Les grands projets de stockage souterrain et le transports de l’hydrogène en France, pendant qu’une usine de bus à hydrogène* dépose le bilan à albi !

Hydrogène : Storengy a évalué les besoins de stockage souterrain en France

Energie  |  15.04.2025  https://www.actu-environnement.com/ae/news/hydrogene-storengy-besoins-stockage-souterrain-45996.php4

|  F. Gouty

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Hydrogène : Storengy a évalué les besoins de stockage souterrain en France

© Orange Dragon Studio

La demande en stockage souterrain de dihydrogène (H2) en France dépasse l’identification actuelle des capacités. Le 11 avril, Storengy, filiale d’Engie, a restitué les résultats d’un appel à manifestation d’intérêt lancé par ses soins en novembre dernier. Cette première étude de marché liée aux besoins de stockage s’est surtout focalisée sur les projets de production ou de décarbonation industrielle situés le long du futur corridor Hyfen. Ce dernier est un projet européen de réseau de transport de ce gaz, de Marseille jusqu’aux environs de Nancy, à la frontière franco-allemande. Il doit ainsi relier le Portugal et l’Espagne, par le biais d’un gazoduc sous-marin (noms de code : H2Med et Barmar), au futur réseau H2rcules en Allemagne.

Au total, Storengy a eu vent de vingt-sept projets de production ou d’utilisation d’H2, le long de Hyfen ou non, qui pourraient devoir recourir au stockage souterrain. Leur besoin équivaudrait à un volume de production de 2,2 à 2,8 térawattheures par an (TWh/an) à l’horizon 2035. Le tout dans l’optique de participer à une flexibilité de court terme (en opposition à une flexibilité saisonnière, tablant sur une période de stockage étalée sur plusieurs mois) pour le réseau électrique, potentiellement à des fréquences plus fortes que pour du stockage de gaz naturel.

En comparaison, à l’heure actuelle, Storengy ne compte pas sur plus d’un demi-térawattheure de capacité de stockage. Sa filiale Géométhane a étudié la possibilité de convertir deux cavités salines à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence), d’un volume total de 6 000 tonnes (l’équivalent de 0,25 TWh), d’ici à 2031 en lien avec le projet Hynframed de Natran (un segment du corridor Hyfen, reliant Fos-sur-Mer à Manosque). Ce projet GéoH2 n’a pas encore obtenu de subventions et fait actuellement l’objet d’un débat public. La filiale d’Engie étudie toujours la possibilité de convertir une autre cavité saline de 6 000 tonnes sous Étrez (Ain), d’ici à 2033, à travers le projet Hypster. Enfin, elle cherche à évaluer le gisement dans la région Grand Est, à travers son projet Storgrhyn. Un permis d’exploration a déjà été obtenu dans le nord de Mulhouse (Haut-Rhin), et des demandes similaires ont été effectuées dans l’est de Sélestat (Bas-Rhin) et près de Nancy (Meurthe-et-Moselle).

Forte de ce premier état des lieux, l’entreprise entend désormais entamer de premières discussions contractuelles avec les acteurs intéressés et ainsi élaborer les contours d’un modèle économique.

Félix Gouty, journaliste
Rédacteur spécialisé

« Projets de transport d’hydrogène : des mises en service dès 2027 »

La réactualisation de la Stratégie nationale sur l’hydrogène précise les ambitions en termes d’infrastructures de transport. Anthony Mazzenga, directeur du développement de GRTgaz, fait le point pour Actu-Environnement sur l’avancement des projets.

Entretien  |  Energie  |  02.02.2024  https://www.actu-environnement.com/ae/news/entretien-grtgaz-canalisation-hydrogene-transport-43381.php4

 |  S. Fabrégat

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https://youtu.be/6T2Z27XCvXs

L’actualisation de la stratégie hydrogène, mise en consultation du 15 décembre 2023 au 19 janvier 2024, a précisé les ambitions françaises en matière d’infrastructures, jusque-là passées sous silence. La priorité est donnée aux sites industrielsstratégiques ainsi qu’aux infrastructures permettant de les relier aux sites de stockage. Les réseaux de Dunkerque (Nord), Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), Le Havre-Estuaire de la Seine (Seine-Maritime) et la Vallée de la chimie (Rhône) seront ainsi ciblés dans un premier temps. Un objectif de 500 kilomètres de canalisations est avancé à l’horizon 2030.

En parallèle, des travaux ont été confiés à la Commission de régulation de l’énergie (CRE) sur les questions de régulation, et aux inspections générales des finances (IGF), de l’environnement (IGEDD) et au Conseil général de l’économie sur les importations d’hydrogène à un horizon plus lointain.

Les gestionnaires de réseaux ont, de leur côté, multiplié les échanges avec les acteurs économiques, pour préciser les besoins et dessiner les premiers hydrogénoducsfrançais. De premières décisions de financement pourraient être prises rapidement.

L’année 2024 devrait être clé pour les infrastructures logistiques, avec la désignation d’un opérateur national de transport d’hydrogène (HTNO) d’ici à septembre et l’avancée des travaux à l’échelle européenne. Détails avec Anthony Mazzenga, directeur du développement de GRTgaz, rencontré sur le salon Hyvolution 2024.

Sophie Fabrégat, journaliste
Cheffe de rubrique énergie / agroécologie

* https://environnementsantepolitique.fr/2025/04/09/la-societe-albigeoise-safra-sa-bus-a-hydrogene-et-refections-a-la-recherche-dun-repreneur/

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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