Moderna, Pfizer-BioNTech : des détails sur le calendrier de production de vaccins contre le Covid-19 en France
Selon le gouvernement, la production du premier vaccin débutera « courant mars » et celle du second « courant avril ».
Le Monde avec AFPPublié aujourd’hui à 10h31, mis à jour à 11h28
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La course aux vaccins se poursuit. Le président de la République, Emmanuel Macron, a souhaité se montrer rassurant, mardi 2 février, au « 20 heures » de TF1 : « D’ici à la fin de l’été, nous aurons proposé à tous les Français adultes qui le souhaitent un vaccin. » Dans son sillage, la ministre déléguée à l’industrie, Agnès Pannier-Runacher, a annoncé, mercredi matin sur RTL, qu’un sous-traitant français commencerait la production du vaccin de Moderna contre le Covid-19« courant mars ». Un second produira « courant avril » celui de Pfizer-BioNTech, a-t-elle ajouté.
Mardi soir, M. Macron avait annoncé que la production de vaccins sur le sol français commencerait « dès fin février, début mars », à l’issue d’une réunion avec les grands laboratoires français et européens. Le chef de l’Etat a également fait savoir que quatre sites de production allaient participer à la création de vaccins élaborés par d’autres laboratoires, dont trois sous-traitants français.
En novembre et décembre, Delpharm avait déjà annoncé qu’il produirait le vaccin Pfizer-BioNTech dans son usine normande, Recipharm le vaccin Moderna à Monts (Indre-et-Loire) et Fareva le vaccin CureVac sur ses sites de Pau (Pyrénées-Atlantiques) et Val-de-Reuil (Eure)
.La progression de la vaccination en France Nombre de personnes vaccinées par date d’injection, au 1er février 2021.

La production du vaccin de CureVac et Sanofi à venir
Après Moderna et Pfizer-BioNTech, « au mois de mai, ce devrait être pour le vaccin CureVac, là nous attendons l’autorisation de mise sur le marché, donc je mets un conditionnel », a précisé Mme Pannier-Runacher. Par ailleurs, la ministre a affirmé que le laboratoire français Sanofi, qui a décalé au deuxième semestre 2021 la sortie de son propre vaccin, « va pour sa part également produire ». D’abord, le vaccin Pfizer-BioNTech « dans [son] usine allemande » pour « contribuer à monter les chaînes de production » ; ensuite, « si leur vaccin a des résultats positifs, au mois d’avril, ils démarreront également leur production », a-t-elle détaillé
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Ces productions sur le sol français visent à renforcer les chaînes de distribution et à assurer la vaccination de la population européenne. Dans la poursuite de ce même objectif, les autorités sanitaires cherchent à multiplier les autorisations de vaccins. Après Pfizer-BioNTech, Moderna et AstraZeneca, l’Union européenne pourrait donner son aval à la distribution du vaccin russe, baptisé Spoutnik V.
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A son propos, le ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, a estimé mercredi sur Europe 1 : « Si [le vaccin Spoutnik V] est validé, homologué par l’Agence européenne des médicaments et en France par la Haute Autorité de santé, il n’y a aucun blocage pour qu’il soit diffusé, s’il correspond aux normes scientifiques et aux exigences de robustesse et de contrôle qui s’imposent en Europe. »
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