Proposition de loi Garot : MG France dénonce le « désert » parlementaire (Communiqué)
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Émis par : MG France

Jeudi soir, dans une Assemblée Nationale très clairsemée, la PPL Garot a été votée par 99 voix pour, 9 contre et 10 abstentions, avec la participation de 118 présents sur 577 députés.
60% des 252 députés qui disaient soutenir la proposition n’étaient pas présents pour le faire.
MG France note que l’exposé des motifs de ce texte cite comme arguments, le « bon sens » et le fait de « n’avoir jamais essayé cette mesure », arguments qui ne sont pas sans rappeler certains raisonnements électoralistes.
Cette proposition de loi « poudre aux yeux » qui n’améliorera en rien l’accès aux soins de la population, va poursuivre son chemin parlementaire et doit être votée au Sénat dans les mois qui viennent.
À ce jour, elle n’est toujours pas inscrite à l’agenda. Cette série est donc loin d’être terminée et des rebondissements sont à prévoir.
Mais MG France et les citoyens des circonscriptions de ces 99 députés ayant voté ‘ »pour » connaissent désormais le nom de celui ou celle qui devra se justifier demain des effets contreproductifs très prévisibles sur l’accès aux soins de la population.
Contact : mgfrance@mg-france.fr
Proposition de loi Garot adoptée à l’Assemblée nationale : colère et incompréhension chez les jeunes médecins (Communiqué)
Émis par : ReAGJIR

Alors que l’ensemble de la profession s’est mobilisée pour dénoncer un texte démagogique et dangereux pour l’accès aux soins, l’Assemblée Nationale a adopté hier soir la proposition de loi n°966 contre les déserts médicaux portée par le député Guillaume Garot. 99 voix pour et 9 voix contre, l’hémicycle avait comme un air de désert parlementaire pour le vote final d’un texte crucial, alors que la santé reste l’une des premières préoccupations des français.
Après avoir enchaîné les prises de parole moralisatrices, ponctuées de fausses vérités accusatrices, les députés se sont félicités d’avoir adopté un texte qui interdira l’installation de médecins supplémentaires dans plus de 4 580 communes : Limoges, Toulouse, Besançon, Quimper, Tours, Armentières, Caen, Poitiers, Angers, Albi, et bien d’autres ! Les habitants de ces communes applaudiront sans aucun doute cette décision avec la même ferveur que certains députés…
Les jeunes médecins généralistes restent aujourd’hui dans l’incompréhension face à une telle prise de position dogmatique. Alors qu’aucune donnée ne vient à ce jour justifier la pertinence d’une régulation à l’installation dans le contexte actuel de pénurie médicale, et que plusieurs sources confirment le risque de détournement des jeunes médecins vers d’autres modes d’exercice, il est inconcevable de croire que cette proposition améliorera l’accès aux soins des français. Pire, elle contribuera sans aucun doute à affaiblir la médecine de ville, pourtant déjà en grande difficulté.
Malgré les alertes répétées, les propositions multiples formulées, ReAGJIR constate que les députés ont fait le choix d’une proposition de loi démagogique qui ne vise en rien à lutter contre les déserts médicaux mais qui revient à lutter contre les médecins et futurs médecins, malgré leur engagement sans faille sur le terrain pour améliorer l’accès aux soins.
Le parcours législatif de ce texte sera encore long, les jeunes médecins généralistes continueront à se mobiliser pour faire entendre raison aux parlementaires, dans l’intérêt premier des patients qu’ils soignent au quotidien.
Contacts presse
Anne-Lise Villet
annelise.villet.rp@gmail.com
Pauline Saint-Martin
pauline.saintmartin.rp@gmail.com
99 sur 577 députés ont suffi : Quel exemple de démocratie ! (Communiqué)
Émis par : SML

PPL Garot : 40 % des médecins impliqués dans la PDSA cela ne suffit pas d’après les 17,16 % de députés qui ont voté mercredi soir la PPL Garot.
Après avoir voté la coercition à l’installation les mêmes justiciers autoproclamés, ignorant semble-t-il des réalités de la profession médicale et de son quotidien ont voté l’obligation de garde alors même que 97 % des secteurs sont déjà couverts sur la base du volontariat.
Le SML continue de lutter contre ces mesures qui décidées par 99 personnes vont en réalité entraver l’accès aux soins de 65 millions de Français.
Contact : presse@lesml.org