Ces maladies, rares et jusqu’ici incurables, sont plus fréquentes et tuent plus dans cette région qu’ailleurs en France

Écrit parLucas Rodriguez
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Une étude de Santé publique France, publiée mardi, dresse pour la première fois sur plus de dix ans une cartographie précise des maladies du motoneurone, dont la maladie de Charcot représente 90 % des cas. Certaines régions l’Occitanie affichent des taux nettement supérieurs. Les causes de ces disparités restent mal identifiées.
En Occitanie, les maladies du motoneurone restent rares, mais une nouvelle étude de Santé publique France montre que la région est plus touchée que la moyenne. Ces maladies, dont la plus connue est la maladie de Charcot, restent très graves.
Une maladie qui progresse vite en Occitanie
La Sclérose latérale amyotrophique touche les nerfs. Le corps se paralyse petit à petit. Aujourd’hui, il n’existe presque pas de traitement, et dans beaucoup de cas, la maladie évolue vite. Ces pathologies provoquent un décès généralement deux à cinq ans après le diagnostic. En France, on compte environ 2 250 nouveaux cas chaque année, et près de 1 840 décès.
L’étude de Santé publique France montre des écarts selon les territoires. L’Occitanie fait partie des régions les plus touchées. Dans le détail, certaines zones ressortent. Dans la région, la Lozère est le département où l’on comptabilise le plus de cas et de décès. Il est classé dans la fourchette la plus élevée de l’étude avec un taux d’incidence compris entre 4,09 et 5,08 cas pour 100 000 habitants. Le Gard et l’Hérault se situent eux aussi dans des niveaux élevés, entre 3,58 et plus de 4 cas pour 100 000 habitants.Capture d’écran de l’étude de Santé publique France • © Santé publique France
Côté mortalité, La Lozère figure est également le département plus touché, avec un taux de 3,19 à 3,85 décès pour 100 000 habitants. Dans le Gard et l’Hérault, la mortalité est aussi élevée. Le taux monte de 2,81 à 3,18 décès pour 100 000 habitants.
Des causes encore floues
Les chercheurs cherchent encore des réponses. Une piste revient souvent. « L’hypothèse la plus vraisemblable, c’est une interaction gènes-environnement », explique l’épidémiologiste Michel Vernay à l’AFP.
Outre la génétique, les scientifiques évoquent la possible influence d’expositions environnementales ou professionnelles (pesticides, métaux lourds, pollution atmosphérique, tabagisme…).