prise en charge des soins à 100 %, dans le cadre d’un système de santé publique. « Ce doit être l’une des grandes conquêtes de ce 21e siècle », énonce-t-il dans so programme. Il compte aussi remplacer les agences régionales de santé, « mises en place par les pouvoirs précédents pour asphyxier les hôpitaux », par des services régionaux démocratiques de l’Etat qui seront composés de trois collèges : usagers, professionnels et élus locaux.

Y. JADOT

Mettre fin à la tarification à l’acte

Le candidat écologiste souhaite repenser l’offre de soins en fonction des territoires, par bassin de santé, plutôt qu’au niveau national. Il propose également la fin de la tarification à l’acte

A. HIDALGO

Prendre en charge les frais pour les victimes du chlordécone

Pour la candidate, les scandales sanitaires comme celui du chlordécone en Martinique ou les sargasses dans les Caraïbes feront l’objet de mesures d’urgence dès 2022. Elle souhaite aussi que les frais médicaux des personnes confrontées aux conséquences de l’exposition au chlordécone soient intégralement pris en charge par la Sécurité sociale.

V. PÉCRESSE

Inclure les maires dans les conseils d’administrations des hôpitaux

Les maires pourront présider un conseil d’administration des hôpitaux de leur commune.

M. LE PEN

Supprimer les agences régionales de santé

Afin de « réaffirmer l’autorité de l’Etat », Mme Le Pen entend supprimer les agences régionales de santé (ARS) et confier la tutelle des hôpitaux aux préfets de région. Les hôpitaux auront une gouvernance partagée entre le directeur d’hôpital pour les aspects administratifs et un médecin pour les questions médicales. Elle souhaite aussi instaurer un moratoire sur la suppression des lits à l’hôpital public.

E. ZEMMOUR

Supprimer les ARS

Le candidat de Reconquête ! souhaite la suppression des agences régionales de santé. Selon lui, il « est urgent de faire un état des besoins et d’investir prioritairement pour mieux soigner les Français et redonner confiance et plaisir du travail bien fait à nos soignants ».

Déserts médicaux

Entre 3,7 et 7,4 millions de personnes, selon la définition retenue, habitent des territoires sous-dotés en médecins généralistes, selon une étude de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques. 

J.-L. MÉLENCHON

Créer des centres pluridisciplinaires et offrir un service à moins de trente minutes de chaque Français

Le candidat propose de créer des centres de santé pluridisciplinaires publics et entend actionner tous les leviers pour combattre les déserts médicaux : recruter de médecins publics, supprimer le numerus clausus et augmenter les moyens des facultés de médecine, mobiliser la médecine libérale et hospitalière, etc. Enfin, il propose de rouvrir des services d’urgence, des maternités et des Ehpad publics assurant un service de proximité à moins de trente minutes de chaque habitant.

F. ROUSSEL

Limiter le droit à l’installation dans les zones médicalement denses

M. Roussel souhaite que, dans les zones médicalement denses, un médecin ne puisse s’installer que si un autre part à la retraite, par le biais d’un conventionnement sélectif à l’installation.sélectif à l’installation. Il ambitionne également de développer massivement les centres de santé.

Y. JADOT

Limiter l’installation d’un médecin dans une zone déjà bien pourvue

M. Jadot souhaite qu’un médecin puisse s’installer dans une zone déjà bien pourvue seulement lorsqu’un médecin libéral du territoire cessera son activité. Il imposera aussi « de façon temporaire et transitoire » une obligation d’effectuer la dernière année d’internat et les deux premières années d’exercice dans les territoires sous-denses.

A. HIDALGO

Créer un statut de « médecin assistant »

Pour pallier la désertification médicale de certains territoires ruraux, l’élue socialiste souhaite créer un statut de « médecin assistant » assurant aux internes en dernière année déployés dans des « territoires en tension » une rémunération équivalente au double d’aujourd’hui, « soit environ 3 500 euros par mois ». Elle veut également accroître les capacités d’accueil des facultés de médecine pour former jusqu’à 15 000 nouveaux médecins par an.

V. PÉCRESSE

Créer une dotation « contre la désertification sanitaire »

La présidente de région souhaite demander à l’Assurance-maladie de prévoir, par région, une dotation « lutte contre la désertification sanitaire ». Elle doit permettre d’ajuster la rémunération des professionnels de santé en fonction de leur activité dans les zones sous tension. Elle permettra, selon elle, d’aider les jeunes médecins à s’installer et à exercer à la fin de leurs études dans les zones qui en manquent.

M. LE PEN

Développer la télémédecine, les centres de santé et la formation de jeunes médecins

Pour réduire les déserts médicaux en France, Mme Le Pen propose des incitations financières fortes, le développement de la télémédecine, l’augmentation des maisons et centres de santé ainsi que l’ouverture « de places suffisantes dans les facultés de médecine pour disposer des médecins dont les Français ont besoin ».

E. ZEMMOUR

Recruter 1 000 médecins salariés dans les centres médicaux 

Le programme pour la ruralité prévoit le recrutement de 1 000 médecins salariés (généralistes et spécialistes) dans les centres de santé communaux et départementaux, ainsi que des services de proximité d’urgence, de suivi et de prévention (maternité, ophtalmologie, chirurgie dentaire, dépistage).

Revalorisation des métiers de la santé

Lancées après la première vague du Covid-19, les négociations du Ségur de la santé ont abouti à un plan de 8,2 milliards d’euros destinés à revaloriser les salaires et les carrières des personnels hospitaliers.

J.-L. MÉLENCHON

Revaloriser les métiers et les revenus

Jean-Luc Mélenchon souhaite « revaloriser les métiers et les revenus » des professionnels du soin et du médico-social (médecins, infirmiers, aides-soignants et personnel administratif) sans préciser selon quelles modalités.

F. ROUSSEL

Créer 100 000 emplois dans la santé

M. Roussel veut créer 100 000 emplois « dans tous les métiers : infirmiers, aides-soignants, auxiliaires de vie, aides à domicile ». Aussi, il souhaite titulariser tous les contractuels.

Y. JADOT

Revaloriser les personnels soignants

Le candidat écologiste souhaite revaloriser de 10 % les salaires des personnels soignants. Il compte également embaucher 100 000 infirmiers.

A. HIDALGO

V. PÉCRESSE

Créer 25 000 postes de soignants d’ici cinq ans

La candidate des Républicains promet de recruter 25 000 soignants supplémentaires en cinq ans à l’hôpital public. Elle souhaite revaloriser financièrement les carrières des infirmières et des sages-femmes, et veut instaurer un stage de médecine générale dans toutes les études de médecine. Elle veut aussi augmenter le prix de la consultation chez les généralistes de 5 euros « sans augmentation du reste à charge pour les Français ».

M. LE PEN

Former, recruter et revaloriser les salaires des soignants 

La candidate du RN propose de « recruter en masse des personnels soignants pour combler les postes vacants », en ouvrant 10 000 places de formation, et de revaloriser les salaires des personnels soignants avec une enveloppe de 2 milliards d’euros sur cinq ans.

E. ZEMMOUR

Financement de l’hôpital public

Après la crise du Covid-19, le Ségur de la santé a consacré 8,2 milliards d’euros à la revalorisation des métiers des établissements de santé, un montant jugé insuffisant par beaucoup. Les dépenses de santé représentent actuellement 12,4 % de la richesse nationale, soit un peu moins que ce qui est engagé en Allemagne ou en Suisse.

J.-L. MÉLENCHON

Reconstruire le service public hospitalier

Le candidat de La France insoumise propose de recruter et former 100 000 soignants. Il compte également revenir sur la tarification à l’activité à l’hopîtal. « Renonçons à la folie de la concentration des hôpitaux qui entraîne fermetures de lits et d’établissements », estime-t-il aussi dans son programme.

F. ROUSSEL

Réformer le financement de la sécurité sociale

Par « une réforme de progrès du financement », il veut « mettre fin au reste à charge des dépenses de soins » et permettre une prise en charge des soins à 100 %. Le candidat souhaite moduler les cotisations sociales patronales « en fonction de l’évolution de la masse salariale«  et instaurer une cotisation additionnelle sur les revenus financiers des entreprises  »pour contribuer aussi bien au financement des retraites qu’à celui de l’assurance maladie ».

Y. JADOT

Reprendre la dette des hôpitaux publics

Pour « préserver l’hôpital public d’une logique marchande et en lui donnant les moyens de ses missions », le candidat écologiste souhaite « décreter une reprise de la dette des hôpitaux publics

A. HIDALGO

Tourner la page de « l’hôpital-entreprise »

Mme Hidalgo promet de tourner la page de « l’hôpital-entreprise ». Elle compte remplacer l’Objectif national de dépenses d’assurance-maladie (Ondam), aujourd’hui critère de « limitation des dépenses », par Un Objectif national de santé publique (ONSP) débattu annuellement au Parlement. Elle veut aussi sortir partiellement du système de tarification à l’acte, et veut le remplacer, sur une partie des soins, par une « dotation d’Etat qui tienne compte des besoins locaux de santé publique ».

V. PÉCRESSE

Réaliser un audit « approfondi » de l’hôpital

La candidate veut un audit « approfondi » de l’hôpital, et souhaite mettre en place un système d’information partagé entre les hôpitaux publics, les hôpitaux privés et la médecine de ville. Elle entend « débureaucratiser » le fonctionnement de l’hôpital au profit des médecins chefs de service et en permettant à chacun de choisir son statut juridique, et veut mettre en place un mode de financement « davantage tourné » vers la qualité des soins.

M. LE PEN

Abandonner la tarification à l’activité

Marine Le Pen propose de redéfinir le mode de financement de l’hôpital public en revenant à une dotation budgétaire globale et en abandonnant la tarification à l’activité

E. ZEMMOUR

Lutte contre le Covid-19

Plus de 130 000 morts en France, cinq vagues, plusieurs confinements… Deux ans après le début de l’épidémie, qui aura tout chamboulé en France, les candidats ont chacun leur politique sanitaire pour « vivre avec ».

J.-L. MÉLENCHON

Rembourser la PMA pour toutes les femmes, mais refuser la GPA 

Le candidat de gauche veut établir la filiation par reconnaissance comme principe par défaut. Il souhaite rembourser la procréation médicalement assistée (PMA), et la rendre accessible aux personnes trans. Il refuse cependant la gestation pour autrui (GPA) et souhaite « constitutionnaliser la non-marchandisation du corps humain ». Il propose aussi d’ouvrir l’adoption plénière à tous les couples mariés ou pacsés.

F. ROUSSEL

Assurer l’accès à l’adoption et à la procréation médicale assistée pour toutes

Fabien Roussel souhaite que l’accès à l’adoption et à la procréation médicale assistée (PMA) soit assuré pour toutes. Toute discrimination liée à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre sera sanctionnée par la loi.

Y. JADOT

Reconnaître automatiquement la filiation des enfants nés de GPA à l’étranger.

Le candidat vert prône « la reconnaissance automatique de la filiation des enfants nés de GPA à l’étranger pour les deux parents ».

A. HIDALGO

Instaurer un « permis de faire » pour les collectivités 

L’édile socialiste veut restaurer l’autonomie financière des collectivités territoriales, avec la mise en place d’un « permis de faire » permettant aux collectivités d’expérimenter des dérogations aux règles nationales. Elle souhaite aussi garantir le service public dans chaque commune, comme la mise en place de bus du service public itinérants créés dans toutes les intercommunalités.

V. PÉCRESSE

M. LE PEN

Interruption volontaire de grossesse

Actuellement en discussion au Parlement, le texte allongeant le délai de l’IVG de douze à quatorze semaines devrait être adopté par l’Assemblée nationale avant l’élection présidentielle, malgré les résistances du Sénat.

J.-L. MÉLENCHON

Allonger le délai pour l’IVG et supprimer la clause de conscience

Jean-Luc Mélenchon propose d’allonger à quatorze semaines après le début de la grossesse le délai légal pour pratiquer une interruption volontaire de grossesse (IVG), contre douze actuellement. Il souhaite également ajouter dans la Constitution le droit à la contraception et à l’IVG et supprimer la clause de conscience qui permet à des médecins de refuser de pratiquer des avortements pour des raisons personnelles.

F. ROUSSEL

Inscrire dans la Constitution le droit à l’interruption volontaire de grossesse

Le candidat communiste veut inscrire le droit à l’interruption volontaire de grossesse dans la Constitution, ainsi que garantir « l’accès libre et gratuit à la contraception, sous toutes ses formes et sur tout le territoire »« Sur le délai de recours à l’IVG, la France s’alignera avec les pays européens les plus progressistes, en vertu de la clause de l’Européenne la plus favorisée », peut-on également lire dans le programme de Fabien Roussel.

Y. JADOT

Constitutionnaliser le droit à l’IVG

Yannick Jadot souhaite « sanctuariser le droit à l’avortement en l’inscrivant dans la Constitution comme un droit inaliénable ». Il propose aussi que l’IVG puisse être pratiquée par des sages-femmes et que le délai pour pouvoir le faire soit allongé à quatorze semaines.

A. HIDALGO

V. PÉCRESSE

Garantir le libre choix des femmes

Valérie Pécresse se dit favorable, sur France Inter, à l’inscription du droit à l’avortement dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

M. LE PEN

Ne pas allonger le délai de l’IVG à quatorze semaines

Interviewée sur RTL, Marine Le Pen s’est dite « pour le droit à l’IVG » mais contre l’allongement du délai légal. Elle considère qu’on risque de « faire un cadeau empoisonné aux femmes pûisqu’un certain nombre de médecins refuseraient de procéder à des interruptions de grossesse à quatorze semaines alors qu’ils acceptaient à douze ».

E. ZEMMOUR

Ne pas allonger le délai de l’IVG à quatorze semaines

Dans une interview à « Elle », le candidat d’extrême droite se dit « pas favorable à l’allongement du délai à quatorze semaines ».

GPA et PMA

La procréation médicalement assistée a été étendue à toutes les femmes (couples lesbiens et célibataires) en 2021. En revanche, la gestation pour autrui reste interdite en France.

J.-L. MÉLENCHON

Abroger les lois sur le passe vaccinal

Jugeant la loi mettant en place le passe vaccinal « liberticide et inefficace », M. Mélenchon souhaite son abrogation. Il comtpe également « réintégrer les soignants exclus pour cause de non-vaccination » ainsi que « la levée des brevets sur les vaccins contre le Covid-19 et l’interdiction de tout dépôt de brevet sur tout médicament utile à une réponse sanitaire urgente. »

F. ROUSSEL

Agir pour la levée des brevets sur les vaccins

Fabien Roussel exige une « coopération mondiale pour faire des médicaments et des vaccins des biens communs universels ». Aussi, le candidat est favorable à « la levée des brevets sur les vaccins contre le Covid-19 ».

Y. JADOT
A. HIDALGO

Lever les brevets des vaccins contre le Covid-19

La maire de Paris souhaite faire pression sur les laboratoires pour obtenir la levée « temporaire » des brevets sur les vaccins contre le Covid-19.

urer un « permis de faire » pour les collectivités 

L’édile socialiste veut restaurer l’autonomie financière des collectivités territoriales, avec la mise en place d’un « permis de faire » permettant aux collectivités d’expérimenter des dérogations aux règles nationales. Elle souhaite aussi garantir le service public dans chaque commune, comme la mise en place de bus du service public itinérants créés dans toutes les intercommunalités.

V. PÉCRESSE

Evaluer le « quoi qu’il en coûte » et étudier le Covid long

Elle veut mener dès mai 2022 un audit sur le « quoi qu’il en coûte »afin d’évaluer l’action du quinquennat Macron et d’arrêter les « dépenses inefficaces qui peuvent l’être » et « accélérer » la recherche sur le Covid long.

M. LE PEN

Ne pas imposer la vaccination

Marine Le Pen n’est pas contre les vaccins, mais veut en finir avec l’obligation vaccinale que constitue le passe vaccinal actuel. Elle refuse aussi la vaccination des enfants contre le Covid-19.

E. ZEMMOUR

Vacciner en priorité les publics les plus fragiles

Opposé au passe vaccinal, le candidat de Reconquête ! prône la vaccination « des personnes âgées et fragiles, y compris avec une troisième dose ». Il compte également encourager les traitements contre le Covid-19 et « restaurer notre filière de recherche médicale ».

Prise en compte de la santé mentale

MELENCHON

Reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle

Jean-Luc Mélenchon propose de reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle. Il compte également « lancer un grand plan pour la santé mentale, qui renforcera les centres médico-psychologiques, rouvrira des lits de psychiatrie publics, permettra le suivi psychologique ambulatoire par le conventionnement des professionnels et augmentera le nombre de places en faculté de médecine dans la filière psy ».

Y. JADOT

Reconnaître le burn out et la dépression comme des maladies professionnelles

Afin de rendre le travail plus soutenable, le candidat Vert souhaite « reconnaître la dépression et le burn out comme maladies professionnelles ». M. Jadot souhaite également le retour des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) dans les entreprises.

A. HIDALGO

Reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle

La santé mentale sera une « grande cause » du quinquennat de la candidate, avec la reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle. Aussi, souhaite-t-elle, les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) seront rétablis dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés pour « porter » les questions de santé au travail avec la médecine du travail. 

V. PÉCRESSE

Créer un « Institut national de la santé mentale »

La candidate tient à créer un Institut national de la santé mentale, sur le modèle de l’Institut pour le cancer, dont le but sera « de doter la France d’une stratégie nationale ambitieuse, de mieux accompagner les patients et d’accélérer la recherche et l’innovation thérapeutique sur les maladies mentales ».

Grand âge et Ehpad

La publication en janvier 2022 du livre Les Fossoyeurs du journaliste Victor Castanet, sur « le système Orpea », a incité les candidats à se positionner sur la gestion des Ehpad.

MELENCHON

Créer 10 000 places en Ehpad publics par an

Jean-Luc Mélenchon souhaite construire un service public de la dépendance, créer 10 000 places supplémentaires en Ehpad public par an durant tout le quinquennat et s’assurer que la gestion soit réalisée dans un but non lucratif. Il s’agit aussi de revaloriser les métiers et revenus de l’ensemble des professionels du grand âge à domicile.

F. ROUSSEL

Créer 300 000 emplois en Ehpad

M. Roussel veut créer 300 000 emplois en Ehpad et 100 000 aides à domicile sur trois ans. Il souhaite que les Ehpad dépendant de groupes privés soient placés sous tutelle. Par ailleurs, son programme prévoit que les salaires des employés d’Ehpad soient revalorisés et qu’il y ait un professionnel par résident dans ces structures.

Y. JADOT

Garantir l’accès à un accompagnement bientraitant et adapté

L’eurodéputé souhaite « au moins huit personnels pour dix résidents en Ehpad, qui devront être à taille humaine et dont les pratiques réelles seront contrôlées ». Il souhaite également que l’allocation personnalisée d’autonomie soit « revue à la hausse »

A. HIDALGO

Créer un service public pour la perte d’autonomie

La maire de Paris souhaite que toutes les politiques publiques intègrent une dimension « bien vieillir » et prévention de la perte d’autonomie. Elle veut également créer un service public d’accompagnement de la perte d’autonomie, pour conseiller les familles dans chaque territoire. Aussi, l’élue de gauche entend lancer un plan de recrutement pour les métiers du grand âge

V. PÉCRESSE

Réorganiser les résidences pour personnes âgées dépendantes

Mme Pécresse promet de réorganiser le fonctionnement des établissements d’accueil pour personnes âgées dépendantes afin d’améliorer les soins et les conditions de vie des résidents et les conditions de travail des personnels, et de réduire le reste à charge pour les familles.

M. LEPEN

Renforcer la présence de médecins et d’infirmières dans les Ehpad

La candidate du RN propose de renforcer la présence du personnel médical dans les Ehpad en dotant chaque établissement d’un médecin coordinateur et en imposant la présence d’une infirmière vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

E. ZEMMOUR

Améliorer le contrôle des Ehpad 

Le candidat d’extrême droite propose d’« améliorer le contrôle en amont » des Ehpad, lors de la délivrance des agréments, sans préciser davantage sa mesure. Il souhaite aussi développer le soin et l’accompagnement à domicile.

Allocation aux adultes handicapés

L’AAH a été revalorisée durant le quinquennat, pour atteindre 900 euros par mois, mais le montant versé tient compte des ressources du conjoint, ce que déplorent de nombreuses associations.

MELENCHON

Déconjugaliser et revaloriser l’AAH
Jean-Luc Mélenchon entend revaloriser l’allocation adulte handicapé (AAH) et assurer son versement indépendamment des revenus du conjoint.

F. ROUSSEL

Déconjugaliser l’allocation pour adultes handicapés (AAH)

Le candidat communiste veut déconjugaliser l’allocation pour adultes handicapés (AAH). « Le refus de la déconjugalisation de l’AAH est un véritable scandale. Elle est indispensable pour sortir de ces situations de dépendance, vécues majoritairement par les femmes en situation de handicap qui vivent en couple », écrivait Fabien Roussel dans un post sur Facebook en octobre 2021.

Y. JADOT

Déconjugaliser l’allocation aux adultes handicapés

Pour « garantir l’émancipation, le droit à une vie familiale de leur choix pour les personnes en situation de handicap, tout particulièrement les femmes », le candidat Vert souhaite déconjugaliser et revaloriser l’allocation aux adultes handicapés.

A. HIDALGO

Individualiser l’allocation aux adultes handicapés

Elle souhaite mener « à son terme » l’individualisation de l’allocation aux adultes handicapés.

V. PÉCRESSE

Déconjugaliser l’allocation aux adultes handicapés

Valérie Pécresse veut déconjugaliser l’allocation aux adultes handicapés (AAH) pour ne pas « pénaliser » les personnes en situation de handicap qui veulent vivre en couple, et qui risquent de perdre leur allocation adulte handicapé.

M. LEPEN

Déconjugaliser l’AAH

La candidate du RN est favorable à la déconjugalisation de l’allocation adulte handicapé.

Inclusion des personnes handicapées

La loi de 2005 garantit l’accessibilité et l’égalité des chances pour les 12 millions de personnes handicapées, mais dans les faits, elle n’est que très partiellement appliquée.

MELENCHON

Imposer un plan d’accessibilité des transports et faire respecter la loi 

Le candidat de La France Insoumise veut imposer un plan de mise en accessibilité des transports et permettre aux préfets d’imposer les travaux et de fermer les bâtiments privés ne respectant pas la loi

F. ROUSSEL

Inscrire l’accessibilité universelle dans la Constitution

Le candidat communiste veut inscrire l’accessibilité universelle dans la Constitution. Il souhaite aussi renforcer les obligations légales des entreprises en matière d’embauches et d’adaptation aux personnes handicapées.

Y. JADOT

Garantir l’accessibilité universelle et l’autonomie des personnes

Le candidat créera « une agence de l’accessibilité universelle chargée de veiller au respect des normes d’accès aux services et transports publics » ainsi que « le droit de rester pleinement autonome et indépendant » grâce à des aides à domiciles revalorisées.

A. HIDALGO

Doter les aidants d’élèves handicapés d’un statut pérenne

La candidate de gauche veut doter les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) d’un statut pérenne qui les « sorte de la précarité ». Elle vise aussi à mieux former les personnes de l’éducation nationale autour du projet « d’école inclusive ».

V. PÉCRESSE

Durcir l’obligation d’employer des personnes handicapées

Valérie Pécresse souhaite mettre en œuvre la scolarisation en milieu ordinaire jusqu’à la fin du collège « quand c’est possible », et ouvrir les dispositifs de formation aux personnes en situation de handicap. La candidate envisage aussi de durcir le contrôle des entreprises et des associations pour qu’elles respectent leurs obligations d’emploi de 6 % de personnes handicapées plutôt que de s’exonérer par une simple taxe.

M. LEPEN

Renforcer l’accessibilité

Elle souhaite adosser « un grand plan de renforcement de l’accessibilité dans les transports publics, la voirie, le logement et le numérique pour remplir enfin l’objectif de la loi handicap de 2005 ».

E. ZEMMOUR

Sortir de l’obsession de l’inclusion

Dénonçant dans un premier temps une « obsession de l’inclusion »à l’école, le candidat a précisé sa pensée en expliquant qu’il ne fallait pas négliger la nécessité d’établissements spécialisés. Le candidat à la présidentielle a appelé à « prendre en compte les cas particuliers » de chaque enfant, avec des possibilités de « passerelles » entre « établissements spécialisés » et « ordinaires »

Statut des aidants familiaux

Depuis le 30 septembre 2020, les proches aidants qui travaillent peuvent prendre un congé indemnisé. Sa durée maximale est de trois mois, mais il peut être renouvelé jusqu’à un an sur l’ensemble de la carrière d’un salarié.

MELENCHON

F. ROUSSEL

Augmenter l’indemnité et la durée du congé des aidants 

« Pour renforcer le statut des proches aidants », le candidat communiste souhaite « augmenter l’indemnité et la durée de leur congé ».

Y. JADOT

Accompagner les aidants

L’élu écologiste souhaite développer les droit à la formation, au répit et à la retraite des proches aidants.

A. HIDALGO

V. PÉCRESSE

Donner un statut aux aidants 

Elle veut conférer aux aidants familiaux s’occupant d’enfants handicapés ou d’aînés dépendants un véritable statut en matière d’aménagement de leur vie professionnelle. Valérie Pécresse compte instaurer « un droit de demander » permettant à chaque salarié de solliciter un aménagement du temps ou du lieu de travail pour s’occuper d’un proche. L’employeur pourra refuser mais devra motiver son refus, détaille la candidate.

M. LEPEN

Renforcer le congé de proche aidant et créer une indemnité de 300 euros

Elle souhaite revaloriser le statut des aidants de personnes dépendantes en augmentant la durée du congé de proche aidant (de trois à douze mois) et en indexant l’indemnisation sur les revenus de la personne aidante. Une indemnisation spécifique de 300 euros mensuels sera attribuée aux aidants faisant le choix d’un maintien à domicile de la personne aidée.

E. ZEMMOUR

Légalisation du cannabis

Plusieurs pays ayant acté l’échec de la prohibition, comme l’Allemagne, ont légalisé le cannabis, ou s’apprêtent à le faire, sous le contrôle strict de l’Etat.

MELENCHON

Légaliser le cannabis et encadrer son usage et sa vente

Le candidat propose de légaliser le cannabis à des fins récréatives. La vente et la production seraient encadrées par un monopole d’Etat. Les recettes des taxes sur le cannabis seraient affectées « à des programmes de lutte contre les addictions et à une politique de prévention ».

F. ROUSSEL

Décider d’une éventuelle légalisation après débat démocratique

Le candidat communiste ne tranche pas sur la question du cannabis, car les « enjeux que soulève la dépénalisation du cannabis, et la diversité des opinions en présence, nécessiteront un débat démocratique, rigoureux et éclairé par le travail des professionnels, en concertation avec les communes ».

Y. JADOT

Légaliser le cannabis

Il souhaite que l’Etat encadre la production et la vente de cannabis. Les taxes perçues sur les ventes financeront les politiques de santé publique et de prévention des drogues.

A. HIDALGO

Instaurer une « conférence de consensus » sur le cannabis

La maire de Paris souhaite organiser une « conférence de consensus » dans le pays avec l’appui des maires, afin d’examiner « sans tabou » la question d’une légalisation menée sous le contrôle et « l’encadrement strict » de l’État.

V. PÉCRESSE

Pénaliser la consommation de cannabis

L’élue de droite s’oppose à la légalisation du cannabis et plaide pour l’amende pénale. Elle s’exprime pour un centre de désintoxication plutôt qu’une salle de consommation pour les usagers de crack à Paris.

M. LEPEN

Ne pas légaliser et renforcer la répression

« Il faut mener la guerre contre la drogue », estimait la candidate d’extrême droite en octobre 2021. Favorable à la verbalisation des consommateurs, elle propose de « mettre en prison ceux qui dealent » et « d’adapter les peines des dealers en fonction des kilos ou des grammes de drogue qu’ils détiennent ».

Droits des LGBT+

Le Parlement a adopté, en janvier 2022, la création d’un nouveau délit contre les « thérapies de conversion » des homosexuels, une revendication longtemps portée par les associations LGBT+.

MELENCHON

Autoriser la PMA aux personnes trans

Le candidat souhaite mettre en œuvre un plan d’éradication des violences à l’encontre des personnes LGBTI, sans donner plus de précisions. Il compte aussi autoriser le changement d’état-civil libre et gratuit devant un officier d’état-civil et rendre accessible la PMA aux personnes trans.

F. ROUSSEL

Rembourser le parcours de transition des personnes trans

M. Roussel veut accompagner le parcours de transition des personnes trans. Il souhaite le remboursement, dans tous ses aspects, de ces transitions.

Y. JADOT

Permettre un changement d’état civil sur simple demande

Yanick Jadot souhaite ouvrir la PMA à toutes les femmes et aux hommes trans en autorisant la méthode de double maternité et le don de spermatozoïdes amical. Il promet aussi de reconnaître automatiquement la filiation des enfants nés de GPA à l’étranger pour les deux parents. Enfin, il compte faciliter les parcours de transition pour les personnes transgenres et intersexes en permettant un parcours de soin et un changement de l’état civil sur simple demande, de manière gratuite. Il interdirait aussi les interventions non consenties sur les personnes inter

A. HIDALGO

Rétablir un ministère des droits des femmes 

Mme Hidalgo désire rétablir un ministère des droits des femmes de plein exercice, doté d’un budget de 1 milliard d’euros. Elle veut renforcer la formation des policiers et des magistrats, et adopter des mesures similaires à l’Espagne : sanctions pénales aggravées, éloignement des conjoints violents, accompagnement social et psychologique des femmes et des enfants témoins des violences, etc.

V. PÉCRESSE

M. LEPEN

E. ZEMMOUR

Violences faites aux femmes

La lutte contre les violences envers les femmes avait été déclarée grande cause du quinquennat par Emmanuel Macron. Mais le bilan est très critiqué par les associations qui déplorent notamment le manque de moyens.

MELENCHON

Déployer un milliard d’euros supplémentaires dans la lutte contre les violences faites aux femmes

M. Mélenchon veut porter une loi contre le sexisme et les violences faites aux femmes et y consacrer un milliard d’euros supplémentaires, « notamment en matière de formation et de places d’hébergement ».

F. ROUSSEL

Créer un ministère des droits des femmes

M. Roussel ambitionne de créer un ministère des droits de femmes, doté d’un milliard d’euros par an affecté à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. « Une loi-cadre sera déposée au Parlement pour combattre les violences conjugales et intrafamiliales », précise le candidat.

Y. JADOT

Investir un milliard d’euros dans la lutte contre les violences faites aux femmes

Dans son programme, M. Jadot annonce que « le budget dédié à la lutte contre les violences [faites aux femmes sera porté] à un milliard d’euros ». Il souhaite également tripler le nombre de places dédiées aux femmes dans les centres d’hébergement d’urgence.

A. HIDALGO

Rétablir un ministère des droits des femmes 

Mme Hidalgo désire rétablir un ministère des droits des femmes de plein exercice, doté d’un budget de 1 milliard d’euros. Elle veut renforcer la formation des policiers et des magistrats, et adopter des mesures similaires à l’Espagne : sanctions pénales aggravées, éloignement des conjoints violents, accompagnement social et psychologique des femmes et des enfants témoins des violences, etc.

V. PÉCRESSE

Réduire le délai de rendu des ordonnances de protection

La présidente de région souhaite faire « mieux respecter le délai de six jours », voire le réduire, pour rendre les ordonnances de protection, et « viser vingt-quatre heures pour les plus grandes urgences ». Elle compte aussi « accroître le nombre des hébergements d’urgence » et mieux former les policiers à l’accueil des femmes victimes de violences. Aussi, les violences intrafamiliales, et en particulier les violences conjugales, seront instruites en soixante-douze heures et jugées en quinze jours, promet-elle.

M. LEPEN

Juger plus rapidement les ex-conjoints

Marine Le Pen entend juger les conjoints et ex-conjoints à l’origine de violences dans des délais très brefs. Par ailleurs, les personnes condamnées pour outrages sexistes feront l’objet d’une inscription au fichier des criminels et délinquants sexuels.

E. ZEMMOUR

Automatiser les bracelets anti-rapprochement

L’ancien chroniqueur de CNews ambitionne d’« automatiser le port de bracelets anti-rapprochement pour les personnes condamnées pour violences conjugales ». Il propose aussi d’augmenter le nombre de places dédiées aux victimes de violences conjugales dans des centres d’hébergement.

Politique familiale

Les allocations familiales ont été modulées selon les revenus des parents sous la présidence de François Hollande. Une décision qui n’a pas été remise en cause par son successeur, Emmanuel Macron.

MELENCHON

Mettre fin au quotient conjugal

Jean-Luc Mélenchon veut mettre fin au quotient conjugal (qui lisse les disparités dans les déclarations de revenus des couples), en le remplacant par un crédit d’impôt par enfant que pourraient toucher toutes les familles. Le député propose aussi d’allonger la durée des congés parentaux, et de les rendre identiques pour les deux parents.

F. ROUSSEL

Harmoniser les congés parentaux

Le communiste promet de garantir un congé parental pour les deux parents, « s’alignant sur la durée actuelle du congé maternité ». Aussi, « les maternités de proximité seront rouvertes, et un plan de lutte contre les violences gynécologiques et obstétricales sera adopté », écrit le candidat dans son programme.

Y. JADOT

Soutenir les familles dès le premier enfant 

L’eurodéputé propose que les allocations familiales soient fixées à 70 euros par mois et par enfant, dès le premier enfant.

A. HIDALGO

Allonger le congé paternité à seize semaines

La candidate du Parti socialiste souhaite allonger le congé paternité à seize semaines, dont six obligatoires.

V. PÉCRESSE

Créer une prime à la natalité

La candidate veut créer une prime à la natalité, avec une allocation familiale pour les nouveaux parents de 900 euros par an jusqu’aux 18 ans de l’enfant. Elle souhaite augmenter les allocations pour les familles de deux et trois enfants, et « restaurer l’universalité des allocations » qui seront versées à toutes les familles, sans conditions de ressources, en fonction du nombre d’enfants. Enfin, elle veut un congé parental aménageable pour chaque parent, pris à différents âges de l’enfant jusqu’à ses 18 ans.

M. LEPEN

Instaurer une pleine part fiscale pour le deuxième enfant

Dans un objectif de relance de la natalité, Marine Le Pen veut accorder aux couples soumis à imposition commune une pleine part de quotient famillial dès le deuxième enfant (au lieu du troisième, actuellement). Elle entend aussi doubler le plafond de l’allocation de soutien familial (ASF) de 116 euros mensuels à 230 euros pour les parents qui élèvent seuls leur enfant.

E. ZEMMOUR

Revenir à l’universalité des allocations familiales

Le candidat d’extrême droite souhaite le retour à l’universalité des allocations familiales, « qui ne doivent plus être versées sous conditions de ressources ». Il propose également de doubler le plafond du quotient familial.

Politique de la petite enfance

J-L. MÉLENCHON

Ouvrir 500 000 places de crèche et modes de garde en cinq ans

Le candidat souhaite créer un « service public de la petite enfance » et ouvrir « 500 000 places en crèche et modes de garde adaptés » sur cinq ans.

F. ROUSSEL

Améliorer l’accueil des enfants handicapés

Il veut renforcer l’encadrement dans les crèches et autres structures de la petite enfance accueillant au moins un enfant handicapé.

Y. JADOT

Développer le service public de la petite enfance

L’élu écologiste souhaite ouvrir « 200 000 places de crèches ou auprès d’assistantes maternelles pour satisfaire les besoins de chaque famille ».

A. HIDALGO

Attribuer l’allocation de rentrée scolaire dès la maternelle

La candidate veut avancer l’attribution de l’allocation de rentrée scolaire dès l’entrée en maternelle. Elle souhaite aussi augmenter les places en crèche de 470 000 à 600 000 en dix ans, et veut garantir dès le premier anniversaire de l’enfant une place en accueil collectif, ou à défaut une aide financière.

V. PECRESSE

Restaurer l’universalité du complément de mode de garde

Elle veut supprimer les conditions de ressources afin de développer l’accès aux assistantes maternelles agréées : selon son programme, « 500 000 familles des classes moyennes bénéficieront d’une aide accrue et 200 000 familles nouvelles en profiteront ».

M. LE PEN

E. ZEMMOUR

Créer 60 000 places de crèches supplémentaires en cinq ans

D’ici la fin du quinquennat, M. Zemmour propose la création de 60 000 places de crèches.

Minima sociaux

Revenu de solidarité active (RSA), allocation de solidarité spécifique (ASS), allocation pour demandeur d’asile (ADA), allocation aux adultes handicapés (AAH), allocation supplémentaire d’invalidité (ASI), minimum vieillesse, allocation veuvage ou encore prime d’activité représentaient une dépense de 28,3 milliards d’euros en 2019.

J-L. MÉLENCHON

Garantir un revenu minimum mensuel au seuil de la pauvreté

Le candidat entend créer « une garantie d’autonomie » permettant que le revenu mensuel de chaque personne atteigne le seuil de pauvreté (1 063 euros). Il vise aussi l’objectif « zéro sans-abri » avec le doublement des places d’accueil.

F. ROUSSEL

Ouvrir le RSA aux moins de 25 ans

M. Roussel veut ouvrir le revenu de solidarité active aux moins de 25 ans, « pour répondre à l’urgence immédiate, le temps de créer ces filières, de réindustrialiser, d’ouvrir ces prérecrutements »« Mon ambition pour le pays, ce n’est pas de proposer le RSA comme horizon aux jeunes », tempère-t-il pour autant

Y. JADOT

Créer un revenu citoyen 

Ce revenu sera versé automatiquement à partir de 18 ans et « garantira que personne ne vive avec moins de 918 euros grâce à un revenu de base relevé à 740 euros » et qui sera cumulé avec les allocations logements et la prime d’activité.

A. HIDALGO

V. PECRESSE

Restaurer l’universalité du complément de mode de garde

Elle veut supprimer les conditions de ressources afin de développer l’accès aux assistantes maternelles agréées : selon son programme, « 500 000 familles des classes moyennes bénéficieront d’une aide accrue et 200 000 familles nouvelles en profiteront ».

M. LE PEN

E. ZEMMOUR

Supprimer les minima sociaux pour les étrangers

Le candidat nationaliste propose de réserver les prestations sociales non contributives (minima sociaux tels que RSA, allocation handicapé, minimum vieillesse…) aux Français.

Distribution des aides sociales

Fin 2019, 4,3 millions de personnes étaient allocataires de l’un des minima sociaux en France. Selon leur bord politique, les candidats s’inquiètent que ces aides n’atteignent pas leurs bénéficiaires (le « non-recours »), qu’elles soient détournées (la « fraude sociale ») ou versées trop généreusement aux étrangers.

J-L. MÉLENCHON

Lutter contre le non-recours aux prestations sociales

Le député LFI propose des mesures d’accompagnement de la précarité, notamment par la lutte contre le non-recours aux droits sociaux ou l’encadrement des prix de produits alimentaires de première nécessité.

F. ROUSSEL

Y. JADOT

A. HIDALGO

V. PECRESSE

Conditionner les allocations familiales pour les étrangers

La candidate veut instaurer, pour les étrangers non européens, un délai de cinq ans de résidence régulière en France pour toucher des prestations familiales.

M. LE PEN

Réserver les allocations aux Français et lutter contre la fraude

La candidate souhaite que « toutes les allocations et primes de politique familiale » soient réservées exclusivement aux familles dont au moins l’un des deux parents est français. Cette mesure sera soumise à référendum. Elle entend également créer un ministère de la lutte contre la fraude (« fiscale, aux cotisations et prestations sociales, aux importations, ententes, etc. ») et remplacer la carte Vitale actuelle par un modèle biométrique « infalsifiable ».

E. ZEMMOUR

Réduire les fraudes aux prestations sociales

Eric Zemmour veut « créer une brigade nationale de lutte antifraude dotée de pouvoirs d’investigation étendus »« imposer des contrôles systématiques des allocataires par les organismes sociaux » et aussi « suspendre pendant cinq années les aides sociales à tout fraudeur récidiviste ». Il propose également de réserver les prestations sociales non contributives aux Français.

Logements sociaux

Dans les zones tendues, c’est-à-dire les grandes métropoles, la construction de logements sociaux a chuté de 36 % en trois ans. En cause, les ponctions de l’Etat dans les recettes des HLM, le manque d’incitation pour les collectivités locales et le manque de foncier.

J-L. MÉLENCHON

Construire 200 000 logements écologiques par an et passer à 30 % le quota de logement sociaux

Jean-Luc Mélenchon propose de construire 200 000 logements publics aux normes écologiques par an pendant cinq ans. Il souhaite rétablir les aides publiques pour les HLM et éviter les hausses de loyer à la relocation en logement social. Enfin, il prévoit de réhausser le quota de logements sociaux dans les villes à 30 %.

F. ROUSSEL

Faire appliquer la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU)

Le candidat promet d’abroger la loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN). Les sanctions seront renforcées pour les communes ne respectant pas l’obligation de 25 % de construction de logements sociaux. 200 000 logements sociaux seront construits chaque année, pour tendre vers 30 % de logements sociaux minimum en zone urbaine.

Y. JADOT

Construire 700 000 logements sociaux en cinq ans

L’écologiste souhaite construire 700 000 logements sociaux d’ici à 2027 et porter à 30 % (contre 25 % aujourd’hui) le taux minimum de HLM dans les communes.

A. HIDALGO

Construire 150 000 logements sociaux par an

L’élue socialiste souhaite relancer la construction de logements sociaux à hauteur de 150 000 logements par an, dont un tiers « très sociaux ». Elle compte également appliquer des sanctions aux maires qui « ne respectent pas l’obligation de 25 % de logements sociaux à 2025 ».

V. PÉCRESSE

Eradiquer en dix ans les « ghettos urbains »

La présidente de région veut « lutter contre le séparatisme urbain »en mettant en place une stratégie de peuplement (pas plus de 30 % de logements très sociaux par commune) pour « éradiquer en dix ans les ghettos ». Dans les communes ne respectant pas cette norme, les bailleurs sociaux devront libérer des logements. Les « fauteurs de troubles », les personnes condamnées pour trafics ou violences et les familles « qui vivent des trafics » seraient exclues du droit à un logement social. Elle veut aussi donner un droit de veto aux maires dans l’attribution des logements sociaux.

M. Le PEN

Instituer une « priorité nationale » pour le logement social et étudiant

La candidate d’extrême droite veut donner accès aux logements sociaux et étudiants en priorité aux Français. Parallèlement, elle propose de construire 100 000 logements sociaux par an, « dont 20 000 en faveur des étudiants et jeunes travailleurs ».

E. ZEMMOUR

Réserver les logements sociaux aux Français

Le candidat de Reconquête ! veut « supprimer la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain) et la loi DALO (Droit au logement opposable) pour  »réserver les logements sociaux aux Français ».

Services publics de proximité

La défense des services publics de proximité était une grande bataille des « gilets jaunes ». Pour répondre à cette attente, le gouvernement a lancé des guichets uniques pour réaliser ses démarches administratives, les maisons France Services.

J-L. MÉLENCHON

Garantir une distance maximale entre toute habitation et les services publics « essentiels »

Jean-Luc Mélenchon assure vouloir « garantir une distance maximale, de quinze à trente minutes, en voiture ou en transport collectif, entre tout lieu d’habitation et les services publics essentiels (école, gare, hôpital, bureau de poste) ».

Y. JADOT

Garantir une égalité d’accès à des services de proximité

Plus de trois ans après la crise des « gilets jaunes », où la question de la proximité des services publics est revenue en force dans le débat public, M. Jadot garantirait par une loi « une égalité d’accès à des services de proximité : santé, école, administration publique, à moins de quinze minutes ».

A. HIDALGO

Instaurer un « permis de faire » pour les collectivités 

L’édile socialiste veut restaurer l’autonomie financière des collectivités territoriales, avec la mise en place d’un « permis de faire » permettant aux collectivités d’expérimenter des dérogations aux règles nationales. Elle souhaite aussi garantir le service public dans chaque commune, comme la mise en place de bus du service public itinérants créés dans toutes les intercommunalités.

V. PÉCRESSE

Augmenter les pouvoirs des maires et des polices municipales

Valérie Pécresse veut étendre les pouvoirs des maires pour faciliter les expulsions de familles générant des troubles à l’ordre public. Elle souhaite aussi permettre aux polices municipales de contrôler l’identité et d’accéder au fichier des fichés S de leur commune.

Réforme de l’assurance-chômage

L’assurance-chômage a été réformée sous le quinquennat d’Emmanuel Macron afin de lutter contre la multiplication des contrats de travail de courte durée, et d’inciter au retour à l’emploi. Entrée en vigueur en 2021, elle est contestée car elle se traduit pour de nombreux allocataires par une baisse de l’indemnisation.

J-L. MÉLENCHON

Abroger la réforme Macron

Le candidat refuse la réforme Macron de l’assurance-chômage et souhaite indemniser les chômeurs en fonction de leurs derniers salaires grâce à une assurance calculée à partir du premier jour de travail.

F. ROUSSEL

Abroger immédiatement la réforme de l’assurance chômage

Le candidat communiste souhaite abroger immédiatement cette réforme qui vise selon lui « à faire 3 milliards d’euros d’économie sur le dos des chômeurs ». S’il est élu, « les demandeuses et demandeurs d’emploi retrouveront leurs droits attaqués sous les précédents quinquennats, sur le délai d’ouverture des droits comme sur le niveau de l’allocation ».

Y. JADOT

Abroger la réforme de l’assurance-chômage

Yannick Jadot annonce dans son programme qu’il souhaite abroger la réforme de l’assurance-chômage, dont le dernier volet est entré en application en décembre 2021.

A. HIDALGO

Abroger la réforme de l’assurance-chômage

L’édile de Paris souhaite abroger la réforme « injuste » de l’assurance-chômage pour un système « adapté aux besoins de notre temps, pleinement accessible aux jeunes ». Elle veut faire du chômage un temps au profit du projet professionnel, grâce à des bilans de compétence. Ce nouveau système doit améliorer l’indemnisation des démissionnaires, des indépendants et des précaires.

V. PECRESSE

Poursuivre la réforme de l’assurance-chômage

La présidente de région compte poursuivre l’actuelle réforme de l’assurance-chômage en renforçant la dégressivité des allocations après six mois pour « inciter » les personnes sans emploi à reprendre plus rapidement un travail ou une formation (pour tous les salariés de moins de 50 ans rémunérés plus de deux sm

M. LE PEN

E. ZEMMOUR

Evolution du smic

Le salaire minimum interprofessionnel de croissance (smic) s’élève à 1 269 euros net par mois pour un temps plein. Certains candidats proposent de l’augmenter.

J-L. MÉLENCHON

Augmenter le SMIC à 1 400 euros net

Dans le cadre d’une « loi d’urgence sociale », Jean-Luc Mélenchon souhaite augmenter le Smic à 1 400 euros nets mensuels.

F. ROUSSEL

Hausse à 1 500 euros net

Le candidat communiste souhaite une augmentation du smic et des pensions de retraite à 1 500 euros net. Il veut aussi « imposer par la loi que toutes les branches professionnelles adoptent le smic comme salaire minimum ».

Y. JADOT

Augmenter le smic à 1 500 euros net à la fin du quinquennat

Le candidat écologiste souhaite augmenter le salaire minimum de 10 % pour atteindre 1 500 euros net en 2027, avec, en parallèle, une revalorisation du point d’indice pour les fonctionnaires.

A. HIDALGO

Augmenter le smic de 15 %

La candidate socialiste prône « une politique volontariste sur les salaires ». Pour cela, elle veut augmenter le smic de 15 %, soit 200 euros de plus par mois. Il passerait ainsi à 1 446 euros net.

M. LE PEN

Ne pas augmenter le smic, mais exonérer de cotisations

Marine Le Pen propose des exonérations de cotisations pour les entreprises qui augmenteraient les salaires allant jusqu’à trois fois le smic, mais ne propose pas de revalorisation globale du salaire minimum.

E. ZEMMOUR

Augmenter le salaire par la baisse des impôts sociaux

Défavorable à une augmentation du salaire minimum, qu’il juge responsable des délocalisations, Eric Zemmour propose, « grâce à la baisse des impôts sociaux », d’augmenter le salaire net des travailleurs modestes, jusqu’à 100 euros par mois pour un salarié au smic.

Encadrement des contrats précaires

La baisse du chômage durant le quinquennat a reposé en grande partie sur les contrats précaires (CDD, intérim…). Dans sa réforme de l’assurance-chômage, le gouvernement a mis en place un bonus-malus, qui entrera en vigueur en septembre 2022, pour inciter les entreprises à réduire leur recours aux contrats courts.

MELENCHON

Fixer un quota de 5 % à 10 % de contrats précaires en entreprise

Jean-Luc Mélenchon veut instaurer un quota maximal de contrats précaires dans les entreprises : 10 % pour les petites et moyennes entreprises (PME) et 5 % pour les grandes entreprises. Dans son programme, il propose également d’accorder « un statut de salarié aux travailleurs des plateformes numériques et à tous les travailleurs faussement considérés comme indépendants »

F. ROUSSEL

Garantir les droits des travailleurs des plates-formes numériques

Le candidat communiste compte accorder aux travailleurs des plates-formes numériques (comme Uber, Deliveroo…) toutes les garanties inscrites dans le droit du travail et le droit à la Sécurité sociale.

Y. JADOT

L’eurodéputé souhaite sanctionner les contrats courts « en favorisant le recours à des groupements d’employeurs ».

A. HIDALGO

Donner aux travailleurs des plates-formes des droits

L’édile socialiste souhaite que la loi puisse établir, en faveur de travailleurs des plateformes tels que les livreurs, une présomption de salariat, afin qu’ils accèdent à l’ensemble des droits des salariés (smic, protection sociale, etc.). La charge de la preuve du statut incombera aux dirigeants des plates-formes, propose-t-elle.

Rapport entre l’Etat et les religions

En 2018, l’exécutif avait annoncé vouloir amender la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat. Le volet « droit des cultes » de la loi contre le séparatisme votée à l’été 2021 a acté notamment la possibilité pour des associations cultuelles de posséder des immeubles affectés au culte afin d’en tirer des revenus locatifs.

MELENCHON

Interdire le financement public d’édifices religieux

Le candidat de La France insoumise propose d’interdire « tous les financements publics d’édifices religieux, d’activités cultuelles et d’établissements confessionnels ». Il veut aussi interdire aux élus, ministres et préfets d’assister à des cérémonies religieuses au titre de leur fonction et refuse l’attribution du titre de chanoine de Latran au président de la République. Il compte aussi abroger le concordat d’Alsace-Moselle et les statuts spécifiques en outre-mer.

F. ROUSSEL

Réformer l’« anomalie » du concordat d’Alsace-Moselle

M. Roussel compte « réhabiliter solennellement l’idéal de laïcité »et veut ouvrir un débat sur le Concordat en Alsace-Moselle « avec les collectivités et les populations concernées pour s’engager dans un processus de sortie de ce régime ».

Y. JADOT

Respecter scrupuleusement la loi de 1905

Yannick Jadot affirme qu’il « respectera scrupuleusement la loi de 1905 sur la laïcité ». Il compte aussi rattacher les cultes au ministère de la justice plutôt qu’à celui de l’intérieur.

A. HIDALGO

V. PÉCRESSE

Interdire le port du voile pour les accompagnatrices scolaires 

L’élue de droite veut interdire le port « du voile forcé », le port du voile pour les accompagnatrices scolaires (en déployant des assistants du service scolaire afin de ne pas priver les enfants de sortie), et le burkini dans tous les espaces de baignade. Elle déclare dans Elle, le 2 février 2022, vouloir mettre en place une amende « dissuasive » pour les parents de filles de moins de 15 ans qui seraient voilées.

M. LEPEN

Interdire les tenues ou signes religieux ostentatoires dans l’espace public

Fin janvier 2021, la candidate du Rassemblement nationale affichait sa volonté d’interdire les tenues ou signes religieux ostentatoires dans l’espace public, ainsi que le voile dans les rues.

E. ZEMMOUR

Interdire le port du voile et de la kippa 

Réclamant « l’assimilation », le candidat d’extrême droite souhaite l’interdiction de porter un voile « partout, dans la rue et dans tous les services publics », ainsi que de la kippa.

Droit d’asile

Le quinquennat Macron a été marqué par la loi Collomb, promulguée en 2018, qui a réduit les délais pour déposer une demande d’asile. En 2019, la France a accédé à environ 36 000 demandes d’asile sur 132 000 (un chiffre en baisse de 40 % en 2020 à cause de la fermeture des frontières pendant la crise sanitaire).

MELENCHON

Garantir pleinement le droit d’asile

Le candidat « insoumis » entend garantir pleinement le droit d’asile, notamment « en prenant le temps d’étudier chaque dossier ». Il compte suspendre le réglement Dublin et renégocier les accords du Touquet. Il souhaite aussi créer un statut de « détresse environnementale » pour apporter une protection en fonction de la catastrophe ayant entraîné la migration. Il souhaite aussi abroger la loi asile et immigration.

F. ROUSSEL

Garantir l’asile pour les réfugiés

Le candidat communiste veut garantir l’asile aux réfugiés.

Y. JADOT

Offrir le droit au travail dès la demande d’asile déposée

L’eurodéputé souhaite garantir l’accès aux droits et à l’accompagnement par l’augmentation des moyens des administrations et des associations. Il propose aussi d’offrir le droit au travail dès que la demande d’asile est déposée.

A. HIDALGO


INSTITUTIONS EUROPÉENNESASILE ET IMMIGRATIONSOCIÉTÉ

Réformer le système de Dublin

Pour mener une politique migratoire « plus humaine, solidaire et efficace », la maire de Paris vise à « faire aboutir » la réforme du système de Dublin : un système qui serait basé sur la solidarité entre Etats membres, en fonction de leurs capacités, plutôt que la règle actuelle « arbitraire » qui veut que le premier pays d’entrée dans l’UE soit le pays responsable du traitement des demandes d’asile.

V. PÉCRESSE

Accélérer les procédures d’asile

La candidate de droite souhaite renvoyer les demandeurs d’asile déboutés après deux mois, les placer dans des centres dédiés pendant l’instruction accélérée de leur demande, réduire les attributions d’aides sociales pour les demandeurs d’asile et, dans le cadre des regroupements familiaux, leur interdire de multiplier les demandes successives de titre de séjour pour des motifs différents. Elle veut aussi rendre obligatoire le dépôt des demandes d’asile à l’étranger, dans les ambassades françaises.

M. LEPEN

Traiter les demandes de droit d’asile uniquement depuis l’étranger

Marine Le Pen propose de modifier le droit d’asile et que les demandes soient déposées et traitées à l’étranger dans les consulats et ambassades françaises. Seules les personnes ayant obtenu le statut de réfugié pourront venir en France. Ce statut sera périodiquement réexaminé. Ces règles s’appliqueraient également aux mineurs isolés.

E. ZEMMOUR

Restreindre le droit d’asile à « une poignée d’individus par an »

Le candidat d’extrême droite prône la suppression du droit du sol, la fin du regroupement familial et la limitation du droit d’asile « à une poignée d’individus par an ».

Conditions d’accès à la nationalité française

Plusieurs candidats insistent sur l’assimilation des étrangers, tandis que certains souhaitent même abroger le « droit du sol », qui permet actuellement à un enfant né sur le territoire de parents étrangers de devenir français à ses 18 ans, ou avant si sa famille en fait la demande.

MELENCHON

Régulariser les travailleurs sans-papiers 

M. Mélenchon promet de faciliter l’accès aux visas et de régulariser les travailleurs sans-papiers, ainsi que les étudiants et parents d’enfants scolarisés. Il souhaite que la carte de séjour de dix ans devienne le titre de séjour de référence.

F. ROUSSEL

Régulariser les travailleurs sans papiers

Le candidat communiste ambitionne de régulariser les travailleurs sans papiers, « car l’égalité de statut est une arme contre le travail clandestin et la mise en concurrence des salariés ».

Y. JADOT

Conserver les règles actuelles en la matière

Yannick Jadot n’envisage pas de changement par rapport aux règles actuelles sur les conditions d’accès à la nationalité française.

A. HIDALGO

V. PÉCRESSE

En finir avec le droit du sol « automatique »
Elle veut « renforcer » les conditions économiques pour acquérir la nationalité et autoriser le regroupement familial (relèvement des conditions de revenus et obligation d’un logement adapté à la famille). Elle souhaite aussi que l’accès à la nationalité française des enfants nés en France de parents étrangers soit subordonné à la « vérification de leur assimilation ». Valérie Pécresse propose aussi de conditionner l’obtention de la carte de séjour à la maîtrise du français par le biais d’un examen obligatoire.

M. LEPEN


ASILE ET IMMIGRATIONSOCIÉTÉ

Supprimer le droit du sol et durcir les règles de naturalisation

Le projet proposé par Marine Le Pen prévoit la suppression du droit du sol, la fin de « l’acquisition systématique de la nationalité par le mariage », la restriction de la naturalisation et l’inscription dans la Constitution des circonstances pouvant conduire au retrait ou à la déchéance de la nationalité.

E. ZEMMOUR

Aboutir à une « immigration zéro »

M. Zemmour veut un référendum pour réduire l’immigration à « zéro », ainsi que la suppression du droit du sol et du droit au regroupement familial. Il demande l’expulsion des étrangers purgeant une peine en « forçant » les pays d’origine à les « reprendre » et la déchéance de la nationalité des binationaux auteurs de crimes ou de plusieurs délits successifs. Il veut également la fin de l’automaticité du renouvellement des titres de séjour, notamment pour les chômeurs et les parents d’enfants délinquants, ainsi que la fin de la régularisation des clandestins.

Accueil des migrants

L’effort de solidarité dans la répartition des personnes secourues en Méditerranée a été tenu avec l’accueil de dix mille réfugiés en 2018 et 2019 depuis des pays de transit. Malgré le démantèlement des camps à Calais, le phénomène des traversées de la Manche à bord de petites embarcations continue toutefois d’augmenter considérablement. Le 24 novembre, au moins vingt-sept personnes ont péri lors d’un naufrage au large des côtes françaises.

MELENCHON

Améliorer la situation administrative et les conditions d’accueil des immigrés

Le candidat « insoumis » souhaite faciliter l’accès aux visas, régulariser les travailleurs, étudiants, parents d’enfants scolarisés et instituer la carte de séjour de dix ans comme titre de séjour de référence. Il propose aussi de prendre en charge les personnes migrantes grâce à des structures d’accueil et d’hébergement en nombre suffisant, et d’en finir avec le délit de solidarité.

F. ROUSSEL

Fermer les centres de rétention administrative

Fabien Roussel aspire à « renforcer la politique d’accueil des réfugiés ». Il compte aussi fermer les centres de rétention administrative.

Y. JADOT

Régulariser les personnes installées en France

L’élu écologiste souhaite « régulariser les personnes installées en France justifiant d’un travail, d’une vie familiale ou d’enfants scolarisés ». Il souhaite également rendre « les démarches à partir des pays d’origines transparentes et accessibles ».

A. HIDALGO

Mener une politique d’immigration « apaisée »

La maire de Paris plaide pour une politique d’immigration « réfléchie et apaisée », avec la garantie d’un accueil « digne en toutes circonstances » des demandeurs d’asile. Elle souhaite régulariser « les personnes sans papiers établies en France depuis un long délai », tout en luttant contre l’immigration cland

V. PÉCRESSE

Faire voter des quotas annuels d’immigration

Par une loi constitutionnelle qu’elle souhaite voir adoptée par référendum, elle veut que le Parlement vote des quotas annuels d’immigration. Elle souhaite revoir la directive « retour », pour obliger les immigrés rentrés illégalement à être reconduits à la frontière, et « intensifier » l’affrètement d’avions charters pour éloigner ceux-ci. Elle veut aussi suspendre la délivrance de nouveaux visas d’entrée aux ressortissants des pays qui refusent de délivrer des laissez-passer consulaires pour leurs ressortissants clandestins.

M. LEPEN

Interdire les régularisations et favoriser les expulsions

La candidate du RN veut inscrire dans la Constitution, par un référendum, la « priorité nationale » et la supériorité du droit français sur le droit international. Elle souhaite interdire les régularisations d’étrangers en situation irrégulière, permettre leur expulsion systématique, de même que celle des étrangers condamnés. Elle propose aussi de supprimer l’autorisation de séjour de tout étranger et de renvoyer tous ceux n’ayant pas travaillé depuis un an en France. Enfin elle ambitionne de pénaliser la présence et l’entrée illégales sur le territoire.

E. ZEMMOUR

« Renvoyer tous les étrangers indésirables »

Eric Zemmour souhaite « renvoyer tous les étrangers clandestins présents sur notre sol » et « expulser les délinquants et les criminels étrangers ». Il propose également de « renvoyer les étrangers venus travailler au terme d’une période sans emploi de six mois ».

Mineurs étrangers non accompagnés

MELENCHON

Appliquer la présomption de minorité

Le député des Bouches-du-Rhône propose « d’appliquer la présomption de minorité » conformément aux « articles 2 et 20 de la Convention internationale des droits de l’enfant ». Il exigera aussi que l’aide sociale à l’enfance (ASE) mette à l’abri l’ensemble des mineurs qui se présentent aux départements, en attente de la décision finale du juge pour enfants ». Enfin il supprimera la méthode des tests osseux pour déterminer l’âge des mineurs non accompagnés.

F. ROUSSEL

Interdire les tests osseux

M. Roussel souhaite interdire les tests osseux pour les mineurs non accompagnés et les protéger « dans le respect de la Convention internationale des droits de l’enfant ».

Y. JADOT

Garantir que les mineurs isolés étrangers bénéficient des mesures de protection de l’enfance

L’eurodéputé souhaite garantir « que les mineurs isolés bénéficient des mesures de protection de l’enfance jusqu’à décision judiciaire finale et [réserver] les modalités d’évaluation de leur minorité en proscrivant notamment les tests osseux ».

A. HIDALGO

V. PÉCRESSE

Présumer majeur tout mineur isolé qui refuse un test osseux

La candidate LR souhaite que tout « mineur non accompagné » qui refuse un test osseux soit présumé majeur.

M. LEPEN

Vérifier la situation des mineurs isolés étrangers par test osseux et renvoyer les « faux mineurs »

Le projet de loi que la candidate du RN souhaite soumettre par référendum précise que les dispositions prévues « peuvent s’appliquer aux mineurs ». Les mineurs isolés étrangers refusant de se soumettre aux tests osseux seront réputés majeurs et remis aux autorités de leur pays d’origine.

E. ZEMMOUR

Lutter contre la présence de mineurs isolés sur le territoire

Eric Zemmour compte « expulser tous les mineurs isolés », sans plus de précision.

Recherche et développement

MELENCHON

Redonner les moyens nécessaires à la recherche

Jean-Luc Mélenchon veut redonner à l’enseignement supérieur et à la recherche « les moyens nécessaires en augmentant le niveau d’investissement public dans la recherche ». Il compte aussi supprimer l’Agence nationale de la recherche ainsi que le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur.

F. ROUSSEL

Créer des pôles publics de recherche dans l’armement et le médicament

Le candidat explique que le pôle public du médicament permettrait de détacher les médicaments de la sphère financière, et d’en maîtriser les conditions de recherche, de développement, de production, de distribution et de vente. Du côté de l’armement, le pôle aurait pour but de favoriser les recherches et fabrications civiles et militaires, de stopper les exportations « et de protéger les compétences nationales indispensables aux coopérations 

Y. JADOT

Orienter le crédit d’impôt recherche vers des projets environnementaux

Le candidat écologiste souhaite orientier le crédit d’impôt recherche vers des projets « visant à décarboner et à relocaliser notre économie ainsi qu’à préserver la biodiversité ».

V. PÉCRESSE

Renforcer le crédit d’impôt recherche pour les PME

Valérie Pécresse entend « renforcer » le crédit d’impôt recherche afin qu’il puisse bénéficier davantage aux PME, et adapter ses dispositions en fonction d’évaluations précises pour accroître encore son efficacité. Elle compte aussi rassembler, dans un même ministère, recherche et industrie pour mener des projets allant de la recherche fondamentale à la recherche appliquée en rassemblant la recherche publique et privée.PME, et adapter ses dispositions en fonction d’évaluations précises pour accroître encore son efficacité. Elle compte aussi rassembler, dans un même ministère, recherche et industrie pour mener des projets allant de la recherche fondamentale à la recherche appliquée en rassemblant la recherche publique et privée.

A. HIDALGO

Consacrer 3 % du PIB à la recherche et au développement

La maire de Paris ambitionne de « relancer » les capacités de recherche et de développement en France, avec un effort atteignant 3 % du PIB à la fin du quinquennat. Selon elle, la recherche publique doit être privilégiée, en particulier dans les secteurs de la santé, de l’énergie, de la mobilité et du numérique.

M. LEPEN

E. ZEMMOUR

Porter à 3 % du PIB la dépense intérieure publique et privée de recherche et développement

Eric Zemmour souhaite porter la dépense de R&D à 3 % du PIB et financer particulièrement la recherche et l’innovation en robotique agricole, « qui doit permettre de réduire de façon réaliste et non dogmatique l’utilisation des pesticides ».

https://environnementsantepolitique.fr/2022/02/20/les-candidats-et-les-deserts-medicaux/?fbclid=IwAR2F97s6KQ4DUa-6fdEyNQMfTB6XpmgXqY0zZgAnDgykgDGp98CMf2TQTM8

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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