Les fissures dans la tuyauterie nucléaire font désormais «partie de la vie normale» des réacteurs

La centrale nucléaire de Civaux vue des airs, en 2005 (illustration). – Civaux-communication / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons
29 janvier 2026 à 17h38 https://lnkd.in/eFb7efDc
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La corrosion sous contrainte (CSC), avarie qui avait mis à l’arrêt la moitié du parc nucléaire en 2022, fera désormais «partie de la vie normale» des réacteurs nucléaires. C’est ce qu’a annoncé l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) lors de sa conférence de vœux à la presse, le 27 janvier.
Le gendarme du nucléaire a également révélé qu’EDF avait découvert deux nouvelles microfissures sur la tuyauterie du réacteur nucléaire Civaux 1 (Vienne), pourtant déjà réparée.
La CSC, qui affecte certaines tuyauteries de sécurité, ne pourra donc pas être totalement éradiquée et sera susceptible de réapparaître au fil des contrôles. Depuis 2021, plus de 1 621 soudures ont été contrôlées sur l’ensemble du parc, et plus de 80 fissures significatives ont été détectées sur 16 des 57 réacteurs français, «dont certaines pouvaient remettre en cause la tenue mécanique des tuyauteries», a indiqué à la presse le commissaire Olivier Dubois.
Mais si «la compréhension précise et fine du mécanisme qui conduit à l’apparition de ces fissures» n’est «pas complètement acquise», l’ASNR considère que «la situation est maîtrisée, puisque EDF a identifié les tuyauteries les plus sensibles».
EDF a soumis à l’ASNR une stratégie de surveillance et de maintenance à long terme pour les tuyauteries concernées. Cette feuille de route fera l’objet d’un examen par le groupe permanent d’experts de l’autorité, avant une décision attendue au milieu de l’année 2