Fin de vie: plusieurs amendements afin de préciser le texte lors de son examen dans l’Hémicycle et prendre en compte « les récentes préconisations de la Haute Autorité de la santé ». 

Aide à mourir : Catherine Vautrin va « compléter » le texte pour définir la « phase avancée » et rétablir le délai de réflexion de 48 heures

La ministre de la santé a annoncé, dimanche, déposer plusieurs amendements afin de préciser le texte lors de son examen dans l’Hémicycle et prendre en compte « les récentes préconisations de la Haute Autorité de la santé ». 

Le Monde avec AFPPublié hier à 18h45, modifié hier à 19h20 https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/05/11/aide-a-mourir-catherine-vautrin-va-completer-le-texte-pour-definir-la-phase-avancee-et-retablir-le-delai-de-reflexion-de-48-heures_6605147_823448.html?M_BT=53496897516380

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La ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, Catherine Vautrin, au palais de l’Elysée, à Paris, le 5 mars 2025.
La ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, Catherine Vautrin, au palais de l’Elysée, à Paris, le 5 mars 2025.  LUDOVIC MARIN/AFP

Le gouvernement veut « compléter » la rédaction du texte sur l’aide à mourir pour un accès encore plus encadré, en définissant plus strictement le droit de recours par des malades en « phase avancée » et rétablissant le délai de réflexion de 48 heures, a annoncé, dimanche 11 mai, la ministre de la santé, Catherine Vautrin.

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Sur ce sujet sensible de la fin de vie, « il y a une forte attente des Français, mais elle doit être strictement encadrée. Le chemin est étroit et je recherche un équilibre entre ceux qui voudraient aller beaucoup plus loin et ceux qui estiment que le cadre actuel est suffisant », souligne la ministre en quête d’« un équilibre » sur ce texte, dans une interview au Parisien, publiée à la veille du lancement des débats dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale.

« Il ne s’agit pas de milliers de cas, ce sont des situations précises », plaide la ministre, assurant aussi que « ce n’est pas une légalisation de l’euthanasie ». En l’état, le texte sorti de la commission des affaires sociales entend permettre à des malades atteints d’une « affection grave et incurable » qui « engage le pronostic vital, en phase avancée ou terminale » et ne supportant plus leurs souffrances, de recevoir ou de s’administrer une substance létale.

« Je [le] complète avec les récentes préconisations de la Haute Autorité de la santé (HAS) pour que l’accès à l’aide à mourir soit très encadré. Le gouvernement va déposer un amendement pour définir la “phase avancée”, à savoir “l’entrée dans un processus irréversible marqué par l’aggravation de l’état de santé qui affecte la qualité de vie” », fait savoir la ministre.

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Divisions au sein même du gouvernement

Comme « le discernement est absolument majeur », elle va aussi déposer « au nom du gouvernement un amendement pour rétablir le délai de réflexion incompressible de 48 heures à compter de l’accord des médecins ».

Sur l’injection du produit, « le patient doit s’administrer la substance létale, cela doit être la règle », insiste la ministre, et « la réalisation par un professionnel de santé sera l’exception, même s’il y aura toujours la présence d’un soignant en cas d’autoadministration ».

Catherine Vautrin, que ses « expériences de vie (…) ont fait évoluer » sur le sujet, notamment en raison de la maladie de Charcot d’un de ses proches, ne donne « aucune consigne » de vote, mais espère « un consensus éclairé autour d’un texte équilibré ».

Quant à savoir si cette réforme, qui divise jusqu’au sein du gouvernement et n’a eu de cesse d’être retardée, sera adoptée avant la fin du quinquennat, la ministre se veut « extrêmement prudente » mais juge que « cela serait une bonne chose ».

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Le ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau, issu des rangs des Républicains, a dénoncé samedi ce texte, tandis que la chanteuse Line Renaud et l’ex-premier ministre macroniste, Gabriel Attal, ont cosigné une tribune le défendant.

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Le Monde avec AFP

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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