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Près de la moitié des étudiants en médecine envisagent de partir exercer à l’étranger en cas d’adoption de la loi Garot

Un sondage réalisé par le collectif Médecins pour demain dévoile qu’en cas d’adoption de la loi Garot, régulant l’installation, 43% des carabins projetteraient de s’expatrier et 30% des médecins installés déplaqueraient.

29/04/2025 Par Sandy Bonin

DÉSERTS MÉDICAUX 

Un sondage réalisé par l’association Médecins pour demain auprès de 1166 carabins ou médecins, âgés pour la plupart entre 30 et 49 ans, dévoile les répercussions d’un potentiel vote de la loi Garot instaurant la régulation de l’installation. 

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On y découvre ainsi que seulement18,5% des étudiants envisageraient de s’installer tout de suite et 9% après avoir remplacé 4 ans. En revanche, 23% choisiraient l’expatriation directement après leurs études. Ils seraient rejoints par 19,7% d’autres carabins qui s’expatrieraient après quatre années de remplacement. Au total, ils seraient donc près de 43% à choisir d’exercer à l’étranger. En cas d’adoption de la loi, 14% des étudiants se dirigeraient vers le salariat et 7.3% arrêteraient leurs études. Source : Médecins pour demain

Du côté des médecins remplaçants, seuls 15,9% s’installeraient « comme prévu » et 31.1% se reporteraient vers le salariat. Un quart des médecins remplaçants se reconvertiraient et 27,5% partiraient exercer à l’étranger.  Source : Médecins pour demain

En cas d’adoption de la loi Garot, 15,2% des 785 médecins installés qui se sont exprimés se déconventionneraient et 30% dévisseraient leurs plaques et fermeraient leur cabinet : 11,5% choisiraient la reconversion professionnelle et 8.4% iraient à l’étranger. Au final, seuls 42,7% resteraient installés. Source : Médecins pour demain

L’adoption de la loi Garot aurait également des répercussions du côté des médecins salariés touchés par l’obligation de participation à la permanence des soins. Seulement 31,6% des médecins salariés poursuivraient leur activité et 38,2% la quitteraient pour exercer une médecine non soumise à la PDSA. Source : Médecins pour demain

« Cette PPL Garot pousse les étudiants et les médecins vers l’expatriation, le salariat, la non-installation et pour certains à purement et simplement quitter le soin », déplore Médecins pour demain, qui appelle « à trouver d’autres solutions pour la médecine libérale en accord avec les acteurs de terrain ».

Les étudiants en médecine, certains praticiens « seniors » et Médecins pour demain sont entrés en grève ce lundi 28 avril pour dénoncer la PPL Garot.

Des manifestations ont lieu partout en France ce mardi 29 avril.  

Auteur de l’article

Sandy Bonin

Cheffe de rubrique Actualités

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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