De la théorie à la pratique à LFI, quatre nuances de racialistes
Des têtes pensantes de la mouvance décoloniale à celles qui mettent en application des stratégies communautaristes sur le terrain électoral, le racialisme, désormais prôné par La France insoumise, se décline à plusieurs niveaux.
Par Louis Nadau (dans Mariane 29 Janvier au 4 février 2026)
Les théoriciens
HOURIA BOUTELDJA
La fondatrice du Parti des indigènes de la République n’a jamais gagné une élection, mais elle a imposé son logiciel décolonial à la gauche radicale. partant de Jean-Luc Mélenchon comme d’un – butin de guerre ». Avec elle. la classe a été remplacée par la race, et l’ennemi est devenu « le peuple blanc, propriétaire de la France ».
ÉRIC FASSIN
En publiant De la question sociale à la question raciale? à la fin des années 2000, le sociologue a ouvert la boite de Pandore, rétablissant la « race » comme une catégorie politique pertinente. A rebours de l’universalisme républicain, il a importé la pensée américaine en la matière, invitant sociologues, historiens et philosophes états-uniens
lors de séminaires sur la « question raciale » à partir de 2007.
Les stratèges
ÉRIC COQUEREL
Après Timmense déception de la présidentielle 2017. Cest lui qui proposera à Jean-Luc Mélenchon la stratégie désormais connue sous le nom de «quatrième bloc », laquelle consiste à mobiliser les abstentionnistes principalement des quar tiers populaires, au profit de La France insou-mise. Pour mettre en œuvre ce virage, il donnera l’accès au mouvement à des militants Identitaires, comme Taha Bouhafs et Youcef Brakni.
DANIELE OBONO
Proche de la mouvance décoloniale, Danièle Obono a pavé la voie à cette tendance idéologique au sein de LFI. Elle-même régulièrement victime d’un racisme décomplexé, la députée a ouvert la fenêtre d’Overton dans l’autre sens en qua- lifiant le Hamas de « mouvement de résistance », ou en organisant un colloque « antiraciste » à l’Assemblée consistant essentiellement à battre en brèche l’universalisme républicain.
Les opportunistes