Nématode du pin: Jusqu’à 4 000 euros par arbre pour les particuliers et 6 200 euros par hectare pour les sylviculteurs. 

C’est le contribuable qui va mettre la main à la poche « : jusqu’à 4 000 euros par arbre abattu, l’Etat finance la lutte contre le nématode du pin

Jean-Pierre Daniel doit abattre 120 pins dans sa propriété

Jean-Pierre Daniel doit abattre 120 pins dans sa propriété • © Augustin Guillot

Écrit parFranck Leconte et Alexandre Perrin

Publié le29/12/2025 à 18h50 https://france3-regions.franceinfo.fr/nouvelle-aquitaine/landes/mont-de-marsan/c-est-le-contribuable-qui-va-mettre-la-main-a-la-poche-jusqu-a-4-000-euros-par-arbre-abattu-l-etat-finance-la-lutte-contre-le-nematode-du-pin-3273683.html?at_medium=2&at_campaign=30/12/2025+-+France+3+-+Nouvelle-Aquitaine+-+%22C%E2%80%99est+le+contribuable+qui+va+mettre+la+main+%C3%A0+la+poche+%22:+jusqu%E2%80%99%C3%A0+4+000+euros+par+arbre+abattu,+l%E2%80%99Etat+finance+la+lutte+contre+le+n%C3%A9matode+du+pin&at_platform=1&at_adid=6932477462181&at_adgroup=18+,65+++,Google+Actualit%C3%A9s++&at_adname=%22C%E2%80%99est+le+contribuable+qui+va+mettre+la+main+%C3%A0+la+poche+%22:+jusqu%E2%80%99%C3%A0+4+000+euros+par+arbre+abattu,+l%E2%80%99Etat+finance+la+lutte+contre+le+n%C3%A9matode+du+pin.&at_adgroupid=6932477437181&fbclid=IwdGRjcAPG-VFleHRuA2FlbQEwAGFkaWQAAAZOF90TlXNydGMGYXBwX2lkCjY2Mjg1NjgzNzkAAR7FIU3u-_ww5bm5_pl3gzaB_odo-JINBCYzYw1ytUGj3e5pGgwh9UJBMXDxtA_aem_roXK0YxLkd3Eg18FIl1rWA&utm_medium=paid&utm_source=fb&utm_id=6932475828581&utm_content=6932477462181&utm_term=6932477437181&utm_campaign=6932475828581#:~:text=Jusqu’%C3%A0%204%20000%20euros%20par%20arbre%20pour%20les%20particuliers,dans%20le%20sens%20des%20sylviculteurs.

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Nouvelle-Aquitaine

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Attendu depuis le début de l’annonce du plan d’abattage, le barème d’indemnisation vient d’être publié.  L’Etat va participer aux frais occasionnés par la lutte contre le nématode du pin. Si le barème satisfait les sylviculteurs, un particulier dénonce la méthode.

Jusqu’à 4 000 euros par arbre pour les particuliers et 6 200 euros par hectare pour les sylviculteurs. L’arrêté fixant les modalités de participation de l’Etat aux frais occasionnés par la lutte contre le nématode du pin est publié au journal officiel.

Sans surprise, l’annonce va dans le sens des sylviculteurs. La profession a été consultée pour évaluer les montants. « C’est un barème suffisant pour indemniser le sylviculteur sans qu’il s’enrichisse, estime le président du Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest, Nicolas Lafon, mais en faisant attention aussi aux deniers publics, puisque c’est le contribuable qui va mettre à la poche pour indemniser ces sylviculteurs. »

 Nicolas Lafon, président des sylviculteurs du Sud-Ouest • © Anatole Bernaudeau

Des opérations coûteuses pour les particuliers

L’abattage, le transport et le traitement seront remboursés pour les propriétaires qui ont jusqu’à 20 arbres. Jean-Pierre Daniel, lui, possède 120 pins. Pour lui, l’indemnisation concernera les surcoûts liés aux contraintes sanitaires imposées pour ses plus gros arbres et le broyage des plus fins. Mais pour cet ancien avocat, résident de Seignosse dans les Landes, il n’est pas question d’avancer quoi que ce soit. Il évalue l’opération dans son cas à plus de 260 000 euros. « On n’a pas les moyens les uns et les autres de financer le coût de l’abattage des pins. Le problème, c’est que ce coût, vous allez devoir l’avancer. Comment vous allez faire ? « , s’interroge-t-il.

Je ne peux pas l’avancer, je n’ai pas les moyens, donc je ne ferai pas les travaux.Jean-Pierre Daniel

Propriétaire de 120 pins

Les premiers pins ont été abattus à Seignosse • © Augustin Guillot

« Tout ça va se transformer en marécage »

L’abattage des arbres fait craindre au propriétaire l’apparition d’autres problèmes. « Quand on abat les pins, il faut savoir que les pins absorbent entre 400 et 500 litres d’eau par jour, ce qui est énorme. Le jour où il n’y a plus de pins, l’eau… il va y avoir des résurgences d’eau partout, et tout ça va se transformer plus ou moins en marécage. »

La perte de valeur vénale est encore plus importante. La perte d’agrément… tout ça est catastrophique. C’est catastrophique.Jean-Pierre Daniel

Propriétaire à Seignosse

Jean-Pierre Daniel attend désormais de l’Etat qu’il prenne intégralement à sa charge l’abattage et ses conséquences. La Prèfecture de la région Nouvelle-Aquitaine demande, elle, l’abattage de tous les pins dans une zone de 500 mètres autour des cas infectés par le nématode, avant le 15 février. Les premières coupes ont débuté le 17 décembre pour quelques arbres voisins de ceux infectés.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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