Perturbateurs endocriniens : des paniers de fruits et légumes bio pour protéger les futures mères »
Date de publication : 16 mars 2026 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=9f6f0dfab61efdbcaa17a0d660a93a25&id_newsletter=23528&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=23528&from=newsletter

Fanny Magdelaine se penche dans La Croix sur « le dispositif d’ordonnance verte [qui] permet à des femmes enceintes de recevoir gratuitement des paniers de fruits et légumes bio pendant plusieurs mois pour limiter l’exposition aux perturbateurs endocriniens. Lancé à Strasbourg, il se développe un peu partout en France, et notamment à Lewarde, dans le Nord ».
La journaliste explique ainsi dans un reportage que « pendant 7 mois, les femmes enceintes inscrites reçoivent gratuitement un panier hebdomadaire de fruits, légumes et autres produits bio comme du pain, des œufs ou des fruits secs, et suivent quatre ateliers pour manger et consommer sainement ».
« Depuis novembre 2025 et pendant une année, la communauté d’agglomération, qui regroupe 20 communes du Nord, expérimente ce dispositif novateur lancé par la municipalité écologique de Strasbourg fin 2022 », précise Fanny Magdelaine.
Elle note que « pour l’instant, 27 femmes sur les 50 prévues dans l’expérimentation ont reçu une ordonnance verte prescrite par un professionnel de santé – médecin généraliste, sage-femme libérale ou de PMI… Coût du dispositif ? 60.000 € financés à 80% par France Nation Verte (…) et à 20% par l’agglomération. Mais chaque collectivité territoriale construit son propre schéma et son propre financement ».
Le Dr Pierre-Michel Périnaud, coprésident de l’Alerte médicale sur les pesticides et perturbateurs endocriniens (AMLP), remarque ainsi que « le médecin seul dans son cabinet ne peut rien faire. Avec ce dispositif, on fait de la santé publique de manière transversale, sages-femmes, médecins, élus et producteurs ensemble, en contournant les oppositions présumées et en faisant se rencontrer les gens d’un territoire ».
Fanny Magdelaine observe que « ces derniers mois, les ordonnances vertes ont essaimé dans l’Hexagone à La Rochelle, Angoulême, Rennes, Saint-Étienne, Saint-Omer, Trappes… Et les élections municipales ont également permis à des candidats d’inclure le dispositif dans leur programme. L’objectif ultime étant de généraliser l’ordonnance verte : fin 2024, une députée écologiste du Bas-Rhin a déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi en ce sens ».