228 substances chimiques sont susceptibles d’être émises par les parcs éoliens en mer, dont 62 considérées comme particulièrement préoccupantes pour l’environnement.

Éolien en mer : une étude plaide pour l’encadrement des substances chimiques émises

Energie  |  26.08.2025  |https://www.actu-environnement.com/ae/news/impact-environnement-eolien-offshore-substances-chimiques-corrosion-peintures-46668.php4#ntrack=cXVvdGlkaWVubmV8MzgzNA%3D%3D%5BNDExMDgz%5D

  S. Fabrégat

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Éolien en mer : une étude plaide pour l'encadrement des substances chimiques émises

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Une étude, coordonnée par l’Institut belge de recherche pour l’agriculture, la pêche et l’alimentation (Ilvo) dans le cadre du projet européen Interreg Anemoi (1) et publiée (2) dans la revue Marine Pollution Bulletin en juin, révèle que 228 substances chimiques sont susceptibles d’être émises par les parcs éoliens en mer, dont 62 considérées comme particulièrement préoccupantes pour l’environnement.

« Ces substances proviennent principalement des systèmes de protection contre la corrosion (70 %), ainsi que des huiles et lubrifiants nécessaires à l’exploitation (10 %). D’autres sources d’émissions possibles incluent les fluides de refroidissement et les agents extincteurs », précise le communiqué publié par l’Ifremer. Les composés organiques constituent 64 % des substances identifiées, les composés inorganiques 19 %.

Mais des recherches complémentaires sont nécessaires, souligne l’étude, pour déterminer les quantités effectivement rejetées par les parcs éoliens, parmi les différentes sources d’émissions possibles en mer ou à terre. « Pour obtenir des données fiables sur ces substances potentiellement émises, il faut des méthodes d’analyse de pointe, avec des limites de détection très basses. En outre, l’identification des sources de pollution dans des environnements où les émissions sont multiples nécessite encore des recherches approfondies », explique Pablo Zapata Corella, chercheur à l’Ifremer. Cela pourrait passer par la mesure des substances avant et après la construction des parcs.

L’Allemagne, pays le plus avancé sur le sujet, demande des estimations et mesures d’émissions aux porteurs de projets et a fixé des normes en matière de protection contre la corrosion ou d’utilisation de systèmes de refroidissement et d’extinction, comme l’interdiction des anodes à base de zinc et des peintures contenant des biocides. « Certaines émissions peuvent être techniquement évitées, par exemple via des systèmes alternatifs de protection contre la corrosion, des systèmes de refroidissement fermés ou des matériaux biodégradables. Cependant, il n’existe pas de normes industrielles spécifiques à ce secteur, contrairement au transport maritime », indique l’Ifremer, qui plaide pour la définition d’un cadre international.

1. En savoir plus sur ce projet de recherche
https://www.interregnorthsea.eu/anemoi

2. Consulter l’article publié dans « Marine Pollution Bulletin »
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0025326X2500390X

Sophie Fabrégat, journaliste
Cheffe de rubrique énergie / agroécologie

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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