Un Français sur six (16%) aurait déjà renoncé à un traitement médical au profit d’une thérapie alternative ».

« “Traditionnelle” ou “alternative” : 5 chiffres pour comprendre la médecine non conventionnelle »

 Date de publication : 19 décembre 2025 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=7bba0d68963dc8b73ad39096fdb7c7c1&id_newsletter=23046&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=23046&from=newsletter

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Juliette Vienot de Vaublanc se penche dans La Croix sur l’acupuncture, « l’une des pratiques au programme du sommet sur la médecine traditionnelle organisé par l’OMS du mercredi 17 au vendredi 19 décembre 2025 à New Delhi, en Inde ».

La journaliste rappelle : « On les appelle «médecines douces», «médecines traditionnelles», «médecines alternatives» ou «médecines complémentaires». Derrière ces appellations se cachent des pratiques variées, mais qui ont un point commun selon le ministère de la Santé : elles ne sont pas reconnues scientifiquement par la médecine conventionnelle ».


Juliette Vienot de Vaublanc observe notamment que « l’OMS reconnaît 400 types de «médecines douces». Ces pratiques peuvent être d’une grande variété, de l’apithérapie (thérapie par piqûres d’abeilles) à la kinésiologie (rééquilibrage du corps) en passant par l’ostéopathie ou l’hypnose ».


La journaliste relève qu’« en France, 3 pratiques de soin non conventionnelles (PSNC) sont reconnues par l’Ordre des médecins : l’acupuncture, l’homéopathie et l’ostéopathie. Seuls des praticiens dûment formés peuvent proposer ces thérapies ».


Juliette Vienot de Vaublanc ajoute qu’« en 2023, 51% des Français avaient déjà fait appel à un praticien spécialisé dans la manipulation manuelle (ostéopathie, chiropractie…), 48% dans la médecine traditionnelle, 45% dans les soins basés sur les plantes (aromathérapie…), selon un sondage ».


Elle précise que « les adeptes de ces pratiques de soins non conventionnelles cherchent souvent à soulager des douleurs chroniques (40%), ou à accéder à des remèdes naturels (33%) ».


Juliette Vienot de Vaublanc souligne enfin que selon la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), « un grand nombre de personnes s’écartent de leurs parcours de soins initiaux pour se tourner vers des praticiens «autodéclarés», qui vont progressivement «se substituer à leur médecin et l’évincer». […] Un Français sur six (16%) aurait déjà renoncé à un traitement médical au profit d’une thérapie alternative ».

L’acupuncture est l’une des pratiques au programme du sommet sur la médecine traditionnelle organisé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) du mercredi 17 au vendredi 19 décembre 2025 à New Delhi, en Inde.

« Traditionnelle » ou « alternative » : 5 chiffres pour comprendre la médecine non conventionnelle

Par Juliette Vienot de Vaublanc

Publié le 17 décembre 2025 à 6h30 https://www.la-croix.com/sante/traditionnelle-ou-alternative-5-chiffres-pour-comprendre-la-medecine-non-conventionnelle-20251216

L’acupuncture est l’une des pratiques au programme du sommet sur la médecine traditionnelle organisé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) du mercredi 17 au vendredi 19 décembre 2025 à New Delhi, en Inde. Infocuspix / Infocuspix/Nareekarn/Stock Adobe

Le sommet sur la médecine traditionnelle organisé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ouvre ce mercredi 17 décembre à New Delhi, en Inde. Variété des pratiques, poids économique… Voici 5 chiffres pour comprendre le succès de ces pratiques de soins non reconnues par la médecine conventionnelle.

On les appelle « médecines douces »« médecines traditionnelles »« médecines alternatives » ou « médecines complémentaires ». Derrière ces appellations se cachent des pratiques variées, mais qui ont un point commun selon le ministère de la santé : elles ne sont pas reconnues scientifiquement par la médecine conventionnelle. Du mercredi 17 décembre au vendredi 19 décembre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) leur consacre un sommet à New Delhi, en Inde.

400 « médecines » douces recensées par l’OMS

L’Organisation mondiale de la santé reconnaît 400 types de « médecines douces ». Ces pratiques peuvent être d’une grande variété, de l’apithérapie (thérapie par piqûres d’abeilles) à la kinésiologie (rééquilibrage du corps) en passant par l’ostéopathie ou l’hypnose.

La médecine traditionnelle sous une forme ou une autre est utilisée dans 170 pays, selon un rapport de l’OMS de 2019.

Plus de 500 milliards d’euros de chiffre d’affaires

Les médecines traditionnelles et alternatives ont généré 606 milliards de dollars (environ 514 milliards d’euros) de chiffre d’affaires dans le monde en 2023, selon le Global Wellness Institute (GWI), qui promeut l’économie du bien-être.

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Le secteur devrait même connaître une croissance accélérée dans les années à venir : son chiffre d’affaires devrait progresser de près de 11 % par an d’ici 2029. « Les tendances qui alimentent le secteur du bien-être ne feront que s’accélérer – vieillissement de la population, forte augmentation des maladies chroniques et des troubles mentaux, et un marché désormais axé sur la prévention et la longévité », souligne le GWI sur son site.

3 pratiques reconnues par l’Ordre des médecins

En France, trois pratiques de soin non conventionnelles (PSNC) sont reconnues par l’Ordre des médecins : l’acupuncture, l’homéopathie et l’ostéopathie. Seuls des praticiens dûment formés peuvent proposer ces thérapies.

Les médecins, sages-femmes et chirurgiens dentaires peuvent ainsi pratiquer l’acupuncture, à condition d’avoir, en plus de leur diplôme médical, une capacité validée par l’Ordre des médecins.

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À ces trois exceptions près, les autres types de « médecine douce » doivent se limiter au cadre du bien-être. Par exemple, un naturopathe exerçant en France ne peut pas se prétendre soignant, sous peine d’être condamné pour « exercice illégal de la médecine ».

Plus d’une personne sur deux a recours aux médecines alternatives

Les thérapies alternatives se démocratisent dans l’Hexagone. En 2023, 51 % des Français avaient déjà fait appel à un praticien spécialisé dans la manipulation manuelle (ostéopathie, chiropractie…), 48 % dans la médecine traditionnelle, 45 % dans les soins basés sur les plantes (aromathérapie…), selon un sondage mené sur Internet par Odoxa en 2023.

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Les adeptes de ces pratiques de soins non conventionnelles cherchent souvent à soulager des douleurs chroniques (40 %), ou à accéder à des remèdes naturels (33 %), souligne l’étude.

16 % des Français ont renoncé à un traitement au profit d’une thérapie alternative

« Si le recours aux pratiques non conventionnelles n’est pas toujours dangereux, en particulier lorsqu’il s’associe à un suivi médical traditionnel, il peut ouvrir une porte aux dérives sectaires », alerte la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) dans son rapport d’activité 2022-2024.

L’organisme observe ainsi qu’un grand nombre de personnes s’écartent de leurs parcours de soins initiaux pour se tourner vers des praticiens « autodéclarés », qui vont progressivement « se substituer à leur médecin et l’évincer ». Une tendance qui résonne avec l’un des résultats du sondage Odoxa de 2023 : un Français sur six (16 %) aurait déjà renoncé à un traitement médical au profit d’une thérapie alternative.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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