Les doyens plaident pour une réforme du statut de chef de clinique des universités
Plusieurs conférences, dont celles des Doyens de médecine, appellent dans une position commune à « moderniser » les statuts de chef de clinique des universités-assistant des hôpitaux et d’assistant hospitalo-universitaire (CCA/AHU).
Par Chloé Subileau
Il est « urgent » de réviser le statut de chef de clinique des universités-assistant des hôpitaux et d’assistant hospitalo-universitaire (CCA/AHU). C’est le message soutenu par les conférences des Doyens de médecine, d’odontologie, de pharmacie, des Directeurs généraux de CHRU, des Présidents de CME de CHU, et le Conseil national des universités (CNU) Santé, dans un communiqué du 21 janvier.
Le statut de CCA/AHU est de plus en plus boudé par les professionnels, reconnaissent les six organisations, qui y voient un « problème majeur ». « Car c’est parmi ceux qui choisissent ces postes que seront recrutés les futurs hospitalo-universitaires titulaires », indiquent-elles. « Ainsi, la diminution progressive du nombre de ces universitaires titulaires menace […] le renouvellement des MCU-PH et des PU-PH. » Une situation qui « a comme conséquence immédiate l’impossibilité d’enseigner [certaines] disciplines dans plusieurs subdivisions », selon les conférences et le CNU.
« Il s’agit de restaurer l’attractivité »
Pour expliquer cette désaffection, les signataires de ce communiqué avancent notamment « l’évolution des statuts des assistants hospitaliers, incluant le développement des assistants à temps partagé », qui « a largement contribué à la dégradation de la situation dans la mesure où ceux-ci sont devenus par plusieurs aspects nettement plus attractifs que ceux des CCA/AHU ».
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« Parce que nous restons convaincus de l’importance de ces postes de CCA/AHU, nous partageons qu’il est urgent de revisiter et de moderniser leurs statuts qui n’ont quasiment pas évolué depuis 60 ans », écrivent les six organisations. « Il s’agit de restaurer l’attractivité de ces postes », ajoutent-elles, rappelant que cette demande « s’intègre dans [une] nécessaire réflexion de revalorisation globale du statut hospitalo-universitaire et du statut des PHU ».
Parmi les évolutions « nécessaires » au statut de CCA/AHU, la réduction du temps de travail hebdomadaire à dix demi-journées par semaine contre onze actuellement, le maintien des gardes et des astreintes rémunérées comme celles des universitaires, ou encore la prise en compte des années comme CCA/AHU dans le calcul de la retraite « quel que soit le statut ultérieur ».