Des cabines de téléconsultation d’un nouveau genre sont déployées dans le Tarn

« Il suffit d’insérer sa carte Vitale pour être mis en relation avec un médecin » : c’est quoi ces nouvelles cabines connectées ?

Déserts médicaux,  Santé,  Tarn

Publié le 05/01/2026 à 08:56 , mis à jour à 09:14

Article rédigé par Thibault de Surville

La Dépêche du Midi

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l’essentiel

Pour pallier la pénurie de médecins, des cabines de téléconsultation d’un nouveau genre sont déployées dans le Tarn : elles donnent accès à certains spécialistes et permettent des examens plus précis, grâce à des appareils connectés. Un dispositif innovant déployé sur 17 sites : des pharmacies, mais aussi des mairies volontaires.

Face à la pénurie persistante de médecins et à la saturation des cabinets, notamment en période hivernale, 17 dispositifs de téléconsultation médicale augmentée sont aujourd’hui installés dans le Tarn, au sein de pharmacies et de mairies. Ces équipements visent à améliorer l’accès aux soins de proximité, en particulier pour les patients sans médecin traitant ou confrontés à des délais de rendez-vous incompatibles avec leur état de santé.

Dans un contexte marqué par la circulation des virus hivernaux, le recours à ces solutions s’intensifie. « Ça marche très bien. En ce moment, un patient qui arrive devant la borne peut avoir plus de 40 minutes d’attente, tant les médecins sont débordés », témoigne la gérante de la pharmacie Gambetta, à Albi, où l’un de ces dispositifs est installé.

De véritables examens médicaux à distance

Développées par la société française Tessan, spécialisée dans la téléconsultation médicale augmentée, ces cabines se distinguent des dispositifs classiques par leur niveau d’équipement. Chaque installation comprend six appareils médicaux connectés – stéthoscope, otoscope, dermatoscope, oxymètre, tensiomètre et thermomètre – permettant au médecin, en visioconférence, d’analyser en temps réel les constantes vitales et les images médicales du patient.

L’accès est simple : sans rendez-vous pour la médecine générale, il suffit d’insérer sa carte Vitale pour être mis en relation avec un médecin en quelques minutes. Les consultations sont accessibles aux patients à partir de 3 ans, avec une prise en charge possible jusqu’à 100 % grâce au tiers payant.

Si le praticien l’estime nécessaire, une ordonnance ou un arrêt de travail de courte durée (trois jours maximum) peut être délivré à l’issue de la consultation. En revanche, les certificats médicaux ou les demandes de bons de transport ne sont pas pris en charge par le dispositif.

Des spécialistes accessibles depuis la cabine

Autre atout majeur de ces installations : l’accès à certains spécialistes, encore rare en téléconsultation. Depuis ces cabines, il est possible de consulter, sur rendez-vous, des dermatologues ou des pédiatres, avec des délais annoncés en moyenne inférieurs à sept jours.

En dermatologie, le dispositif permet également une téléexpertise : un médecin généraliste peut collecter des images de lésions cutanées à l’aide d’un dermatoscope connecté, puis solliciter l’avis d’un dermatologue, rendu sous 48 heures ouvrées.

Les rendez-vous peuvent être pris en amont sur Doctolib. Le patient n’a ensuite plus qu’à se présenter, à l’heure indiquée, dans la pharmacie équipée.

Un outil déjà largement utilisé dans le Tarn

Dans le département, 9 200 téléconsultations ont été réalisées l’an dernier grâce à ces dispositifs. Pour l’hiver, Tessan anticipe une hausse d’au moins 25 % de l’activité, afin d’absorber l’augmentation saisonnière des besoins de santé et de contribuer à désengorger les cabinets médicaux et les services d’urgence.

Les pharmacies et mairies accueillant ces équipements sont volontaires et prennent en charge les frais d’abonnement, qui peuvent dépasser 300 euros par mois, incluant l’accès au service et aux plateformes de prise de rendez-vous.

Malgré une activité en hausse et d’importants projets, le centre hospitalier d’Albi affiche un déficit de 6 millions d’euros

Santé,  Hôpital,  Albi

Publié le 08/01/2026 à 16:01 https://www.ladepeche.fr/2026/01/08/malgre-une-activite-en-hausse-et-dimportants-projets-le-centre-hospitalier-dalbi-affiche-un-deficit-de-6-millions-deuros-13148929.php#:~:text=Santé-,Malgré%20une%20activité%20en%20hausse%20et%20d’importants%20projets%2C%20le,de%206%20millions%20d’euros&text=l’essentiel%20Le%20centre%20hospitalier,s’est%20renforcé%20en%20praticiens.

Article rédigé par Emmanuel Droillard

Journaliste

La Dépêche du Midi

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Le centre hospitalier d’Albi connaît une croissance notable avec une activité en hausse de 10 % en 2025. Dans le même temps, l’établissement s’est renforcé en praticiens. Pour 2026, il va mener de nouveaux projets ambitieux malgré un déficit de 6 millions d’euros.

« La dynamique est bonne et confirmée. Nous sommes attractifs », se félicite Pascal Cariven, le président de la commission médicale d’établissement du centre hospitalier d’Albi. En 2025, l’activité de l’établissement de santé tarnais a augmenté de 10 %.

Une hausse liée notamment au développement de l’ambulatoire. Surtout, l’établissement est capable de concilier une augmentation de l’activité programmée, tout en répondant à la croissance de l’activité non programmée (urgences…).

À lire aussi :  » Les Américains nous l’envient ». L’hôpital d’Albi va être le premier établissement à utiliser cette technique chirurgicale révolutionnaire

L’année a été marquée par la réalisation de deux projets structurants : la création d’un nouvel internat et de deux nouvelles salles de blocs. Le nouvel internat, attendu de longue date, ouvrira le 16 janvier. Il permettra de rendre plus attractif l’hôpital auprès des internes afin de leur donner envie de s’installer à Albi.

Le centre hospitalier est déjà pas mal plébiscité par les futurs médecins pour venir y accomplir un stage. Enfin, l’ouverture de deux nouveaux blocs va permettre de continuer de développer l’activité de l’établissement.

Trois nouveaux orl

Dans le même temps, l’hôpital a renforcé ses équipes avec l’arrivée de nouveaux praticiens. Notamment deux gastro-entérologues, ce qui va permettre de pérenniser l’activité. À noter également, l’installation de trois ORL depuis novembre et le renforcement du service de réanimation anesthésie.

L’établissement a connu une hausse de 10 % de son activité en 2025.
L’établissement a connu une hausse de 10 % de son activité en 2025. DDM – MPV

Au niveau du personnel paramédical, il n’y a pas de manque criant. « La nuit c’est un peu plus difficile, mais on est bien », assure le directeur Alexandre Fritsch.

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En 2025, l’établissement a mené plusieurs projets comme la création d’une unité d’accueil enfance en danger ou l’ouverture d’une nouvelle unité dédiée aux personnes âgées. « Nous avons lancé beaucoup de projets, tous n’ont pas réussi, mais beaucoup ont fonctionné », souligne le directeur.

Et de citer l’IA sur la chimiothérapie en hospitalisation à domicile ou Echopen, le développement de l’échographie clinique simple. L’hôpital poursuit également son ancrage territorial avec des consultations avancées à Carmaux, Gaillac et Lavaur.

La tarification en question

Néanmoins, malgré cette bonne activité, l’établissement affiche un déficit de 6 millions d’euros. Les tarifs des actes médicaux ont augmenté de 4 % quand les charges sont elles en hausse de 15 %. S’ajoutent à cela les amortissements des travaux réalisés : deux nouveaux blocs, les urgences…

« Les dépenses ont augmenté de 10 % quand les recettes 7 %. Et nous n’avons pas été forts dans le recrutement. La difficulté c’est la tarification », précise Alexandre Fritsch.

« Parfois, nous aussi, nous avons des injonctions d’économie. On essaie toujours de vous soutenir, et d’atténuer au maximum l’impact. Mais vous êtes en concurrence avec 12 autres départements. On ne peut pas toujours emporter le morceau », a précisé la directrice de l’ARS, Cendrine Blazy.

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Pour 2026, le centre hospitalier ne manque pas de projets. D’abord renforcer son ancrage territorial à Gaillac et Lavaur. Il va ouvrir une maison de femme santé. Il s’agit d’une unité d’accueil pour les victimes de violence. « Il ne s’agit pas d’hébergement, mais de prise en soin, un lieu d’accueil et d’orientation permanent », indique le directeur.

L’établissement veut également créer une blanchisserie commune à Gaillac et a des projets en matière d’imagerie médicale. Enfin, il relancera des projets autour des soins palliatifs et d’Alzheimer. Projets qui n’ont pu aboutir en 2025.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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