«La France humaniste» : avec 2027 en ligne de mire, Dominique de Villepin lance son parti politique
Par John Timsit
De retour sur la scène nationale, l’ancien premier ministre estime auprès de Paris Match «qu’il faut être au plus près du terrain et que la démarche doit prendre en compte le fait de mobiliser les Français».
Dominique de Villepin accélère en vue de 2027. À deux ans de la prochaine présidentielle, l’ancien premier ministre, revenu au premier plan à la faveur des récentes crises internationales (Ukraine, Moyen-Orient…), a annoncé ce lundi la création d’un parti politique baptisé «La France humaniste». Dans des confidences accordées à Paris Match , l’ex-ministre des Affaires étrangères présente son initiative comme «un mouvement d’idées, de citoyens, d’associations», qui sera présidé par le maire de Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise), Benoît Jimenez. «Il faut être au plus près du terrain et la démarche doit prendre en compte le fait de mobiliser les Français. Les maires sont les premiers élus qui constituent le cœur de la bataille», a-t-il justement précisé.
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Son mouvement, Dominique de Villepin l’imagine en rupture des clivages politiques traditionnels, à l’image de ce qu’avait entrepris Emmanuel Macron avec En Marche (devenu Renaissance) en 2016, un an avant sa campagne victorieuse de 2017. «Quand je vois des figures de droite, de gauche se mobiliser, je crois que c’est une bonne chose», explique-t-il, reprenant, peut-être à dessein, l’esprit du fameux «en même temps» macronien.
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Ni «partisan» ni «payant», «La France humaniste» se veut une formation résolument tournée vers un renouvellement de la politique «avec un grand P», dans l’objectif d’«avancer» avec la jeunesse, au nom de laquelle Dominique de Villepin affirme s’engager : «C’est de leur avenir dont nous parlons», insiste-t-il. Fort de ses déplacements à travers le pays, il dit mesurer une profonde «inquiétude» dans la société : «Beaucoup partagent ce sentiment qu’il y a un autre chemin et que nous devons revenir à ce que nous sommes».
Malgré les ambitions que certains lui prêtent pour le scrutin de 2027, l’ancien secrétaire général de l’Élysée assure ne pas être engagé «dans un combat personnel», tout en estimant «important de faire part de (son) expérience» dans un contexte géopolitique particulièrement instable. «C’est pour cela que je m’organise, je mobilise», précise-t-il, comme pour mieux installer dans les esprits l’idée d’une candidature à la présidentielle. S’il dit ne pas être encore «dans le temps de l’élection» et vouloir «respecter» le «rythme politique», Dominique de Villepin appelle dès à présent à la «mobilisation» face aux «défis que nous avons à relever». «C’est le combat des idées qui me paraît aujourd’hui d’actualité», avance-t-il.Passer la publicité
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