Un stand qui fait la promotion de l’agriculture biologique au Salon de l’agriculture, le 2 mars 2025. ©AFP – Bruno Levesque
La filière bio « peu visible » au Salon de l’agriculture à cause d’un « budget deux fois moins élevé » de l’Agence Bio
Par Mariam El Kurdi ⸱ Publié le jeudi 26 février 2026 à 13:39OUVRIR DANS L’APPLICATION
ÉCOUTER (1 min)
Publicité

Provenant du podcastL’info de France Inter
La Fédération nationale de l’agriculture biologique et l’association de défense de l’environnement Générations futures mettent en cause, le « budget deux fois moins élevé » en 2025 de l’Agence Bio, financée par l’État, dont la mission est notamment de faire la promotion de l’agriculture biologique.
Contrairement aux années précédentes, l’Agence Bio ne dispose pas de stand institutionnel comme les autres organisations agricoles mais fait simplement l’objet d’animations autour d’un minibus vert à l’extérieur du Parc des expositions de Paris, pour le Salon de l’agriculture. L’Agence Bio disposait pour l’année 2025 d’un budget réduit, « deux fois moins élevé » qu’en 2024, explique son président, Bruno Martel. Alors que, « d’habitude, on avait un stand à l’intérieur, mais pour des questions budgétaires, on s’est repositionné », dit-il.
Bruno Martel refuse toute polémique, mais certains agriculteurs bio ont l’impression d’être mis sur la touche. « La bio est peu visible malheureusement au Salon de l’agriculture », regrette Olivier Chaloche, co-président de la Fédération nationale de l’agriculture biologique. Cette faible visibilité reflète les trop faibles aides des pouvoirs publics, selon Alan Tétard, maraîcher bio près de Rennes. « Sur la PAC 2023-2027, les bio ont des paiements beaucoup moindres que la plupart des filières conventionnelles. La bio, c’est des petits moyens, alors que l’ensemble de la filière agricole est perfusée aux aides de l’État et de l’Europe. On considère que c’est le marché qui décide du développement de cette filière bio », dénonce-t-il.
À écouter

L’invité de 7h50 du week-endLECTURE
7 min
Dans un communiqué, Générations futures va plus loin et dénonce « la mise à l’écart délibérée de l’Agence Bio ». L’association s’indigne plus largement de son « démantèlement », avec « 15 millions d’euros de crédits supprimés en 2025, soit 60 % de son budget ». « Cette attaque s’inscrit dans la continuité de la tentative de suppression pure et simple de l’Agence », dénonce Générations futures, qui souligne que l’agriculture biologique est « une urgence sanitaire et environnementale ».
Dans son communiqué, Générations futures demande « le rétablissement d’un budget à la hauteur des missions de l’Agence Bio », « le maintien d’un opérateur public dédié à l’agriculture biologique » et « la cohérence entre les engagements législatifs et budgétaires pris par la France en matière de développement du