N’oubliez pas ceux qui on fait perdre la gauche à Toulouse: Carole Delga présidente d’Occitanie et les membres démissionnaires PS de la liste de François Briançon.

ENTRETIEN. Municipales 2026 à Toulouse : « Je ne soutiens pas de tête de liste proche de Jean-Luc Mélenchon », assure Carole Delga

   

Municipales 2026,  Occitanie,  Toulouse

Publié le 16/03/2026 à 20:12 , mis à jour à 20:26 https://www.ladepeche.fr/2026/03/16/entretien-municipales-2026-a-toulouse-je-ne-soutiens-pas-de-tete-de-liste-proche-de-jean-luc-melenchon-assure-carole-delga-13276131.php

Article rédigé par La rédaction de La Dépêche du Midi

La Dépêche du Midi

EXCLUSIF. Au lendemain du premier tour des municipales et de l’entente entre La France Insoumise et le Parti socialiste à Toulouse, la présidente de la région Occitanie, Carole Delga dénonce la fusion. « Je ne transigerai jamais », explique-t-elle.Résultats des élections

La Dépêche du Midi : Quelle première analyse nationale faites-vous des résultats d’hier soir ?

Carole Delga, présidente du conseil régional d’Occitanie : J’entends des électeurs un double message. Tout d’abord celui d’une abstention record, 22 millions de nos concitoyens, qui nous interrogent sur la capacité à mobiliser pour un rendez-vous démocratique majeur : l’élection du maire de sa commune. Ensuite, celui d’une volonté réelle de changement qui s’exprime aux quatre coins de la France. Changement de méthode pour en finir avec les systèmes dépassés qui n’écoutent qu’eux-mêmes et changement de projet face à une vie de plus en plus insécurisée, quitte à voter pour les extrêmes, dans un contexte de fortes inquiétudes liées à l’instabilité nationale et aux tensions géopolitiques.

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À Toulouse, le PS, arrivé troisième, a finalement fusionné avec la liste LFI de François Piquemal en vue du second tour. Approuvez-vous ce rapprochement ?

Je comprends et partage la volonté de changement des Toulousains. Le potentiel et la dynamique exceptionnelle de la 3e ville de France sont en inadéquation avec l’action de son premier représentant Jean-Luc Moudenc : rien n’a été fait pour lutter contre les déserts médicaux, malgré mes propositions ; la métropole toulousaine est la seule de France à ne pas accompagner la réalisation d’un RER « pour réduire les bouchons sur le périphérique » ; il n’existe aucun projet ambitieux pour la petite enfance et la lutte contre les déterminismes sociaux. C’est d’abord cela que revêtent les résultats du premier tour.

Si je partage cette aspiration très forte à une nouvelle gouvernance, je ne renierai jamais mes convictions. Je suis une femme de gauche, sincère et constante dans la clarté de mes engagements. Tout le monde le sait, j’ai toujours refusé de m’allier à Jean-Luc Mélenchon, je ne soutiens donc pas de tête de liste proche de lui. Cette semaine, je serai à nouveau sur le terrain, dans la région, pour soutenir nos candidats face au RN. Le risque majeur pour l’Occitanie et le pays, il est là.

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D’autres responsables socialistes, mais aussi au PRG et à Place publique, ont dénoncé ce type d’alliance avec LFI. Qu’aurait-il fallu faire ?

Cette décision d’union avec LFI n’est pas la mienne et je salue les décisions courageuses de ne pas y participer. François Briançon, en tant que tête de liste, a pris ses responsabilités dans une configuration dont on ne connait pas les engagements précis ni le programme. Je serai donc toujours la garante des combats républicains contre le racisme, l’antisémitisme, les discriminations et pour la laïcité. Je n’aurai aucune faiblesse ou atermoiement ni au plan local, régional ou national. Concernant les grands projets toulousains, comme la réalisation de la LGV du grand sud-ouest, le soutien à l’aéronautique ou encore l’accompagnement des entreprises, je continuerai à y veiller et à m’y investir pleinement.

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Au niveau national, à Paris, comme à Marseille, Emmanuel Grégoire et Benoît Payan ont fait le choix de ne pas s’allier avec LFI. N’est-ce pas un pari risqué face à la droite et l’extrême droite ?

Le risque dans un contexte national et international déjà confus est de rajouter de la confusion dans l’expression politique. La clarté apportée par Emmanuel Grégoire ou Benoit Payan amène au contraire de la force, de la mobilisation et de l’adhésion. C’est comme ça que je fonctionne. Ils ont tout mon soutien.

Ces élections municipales, marquées nationalement par la poussée de LFI au premier tour, ne sont-elles pas inquiétantes pour une candidature PS ou associée en vue de la présidentielle de l’année prochaine ?

Pour 2027, je suis à ce jour plus inquiète de la montée en puissance et à bas bruit de l’extrême droite, qui est le danger majeur pour l’avenir de notre pays et de l’Europe. Quant aux excès répétés et tonitruants des leaders insoumis, ils ne m’impressionnent pas et je ne transigerai jamais.

Municipales 2026 à Toulouse. « Tu laisseras le souvenir d’une trahison » : la lettre ouverte de Jacques Lévy à François Briançon

  • Jacques Lévy, ancien candidat PS face à Dominique Baudis. DDM – MICHEL VIALA

   

Municipales 2026,  Politique,  Toulouse

Publié le 16/03/2026 à 15:11 https://www.ladepeche.fr/2026/03/16/municipales-2026-a-toulouse-tu-laisseras-le-souvenir-dune-trahison-la-lettre-ouverte-de-jacques-levy-a-francois-briancon-13275402.php

J.-N. G.

Les réactions hostiles à l’accord entre la liste de François Briançon (PS et alliés) et celle de François Piquemal (LFI) se multiplient. Ancien candidat socialiste face à Dominique Baudis, Jacques Lévy exprime sa vive désapprobation dans une lettre ouverte.Résultats des élections

Tête de liste socialiste face à Dominique Baudis lors des municipales de 1989 et 1995, Jacques Lévy, farouche opposant à la France insoumise, affiche à son tour son désaccord avec l’alliance que vient de conclure François Briançon (PS) avec François Piquemal (LFI). Il le fait en s’adressant directement au socialiste, par ailleurs n° 1 du parti en Haute-Garonne, dans une lettre ouverte.

« Depuis plus de trente ans, nous avons défendu un idéal commun, celui des grandes figures de la gauche. Comment as-tu pu l’oublier en te précipitant le soir du premier tour entre les bras de LFI pour un poste qui n’est même pas celui du maire de Toulouse ? Je suis triste pour toi et pour l’oubli des combats que nous avions menés ensemble contre Dominique Baudis à l’époque, mais dans la dignité du débat démocratique. Pour un socialiste sincère, se coucher devant un parti antisémite, soutien du Hamas, dont l’égérie s’appelle Rima Hassan, qui ne souhaite que le « grand remplacement » et qui n’a pour seul programme que de créer le désordre pour espérer un jour voir Mélenchon président de la République. Ton attitude me rend triste ; je suis malheureux de voir tous mes rêves, qui ont été la force de ma vie, disparaître en une soirée. Il n’est pas grave de perdre une élection. J’en sais quelque chose, j’en ai perdu deux. Par contre, je ne me suis jamais couché devant ceux qui voulaient m’effacer de l’histoire. En t’alliant avec LFI, tu trahis ton histoire et celle de ta famille, mais aussi l’amitié que je te portais. Je suis triste pour toi, car non seulement tu ne seras jamais maire de Toulouse, mais tu laisseras le souvenir d’une trahison à nos valeurs. Le courage n’est pas une obligation, mais il élève celui qui le pratique. »

Municipales 2026 à Toulouse. Accord conclu pour l’union de la gauche entre Piquemal et Briançon, « L’objectif s’écrit en un seul mot : victoire »

   Municipales 2026,  Toulouse,  Haute-Garonne

Publié le 16/03/2026 à 09:16 , mis à jour à 09:44 https://www.ladepeche.fr/2026/03/16/municipales-2026-a-toulouse-accord-conclu-pour-lunion-de-la-gauche-lobjectif-secrit-en-un-seul-mot-victoire-13275052.php

Manon Van Overbeck avec Virgile Guilhamet

Union de la gauche à Toulouse : les listes de Piquemal et Briançon fusionnent pour le second tour. Un accord de gouvernance prévoit une répartition proportionnelle et un programme commun pour tenter de battre la majorité sortante.

Après une nuit de négociations, les deux listes de gauche, celles de François Piquemal (LFI) et de François Briançon (la gauche hors LFI), ont annoncé un accord de gouvernance ce lundi matin, devant un parterre de journalistes. Le but : unir leurs forces au second tour.

François Briançon et François Piquemal.

François Briançon et François Piquemal. DDM – LAURENT DARD

François Piquemal prend la tête de la liste pour devenir, en cas d’élection, maire de Toulouse, et François Briançon deviendrait président de la Métropole. La liste, qui s’appellera « Demain Toulouse, la gauche unie », sera déposée à la fin de la journée.

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« C’est une fusion qui s’appuie sur un programme commun et une gouvernance partagée, avec une répartition à la proportionnelle, selon les scores des deux listes », précise le candidat insoumis. François Piquemal a remporté le match des deux gauches ce dimanche soir, à l’issue de la première phase du scrutin, avec 27 % des suffrages, contre 25 % pour son rival.

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« Le score montre qu’une majorité de Toulousains veut mettre fin à la droite de Jean-Luc Moudenc, poursuit-il. Il fallait trouver une liste de gauche en capacité d’ouvrir une nouvelle ère à Toulouse. Nos deux listes ont pris leurs responsabilités. On ne peut pas assumer une division permettant un nouveau hold-up du maire sortant. »

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« Le chemin du rassemblement ne pouvait pas en être autrement, indique, de son côté, François Briançon. Mais la campagne n’est pas terminée et notre objectif s’écrit en un seul mot : victoire. Le score du maire sortant montre que la possibilité existe. On veut créer les conditions d’une alternance politique attendue. »

Malgré l’annonce du bureau national du Parti socialiste ce dimanche, qui s’oppose à toute alliance avec La France insoumise, François Briançon assume et assure qu’Olivier Faure a été tenu au courant. Il se dit « rassuré » suite aux clarifications qu’il exigeait de la part du candidat LFI. « Mes décisions, je les prends avant tout dans l’intérêt des Toulousains », tranche-t-il. « On a été assez rapides pour se marier ! », plaisante François Piquemal, se félicitant d’un accord trouvé en un temps record.

De son côté, le chef de file des Écologistes à Toulouse, Régis Godec, renonce à la Métropole. « C’était un principe de responsabilité que de se retirer. Nous avons conclu que nous avions beaucoup de convergences programmatiques », relate-t-il.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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