300 médecins sur toute la France pour répondre à « Un médecin près de chez vous » de François Bayrou, c’est en fait une beau fiasco !

« Solidarité territoriale » des médecins : seulement 6500 consultations depuis octobre

D’après les chiffres communiqués au journal Libération par le ministère, 300 médecins se sont portés volontaires.

17/02/2026 https://www.egora.fr/actus-pro/acces-aux-soins/solidarite-territoriale-des-medecins-seulement-6500-consultations-depuis?utm_source=Newsletter&utm_medium=gms_egora&utm_campaign=En_bref___mercredi_18_février_2026&utm_medium=gms_egora&utm_source=email&utm_campaign=En%20bref%20-%20mercredi%2018%20février%20202620260218&sc_src=email_4820679&sc_lid=188671258&sc_uid=XYBlorZBtz&sc_llid=32043&sc_eh=5d463c22601bc0401

Par Aveline Marques

Eclipsé médiatiquement par France Santé, le dispositif « un médecin près de chez vous » « est toujours en cours de déploiement », confirme le ministère à Libération. Depuis son lancement officiel, le 1er septembre, « plus de 300 médecins » se sont engagés à aller exercer au moins une ou deux journées par mois dans l’une des 151 « zones rouges » identifiées par les ARS.

Les témoignages recueillis par le quotidien national révèlent les difficultés d’organisation du dispositif. En témoigne le faible nombre de « consultations réalisées depuis octobre » : 6500. Bien loin de l’objectif des « 30 millions » de consultations (sur un total de 230 millions de consultations de médecine générale par an) « réorientées » vers les territoires les plus sous-dotés, initialement affiché par l’ancien Premier ministre François Bayrou en avril 2025.

« Les premiers résultats locaux sont très encourageants et montrent un intérêt des médecins engagés pour développer l’accès aux soins dans les zones sous-dotées et une satisfaction des patients pour accéder à une offre de soins au plus près de chez eux », met toutefois en avant le ministère auprès de Libération.

Déserts médicaux : une généraliste raconte sa première journée de « solidarité territoriale »

Si le dispositif est déployé, dans un premier temps, sur la base du volontariat, la PPL Mouiller –adoptée au Sénat en mai 2025– prévoit de le rendre obligatoire sous peine de « pénalité financière ». Le texte n’a pas encore été inscrit à l’agenda de l’Assemblée nationale.

Auteur de l’article

Aveline Marques

Rédactrice en chef web

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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