Savoir dénicher une publicité pour Les cabines mercantiles de télé consultation derrière un article à sensation, malheureusement relayé sans commentaire par la presse médicale.

Sauvé par la cabine de téléconsultation installée dans la gare : « Le médecin lui a dit qu’il lui restait 15 à 20 minutes à vivre »

Un homme de 69 ans a été sauvé par une infirmière présente dans un espace de téléconsultation installé récemment dans la gare d’Epinay-sur-Orge (Essonne). Evacué par le Samu, le patient souffrait d’une pneumonie et a passé une semaine en réanimation. 

16/05/2025 https://www.egora.fr/actus-pro/sante-numerique/sauve-par-la-cabine-de-teleconsultation-installee-dans-la-gare-le-medecin?utm_source=Newsletter&utm_medium=gms_egora&utm_campaign=En_bref___vendredi_16_mai_2025&utm_medium=gms_egora&utm_source=email&utm_campaign=2025-05-16-enbref20250516&sc_src=email_4558171&sc_lid=173462803&sc_uid=WwNRTvNvEZ&sc_llid=21475&sc_eh=268d2fc9c0dd61621

Par Sandy Bonin

Gare

Fin avril, Yann, un patient de 69 ans, sans médecin traitant, tombe malade. Faute de trouver un rendez-vous chez un praticien, il se rend dans le premier espace de téléconsultation ouvert dernièrement en gare d’Epinay-sur-Orge, dans l’Essonne. A son arrivée, il est pris en charge par une infirmière présente sur place pour aider ou assister les patients lors de leur téléconsultation. La soignante constate alors que le patient respire mal, sa fréquence respiratoire est élevée, ses doigts et ses lèvres sont violets.

Lire aussi : Téléconsulter un médecin dans une gare SNCF, c’est désormais possible

Débat des lecteurs

Parce qu’une consultation n’est pas cinq consultations. Parce qu’examiner correctement un genou ou une épaule ( et 2 en fait ) ne… Lire plus

« On a discuté avec le médecin, on a décidé d’appeler le Samu« , se rappelle-t-elle. « Le Samu, lorsque j’ai expliqué les constantes du monsieur, ils m’ont dit ‘On vous envoie une ambulance dans une heure’, et j’ai [répondu] « Non, non, dans une heure, c’est trop’ et ils m’ont envoyé une ambulance dans les dix minutes« .

Le patient a été envoyé à l’hôpital de Saclay, où une pneumonie a été diagnostiquée. « Quand il est arrivé à l’hôpital, le médecin lui a dit qu’il lui restait 15 à 20 minutes à vivre s’il n’avait pas été mis sous oxygène rapidement« , relate l’IDE. Le patient passera au final une semaine en réanimation, puis une autre en soins intensifs. 

[Avec Francebleu.fr

Réactions:

Philippe Berger

257 points

Débatteur Renommé

Médecine générale

il y a 2 jours

Cet article est affligeant mais Egora nous présente me semble t’il de plus en plus d’articles avec des titres à sensation dignes de la presse people: cabine ou pas, ide ou pas … le malade aurait appelé le C15 directement et il aurait eu immédiatement une ambulance sur place rapidement : une dyspnée de cette importance d’après l’article s’entend très bien au téléphone … en écoutant le patient ; mais le plus problématique dans cette histoire est qu’elle illustre une fois de plus l’absence de bon sens de nos concitoyens qui ne sont plus capables d’analyser une possible gravité médical ( je ne parle pas de faire un autodiagnostic ) … il serait grand temps de mettre en place à l’école des cours de secouristes et apprendre à nos concitoyens les gestes qui sauvent ; ce genre d’articles ne fait qu’enfoncer encore plus la profession en laissant croire bientôt qu’un médecin est inutile … l’IA et ses algorithmes vont bientôt nous remplacer et remplacer les IDE ou IPA ….

Photo de profil de Dominique Souvestre

Dominique Souvestre

Débatteur Passionné

Médecine générale

il y a 3 jours

Avec un tableau pareil, n’importe quel non médecin aurait appelé le SAMU ou accompagné à l’hôpital. Que vient faire cette histoire de cabine de TLC? J’ai rarement été convaincu par le saturomètre. Mon seul patient mort du COVID avait 87 de saturation. Mais je n’ai pas eu besoin de cette mesure pour comprendre qu’il fallait l’orienter immédiatement sur l’hôpital.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

Laisser un commentaire